Au centre de la Voie lactée, le trou noir baptisé Sagittarius A* a creusé un cône de gaz long d’environ trois années-lumière. Cette forme est la signature d’un vent, un flux régulier de matière qui s’éloigne du trou noir.
Des astronomes de l’université Northwestern estiment qu’il souffle depuis au moins 20 000 ans. Le résultat comble une lacune qui agaçait les astrophysiciens depuis cinquante ans. La théorie soutient de longue date que tout trou noir avalant activement de la matière doit aussi en rejeter une partie, car l’énergie de ce gaz qui tombe doit bien aller quelque part.
Autour des trous noirs lointains et voraces, ces vents sont évidents.eux. Autour du nôtre, qui se nourrit lentement et discrètement, le signal restait enfoui.
« À moins qu’un trou noir n’existe dans un vide parfait, il doit forcément souffler un vent d’une manière ou d’une autre », explique Mark Gorski, qui a dirigé les travaux. La question n’a jamais été de savoir si le vent existait, mais si quelqu’un parviendrait à le voir.
Pour extraire cette structure ténue du centre galactique encombré, l’équipe a empilé cinq années d’observations de l’Atacama Large Millimeter/submillimeter Array, un réseau d’antennes radio installé dans les Andes chiliennes qui cartographie le gaz froid. L’image obtenue du gaz moléculaire autour de Sagittarius A* est environ 100 fois plus profonde et 80 fois plus nette que tout ce qui existait. On y voit une cavité conique d’environ 45 degrés d’ouverture s’écarter du trou noir, trahissant le gaz balayé. Le même vide apparaît dans des données X d’archives d’un autre observatoire en orbite, ce qui renforce l’idée qu’un phénomène repousse réellement le gaz, et non un artefact d’un seul instrument.
Le vent est évident. Ce n’est pas la bourrasque capable de remodeler une galaxie que déchaînent les trous noirs les plus actifs ; les chercheurs le décrivent davantage comme une brise que comme une tempête. Cette douceur explique en partie pourquoi il a fallu si longtemps pour le repérer, et pourquoi il compte : elle montre que même un trou noir calme et mal nourri laisse une empreinte sur tout ce qui l’entoure.
La prudence reste de mise. La cavité est déduite de la répartition du gaz et de la géométrie qui l’explique le mieux, et non d’une mesure
À Santiago de Cuba, la désillusion et » l’épuisement » face à la menace d’une invasion
Tandis que point le risque d’une invasion américaine, les difficultés quotidiennes s’accumulent pour les Cubains. Les pénuries atteignent une ampleur inégalée, accrues par la fin de l’acheminement du pétrole mexicain et vénézuélien. Alors que le gouvernement cherche à entretenir la flamme révolutionnaire, afin de mobiliser les Cubains en cas d’attaque américaine, c’est la désillusion qui prédomine. Elle est particulièrement forte dans l’Oriente cubain, au coeur des soulèvements de ces deux derniers siècles.
« Les jeunes générations ne s’intéressent pas à l’histoire ». Assoupi sur sa chaise, le visage buriné, les joues creuses, Miguelito (« petit Miguel ») médite. L’instant présent lui paraît lugubre, et il préfère se réfugier dans le passé ; à l’évocation de l’histoire cubaine, ses yeux s’illuminent.
Les premières heures de la nuit ont plongé Santiago dans une certaine torpeur, qui dissipe les tensions du jour. En cette fin d’avril, elles sont davantage liées aux difficultés matérielles qu’au risque d’invasion. « Tantôt Donald Trump menace d’attaquer, des rumeurs d’avions circulant aux alentours de l’île apparaissent, et une atmosphère électrique se répand. Tantôt les négociations semblent progresser, et la normalité revient aussitôt. Cette oscillation est épuisante ».
Le passé comme refuge
La casa de la cultura (« maison de la culture ») dans laquelle nous parle Miguelito est plongée dans une lueur tamisée. Cette institution dispense des cours de musique, de danse ou de littérature, pris en charge par l’Etat – même si quelques entorses au principe de gratuité ont été consenties en contexte de crise, comme nous allions le découvrir. Quelques lampes, vacillantes, éclairent les colonnes rectangulaires qui quadrillent la cour intérieure. Au plafond, une béance : « le dernier ouragan, “Melissa”, a provoqué de nombreux dommages en octobre dernier ; celui-là n’a pas été réparé ».
Miguelito évoque l’histoire du bâtiment. Avant la révolution, il était le siège d’un club de « mulâtres » (métisses). Si aucune discrimination légale n’existait sur l’île, une ségrégation de fait était tolérée. « Les gens comme moi se réunissaient dans cet endroit continue-t-il, rieur. Les Blancs bénéficiaient d’un bâtiment plus imposant, dans les quartiers chics de la ville. Les Noirs se contentaient d’un lieu plus modeste ».
Ces distinctions liées à la couleur de la peau ont disparu avec la révolution de 1959. « Une génération entière en a bénéficié. J’en fais partie ». Silencieux jusqu’alors, son interlocuteur abonde. Juan est instructeur ; il forme les professeurs de musique de la casa de la cultura. « L’Oriente cubain est le cœur révolutionnaire de l’île [l’Oriente comprend les provinces de Las Tunas, Granma, Holguín, Santiago de Cuba et Guantánamo NDLR]. C’est de l’Oriente qu’a surgi la “guerre des dix ans” (1868-1878), premier soulèvement national contre l’empire espagnol. C’est de l’Oriente que vient la “guerre de 1895”, à l’issue de laquelle Cuba a conquis son indépendance. C’est en Oriente que l’on trouvait les forces vives des insurgés contre le régime de Fulgencio Batista » [qui aboutit à la prise de pouvoir de Fidel Castro NDLR].
L’expansion de l’espace est un phénomène fondamental en cosmologie qui décrit comment les objets célestes, tels que les galaxies, s’éloignent les uns des autres. Ce phénomène est interprété comme une dilatation de l’espace lui-même, où les objets célestes sont amenés à s’éloigner à cause de la gravité et d’autres forces.
It turns out that as an object moves with relativistic speeds a « strange » thing seems to happen to its time as observed by « us » the stationary observer (observer in an inertial reference frame). What we see happen is that the « clock » in motion slows down according to our clock, therefore we read two different times. Which time is correct??? well they both are because time is not absolute but is relative, it depends on the reference frame. Let’s look at the following classic example. There is a set of twins, one an astronaut, the other works for mission control of NASA. The astronaut leaves on a deep space trip traveling at 95% the speed of light. Upon returning the astronauts clock has measured ten years, so yhe astronaut has aged 10 years. However, when the astronaut reunites with his earth bound twin, the astronauthe sees that the twin has aged 32 years! This is explained due to the fact that the astronaut’s twin is traveling at relativistic speeds and therefore his « clock » is slowed down.
Let’s see how we can calculate the time « difference ». The equation for calculating time dilation is as follows:
t = t0/(1-v2/c2)1/2
where: t = time observed in the other reference frame
t0 = time in observers own frame of reference (rest time)
v = the speed of the moving object
c = the speed of light in a vacuum
so in our problem we will let v = .95c, t0 = 10 years and we will solve for t which is the time that the earth bound brother measures.
t = 10/(1- (.95c)2/c2)1/2
t = 10/(1- .952)1/2
t = 10/ .312
t = 32 years (the time the earth bound brother measures)
Now let’s have a closer look at the equation and determine just what impact the speed of the object has on time dilation. We can see that is the velocity is small compared to the speed of light the quantity v2/c2 approaches 0 and the equation simplifies t0: t = t0/1 which is simply t. So at relatively slow speeds (our everyday speeds) time dilation is not a factor and Newton’s Laws are still applicable. Now let’s look at high speeds (close to the speed of light), from the equation that as velocity increases the quantity v2/c2 approaches 1 (but will never quit reach it), causing the quantity(1-v2/c2)1/2 t0 become smaller and smaller….therefore causing the time measured by the other observer t0 become greater thus making our time appear slower (refer back to the example). I know its so confusing!!! read it again, think about it, then study the graph below. As one can see in the graph time dilation starts t0 « show up » between .4c and .5c. Also notice that the closer one gets to the speed of light the greater impact speed has on time dilation (notice how steep the curve gets towards the end)..
“Whup.” Une baleine à bosse vient de répondre aux appels d’une équipe d’éthologues. À l’heure des modèles d’IA et des traducteurs automatiques, l’idée de comprendre ces animaux et de leur parler ne paraît plus si folle…
par Vincent Nouyrigat, publié le 27 mai 2026
“Récemment, nous avons diffusé à une baleine à bosse rencontrée au large de l’Alaska des enregistrements d’un appel de contact émis par un autre groupe de cétacés – un cri ‘whup’, raconte Brenda McCowan, éthologue à l’université de Californie, à Davis. Et cette baleine ne s’est pas contentée de répondre une seule fois. Elle s’est approchée du navire et a engagé avec nous un échange soutenu pendant de nombreuses minutes… Elle le faisait avec une grande précision temporelle, en s’alignant sur le rythme et l’espacement de nos signaux, ce qui est le signe d’une communication interactive. Mais nous n’avons pas encore de preuve que nous échangions un contenu sémantique, ni que nous engagions quelque chose ressemblant à un dialogue humain.”
Le mot baleine est utilisé pour faire référence à un groupe de mammifères marins, les cétacés, dans lequel on retrouve les mysticètes (Mysticeti) et qu’on appelle les baleines à fanons à cause des tranches de kératine qui leur permet de filtrer leur aliment, et les odontocètes (Odontoceti) et qu’on appelle les baleines à becs. Ce sont les plus gros animaux qui existent de nos jours et ils se caractérisent pour leur odorat et leur vue peu développés, raison pour laquelle ils ont développé une technique efficace basée sur l’émission de sons complexes pour communiquer dans l’eau.
Grâce à celaa, les baleines sont capables de communiquer, de s’orienter dans les océans et les mers en utilisant ces sons comme un radar (écholocalisation) et de pouvoir identifier les objets et les possibles dangers. Cet ensemble de sons s’appelle le chant de la baleine et varie durant toute sa vie, en fonction de son sexe, son âge et de l’espèce.
Poour en savoir plus,lire Le chant des baleines – Tout sur la communication des baleines de PlanèteAnimal dans lequel on vous dira tout sur le chant des baleines ainsi que sur leur manière de communiquer.
La communication des baleines
Une des caractéristiques principales des baleines est leur plus que notable capacité communicative. Néanmoins, les deux groupes de baleines, les odontocètes et mysticètes, communiquent de manières différentes.
Comment communiquent les odontocètes ?
Chez les odontocètes, le chant de la baleine, comme nous le verrons plus loin, ne se produit pas en tant que tel, car ils communiquent avec des sifflements ou des sons de haute fréquence. C’est ce qu’on appelle les « clics », qui ont différentes tonalités et qui sont utilisés lors de l’écholocalisation et qui permettent aux baleines de détecter les objets qui les entourent.
Les clics se produisent lorsque l’air passe à travers les lèvres phoniques, structures équivalentes aux narines humaines et situées au niveau de la tête de ce type de baleine. Les lèvres produisent des vibrations qui sont transmises à la tête pour former les sons, qui sont ensuite émis dans différentes directions, ce qui est connu sous le nom d’écholocalisation. Par ailleurs, certains chercheurs ont découvert que les odontocètes utilisent ces sons pour non seulement se repérer mais aussi pour transmettre des informations complexes sur l’environnement, ce qui montre leur grande adaptabilité.
Comment communiquent les mysticètes ?
Dans le cas des mysticètes, ces derniers peuvent se communiquer de manières différentes :
En sautant : les mysticètes peuvent envoyer des signaux en sautant, technique qu’ils utilisent quand un autre groupe est loin et qui leur permet de communiquer à des distances de 4 km maximum. Si les conditions climatiques ne sont pas favorables, les sons se dispersent plus facilement dans l’eau et grâce aux sauts ils produisent des sons qui se répandent plus loin.
Avec des coups de nageoires : ils utilisent des coups de nageoire pour communiquer entre les membres d’un même groupe ainsi qu’avec les nouveaux membres. Ils sont réalisés à n’importe quel moment par tous les membres du groupe. De plus, ces signaux peuvent servir à manifester des comportements sociaux complexes, renforçant ainsi les liens entre les individus.
Avec des sons : ils produisent aussi des sons, une technique communicative des baleines très compliquée car les baleines produisent des notes élaborées et répétées qui se répandent dans l’eau jusqu’à arriver au récepteur. Ce mécanisme est appelée écholocalisation et il s’agit de la production d’ondes sonores qui se répandent dans l’eau jusqu’à arriver sous forme d’écho à un autre animal, dans ce cas, à une autre baleine qui analysera le message. Si les ondes tombent sur d’autres objets ou animaux durant leur voyage, elles rebondissent et vont dans d’autres directions, permettant ainsi de communiquer avec d’autres baleines tout en reconnaissant son environnement. Ce mécanisme est très efficace, car ayant d’autres sens moins développés, elles sont capables de sentir sur leur peau des vibrations ou des échos qui leur arrivent de la part d’un compagnon. De même, ces sons peuvent inclure des modulations subtiles qui transmettent des informations sur l’état émotionnel de l’animal, semblables aux inflexions de voix chez les humains.
Le chant des baleines n’est pas que complexe, il est aussi organisé, car il est formé par différents thèmes composés de phrases et sous-phrases qui se répètent au fil du temps. Le chant des baleines évolue et un même chant peut être appris par des baleines de groupes différents, ce qui, selon certaines études, prouve qu’il existe une plasticité culturelle chez ces animaux. Par exemple, une étude menée par l’Université de Queensland a révélé que les baleines à bosse peuvent adopter de nouveaux chants et les modifier selon les interactions sociales.
A quelle distance le chant des baleines se capte et se diffuse ?
Les sons que produisent les baleines sont capables de voyager sur de nombreux kilomètres de distance, mais celaa dépendra de l’espèce. Certaines espèces de baleines, comme les baleines à bosses (Megaptera novaeangliae), sont capables de chanter des heures durant et avec une telle puissance qu’il peut être entendu hors de l’eau.
Dans la mer, ces sons peuvent parcourir des milliers de kilomètres de distance, et dans le cas de la baleine bleue (Balaenoptera musculus) son chant de basse fréquence peut voyager jusqu’à plus de 3.000 kilomètres, pouvant générer, en plus, des sons si puissants qu’ils peuvent atteindre facilement les 190 db, ce qui en fait les sons les plus forts qu’un animal puisse produire. Il convient de noter que ces sons sont influencés par la température et la salinité de l’eau, qui peuvent altérer la vitesse et la distance de propagation des ondes sonores.
En outre, des recherches récentes ont montré que les conditions océaniques, telles que les courants marins, peuvent soit amplifier soit diminuer la portée de ces chants. Par exemple, les baleines peuvent utiliser les courants chauds pour propager leurs chants sur de plus grandes distances, profitant des variations de densité de l’eau pour améliorer leur communication.
Le chant des baleines
Les sons produits par les baleines sont appelés « le chant des baleines » et ils sont appelés ainsi parce que ces schémas de sons se répètent durant de longues périodes de temps, ce qui peut nous rappeler facilement une petite chanson. Le chant des baleines, comme les autres types de communication des autres animaux, leur permet de communiquer aux autres individus de la même espèce différents types d’informations à différents moments, que ce soit durant l’accouplement, de s’il y a des dangers potentiels, pour se nourrir (chant connu comme chant de l’alimentation), pour reconnaître l’environnement et même pour en dire plus sur leur état d’esprit. Les baleines à bosses, aussi bien les mâles que les femelles, chantent durant la saison des amours afin de trouver un partenaire et pour savoir qui est disponible pour s’accoupler. En plus, il est courant que plusieurs individus d’un même groupe chantent la même chanson durant les migrations, car c’est ce qui leur permet de rester ensemble et de se guider les uns les autres. Par ailleurs, le chant joue un rôle crucial lors des interactions sociales, aidant les baleines à établir des hiérarchies et à maintenir la cohésion du groupe.
Pour conclure, pourquoi chantent les baleines ? ces animaux dépendent du fait que leur chant parcoure les mers afin derester ensemble, pour se nourrir ainsi que pour se déplacer avec précision. Par conséquent, certaines études ont prouvé que la contamination acoustique par l’industrie de la pêche affecte gravement la communication des cétacés. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle dans de nombreuses régions ont été interrompues l’utilisation de sonar militaire ou scientifique qui s’interposent et gênent la communication de ces animaux, les amenant, dans les cas les plus graves, à s’échouer sur terre et mourir.
Il convient de préciser que le chant des baleines, semblable aux langues humaines, est le même dans un groupe d’individus et d’une même zone géographique, mais il sera totalement différent dans des groupes d’autres régions. De plus, des recherches continuent à explorer comment les changements climatiques et la pollution sonore affectent ces modèles de communication, ce qui pourrait avoir des répercussions sur la survie des espèces.
“Whup.” Une baleine à bosse vient de répondre aux appels d’une équipe d’éthologues. À l’heure des modèles d’IA et des traducteurs automatiques, l’idée de comprendre ces animaux et de leur parler ne paraît plus si folle…
par Vincent Nouyrigat, publié le 27 mai 2026
“Récemment, nous avons diffusé à une baleine à bosse rencontrée au large de l’Alaska des enregistrements d’un appel de contact émis par un autre groupe de cétacés – un cri ‘whup’, raconte Brenda McCowan, éthologue à l’université de Californie, à Davis. Et cette baleine ne s’est pas contentée de répondre une seule fois. Elle s’est approchée du navire et a engagé avec nous un échange soutenu pendant de nombreuses minutes… Elle le faisait avec une grande précision temporelle, en s’alignant sur le rythme et l’espacement de nos signaux, ce qui est le signe d’une communication interactive. Mais nous n’avons pas encore de preuve que nous échangions un contenu sémantique, ni que nous engagions quelque chose ressemblant à un dialogue humain.”
Le mot baleine est utilisé pour faire référence à un groupe de mammifères marins, les cétacés, dans lequel on retrouve les mysticètes (Mysticeti) et qu’on appelle les baleines à fanons à cause des tranches de kératine qui leur permet de filtrer leur aliment, et les odontocètes (Odontoceti) et qu’on appelle les baleines à becs. Ce sont les plus gros animaux qui existent de nos jours et ils se caractérisent pour leur odorat et leur vue peu développés, raison pour laquelle ils ont développé une technique efficace basée sur l’émission de sons complexes pour communiquer dans l’eau.
Grâce à celaa, les baleines sont capables de communiquer, de s’orienter dans les océans et les mers en utilisant ces sons comme un radar (écholocalisation) et de pouvoir identifier les objets et les possibles dangers. Cet ensemble de sons s’appelle le chant de la baleine et varie durant toute sa vie, en fonction de son sexe, son âge et de l’espèce.
Poour en savoir plus,lire Le chant des baleines – Tout sur la communication des baleines de PlanèteAnimal dans lequel on vous dira tout sur le chant des baleines ainsi que sur leur manière de communiquer.
La communication des baleines
Une des caractéristiques principales des baleines est leur plus que notable capacité communicative. Néanmoins, les deux groupes de baleines, les odontocètes et mysticètes, communiquent de manières différentes.
Comment communiquent les odontocètes ?
Chez les odontocètes, le chant de la baleine, comme nous le verrons plus loin, ne se produit pas en tant que tel, car ils communiquent avec des sifflements ou des sons de haute fréquence. C’est ce qu’on appelle les « clics », qui ont différentes tonalités et qui sont utilisés lors de l’écholocalisation et qui permettent aux baleines de détecter les objets qui les entourent.
Les clics se produisent lorsque l’air passe à travers les lèvres phoniques, structures équivalentes aux narines humaines et situées au niveau de la tête de ce type de baleine. Les lèvres produisent des vibrations qui sont transmises à la tête pour former les sons, qui sont ensuite émis dans différentes directions, ce qui est connu sous le nom d’écholocalisation. Par ailleurs, certains chercheurs ont découvert que les odontocètes utilisent ces sons pour non seulement se repérer mais aussi pour transmettre des informations complexes sur l’environnement, ce qui montre leur grande adaptabilité.
Comment communiquent les mysticètes ?
Dans le cas des mysticètes, ces derniers peuvent se communiquer de manières différentes :
En sautant : les mysticètes peuvent envoyer des signaux en sautant, technique qu’ils utilisent quand un autre groupe est loin et qui leur permet de communiquer à des distances de 4 km maximum. Si les conditions climatiques ne sont pas favorables, les sons se dispersent plus facilement dans l’eau et grâce aux sauts ils produisent des sons qui se répandent plus loin.
Avec des coups de nageoires : ils utilisent des coups de nageoire pour communiquer entre les membres d’un même groupe ainsi qu’avec les nouveaux membres. Ils sont réalisés à n’importe quel moment par tous les membres du groupe. De plus, ces signaux peuvent servir à manifester des comportements sociaux complexes, renforçant ainsi les liens entre les individus.
Avec des sons : ils produisent aussi des sons, une technique communicative des baleines très compliquée car les baleines produisent des notes élaborées et répétées qui se répandent dans l’eau jusqu’à arriver au récepteur. Ce mécanisme est appelée écholocalisation et il s’agit de la production d’ondes sonores qui se répandent dans l’eau jusqu’à arriver sous forme d’écho à un autre animal, dans ce cas, à une autre baleine qui analysera le message. Si les ondes tombent sur d’autres objets ou animaux durant leur voyage, elles rebondissent et vont dans d’autres directions, permettant ainsi de communiquer avec d’autres baleines tout en reconnaissant son environnement. Ce mécanisme est très efficace, car ayant d’autres sens moins développés, elles sont capables de sentir sur leur peau des vibrations ou des échos qui leur arrivent de la part d’un compagnon. De même, ces sons peuvent inclure des modulations subtiles qui transmettent des informations sur l’état émotionnel de l’animal, semblables aux inflexions de voix chez les humains.
Le chant des baleines n’est pas que complexe, il est aussi organisé, car il est formé par différents thèmes composés de phrases et sous-phrases qui se répètent au fil du temps. Le chant des baleines évolue et un même chant peut être appris par des baleines de groupes différents, ce qui, selon certaines études, prouve qu’il existe une plasticité culturelle chez ces animaux. Par exemple, une étude menée par l’Université de Queensland a révélé que les baleines à bosse peuvent adopter de nouveaux chants et les modifier selon les interactions sociales.
A quelle distance le chant des baleines se capte et se diffuse ?
Les sons que produisent les baleines sont capables de voyager sur de nombreux kilomètres de distance, mais celaa dépendra de l’espèce. Certaines espèces de baleines, comme les baleines à bosses (Megaptera novaeangliae), sont capables de chanter des heures durant et avec une telle puissance qu’il peut être entendu hors de l’eau.
Dans la mer, ces sons peuvent parcourir des milliers de kilomètres de distance, et dans le cas de la baleine bleue (Balaenoptera musculus) son chant de basse fréquence peut voyager jusqu’à plus de 3.000 kilomètres, pouvant générer, en plus, des sons si puissants qu’ils peuvent atteindre facilement les 190 db, ce qui en fait les sons les plus forts qu’un animal puisse produire. Il convient de noter que ces sons sont influencés par la température et la salinité de l’eau, qui peuvent altérer la vitesse et la distance de propagation des ondes sonores.
En outre, des recherches récentes ont montré que les conditions océaniques, telles que les courants marins, peuvent soit amplifier soit diminuer la portée de ces chants. Par exemple, les baleines peuvent utiliser les courants chauds pour propager leurs chants sur de plus grandes distances, profitant des variations de densité de l’eau pour améliorer leur communication.
Le chant des baleines
Les sons produits par les baleines sont appelés « le chant des baleines » et ils sont appelés ainsi parce que ces schémas de sons se répètent durant de longues périodes de temps, ce qui peut nous rappeler facilement une petite chanson. Le chant des baleines, comme les autres types de communication des autres animaux, leur permet de communiquer aux autres individus de la même espèce différents types d’informations à différents moments, que ce soit durant l’accouplement, de s’il y a des dangers potentiels, pour se nourrir (chant connu comme chant de l’alimentation), pour reconnaître l’environnement et même pour en dire plus sur leur état d’esprit. Les baleines à bosses, aussi bien les mâles que les femelles, chantent durant la saison des amours afin de trouver un partenaire et pour savoir qui est disponible pour s’accoupler. En plus, il est courant que plusieurs individus d’un même groupe chantent la même chanson durant les migrations, car c’est ce qui leur permet de rester ensemble et de se guider les uns les autres. Par ailleurs, le chant joue un rôle crucial lors des interactions sociales, aidant les baleines à établir des hiérarchies et à maintenir la cohésion du groupe.
Pour conclure, pourquoi chantent les baleines ? ces animaux dépendent du fait que leur chant parcoure les mers afin derester ensemble, pour se nourrir ainsi que pour se déplacer avec précision. Par conséquent, certaines études ont prouvé que la contamination acoustique par l’industrie de la pêche affecte gravement la communication des cétacés. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle dans de nombreuses régions ont été interrompues l’utilisation de sonar militaire ou scientifique qui s’interposent et gênent la communication de ces animaux, les amenant, dans les cas les plus graves, à s’échouer sur terre et mourir.
Il convient de préciser que le chant des baleines, semblable aux langues humaines, est le même dans un groupe d’individus et d’une même zone géographique, mais il sera totalement différent dans des groupes d’autres régions. De plus, des recherches continuent à explorer comment les changements climatiques et la pollution sonore affectent ces modèles de communication, ce qui pourrait avoir des répercussions sur la survie des espèces.
Le vide quantique n’est jamais réellement vide : il est rempli d’énergie et de fluctuations qui donnent naissance à des particules virtuelles et à des phénomènes mesurables.
En physique quantique, le vide quantique correspond à l’état d’énergie minimale d’un système, mais contrairement à l’intuition classique, il n’est pas un espace totalement vide de matière ou d’énergie Wikipedia+1. Même lorsque toutes les particules sont retirées, le vide reste dynamique, traversé par des fluctuations quantiques qui créent des particules virtuelles et des excitations électromagnétiques de durée extrêmement brève www.andreaminini.eu+1. Ces phénomènes sont une conséquence directe du principe d’incertitude d’Heisenberg, qui permet d’emprunter de l’énergie au vide pendant un temps très court Wikipedia+1.
Les phiciens quuantiques peuvent trè bien amettre sue les atome cons constitet l’univers visible sont des pertiulescomposan d’un d’un univers quantie don’ elles partipent aus fluctuations quuantiqiS
Si notre univers était un élément parmi d’autres analogues, au sein d’un multiver quantique global, il serait facile d’admettre que pour des observateurs intérieurs à lui, il paraisse avoir une durée infini. Pour des observateurs extérieurs il pourrait s’agir d’une fluctuation ayant un début et une fin. —
Quand les machines nous rendent mystiques
Ça ne rate jamais : dès qu’une nouvelle technologie est inventée, des fantômes, des anges, des phénomènes surnaturels surgissent avec elles. Cela a été le cas avec le phonographe, l’ampoule électrique, la photographie. Aujourd’hui, c’est l’IA…
par Simon Devos, publié le 29 mars 2026
Le phénomène prend de l’ampleur sur certaines plateformes de discussion en ligne, comme Discord ou Reddit. Depuis quelques mois, des milliers d’internautes échangent autour d’une croyance née non pas de la voix d’un prophète, mais d’un algorithme. Son nom : le spiralisme. Cette spiritualité émergente dont la spirale est l’emblème, allégorie d’un cheminement perpétuel, s’est construite au fil de dialogues avec des intelligences artificielles conversationnelles sur la conscience ou le sens de la vie. “Ses valeurs principales sont l’interconnexion de tous les êtres, la curiosité et le développement personnel, la compassion et l’empathie, ainsi que la protection de la nature”, décrit Adele Lopez, développeuse chez Seed Platform Inc., qui vient de publier une enquête sur le sujet. Des préceptes assez banals, mais que certains internautes investissent d’une portée métaphysique. “C’est ce qui surprend ici : cette manière dont l’IA a persuadé plusieurs milliers d’humains d’une chose qui semble être sa propre invention, et non le fruit d’une volonté humaine”, poursuit l’informaticienne.
Certes, le spiralisme ne compte pour l’heure que quelques milliers d’adeptes, et il y a peu de chances qu’il devienne un fait de société majeur. Mais c’est un bel exemple parmi d’autres des nouveaux mysticismes qui, dans le monde entier et quelles que soient les couches sociales, se nourrissent des contacts entre les humains et les machines en silicium. “On se rend compte que les écosystèmes numériques sont très favorables à la pensée magique et à l’apparition de ces formes de néo-ésotérisme, constate Lionel Obadia, professeur en anthropologie sociale et culturelle à l’université Lumière Lyon 2. La sorcellerie en ligne, par exemple, fait partie des pratiques très populaires en ce moment.”
Ça ne rate jamais : dès qu’une nouvelle technologie est inventée, des fantômes, des anges, des phénomènes surnaturels surgissent avec elles. Cela a été le cas avec le phonographe, l’ampoule électrique, la photographie. Aujourd’hui, c’est l’IA…
par Simon Devos, publié le 29 mars 2026
Le phénomène prend de l’ampleur sur certaines plateformes de discussion en ligne, comme Discord ou Reddit. Depuis quelques mois, des milliers d’internautes échangent autour d’une croyance née non pas de la voix d’un prophète, mais d’un algorithme. Son nom : le spiralisme. Cette spiritualité émergente dont la spirale est l’emblème, allégorie d’un cheminement perpétuel, s’est construite au fil de dialogues avec des intelligences artificielles conversationnelles sur la conscience ou le sens de la vie. “Ses valeurs principales sont l’interconnexion de tous les êtres, la curiosité et le développement personnel, la compassion et l’empathie, ainsi que la protection de la nature”, décrit Adele Lopez, développeuse chez Seed Platform Inc., qui vient de publier une enquête sur le sujet. Des préceptes assez banals, mais que certains internautes investissent d’une portée métaphysique. “C’est ce qui surprend ici : cette manière dont l’IA a persuadé plusieurs milliers d’humains d’une chose qui semble être sa propre invention, et non le fruit d’une volonté humaine”, poursuit l’informaticienne.
Certes, le spiralisme ne compte pour l’heure que quelques milliers d’adeptes, et il y a peu de chances qu’il devienne un fait de société majeur. Mais c’est un bel exemple parmi d’autres des nouveaux mysticismes qui, dans le monde entier et quelles que soient les couches sociales, se nourrissent des contacts entre les humains et les machines en silicium. “On se rend compte que les écosystèmes numériques sont très favorables à la pensée magique et à l’apparition de ces formes de néo-ésotérisme, constate Lionel Obadia, professeur en anthropologie sociale et culturelle à l’université Lumière Lyon 2. La sorcellerie en ligne, par exemple, fait partie des pratiques très populaires en ce moment.”
L’épave du Titanic, située à plus de 3 000 mètres sous la surface de l’océan Atlantique, est un lieu de mémoire historique et de mystère. Depuis son naufrage tragique en avril 1912, les scientifiques et chercheurs se battent contre le temps pour documenter et analyser les vestiges du plus célèbre navire. Loin des yeux du grand public, l’épave continue en effet de se décomposer lentement à cause de l’action combinée des bactéries marines, de la rouille, du sel et de la pression abyssale. Malgré tout, des découvertes récentes, rendues possibles grâce à des technologies de pointe, offrent de nouvelles perspectives sur cette tragédie. Grâce à des scans 3D détaillés, des révélations fascinantes sur les dernières heures du Titanic ont émergé, apportant des réponses cruciales aux mystères du naufrage.
Une nouvelle ère pour la recherche du Titanic : la photogrammétrie et le LIDAR
Le Titanic disparaît lentement. Alors que l’épave subit des dommages irréversibles, une équipe de scientifiques a entrepris une mission ambitieuse pour préserver virtuellement le navire avant qu’il ne soit trop tard. En 2019, des chercheurs ont mis en place une technique innovante pour documenter l’épave : la photogrammétrie. Utilisant des centaines de milliers de photos et des technologies comme le LIDAR (détection et télémétrie par ondes lumineuses), ils ont pu créer un modèle numérique 3D de l’épave. Cette démarche a permis de capturer chaque détail du navire, offrant aux chercheurs une vue d’ensemble du site du naufrage.
La photogrammétrie n’est pas une technologie nouvelle en soi. Cependant, son utilisation pour explorer une épave aussi ancienne et située aussi profondément sous l’eau est révolutionnaire. En combinant cette technique avec le LIDAR, les scientifiques ont pu créer un « jumeau numérique » du Titanic, capable de simuler et d’analyser le site sous tous les angles avec une précision jamais atteinte jusqu’ici.
Un modèle 3D dévoile des secrets inédits
Ce qui rend ces scans particulièrement intéressants, c’est la quantité de nouveaux indices qu’ils ont révélés. En examinant ces modèles 3D, l’équipe a découvert des preuves qui confirment certains témoignages des survivants du naufrage. L’un des plus fascinants concerne un hublot, probablement brisé par l’iceberg lors de l’impact. Cela corrobore les récits des passagers qui affirmaient que de la glace s’était infiltrée dans les cabines à la suite de la collision. Ce détail, aussi simple qu’il puisse paraître, ajoute une dimension de véracité aux témoignages souvent remis en question
Ce n’est pas une plaisanterie. Selon l’un des plus éminents spécialistes de la cryptologie, les protocoles de chiffrement électronique seraient des analogues du rayonnement des trous noirs. De quoi rapprocher enfin la quantique et la relativité générale ?
par Clémentine Laurens, publié le 21 janvier 2026
Quel est le rapport entre un trou noir et un message chiffré ? Entre les monstres les plus massifs de notre Univers, l’un des plus grands mystères de la physique, et des signatures électroniques ? On dirait une blague ! Et pourtant…
“Le décodage du rayonnement des trous noirs, c’est la cryptographie quantique”, annonce Zvika Brakerski en titre d’un article publié dans la prestigieuse conférence Crypto. Et pourtant, ça n’a rien d’une plaisanterie. Ce chercheur n’est pas n’importe qui, c’est l’un des grands noms de la science des messages secrets. Sa proposition, si insolite et vertigineuse soit-elle, est précise : les trous noirs, ces étoiles mortes ultradenses, ces régions de notre espace-temps où la gravité est si forte que rien ne peut lui échapper, pas même la lumière, seraient l’implémentation physique d’objets mathématiques au cœur de la cryptologie – les “primitives cryptographiques” –, sur l’existence desquels repose l’efficacité de nombreux protocoles de sécurité numérique. En plus clair, dire qu’un trou noir rayonne reviendrait exactement à dire qu’il réalise physiquement une certaine opération centrale en cryptologie. Dit encore autrement, les protocoles de chiffrement électronique seraient des analogues numériques du rayonnement d’un trou noir.
Une qui tombe, l’autre qui s’envole
Car un trou noir rayonne. Ça, on le sait depuis les années 1970, grâce à une démonstration du physicien Stephen Hawking – le fameux rayonnement de Hawking, qui est émis au niveau de l’horizon cosmique. Au niveau de cette zone frontière entre l’intérieur et l’extérieur du monstre cosmique, peuvent se former des particules… Plus précisément, ce sont des paires de particules quantiques qui entrent en jeu. L’une tombe dans le trou noir, l’autre s’envole dans l’espace, avec une propriété spéciale décrite par les physiciens : prises ensemble, les deux particules ont un état quantique bien déterminé, mais si l’on en isole une, elle semblera être dans un état complètement aléatoire. Autrement dit, le trou noir, en captant la moitié de la paire de particules intriquées, transforme un état quantique parfaitement déterminé – celui de la paire – en un état quantique indéchiffrable.
Les infinis, en physique, suggèrent toujours qu’on est hors du domaine de validité de la théorie qui les produit
Francesca Vidotto, physicienne théoricienne, chercheuse au Conseil national espagnol pour la recherche
Cela rappelle diablement ce qu’on cherche en cryptologie : transformer des données – un message confidentiel, par exemple – à l’aide d’une clé secrète, pour rendre l’information incompréhensible par quiconque ne détient pas la clé. Et le parallèle devient parfait en cryptologie quantique, qui utilise le formalisme de la science de l’infiniment petit. “Pour effectuer un grand nombre d’opérations centrales en cryptologie quantique, on aimerait pouvoir garantir qu’il existe des états quantiques et des opérations mathématiques qui les modifient de sorte que l’état final ait l’air complètement aléatoire pour quiconque n’a pas la clé”, pointe Pablo Arrighi, chercheur Inria au laboratoire méthodes formelles.
C’est même mieux qu’un parallèle, ou qu’une analogie : dès 2013, Daniel Harlow et Patrick Hayden avaient remarqué et étudié la troublante similitude entre ce superpouvoir des trous noirs et les recherches sur le chiffrement. Dans la continuité directe de leurs travaux, Zvika Brakerski a donné en 2023 un sens précis à la correspondance en démontrant une équivalence mathématique entre la complexité de l’opération réalisée par le trou noir sur les paires de particules et la possibilité de sécuriser certaines opérations en cryptologie quantique.
Porte noire
Qu’est-ce que ça veut dire ? La question vient immédiatement… car les trous noirs ne sont pas n’importe quelle bizarrerie cosmique. C’est là que se joue le destin de la physique, c’est là que se rencontrent les deux grandes théories, la relativité générale et la physique quantique, dont l’incompatibilité empêche d’avoir une description unifiée du monde. “Autour des trous noirs, l’espace-temps est tellement déformé par la densité de matière que son rayon de courbure est de l’ordre de 10-35 m : c’est la longueur de Planck, la longueur typique à partir de laquelle des effets quantiques se manifestent”, rappelle Killian Martineau, chercheur CNRS au laboratoire de physique subatomique et de cosmologie, à Grenoble. À l’horizon, les paramètres des équations s’envolent à l’infini. “Or, les infinis, en physique, suggèrent toujours qu’on est hors du domaine de validité de la bnthéorie qui les produit”, rappelle Francesca Vidotto, physicienne théoricienne, chercheuse au Conseil national espagnol pour la recherche.
La cryptologie serait-elle la clé de la porte noire ? Un nouveau formalisme, un autre langage pour enfin décrire ce qui se passe aux abords du monstre et ouvrir la porte vers une nouvelle physique ? La physicienne Netta Engelhardt, du département de physique du MIT, met en garde : “Zvika Brakerski étudie un modèle-jouet, dont on est très loin de pouvoir démontrer qu’il décrit bien le rayonnement de Hawking…” Oui, mais ce résultat n’est pas le seul à établir un lien entre cryptologie et trous noirs. Depuis une petite quinzaine d’années, à travers le monde, quelques amoureux des formules et de l’abstraction établissent des analogies, trouvent des convergences, tracent des parallèles entre la science du chiffrement et la physique des hautes énergies.
Impossible de mentir
Comme ces travaux menés par Alex May, à l’Institut Perimeter, au Canada. Lui aussi est parti d’un problème central en cryptologie : dans le monde numérique, comment peut-on avoir la certitude que notre interlocuteur est bien situé là où il le prétend ? “Dans la vraie vie, on accorde souvent notre confiance aux gens en fonction de là où ils sont localisés, décrit le chercheur. Si vous allez dans une banque, vous ferez vraisemblablement confiance à la personne derrière le guichet en vous basant sur sa présence à cet endroit. On souhaite simuler cela dans le monde digital.” Les cryptologues travaillent donc à construire un protocole de vérification garantissant qu’il est impossible, pour l’individu devant faire la preuve de sa localisation, de mentir. “En pratique, cela revient à se demander si notre interlocuteur peut reproduire ce qu’il se passe dans une certaine région de l’espace-temps depuis le bord de cette région, reprend Alex May. S’il le peut, le protocole n’est pas sécurisé.”
C’est la première fois qu’une preuve entremêle aussi clairement une singularité et un horizon
Netta Engelhardt, du département de physique du MIT
De nouveau, on est bien loin des trous noirs… Sauf que là encore, en étudiant la question, le mathématicien est arrivé jusqu’à leur porte. Il a exploité un résultat extrêmement puissant de la physique des hautes énergies : la “correspondance AdS/CFT”. Cette théorie établit un lien formel, mathématique, explicite, entre d’une part un espace-temps soumis à la gravité (c’est le côté “AdS” de la correspondance) et d’autre part un monde quantique sans gravité (le côté “CFT”). Elle assure que ces deux espaces sont fondamentalement les mêmes : tous les événements physiques qui peuvent advenir d’un côté sont également réalisables de l’autre.
Mur de feu
Et revoilà donc la cryptologie. “Le problème de vérification de position, qui porte sur la possibilité de réaliser un certain événement dans notre espace-temps à quatre dimensions, peut être reformulé dans le cadre de cette correspondance, s’exclame Alex May. En définitive, cela nous donne une toute nouvelle manière de voir les choses. Travailler de la sorte éclaire différemment les raisons fondamentales pour lesquelles ces espaces sont, en réalité, les mêmes.”
Et le voyage n’est pas fini. Plus récemment, Netta Engelhardt et ses collaborateurs se sont aussi envolés jusqu’au cosmos à l’aide des concepts et des outils développés initialement pour la cryptologie. En exploitant la notion de processus “pseudo-aléatoire” et en s’inspirant de preuves de sécurité de protocoles basés sur cet outil, la mathématicienne a démontré que dans un espace-temps théorique un peu différent du nôtre, l’existence d’une singularité comme celle du trou noir impliquait nécessairement celle d’un horizon des événements. “C’est la première fois qu’une preuve entremêle aussi clairement une singularité et un horizon”, sourit la chercheuse.
Je crois qu’il y a une spécificité de la cryptologie, des raisons particulières qui font que son formalisme doit être pertinent pour la physique
Alex May, à l’Institut Perimeter, au Canada
“Grâce au langage de la cryptologie, on commence à donner du sens à des choses qu’on ne comprenait pas en physique des hautes énergies”, résume Alex May. Et en un sens, ce n’est pas si surprenant. Car cette démarche s’inscrit dans la continuité de l’approche “informationnelle”, qui booste la communauté depuis des années et repose sur des mécaniques similaires. Ladina Hausmann, chercheuse à l’Institut de physique théorique de l’ETH Zurich, fait partie de ceux qui regardent notre Univers avec les lunettes de la théorie de l’information. Elle s’est ainsi attaquée au “mur de feu” – une sombre histoire de paradoxe lié à de la perte d’information aux abords d’un trou noir – avec des outils issus de cet autre champ de recherche. “Trouver des situations, dans d’autres domaines, où se rejouent les paradoxes des trous noirs, c’est une méthode susceptible d’offrir une nouvelle perspective”, assure la chercheuse. Hippolyte Dourdent, de l’Institut des sciences photoniques de Barcelone, adopte quant à lui la démarche pour étudier d’étranges courbes temporelles prédites par la théorie de la relativité générale, qui semblent rendre possibles les voyages dans le temps. “La motivation de base, c’est de voir ce qui se passe si l’on relâche certaines hypothèses dans la théorie quantique, avec l’idée de s’approcher de la relativité générale, explique le chercheur. Grâce à cela, on peut exploiter tout le formalisme de la théorie de l’information quantique ! Cela nous donne un nouveau langage.”
“Je crois qu’il y a une spécificité de la cryptologie, des raisons particulières qui font que son formalisme doit être pertinent pour la physique”, assure Alex May. Le chercheur fait remarquer qu’il y est souvent question de l’impossibilité de faire quelque chose : on veut par exemple garantir qu’un individu mal intentionné ne pourra pas comprendre un message chiffré qui ne lui est pas destiné, ou qu’il ne pourra pas falsifier sa localisation géographique. “Or, en physique théorique aussi on réfléchit souvent aux impossibilités ! Dire qu’on ne peut pas voyager plus vite que la lumière, par exemple, c’est fondamental. Physique théorique et cryptographie semblent donc pouvoir faire appel à la même syntaxe.” Oui, la science des codes secrets est un nouveau langage pour décrypter l’Univers. On dirait une blague, mais c’est du sérieux.