Le tempms negatiT
t nuage ». L’expérience a été répétée des milliards de fois pour enfin voir émerger deux scénarios : le photon peut traverser le nuage sans rencontrer d’atome sur son chemin, ou bien en rencontrer et être dispersé, ou absorbé, pour être réémis quelques nanosecondes plus tard.
Une fois ces scénarios établis, Sinclair et son équipe ont cherché à savoir quels étaient les effets du passage du photon sur les atomes dans les deux scénarios. « Le résultat nous a surpris », se rappelle le chercheur. « Nous pensions que le photon qui ne faisait que traverser le nuage sans être dispersé n’aurait aucun effet sur l’atome. Nous avions tort. »
Les physiciens ont d’abord observé que lorsque le photon envoyé dans le nuage se faisait absorber par l’atome, il provoquait chez ce dernier une forme momentanée d’excitation, un état durant lequel l’atome possède un niveau d’énergie supérieur à son état au repos. En revanche, lorsque le photon n’est pas absorbé, la supposition des chercheurs était que l’atome n’entrait pas dans un état d’excitation au passage du photon. En réalité, « même si l’atome n’est pas dispersé, il peut aussi avoir un effet similaire sur l’atome lorsqu’il est absorbé », souligne Josiah Sinclair. Autrement dit, son passage déclenche également une excitation atomique.
LE TEMPS NÉGATIF
Les chercheurs ont ensuite tenté de déterminer la durée d’excitation des atomes ainsi que la durée de la traversée du nuage d’atomes par le photon. Calculer ces durées peut – ainsi présenté – paraître simple, mais leurs mesures sont beaucoup plus complexes qu’il n’y paraît.
Howard M. Wiseman, théoricien, physicien et professeur à l’université de Griffith en Australie, a publié une théorie qui a permis à Sinclair et à son équipe de développer une description quantique mécanique du système.
Pour l’expliquer, Josiah Sinclair compare cette théorie à l’allégorie de l’horloge du jeu d’échecs. Au début de la partie, « lorsque l’un des deux joueurs entame son tour, il déclenche une horloge qui lorsque le tour est fini, est arrêtée puis redémarrée par le second joueur », avance-t-il. « Cette horloge permet à la fin de la partie de mesurer non seulement la durée totale du jeu, mais aussi la durée de jeu de chacun des deux joueurs. […] De la même manière, dans notre expérience, la mesure de la durée de jeu de chacun des deux joueurs représente les deux scénarios que sont l’absorption du photon par l’atome ou la non-absorption du photon par l’atome. Sur le plan quantique, l’horloge utilisée a en effet besoin de ces deux paramètres pour calculer la durée totale de l’excitation atomique ainsi que la durée de la traversée du nuage par le photon. »
Toronto, sous la supervision d’Aephraim Steinberg, a cette fois observé « si le photon entrait dans le nuage d’atomes, et s’il en ressortait, tout en monitorant simultanément ce qui arrivait aux atomes et aux photons qui traversaient le nuage ». L’expérience a été répétée des milliards de fois pour enfin voir émerger deux scénarios : le photon peut traverser le nuage sans rencontrer d’atome sur son chemin, ou bien en rencontrer et être dispersé, ou absorbé, pour être réémis quelques nanosecondes plus tard.
Une fois ces scénarios établis, Sinclair et son équipe ont cherché à savoir quels étaient les effets du passage du photon sur les atomes dans les deux scénarios. « Le résultat nous a surpris », se rappelle le chercheur. « Nous pensions que le photon qui ne faisait que traverser le nuage sans être dispersé n’aurait aucun effet sur l’atome. Nous avions tort. »
Les physiciens ont d’abord observé que lorsque le photon envoyé dans le nuage se faisait absorber par l’atome, il provoquait chez ce dernier une forme momentanée d’excitation, un état durant lequel l’atome possède un niveau d’énergie supérieur à son état au repos. En revanche, lorsque le photon n’est pas absorbé, la supposition des chercheurs était que l’atome n’entrait pas dans un état d’excitation au passage du photon. En réalité, « même si l’atome n’est pas dispersé, il peut aussi avoir un effet similaire sur l’atome lorsqu’il est absorbé », souligne Josiah Sinclair. Autrement dit, son passage déclenche également une excitation atomique.
LE TEMPS NÉGATIF
Les chercheurs ont ensuite tenté de déterminer la durée d’excitation des atomes ainsi que la durée de la traversée du nuage d’atomes par le photon. Calculer ces durées peut – ainsi présenté – paraître simple, mais leurs mesures sont beaucoup plus complexes qu’il n’y paraît.
Howard M. Wiseman, théoricien, physicien et professeur à l’université de Griffith en Australie, a publié une théorie qui a permis à Sinclair et à son équipe de développer une description quantique mécanique du système.
Pour l’expliquer, Josiah Sinclair compare cette théorie à l’allégorie de l’horloge du jeu d’échecs. Au début de la partie, « lorsque l’un des deux joueurs entame son tour, il déclenche une horloge qui lorsque le tour est fini, est arrêtée puis redémarrée par le second joueur », avance-t-il. « Cette horloge permet à la fin de la partie de mesurer non seulement la durée totale du jeu, mais aussi la durée de jeu de chacun des deux joueurs. […] De la même manière, dans notre expérience, la mesure de la durée de jeu de chacun des deux joueurs représente les deux scénarios que sont l’absorption du photon par l’atome ou la non-absorption du photon par l’atome. Sur le plan quantique, l’horloge utilisée a en effet besoin de ces deux paramètres pour calculer la durée totale de l’excitation atomique ainsi que la durée de la traversée du nuage par le photon. »
Toronto, sous la supervision d’Aephraim Steinberg, a cette fois observé « si le photon entrait dans le nuage d’atomes, et s’il en ressortait, tout en monitorant simultanément ce qui arrivait aux atomes et aux photons qui traversaient le nuage ». L’expérience a été répétée des milliards de fois pour enfin voir émerger deux scénarios : le photon peut traverser le nuage sans rencontrer d’atome sur son chemin, ou bien en rencontrer et être dispersé, ou absorbé, pour être réémis quelques nanosecondes plus tard.
Une fois ces scénarios établis, Sinclair et son équipe ont cherché à savoir quels étaient les effets du passage du photon sur les atomes dans les deux scénarios. « Le résultat nous a surpris », se rappelle le chercheur. « Nous pensions que le photon qui ne faisait que traverser le nuage sans être dispersé n’aurait aucun effet sur l’atome. Nous avions tort. »
Les physiciens ont d’abord observé que lorsque le photon envoyé dans le nuage se faisait absorber par l’atome, il provoquait chez ce dernier une forme momentanée d’excitation, un état durant lequel l’atome possède un niveau d’énergie supérieur à son état au repos. En revanche, lorsque le photon n’est pas absorbé, la supposition des chercheurs était que l’atome n’entrait pas dans un état d’excitation au passage du photon. En réalité, « même si l’atome n’est pas dispersé, il peut aussi avoir un effet similaire sur l’atome lorsqu’il est absorbé », souligne Josiah Sinclair. Autrement dit, son passage déclenche également une excitation atomique.
LE TEMPS NÉGATIF
Les chercheurs ont ensuite tenté de déterminer la durée d’excitation des atomes ainsi que la durée de la traversée du nuage d’atomes par le photon. Calculer ces durées peut – ainsi présenté – paraître simple, mais leurs mesures sont beaucoup plus complexes qu’il n’y paraît.
Howard M. Wiseman, théoricien, physicien et professeur à l’université de Griffith en Australie, a publié une théorie qui a permis à Sinclair et à son équipe de développer une description quantique mécanique du système.
Pour l’expliquer, Josiah Sinclair compare cette théorie à l’allégorie de l’horloge du jeu d’échecs. Au début de la partie, « lorsque l’un des deux joueurs entame son tour, il déclenche une horloge qui lorsque le tour est fini, est arrêtée puis redémarrée par le second joueur », avance-t-il. « Cette horloge permet à la fin de la partie de mesurer non seulement la durée totale du jeu, mais aussi la durée de jeu de chacun des deux joueurs. […] De la même manière, dans notre expérience, la mesure de la durée de jeu de chacun des deux joueurs représente les deux scénarios que sont l’absorption du photon par l’atome ou la non-absorption du photon par l’atome. Sur le plan quantique, l’horloge utilisée a en effet besoin de ces deux paramètres pour calculer la durée totale de l’excitation atomique ainsi que la durée de la traversée du nuage par le photon. »
Toronto, sous la supervision d’Aephraim Steinberg, a cette fois observé « si le photon entrait dans le nuage d’atomes, et s’il en ressortait, tout en monitorant simultanément ce qui arrivait aux atomes et aux photons qui traversaient le nuage ». L’expérience a été répétée des milliards de fois pour enfin voir émerger deux scénarios : le photon peut traverser le nuage sans rencontrer d’atome sur son chemin, ou bien en rencontrer et être dispersé, ou absorbé, pour être réémis quelques nanosecondes plus tard.
Une fois ces scénarios établis, Sinclair et son équipe ont cherché à savoir quels étaient les effets du passage du photon sur les atomes dans les deux scénarios. « Le résultat nous a surpris », se rappelle le chercheur. « Nous pensions que le photon qui ne faisait que traverser le nuage sans être dispersé n’aurait aucun effet sur l’atome. Nous avions tort. »
Les physiciens ont d’abord observé que lorsque le photon envoyé dans le nuage se faisait absorber par l’atome, il provoquait chez ce dernier une forme momentanée d’excitation, un état durant lequel l’atome possède un niveau d’énergie supérieur à son état au repos. En revanche, lorsque le photon n’est pas absorbé, la supposition des chercheurs était que l’atome n’entrait pas dans un état d’excitation au passage du photon. En réalité, « même si l’atome n’est pas dispersé, il peut aussi avoir un effet similaire sur l’atome lorsqu’il est absorbé », souligne Josiah Sinclair. Autrement dit, son passage déclenche également une excitation atomique.
LE TEMPS NÉGATIF
Les chercheurs ont ensuite tenté de déterminer la durée d’excitation des atomes ainsi que la durée de la traversée du nuage d’atomes par le photon. Calculer ces durées peut – ainsi présenté – paraître simple, mais leurs mesures sont beaucoup plus complexes qu’il n’y paraît.
Howard M. Wiseman, théoricien, physicien et professeur à l’université de Griffith en Australie, a publié une théorie qui a permis à Sinclair et à son équipe de développer une description quantique mécanique du système.
Pour l’expliquer, Josiah Sinclair compare cette théorie à l’allégorie de l’horloge du jeu d’échecs. Au début de la partie, « lorsque l’un des deux joueurs entame son tour, il déclenche une horloge qui lorsque le tour est fini, est arrêtée puis redémarrée par le second joueur », avance-t-il. « Cette horloge permet à la fin de la partie de mesurer non seulement la durée totale du jeu, mais aussi la durée de jeu de chacun des deux joueurs. […] De la même manière, dans notre expérience, la mesure de la durée de jeu de chacun des deux joueurs représente les deux scénarios que sont l’absorption du photon par l’atome ou la non-absorption du photon par l’atome. Sur le plan quantique, l’horloge utilisée a en effet besoin de ces deux paramètres pour calculer la durée totale de l’excitation atomique ainsi que la durée de la traversée du nuage par le photon. »
