Les mondes multiples


Les mondes multiples ou univers parallèles

Le concept d’univers qui seraient « parallèles » au nôtre, ou de multivers (notre univers ne serait donc qu’un parmi une infinité d’autres), est bel et bien né chez les scientifiques, il y a des décennies. La théorie a été élaborée par le physicien américain Hugh Everett dans les années 1950. Mais le concept a été popularisé ces dernières années au cinéma. On peut penser notamment au multivers de l’univers cinématographique de Marvel, où les superhéros voyagent d’un monde à l’autre afin de sauver leur propre réalité.

L’intérêt ne se limite pas au grand écran. En 2024, Google affirmait que sa nouvelle puce quu ntique pourrait exploiter les univers parallèles pour obtenir ses résultats.

Certains physiciens croient que l’existence des univers parallèles n’est que la conclusion logique des lois de la physique quantique. Dans un texte publié en 2020, l’astrophysicien et auteur britannique John Gribbin racontait que dans les années 1950, Hugh Everett voulait trouver une explication à un problème important de la mécanique quantique, celui de la mesure. 

En effet, en physique classique, on peut prédire l’emplacement d’un objet si l’on connaît son point de départ, sa vitesse et toutes les conditions qui peuvent influencer son déplacement. Cependant, en physique quantique, il est impossible de faire cette prédiction pour une particule avant de l’avoir observée. Les scientifiques peuvent seulement estimer les probabilités qu’elle se retrouve à différents endroits. Pourtant, une fois la mesure effectuée, la particule se situe uniquement à l’endroit où on l’observe et les probabilités qu’elle soit ailleurs retombent immédiatement à zéro.

Que se passe-t-il donc au moment de la mesure, c’est-à-dire lorsque la particule passe de plusieurs positions possibles à une seule dans un endroit précis? Selon l’interprétation la plus courante de la mécanique quantique, l’équation mathématique représentant les probabilités « s’effondre » tout simplement, résumait le journaliste scientifique britannique Philip Ball en 2018

Or, Everett n’était pas satisfait par cette interprétation. Et il n’était pas le seul: elle n’explique pas vraiment ce qui arrive dans la réalité, peut-on lire dans l’article sur la physique quantique de l’Encyclopédie Britannica. Cette interprétation décrit plutôt ce qui se passe d’un point de vue mathématique.

Everett a donc proposé sa propre interprétation. Selon celle-ci, au moment de la mesure, l’univers se diviserait en plusieurs versions: une pour chaque possibilité prédite par les formules mathématiques. C’est ainsi qu’en plus de l’Univers que nous connaissons, il en existerait une infinité autres.

Des mondes isolés et indépendants

D’après l’interprétation des mondes multiples, aucun observateur n’est toutefois conscient de l’existence des mondes, à part le sien, soulignait Philip Ball. Nous ne voyons en effet qu’un seul résultat de la mesure, mais tous les autres résultats existeraient dans d’autres mondes. Il y aurait, par conséquent, plusieurs autres versions de nous-mêmes qui auraient été témoins de ces résultats alternatifs.

Ainsi, tout ce qui est physiquement possible dans notre univers pourrait se réaliser dans un univers parallèle. Tous les univers qui respectent les lois de la physique existent donc quelque part dans le multivers, soulignait encore John Gribbin. Par exemple, le monde des Misérables existe, mais pas celui de Harry Potter avec ses règles de la magie qui contredisent les lois de la physique.

Ces univers sont en quelque sorte superposés dans le même espace physique, mais mutuellement isolés: ils évoluent indépendamment les uns des autres. Les  différents univers ne peuvent pas communiquer entre eux.

Une interprétation critiquée

L’interprétation des mondes multiples est loin de faire l’unanimité chez les physiciens. Alors que certains croient qu’il s’agit de la seule interprétation plausible, d’autres la décrivent comme absurde.

Le principal problème de cette théorie, c’est qu’il est impossible de prouver l’existence ou la non-existence des mondes multiples, puisque ceux-ci ne peuvent pas communiquer entre eux: c’est ce que déploraient un mathématicien sud-africain et un physicien américain dans un article publié par Nature en 2014. Or, cela constitue un problème qui renvoie aux bases même de la méthode scientifique: comme l’a résumé le philosophe Karl Popper, une théorie doit être réfutable pour être considérée comme scientifique.

Certains chercheurs en physique théorique et partisans de cette interprétation prétendent toutefois que si une théorie est suffisamment élégante et explicite, elle n’aurait pas besoin d’être testée expérimentalement. Mais comme le soulignaient les auteurs de l’article de Nature, il existe de nombreux exemples dans l’histoire des sciences où une théorie, aussi élégante soit-elle, s’est révélée fausse. C’est le cas, par exemple, de la théorie du cosmos de Ptolémée, qui plaçait la Terre au centre.

Une interprétation parmi d’autres

Selon un sondage réalisé en 2013 auprès de 33 scientifiques (physiciens, mathématiciens et philosophes), seulement 6 préféraient l’interprétation des mondes multiples.

D’autres interprétations ont aussi une certaine popularité. Dans ce même sondage, les chercheurs en nommaient 11. Wikipédia en compte 13.

D’un point de vue mathématique, concluait John Gribbin, aucune interprétation n’est meilleure qu’une autre… même si les partisans de chacune ont tendance à croire le contraire.

L’interprétation des mondes multiples cherche à réconcilier un problème fondamental de la physique quantique, celui de la mesure. Mais elle demeure très controversée parmi les physiciens. Et on ne peut pas utiliser cette théorie pour justifier des superhéros ou des technologies futuristes qui seraient capables de voyager d’un univers à l’autre.

Les origines de la rumeur

Le concept d’univers qui seraient « parallèles » au nôtre, ou de multivers (notre univers ne serait donc qu’un parmi une infinité d’autres), est bel et bien né chez les scientifiques, il y a des décennies. La théorie a été élaborée par le physicien américain Hugh Everett dans les années 1950. Mais le concept a été popularisé ces dernières années au cinéma. On peut penser notamment au multivers de l’univers cinématographique de Marvel, où les superhéros voyagent d’un monde à l’autre afin de sauver leur propre réalité.

L’intérêt ne se limite pas au grand écran. En 2024, Google affirmait que sa nouvelle puce quantique pourrait exploiter les univers parallèles pour obtenir ses résultats.

Certains physiciens croient que l’existence des univers parallèles n’est que la conclusion logique des lois de la physique quantique. Dans un texte publié en 2020, l’astrophysicien et auteur britannique John Gribbin racontait que dans les années 1950, Hugh Everett voulait trouver une explication à un problème important de la mécanique quantique, celui de la mesure. 

En effet, en physique classique, on peut prédire l’emplacement d’un objet si l’on connaît son point de départ, sa vitesse et toutes les conditions qui peuvent influencer son déplacement. Cependant, en physique quantique, il est impossible de faire cette prédiction pour une particule avant de l’avoir observée. Les scientifiques peuvent seulement estimer les probabilités qu’elle se retrouve à différents endroits. Pourtant, une fois la mesure effectuée, la particule se situe uniquement à l’endroit où on l’observe et les probabilités qu’elle soit ailleurs retombent immédiatement à zéro.

Que se passe-t-il donc au moment de la mesure, c’est-à-dire lorsque la particule passe de plusieurs positions possibles à une seule dans un endroit précis? Selon l’interprétation la plus courante de la mécanique quantique, l’équation mathématique représentant les probabilités « s’effondre » tout simplement, résumait le journaliste scientifique britannique Philip Ball en 2018

Or, Everett n’était pas satisfait par cette interprétation. Et il n’était pas le seul: elle n’explique pas vraiment ce qui arrive dans la réalité, peut-on lire dans l’article sur la physique quantique de l’Encyclopédie Britannica. Cette interprétation décrit plutôt ce qui se passe d’un point de vue mathématique.

Everett a donc proposé sa propre interprétation. Selon celle-ci, au moment de la mesure, l’univers se diviserait en plusieurs versions: une pour chaque possibilité prédite par les formules mathématiques. C’est ainsi qu’en plus de l’Univers que nous connaissons, il en existerait une infinité autres.

Des mondes isolés et indépendants

D’après l’interprétation des mondes multiples, aucun observateur n’est toutefois conscient de l’existence des mondes, à part le sien, soulignait Philip Ball. Nous ne voyons en effet qu’un seul résultat de la mesure, mais tous les autres résultats existeraient dans d’autres mondes. Il y aurait, par conséquent, plusieurs autres versions de nous-mêmes qui auraient été témoins de ces résultats alternatifs.

Ainsi, tout ce qui est physiquement possible dans notre univers pourrait se réaliser dans un univers parallèle. Tous les univers qui respectent les lois de la physique existent donc quelque part dans le multivers, soulignait encore John Gribbin. Par exemple, le monde des Misérables existe, mais pas celui de Harry Potter avec ses règles de la magie qui contredisent les lois de la physique.


LES UNIVERS PARALLES

Les origines de la rumeur

Le concept d’univers qui seraient « parallèles » au nôtre, ou de multivers (notre univers ne serait donc qu’un parmi une infinité d’autres), est bel et bien né chez les scientifiques, il y a des décennies. La théorie a été élaborée par le physicien américain Hugh Everett dans les années 1950. Mais le concept a été popularisé ces dernières années au cinéma. On peut penser notamment au multivers de l’univers cinématographique de Marvel, où les superhéros voyagent d’un monde à l’autre afin de sauver leur propre réalité.

L’intérêt ne se limite pas au grand écran. En 2024, Google affirmait que sa nouvelle puce quantique pourrait exploiter les univers parallèles pour obtenir ses résultats.

Certains physiciens croient que l’existence des univers parallèles n’est que la conclusion logique des lois de la physique quantique. Dans un texte publié en 2020, l’astrophysicien et auteur britannique John Gribbin racontait que dans les années 1950, Hugh Everett voulait trouver une explication à un problème important de la mécanique quantique, celui de la mesure. 

En effet, en physique classique, on peut prédire l’emplacement d’un objet si l’on connaît son point de départ, sa vitesse et toutes les conditions qui peuvent influencer son déplacement. Cependant, en physique quantique, il est impossible de faire cette prédiction pour une particule avant de l’avoir observée. Les scientifiques peuvent seulement estimer les probabilités qu’elle se retrouve à différents endroits. Pourtant, une fois la mesure effectuée, la particule se situe uniquement à l’endroit où on l’observe et les probabilités qu’elle soit ailleurs retombent immédiatement à zéro.

Que se passe-t-il donc au moment de la mesure, c’est-à-dire lorsque la particule passe de plusieurs positions possibles à une seule dans un endroit précis? Selon l’interprétation la plus courante de la mécanique quantique, l’équation mathématique représentant les probabilités « s’effondre » tout simplement, résumait le journaliste scientifique britannique Philip Ball en 2018

Or, Everett n’était pas satisfait par cette interprétation. Et il n’était pas le seul: elle n’explique pas vraiment ce qui arrive dans la réalité, peut-on lire dans l’article sur la physique quantique de l’Encyclopédie Britannica. Cette interprétation décrit plutôt ce qui se passe d’un point de vue mathématique.

Everett a donc proposé sa propre interprétation. Selon celle-ci, au moment de la mesure, l’univers se diviserait en plusieurs versions: une pour chaque possibilité prédite par les formules mathématiques. C’est ainsi qu’en plus de l’Univers que nous connaissons, il en existerait une infinité autres.

Des mondes isolés et indépendants

D’après l’interprétation des mondes multiples, aucun observateur n’est toutefois conscient de l’existence des mondes, à part le sien, soulignait Philip Ball. Nous ne voyons en effet qu’un seul résultat de la mesure, mais tous les autres résultats existeraient dans d’autres mondes. Il y aurait, par conséquent, plusieurs autres versions de nous-mêmes qui auraient été témoins de ces résultats alternatifs.

Ainsi, tout ce qui est physiquement possible dans notre univers pourrait se réaliser dans un univers parallèle. Tous les univers qui respectent les lois de la physique existent donc quelque part dans le multivers, soulignait encore John Gribbin. Par exemple, le monde des Misérables existe, mais pas celui de Harry Potter avec ses règles de la magie qui contredisent les lois de la physique.

Astéroïde Bennu : tous les éléments nécessires à la vie semblent présents dans les échntillons de l’aéroide trnasplanétaire Bennu, y compris les sucres.

Les sucres qui composent l’ARN et l’ADN, les seuls éléments qui n’avaient pas été détectés lors des analyses précédentes, ont désormais été confirmés dans les échantillons de l’asteroide Bennu .

Le seul ingrédient indispensable à la vie qui n’avait pas encore été détecté sur Bennu est désormais là : des traces de divers types de sucres ont été trouvées dans les échantillons de l’astéroïde proche de la Terre visité en octobre 2020 par la mission de la NASA OSIRIS-REx, lorsque le bloc rocheux se trouvait à 320 millions de kilomètres de la Terre.

Depuis le retour de la capsule avec sa cargaison en 2023, plusieurs analyses avaient déjà confirmé la présence, dans les roches de Bennu, des éléments nécessaires à la vie. Il manquait toutefois le sucre, indispensables à maintenir ensemble la structure des molécules à la base des êtres vivants, RNA et ADN.

Depuis que les 121 grammes de poussière de Bennu ont été rendus par OSIRIS-REx, ils ont été répartis entre divers laboratoires répartis dans le monde capables de les analyser. .Les premiers travaux, peu après le retour, avaient révélé dans les échantillons la présence d’eau, de carbone et de nombreuses molécules organiques ; au début de cette année, il avait été confirmé la présence, dans les miettes de Bennu, de plusieurs acides aminés que l’on retrouve dans les processus biologiques terrestres, d’ammoniac et de toutes les cinq bases azotées qui composent l’ARN et l’ADN.

Il n’y avait pas encore trace, jusqu’à présent, des sucres qui constituent le squelette des nucléotides, c’est-à-dire les blocs de base, de l’ARN et de l’ADN, à savoir le ribose pour l’ARN et le désoxyribose pour l’ADN. Jusqu’à la nouvelle étude, juste publiée dans Nature Geoscience.

Un groupe de chercheurs de l’Université Tohoku de Sendai, au Japon, a broyé et mélangé avec des acides et de l’eau une petite partie des roches de Bennu, puis a utilisé la chromatographie en phase gazeuse et la spectrométrie de masse pour séparer et analyser les composés. Les analyses ont révélé la présence de ribose dans les échantillons de l’astéroïde — donc une composante structurelle de l’ARN, accompagnée d’autres sucres comme le xylulose, l’arabinose, le glucose et le galactose, mais pas de désoxyribose.

Les scientifiques estiment que les sucres pourraient s’être formés dans les mêmes mares d’eau salée supposées exister sur le corps céleste parental de Bennu, les mares aquatiques où l’on pense que les molécules complexes détectées jusqu’à présent ont vues. jour. Un fait important, car ces mêmes mares d’eau salée se trouveraient aussi sur la lune d’Encelade de Saturne et sur le planète naine Cérès. Les ingrédients à la base de la vie seraient donc abondants dans le Système solaire et les astéroïdes pourraient les avoir transportés sur Terre et vers d’autres corps célestes, comme Mars.

La présence de sucres et d’autres molécules fondamentales pour la vie avait déjà été confirmée par le passé sur des météorites tombées sur Terre, pour lesquelles il était toutefois difficile d’exclure une contamination post-impact.

Le fait d’avoir trouvé des sucres aussi dans les échantillons intacts de Bennu confirme la validité des découvertes précédentes.

De plus, l’absence de désoxyribose, le sucre qui donne sa structure à l’ADN, sur Bennu, vient étayer l’idée du « monde à ARN », selon laquelle les formes de vie les plus anciennes sur Terre, bien avant le développement de l’ADN et des protéines, auraient consisté en des molécules d’ARN qui jouaient à la fois le rôle d’entrepôts d’informations génétiques et celui de catalyseurs de réactions chimiques.

11/04/205 Les origines de la syphilis

La syphilis est l’une des maladies sexuellement transmissibles les plus
anciennes connues et elle reste aujourd’hui un problème majeur de santé
publique. Elle est causée par la bactérie Treponema pallidum. Il
s’agit d’une seule espèce qui se décline en plusieurs variants très
proches génétiquement et responsables de différentes tréponématoses.
Depuis longtemps, deux hypothèses s’opposent quant à son origine en
Europe : soit elle y circulait déjà discrètement avant les grandes
explorations, soit elle aurait été introduite après les premiers
contacts avec les Amériques, à la fin du XVᵉ siècle – c’est
l’« hypothèse colombienne ». Jusqu’ici, ce débat reposait surtout sur
des sources historiques et sur la paléopathologie, c’est-à-dire l’étude
de lésions observées sur des os anciens. Mais ces traces sont difficiles
à interpréter car elles apparaissent tardivement et peuvent
correspondre à plusieurs maladies différentes.La syphilis intrigue les scientifiques depuis des siècles : était-elle déjà présente en Europe à bas bruit ou a-t-elle été rapportée des Amériques après la colonisation ? Un génome vieux de 5 500 ans découvert en Colombie apporte de nouveaux indices en faveur de cette seconde hypothèse.

La syphilis est l’une des maladies sexuellement transmissibles les plus anciennes connues et elle reste aujourd’hui un problème majeur de santé publique. Elle est causée par la bactérie Treponema pallidum. Il s’agit d’une seule espèce qui se décline en plusieurs variants très proches génétiquement et responsables de différentes tréponématoses. Depuis longtemps, deux hypothèses s’opposent quant à son origine en Europe : soit elle y circulait déjà discrètement avant les grandes explorations, soit elle aurait été introduite après les premiers contacts avec les Amériques, à la fin du XVᵉ siècle – c’est l’« hypothèse colombienne ». Jusqu’ici, ce débat reposait surtout sur des sources historiques et sur la paléopathologie, c’est-à-dire l’étude de lésions observées sur des os anciens. Mais ces traces sont difficiles à interpréter car elles apparaissent tardivement et peuvent correspondre à plusieurs maladies différentes.

Une découverte un peu par hasard

Une nouvelle étude publiée dans ScienceOuverture dans un nouvel onglet vient relancer ce débat grâce à l’ADN d’un chasseur-cueilleur ayant vécu il y a 5 500 ans en Colombie. Alors qu’ils s’intéressaient à l’histoire des populations, les scientifiques ont découvert un peu par hasard le génome d’un tréponème ancien, un cousin de la syphilis actuelle. Résultats : ce pathogène possédait déjà tous les gènes associés à la virulence, ce qui suggère qu’il provoquait une maladie similaire. Comme l’explique la chercheuse Anna-Sapfo Malaspinas, coautrice de l’étude : « On observe une grande diversité de tréponèmes dans les Amériques bien avant les contacts avec l’Europe, une diversité que l’on ne retrouve pas, avec les données actuelles, en Europe. » Cette découverte recule de 3 000 ans l’histoire connue de ces bactéries et renforce l’idée que la syphilis pourrait avoir été importée depuis le continent américain. Mais elle montre aussi à quel point ces pathogènes restent mal compris, tant sur le plan génétique qu’évolutif.

Le hennissement du cheval

Le mécanisme du hennissement a été élucidé en février 2026 seulement, par une étude publiée dans la revue scientifique Current Biology, qui a impliqué des chercheurs français, suisses, danois et autrichiens.

Le hennissement des chevaux a longtemps été une curiosité, car il échappe à la règle d’allométrie acoustique, selon laquelle plus un animal est grand, et plus ses vocalisations sont graves. Les hennissements des chevaux sont en réalité biphoniques, combinant deux sources sonores ayant chacune une fréquence propre, en simultané. La fréquence basse (~200 Hz) provient des vibrations des cordes vocales, alors que la haute fréquence (>1000 Hz) est un sifflement aérodynamique, indépendant des cordes vocales. Cette double production sonore augmente la complexité vocale et les capacités de communication des chevaux. La biphonie est rare chez les animaux, mais d’autres espèces que le cheval en sont capables. Sa fonction pourrait être d’augmenter la diversité des signaux vocaux et de transmettre plusieurs messages en parallèle.ntroduction

Le mécanisme du hennissement a été élucidé en février 2026 seulement, par une étude publiée dans la revue scientifique Current Biology, qui a impliqué des chercheurs français, suisses, danois et autrichiens.



Référence

ArticleVolume
36, Issue 4
p902-911.e4February 23, 2026


The high fundamental frequency in horse whinnies
is generated by an aerodynamic whistle



Romain
Adrien Lefèvre
1 ∙ Lucie
Barluet de Beauchesne
2 ∙ Florent
Sabarros
3 ∙ … ∙ David
Reby
2,8 ∙ William
Tecumseh Fitch
7,8 tecumseh.fitch@univie.ac.at
Élodie
Floriane Briefer
1,8,9 elodie.briefer@bio.ku.dk








htrses produce dual fundamental
frequency vocalizations with distinct mechanisms






The high frequency is a whistle,
produced independently of vocal fold vibration







Helium experiments confirm its
aerodynamic origins







These adaptations enhance both
vocal complexity and communicative potential






Summary



Understanding why the frequencies of some species’
vocalizations are far above or below those predicted by body size
is key for explaining the remarkable diversity of mammalian vocal
behavior. Horses, among the largest terrestrial mammals, provide a
clear example of such deviation: their whinnies contain a very
high fundamental frequency (>1,000 Hz) in addition to a second,
lower one (∼200 Hz). While the lower fundamental frequency of
whinnies is readily attributed to vocal fold (laryngeal)
vibrations, the biomechanical processes underlying the production
of the higher one remain unknown. Using a combination of in
vivo
and ex vivo data, including excised larynx
experiments with helium, computed tomography (CT) scans,
endoscopic examinations, and acoustic analysis of horses with
recurrent laryngeal neuropathy, we provide evidence that the high
fundamental frequency in horse whinnies is generated by an
aerodynamic whistle mechanism within the larynx, rather than vocal
fold tissue vibration. These separate laryngeal sources explain
the simultaneous production of low and high fundamental
frequencies in vocalizations (i.e., biphonation). Horse
biphonation likely evolved to convey multiple independent messages
concurrently, highlighting the role of anatomical and aerodynamic
adaptations in enhancing vocal complexity across species.







Sur le coût de la maintenence des centrales nucléaires en Frane. Rapport de la Cour des comptes

La Cour des comptes a publié, le 14 janvier 2024, un rapport de suivi sur la filière EPR. Ce document salue les progrès réalisés pour relancer le nucléaire en France, mais émet des alertes sur les coûts et la rentabilité, ainsi que sur les synergies entre le programme national et les projets internationaux. La Sfen apporte des précisions sur les analyses de la Cour et insiste sur les conditions nécessaires pour assurer la compétitivité et la réussite de cette filière stratégique.

Après un premier travail très critique en 2020 sur la filière EPR, la Cour des comptes a publié, le 14 janvier 2024, un rapport de suivi intitulé : “La filière EPR : une dynamique nouvelle, des risques persistants”. Ce document se penche sur le programme EPR2, qui prévoit la construction de 6 à 14 réacteurs en France, tout en évaluant la situation des chantiers existants en France (Flamanville), en Chine, en Finlande et au Royaume-Uni. Il est naturel que la Cour des comptes s’intéresse à ce programme structurant pour le pays. En effet, le rapport souligne que le développement des EPR2 vise à répondre à des enjeux cruciaux : la sécurité énergétique, la réduction des émissions de gaz à effet de serre et le respect des objectifs de l’Accord de Paris.

Lors de sa conférence de presse, Pierre Moscovici, président de la Cour des comptes, a salué les avancées : « En moins de quatre ans, d’importants dispositifs ont été mis en place pour relancer le nucléaire ». Cependant, le rapport émet plusieurs alertes. L’une d’elles concerne les coûts et la rentabilité des projets, notamment en se basant sur l’expérience de Flamanville 3, récemment connecté au réseau. Une autre souligne l’importance de renforcer les synergies entre le programme domestique et les initiatives internationales pour maintenir la compétitivité de la filière. La Société française d’énergie nucléaire (Sfen) a tenu à préciser quelques éléments de compréhension sur ces deux points.

Sur la question de la rentabilité pour EDF du programme EPR

La Cour donne une nouvelle mise à jour des coûts d’investissement de Flamanville 3, cette fois-ci en euros 2023 (€2023), alors que l’évaluation précédente était en euros 2015 (€2015). Ainsi le coût de construction, qui avait été réévalué à 13,2Md€2015 (EDF) fin novembre 2023, est évalué à 15,6Mds€2023 (EDF), compte tenu de l’inflation. C’est bien ce coût qui doit être comparé au coût de construction initial de 3,3Md€2005.

En effet, comme dans son rapport précédent, la Cour élargit son paramètre d’étude à d’autres catégories de coûts qui ne sont pas compris dans le devis initial. Il s’agit par exemple des dépenses lors de la première phase d’exploitation et les coûts de financement (intérêts intercalaires). Ainsi, les Sages de la rue Cambon évaluent le coût total à 23,7Mds€2023. Par ailleurs, Le coût de production associé, avec un facteur de charge de 85% et une rentabilité de 4 %, est évalué par la Cour à 122€2023/MWh.

La Cour note la « faible rentabilité de Flamanville 3 » pour EDF. Ce qui est sans surprise compte tenu des retards du projet et par sa nature même de tête de série. Il est important de rappeler que l’EPR de Flamanville, qui a contribué à remettre en marche la filière de constructions neuves en France, n’a bénéficié d’aucune aide d’État. Il a été financé par EDF sur fonds propres. De plus, il vendra sa production, au sein de l’ensemble du parc actuel, dans un marché de l’électricité européen dont les prix sont non seulement incertains, mais aussi de plus en plus volatils.

La Sfen a souligné, dans sa réponse à la concertation sur la PPE, que le nucléaire, qui rentre dans un nouveau cycle d’investissement, aura besoin d’un soutien équivalent à celui qu’ont reçu les renouvelables. Pour rappel, le parc éolien en mer de Saint Brieuc1 bénéficie depuis sa mise en service en 2023 d’un tarif d’achat garanti de 155€/MWh sur 20 ans, lequel a permis, entre autres, la construction de l’usine du Havre pour la fabrication des éoliennes.

La Cour attire de nouveau l’attention sur l’importance de la question des coûts financiers, un sujet qui sera très important pour le programme EPR2. Dans ses différentes publications, la Sfen a elle aussi souligné que le coût final d’investissement et le coût de production des futurs EPR2 seront très sensibles au coût moyen pondéré du capital. Elle a récemment indiqué, dans sa réponse à la PPE, que le schéma financier, sur lequel on attend toujours une orientation de la part de l’État, pourrait s’inspirer par exemple de celui de Dukovany 5 en République tchèque, approuvé par la Commission, lequel comprend à la fois un tarif d’achat garanti et un prêt à taux zéro pendant la durée de construction.

Sur les prochaines décisions sur le programme national et les projets internationaux

La Cour note qu’après le jalon du passage de la conception initiale (basic design) à la conception détaillée (detailed design) de l’EPR2 en juillet 2024, une nouvelle évaluation des coûts et des délais est attendue pour le programme les prochaines semaines.  La Cour fait état du nouveau chiffrage provisoire de fin 2023 dont avait fait état le Sénat, avec un coût de construction overnight (hors intérêts intercalaires [1]) de 67,4Md€ (euros 2020), dont 8,7Md€ pour le développement du palier EPR2.

EDF avait indiqué, lors de son audition au Sénat, qu’il poursuivait ses travaux d’optimisation du planning et des contrats. La Cour rappelle aussi que les conditions de financement doivent elles aussi toujours être arrêtées par les pouvoirs publics, avant d’être approuvées par la Commission européenne au titre des aides d’État, un processus qui devrait prendre un an. En attendant, ces incertitudes « réduisent la visibilité dont les acteurs de la filière ont besoin pour s’engager dans les projets industriels de cette ampleur et obtenir des financements », indique la Cour des comptes.

Au-delà du programme français, la Cour fait plusieurs recommandations à l’international. Au Royaume-Uni, elle préconise de ne pas approuver une décision finale d’investissement pour EDF dans Sizewell C avant l’obtention d’une réduction significative de son exposition financière dans Hinkley Point C. Dans sa réponse, le Président d’EDF rappelle l’importance de ce projet pour EDF et la filière industrielle française. Il s’agira du « premier cas d’industrialisation par la réplication d’un projet EPR, en particulier en reconduisant la filière industrielle, afin de dérisquer le planning et réduire le délai de construction ». Par principe, tout délai dans la décision au Royaume-Uni de nature à impacter le cadencement industriel de réplication peut se solder, au final, par des coûts supplémentaires sur le projet.

La Cour recommande aussi à EDF de s’assurer que tout nouveau projet à l’international dans le secteur nucléaire soit générateur de synergies chiffrées avec le programme EPR2 et ne ralentisse pas le calendrier du programme en France. Le Président d’EDF dans sa réponse rappelle qu’un des enjeux stratégiques du développement de projets à l’international, entre autres, est de faire changer d’échelle industrielle la filière nucléaire française. Il s’agit d’éviter un « risque de marginalisation de notre industrie en Europe, face à une concurrence coréenne et américaine très active ». ■




Le projet de loi sur l’intelligence artificielle de l’Union européenne

Le projet de loi sur l’intelligence artificielle de l’Union européenne vise à réglementer l’IA pour garantir son développement responsable et sécurisé, avec un accord trouvé en décembre 2023.

Cadre Réglementaire de l’UE

L’Union européenne a proposé un cadre réglementaire ambitieux pour l’intelligence artificielle, connu sous le nom de AI Act. Ce projet de loi, qui a été convenu par le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne en décembre 2023, a pour objectif de classer les systèmes d’IA en fonction des risques qu’ils présentent. Les priorités incluent la sécurité, la transparence, la traçabilité, la non-discrimination et le respect de l’environnement. Ce cadre vise à assurer que les systèmes d’IA respectent les droits fondamentaux et les valeurs de l’UE, tout en favorisant l’innovation et les investissements dans ce domaine. 

Lefebvre Dalloz Compétences

Mise en Œuvre en France

En France, le ministère de l’Économie (Bercy) a présenté un schéma de régulation qui définit comment les différentes autorités nationales seront impliquées dans la mise en œuvre du règlement européen sur l’IA. La DGCCRF et la DGE joueront un rôle central, tandis que la CNIL et l’ARCOM auront également des responsabilités significatives. Ce schéma vise à clarifier les rôles et à faciliter la coordination entre les différentes autorités pour garantir une application efficace de la réglementation. 

next.ink

Objectifs Clés

  • Sécurité et Conformité: Assurer que les systèmes d’IA introduits sur le marché sont sûrs et conformes aux droits fondamentaux.
  • Développement d’un Marché Unique: Éviter la fragmentation du marché de l’IA en établissant des normes communes.
  • Supervision Humaine: Placer la supervision des systèmes d’IA sous la responsabilité humaine pour minimiser les résultats indésirables.
    Ce projet de loi représente une étape majeure dans la régulation de l’IA au niveau mondial, visant à équilibrer l’innovation technologique avec la protection des droits des utilisateurs et des valeurs sociétales.

Lefebvre Dalloz Compétences

Qu’en est-il de la régl

Loi sur l’Intetelligence Artificelle

Règlement – UE – 2024/1689 – EN – EUR-Lex

Verssio francaiee Règlement – UE – 2024/1689 – EN – EUR-Lex

2024/168912.7.2024

RÈGLEMENT (UE) 2024/1689 DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL

du 13 juin 2024

établissant des règles harmonisées concernant l’intelligence artificielle et modifiant les règlements (CE) no 300/2008, (UE) no 167/2013, (UE) no 168/2013, (UE) 2018/858, (UE) 2018/1139 et (UE) 2019/2144 et les directives 2014/90/UE, (UE) 2016/797 et (UE) 2020/1828 (règlement sur l’intelligence artificielle)

(Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE)

LE PARLEMENT EUROPÉEN ET LE CONSEIL DE L’UNION EUROPÉENNE,

vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, et notamment ses articles 16 et 114,

vu la proposition de la Commission européenne,

après transmission du projet d’acte législatif aux parlements nationaux,

vu l’avis du Comité économique et social européen (1),

vu l’avis de la Banque centrale européenne (2),

uant conformément à la procédure législative ordinaire (4),

considérant ce qui suit:

(1)L’objectif du présent règlement est d’améliorer le fonctionnement du marché intérieur en établissant un cadre juridique uniforme, en particulier pour le développement, la mise sur le marché, la mise en service et l’utilisation de systèmes d’intelligence artificielle (ci-après dénommés «systèmes d’IA») dans l’Union, dans le respect des valeurs de l’Union, de promouvoir l’adoption de l’intelligence artificielle (IA) axée sur l’humain et digne de confiance tout en garantissant un niveau élevé de protection de la santé, de la sécurité et des droits fondamentaux consacrés dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (ci-après dénommée «Charte»), y compris la démocratie, l’état de droit et la protection de l’environnement, de protéger contre les effets néfastes des systèmes d’IA dans l’Union, et de soutenir l’innovation. Le présent règlement garantit la libre circulation transfrontière des biens et services fondés sur l’IA, empêchant ainsi les États membres d’imposer des restrictions au développement, à la commercialisation et à l’utilisation de systèmes d’IA, sauf autorisation expresse du présent règlement.
(2)Le présent règlement devrait être appliqué dans le respect des valeurs de l’Union consacrées dans la Charte, en facilitant la protection des personnes physiques, des entreprises, de la démocratie, de l’état de droit et de l’environnement, tout en stimulant l’innovation et l’emploi et en faisant de l’Union un acteur de premier plan dans l’adoption d’une IA digne de

12/O4/2026 Sauvetage des deux pilotes américains

L’opération menée par l’Armée américaine concernant le sauvetage des deux pilotes d’un avion d’observation  abattu au dessues  l’Iran passera dans l’histoire. Elle honore Donald Trump qui a pris le risque de se déconsidérer  mondialement en cas d’échec. Elle a montrée au monde, qui commence à en douter, que l’US Army  reste la première puissance militaire mondiale.

12/04/2026 Les cellules zombies.

Un risque accru de décès chez les personnes âgées


12/04/2026 Les « »cellules zombies »

Pointées du doigt, traquées par les chercheurs, les cellules zombies ou cellules sénescentes sont accusées de favoriser un vieillissement en mauvaise santé. Pourquoi leur fait-on un tel procès ?

Elles sont la bête noire des médecins anti-âge, les chercheurs en quête d’antidotes au vieillissement. Si les cellules « zombies » jouissent d’une aussi mauvaise réputation, c’est qu’elles mènent la vie dure à notre organisme en accélérant le vieillissement de nos cellules.Des cellules sénescentes « immortelles »Mais que se cache-t-il derrière ces cellules zombies ? Cette appellation peu valorisante renvoie à la sénescence, un phénomène normal associé au vieillissement. Avec l’âge, chaque cellule peut se muer en cellule sénescente, un état par lequel la cellule dévie de son fonctionnement normal.

Alors que chaque nouvelle cellule saine, se multiplie en donnant naissance à de nouvelles cellules avant de mourir, les cellules sénescentes, elles, cessent de croître et de se diviser. Mais elles continuent de libérer des molécules inflammatoires qui dégradent les tissus. Des dermatologues américains ont bien décrit le processus dans un article au Huffington Post américain: « Ces cellules ont cessé de se diviser, mais ne meurent pas », expliquait le Dr Christine Ko, dermatologue agréée et professeur de dermatologie à la Yale School of Medicine au média américain.
Quand les cellules zombies attaquent nos cellulesChaque cellule a le potentiel de se transformer en cellule zombie, se détournant de leur fonction naturelle. Leur multiplication dans l’organisme peut s’avérer problématique. Chez une personne jeune, le système immunitaire leur fait barrage et parvient à détruire ces cellules sénentes.En revanche, avec l’âge, le système immunitaire peut se sentir dépassé et se révéler impuissant à les éliminer, ce qui peut affaiblir l’organisme.
En trop grand nombre, ces cellules « empoisonnent » en quelque sorte les cellules saines voisines en libérant des substances chimiques inflammatoires aux effets toxiques, ajoutait le Dr Kristina Collins, autre dermatologue certifiée interrogée par le journal américain.
La présence hostile et indésirable des cellules zombies peut alors rendre plus vulnérable à divers problèmes de santé et maladies liées au vieillissement. Ce cercle vicieux est mis en lumière dans une récente étude menée par des chercheurs américains de la Mayo Clinic. Dans la revue Aging Cell, les scientifiques apportent de nouvelles connaissances sur l’influence des cellules zombies dans le vieillissement.Les chercheurs sont partis du constat que nous vieillissons à des rythmes différents et que l’âge biologique (ou physiologique) n’est pas toujours le reflet de notre âge chronologique (qui se calcule à partir de la date de naissance).Autrement dit, au même âge (et dès 30 ans, d’après une étude parue en 2015 dans la revue PNAS), certaines personnes vieillissent plus vite que la moyenne. Les cellules sénescentes perturberaient le processus naturel de vieillissement et dégraderaient l’état de santé des personnes âgées concernées.Un risque accru de décès chez les personnes âgéesLes travaux ont porté sur un panel de 1 923 adultes âgés de 65 ans et plus, dont 68 % qui souffraient d’une maladie chronique et 32 % d’une seule maladie. »Nous avons découvert qu’un groupe de protéines diverses sécrétées par les cellules zombies peut servir de biomarqueurs de la sénescence et prédire l’état de santé des personnes âgées », explique Jennifer St. Sauver, auteur principal de l’étude et directrice scientifique du Population Health Science Scholars Program au Robert and Patricia Kern Center for the Science of Health Care Delivery de la Mayo Clinic.  Il semblerait que ces biomarqueurs puissent prédire le risque de décès. « Nous avons également découvert que la mesure de ces biomarqueurs dans le sang peut aider à prédire la mortalité au-delà de la combinaison de l’âge chronologique, du sexe ou de la présence d’une maladie chronique ».Une interaction encore méconnue entre le mode de vie et les cellules zombiesLes chercheurs ont en effet constaté que des niveaux plus élevés de biomarqueurs sénescents spécifiques étaient tous associés à un risque accru de décès et que parmi ces biomarqueurs, certains favorisaient le développement de maladies chroniques, de maladies cardiaques et certains types de cancers.

Les travaux ont porté sur un panel de 1 923 adultes âgés de 65 ans et plus, dont 68 % qui souffraient d’une maladie chronique et 32 % d’une seule maladie.

« Nous avons découvert qu’un groupe de protéines diverses sécrétées par les cellules zombies peut servir de biomarqueurs de la sénescence et prédire l’état de santé des personnes âgées« , explique Jennifer St. Sauver, auteur principal de l’étude et directrice scientifique du Population Health Science Scholars Program au Robert and Patricia Kern Center for the Science of Health Care Delivery de la Mayo Clinic.  

Il semblerait que ces biomarqueurs puissent prédire le risque de décès. « Nous avons également découvert que la mesure de ces biomarqueurs dans le sang peut aider à prédire la mortalité au-delà de la combinaison de l’âge chronologique, du sexe ou de la présence d’une maladie chronique ».

Une interaction encore méconnue entre le mode de vie et les cellules zombies

Les chercheurs ont en effet constaté que des niveaux plus élevés de biomarqueurs sénescents spécifiques étaient tous associés à un risque accru de décès et que parmi ces biomarqueurs, certains favorisaient le développement de maladies chroniques, de maladies cardiaques et certains types 

de cancers

.

Les cellules zombies restent un vaste terrain d’exploration scientifique. Des recherches sont notamment en cours pour comprendre en quoi notre mode de vie, l’alimentation, l’activité physique et la prise médicamenteuse pourraient aider à contrer et à éliminer ces cellules sénescentes, en influençant le niveau de leurs biomarqueurs.  Afficher les sources de cet article

https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/acel.14006

https://www.eurekalert.org/news-releases/1034493

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12/04/2026 Les « »cellules zombies »

Pointées du doigt, traquées par les chercheurs, les cellules zombies ou cellules sénescentes sont accusées de favoriser un vieillissement en mauvaise santé. Pourquoi leur fait-on un tel procès ?

Elles sont la bête noire des médecins anti-âge, les chercheurs en quête d’antidotes au vieillissement. Si les cellules « zombies » jouissent d’une aussi mauvaise réputation, c’est qu’elles mènent la vie dure à notre organisme en accélérant le vieillissement de nos cellules.Des cellules sénescentes « immortelles »Mais que se cache-t-il derrière ces cellules zombies ? Cette appellation peu valorisante renvoie à la sénescence, un phénomène normal associé au vieillissement. Avec l’âge, chaque cellule peut se muer en cellule sénescente, un état par lequel la cellule dévie de son fonctionnement normal.

Alors que chaque nouvelle cellule saine, se multiplie en donnant naissance à de nouvelles cellules avant de mourir, les cellules sénescentes, elles, cessent de croître et de se diviser. Mais elles continuent de libérer des molécules inflammatoires qui dégradent les tissus. Des dermatologues américains ont bien décrit le processus dans un article au Huffington Post américain: « Ces cellules ont cessé de se diviser, mais ne meurent pas », expliquait le Dr Christine Ko, dermatologue agréée et professeur de dermatologie à la Yale School of Medicine au média américain.
Quand les cellules zombies attaquent nos cellulesChaque cellule a le potentiel de se transformer en cellule zombie, se détournant de leur fonction naturelle. Leur multiplication dans l’organisme peut s’avérer problématique. Chez une personne jeune, le système immunitaire leur fait barrage et parvient à détruire ces cellules sénescentes.En revanche, avec l’âge, le système immunitaire peut se sentir dépassé et se révéler impuissant à les éliminer, ce qui peut affaiblir l’organisme.
En trop grand nombre, ces cellules « empoisonnent » en quelque sorte les cellules saines voisines en libérant des substances chimiques inflammatoires aux effets toxiques, ajoutait le Dr Kristina Collins, autre dermatologue certifiée interrogée par le journal américain.
La présence hostile et indésirable des cellules zombies peut alors rendre plus vulnérable à divers problèmes de santé et maladies liées au vieillissement. Ce cercle vicieux est mis en lumière dans une récente étude menée par des chercheurs américains de la Mayo Clinic. Dans la revue Aging Cell, les scientifiques apportent de nouvelles connaissances sur l’influence des cellules zombies dans le vieillissement.Les chercheurs sont partis du constat que nous vieillissons à des rythmes différents et que l’âge biologique (ou physiologique) n’est pas toujours le reflet de notre âge chronologique (qui se calcule à partir de la date de naissance).Autrement dit, au même âge (et dès 30 ans, d’après une étude parue en 2015 dans la revue PNAS), certaines personnes vieillissent plus vite que la moyenne. Les cellules sénescentes perturberaient le processus naturel de vieillissement et dégraderaient l’état de santé des personnes âgées concernées.Un risque accru de décès chez les personnes âgéesLes travaux ont porté sur un panel de 1 923 adultes âgés de 65 ans et plus, dont 68 % qui souffraient d’une maladie chronique et 32 % d’une seule maladie. »Nous avons découvert qu’un groupe de protéines diverses sécrétées par les cellules zombies peut servir de biomarqueurs de la sénescence et prédire l’état de santé des personnes âgées », explique Jennifer St. Sauver, auteur principal de l’étude et directrice scientifique du Population Health Science Scholars Program au Robert and Patricia Kern Center for the Science of Health Care Delivery de la Mayo Clinic.  Il semblerait que ces biomarqueurs puissent prédire le risque de décès. « Nous avons également découvert que la mesure de ces biomarqueurs dans le sang peut aider à prédire la mortalité au-delà de la combinaison de l’âge chronologique, du sexe ou de la présence d’une maladie chronique ».Une interaction encore méconnue entre le mode de vie et les cellules zombiesLes chercheurs ont en effet constaté que des niveaux plus élevés de biomarqueurs sénescents spécifiques étaient tous associés à un risque accru de décès et que parmi ces biomarqueurs, certains favorisaient le développement de maladies chroniques, de maladies cardiaques et certains types de cancers.

Un risque accru de décès chez les personnes âgées

Les travaux ont porté sur un panel de 1 923 adultes âgés de 65 ans et plus, dont 68 % qui souffraient d’une maladie chronique et 32 % d’une seule maladie.

« Nous avons découvert qu’un groupe de protéines diverses sécrétées par les cellules zombies peut servir de biomarqueurs de la sénescence et prédire l’état de santé des personnes âgées« , explique Jennifer St. Sauver, auteur principal de l’étude et directrice scientifique du Population Health Science Scholars Program au Robert and Patricia Kern Center for the Science of Health Care Delivery de la Mayo Clinic.  

Il semblerait que ces biomarqueurs puissent prédire le risque de décès. « Nous avons également découvert que la mesure de ces biomarqueurs dans le sang peut aider à prédire la mortalité au-delà de la combinaison de l’âge chronologique, du sexe ou de la présence d’une maladie chronique ».

Une interaction encore méconnue entre le mode de vie et les cellules zombies

Les chercheurs ont en effet constaté que des niveaux plus élevés de biomarqueurs sénescents spécifiques étaient tous associés à un risque accru de décès et que parmi ces biomarqueurs, certains favorisaient le développement de maladies chroniques, de maladies cardiaques et certains types 

de cancers

.

Les cellules zombies restent un vaste terrain d’exploration scientifique. Des recherches sont notamment en cours pour comprendre en quoi notre mode de vie, l’alimentation, l’activité physique et la prise médicamenteuse pourraient aider à contrer et à éliminer ces cellules sénescentes, en influençant le niveau de leurs biomarqueurs.  Afficher les sources de cet article

https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/acel.14006

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10/04/2026 Des protéines déterminantes dans l’apparion de la vie sur la Terre

Les protéines, comme les amyloïdes, jouent un rôle crucial dans la réplication et la reproduction de la vie. Les amyloïdes, par exemple, sont des structures protéiques qui peuvent diriger la sélection d’acides aminés pour générer encore plus d’amyloïdes, contribuant ainsi à la création de la vie elle-même. Cette structure protéique commune pourrait aider à mieux comprendre comment la vie s’est créée dans un premier temps. 

Trust My Science


Les acides aminés, qui sont les éléments constitutifs des protéines, ont commencé à se lier entre eux pour former des protéines dans des conditions proches de celles de la Terre primitive. Cette découverte, publiée dans la revue Nature, confirme la théorie du « monde des thioesters » et propose un scénario pour l’apparition de la synthèse des protéines, une étape clé vers la vie. 

Futura+1


La soupe primordiale, un mélange physico-chimique décrit par les scientifiques pour comprendre les origines de la vie, est un scénario selon lequel les premiers systèmes génétiques d’auto-réplication, probablement de l’ARN ou des molécules comparables comme des protéines particulières, se sont enveloppés dans un sac lipidique pour aboutir aux « protobiontes » ou « progénotes » à l’origine des cellules. 

Wikipedia


Les ribozymes, qui sont des machines moléculaires en ARN, se révèlent parfaitement aptes à créer des liaisons entre des acides aminés activés, les éléments constitutifs des futures protéines. Cette découverte est un tournant dans l’histoire de notre planète : la synthèse des protéines, molécules biologiques essentielles à la vie, peut maintenant commencer. 

CK-12 Foundation


Ces découvertes montrent que certaines  protéines, comme les amyloïdes et les ribozymes, sont des éléments essentiels dans l’apparition  de la vie.

Or si cette procédure a joué un rôle capital dans l’apparition de la vie sur la Terre, elle doit aussi favoriser celle de une la vie une de la vie sur les milliards de planètes l’univers visible. Or si la vie n’est pas l’homme, l’exemple de la Terre montre qu’elle peut est normalement y conduire

11/05/2026 Cellules « zombies »

L
12/04/2026 Les « »cellules zombies »

Pointées du doigt, traquées par les chercheurs, les cellules zombies ou cellules sénescentes sont accusées de favoriser un vieillissement en mauvaise santé. Pourquoi leur fait-on un tel procès ?

Elles sont la bête noire des médecins anti-âge, les chercheurs en quête d’antidotes au vieillissement. Si les cellules « zombies » jouissent d’une aussi mauvaise réputation, c’est qu’elles mènent la vie dure à notre organisme en accélérant le vieillissement de nos cellules.Des cellules sénescentes « immortelles »Mais que se cache-t-il derrière ces cellules zombies ? Cette appellation peu valorisante renvoie à la sénescence, un phénomène normal associé au vieillissement. Avec l’âge, chaque cellule peut se muer en cellule sénescente, un état par lequel la cellule dévie de son fonctionnement normal.

Alors que chaque nouvelle cellule saine, se multiplie en donnant naissance à de nouvelles cellules avant de mourir, les cellules sénescentes, elles, cessent de croître et de se diviser. Mais elles continuent de libérer des molécules inflammatoires qui dégradent les tissus. Des dermatologues américains ont bien décrit le processus dans un article au Huffington Post américain: « Ces cellules ont cessé de se diviser, mais ne meurent pas », expliquait le Dr Christine Ko, dermatologue agréée et professeur de dermatologie à la Yale School of Medicine au média américain.
Quand les cellules zombies attaquent nos cellulesChaque cellule a le potentiel de se transformer en cellule zombie, se détournant de leur fonction naturelle. Leur multiplication dans l’organisme peut s’avérer problématique. Chez une personne jeune, le système immunitaire leur fait barrage et parvient à détruire ces cellules sénescentes.En revanche, avec l’âge, le système immunitaire peut se sentir dépassé et se révéler impuissant à les éliminer, ce qui peut affaiblir l’organisme.
En trop grand nombre, ces cellules « empoisonnent » en quelque sorte les cellules saines voisines en libérant des substances chimiques inflammatoires aux effets toxiques, ajoutait le Dr Kristina Collins, autre dermatologue certifiée interrogée par le journal américain.
La présence hostile et indésirable des cellules zombies peut alors rendre plus vulnérable à divers problèmes de santé et maladies liées au vieillissement. Ce cercle vicieux est mis en lumière dans une récente étude menée par des chercheurs américains de la Mayo Clinic. Dans la revue Aging Cell, les scientifiques apportent de nouvelles connaissances sur l’influence des cellules zombies dans le vieillissement.Les chercheurs sont partis du constat que nous vieillissons à des rythmes différents et que l’âge biologique (ou physiologique) n’est pas toujours le reflet de notre âge chronologique (qui se calcule à partir de la date de naissance).Autrement dit, au même âge (et dès 30 ans, d’après une étude parue en 2015 dans la revue PNAS), certaines personnes vieillissent plus vite que la moyenne. Les cellules sénescentes perturberaient le processus naturel de vieillissement et dégraderaient l’état de santé des personnes âgées concernées.Un risque accru de décès chez les personnes âgéesLes travaux ont porté sur un panel de 1 923 adultes âgés de 65 ans et plus, dont 68 % qui souffraient d’une maladie chronique et 32 % d’une seule maladie. »Nous avons découvert qu’un groupe de protéines diverses sécrétées par les cellules zombies peut servir de biomarqueurs de la sénescence et prédire l’état de santé des personnes âgées », explique Jennifer St. Sauver, auteur principal de l’étude et directrice scientifique du Population Health Science Scholars Program au Robert and Patricia Kern Center for the Science of Health Care Delivery de la Mayo Clinic.  Il semblerait que ces biomarqueurs puissent prédire le risque de décès. « Nous avons également découvert que la mesure de ces biomarqueurs dans le sang peut aider à prédire la mortalité au-delà de la combinaison de l’âge chronologique, du sexe ou de la présence d’une maladie chronique ».Une interaction encore méconnue entre le mode de vie et les cellules zombiesLes chercheurs ont en effet constaté que des niveaux plus élevés de biomarqueurs sénescents spécifiques étaient tous associés à un risque accru de décès et que parmi ces biomarqueurs, certains favorisaient le développement de maladies chroniques, de maladies cardiaques et certains types de cancers.

Un risque accru de décès chez les personnes âgées

Les travaux ont porté sur un panel de 1 923 adultes âgés de 65 ans et plus, dont 68 % qui souffraient d’une maladie chronique et 32 % d’une seule maladie.

« Nous avons découvert qu’un groupe de protéines diverses sécrétées par les cellules zombies peut servir de biomarqueurs de la sénescence et prédire l’état de santé des personnes âgées« , explique Jennifer St. Sauver, auteur principal de l’étude et directrice scientifique du Population Health Science Scholars Program au Robert and Patricia Kern Center for the Science of Health Care Delivery de la Mayo Clinic.  

Il semblerait que ces biomarqueurs puissent prédire le risque de décès. « Nous avons également découvert que la mesure de ces biomarqueurs dans le sang peut aider à prédire la mortalité au-delà de la combinaison de l’âge chronologique, du sexe ou de la présence d’une maladie chronique ».

Une interaction encore méconnue entre le mode de vie et les cellules zombies

Les chercheurs ont en effet constaté que des niveaux plus élevés de biomarqueurs sénescents spécifiques étaient tous associés à un risque accru de décès et que parmi ces biomarqueurs, certains favorisaient le développement de maladies chroniques, de maladies cardiaques et certains types 

de cancers

.

Les cellules zombies restent un vaste terrain d’exploration scientifique. Des recherches sont notamment en cours pour comprendre en quoi notre mode de vie, l’alimentation, l’activité physique et la prise médicamenteuse pourraient aider à contrer et à éliminer ces cellules sénescentes, en influençant le niveau de leurs biomarqueurs.  Afficher les sources de cet article

https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/acel.14006

https://www.eurekalert.org/news-releases/1034493

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