11/02/2026 Accident diplomatique : la Corée du Sud a joué avec le feu en Corée du Nord

L’incursion d’un drone sud-coréen au nord crée un incident majeur entre les deux rivaux.

Publié le 10 février 2026 à 18 h 39 min

Une initiative qui est loin d’être anodine. Des perquisitions ont été menées au sein du commandement du renseignement de la défense et le service national de renseignement, indiquent les autorités sud-coréennes dans un communiqué publié ce mardi 10 février. Cette enquête intervient alors qu’un drone venu du sud a survolé la Corée du Nord en janvier dernier.

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Une affaire très politique

Dans un premier temps, la Corée du Sud a nié toute implication de l’État dans cet incident. Les enquêteurs indiquent désormais examiner si l’opération de drone a bénéficié d’un soutien au sein des services de renseignement : « La force d’intervention établira la vérité sur cet incident de drone grâce à l’analyse des éléments saisis et à une enquête approfondie sur les suspects », a-t-elle déclaré dans un communiqué.

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D’autant qu’il ne s’agit pas du premier incident de cet ordre. La Corée du Nord accuse également son voisin d’avoir envoyé un drone similaire en septembre 2025 toujours au-dessus de Kaesong. Cet engin s’était écrasé suite à une neutralisation via un brouillage électronique.

TRT rappelle d’ailleurs que trois civils ont déjà été inculpés dans cette affaire. L’un d’eux a publiquement revendiqué l’incident, affirmant avoir piloté le drone pour surveiller les niveaux de radiation près de l’usine de traitement d’uranium de Pyongsan, en Corée du Nord.

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Ces actes provoquent la colère du président de de la Corée du Sud, Lee Jae-myung, qui fustige : « Il est inadmissible qu’un civil envoie un drone en Corée du Nord à des fins illégales ». Selon lui, une incursion non autorisée pourrait « déclencher une guerre » et créer des tensions inutiles avec son voisin. Il a donc demandé une enquête approfondie et exige des mesures pour que cela ne se reproduise pas.

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Justement, son prédécesseur, Yoon Suk Yeol, destitué pour sa tentative de coup d’État, avait organisé des survols de drones illégaux sur la Corée du Nord et il se trouve actuellement en procès pour ce motif. D’après l’accusation, il espérait une réaction de Pyongyang, puis utiliser ce prétexte pour instaurer la loi martiale dans son pays.

09/02/2026La guerre contre la science est

La guerre contre la science est déclarée

Depuis le retour de Trump, les universités, les scientifiques et jusqu’à l’idée même de science font l’objet d’attaques sans précédent. Une mise au pas théorisée par un courant de pensée qui prend le contre-pied de la philosophie des Lumières : les lumières obscures.

Les coups de boutoir de l’administration Trump contre la science sont devenus si fréquents que l’on finirait presque par oublier leur violence. Comme lorsque, fin septembre, le président des États-Unis déclare devant l’assemblée générale des Nations unies que le réchauffement climatique est “la plus grande arnaque jamais perpétrée dans le monde, faite par des gens stupides”. “Cela ne m’a pas surpris, même si ça ne m’a pas fait plaisir : il l’avait déjà dit”, confesse le chercheur en politique environnementale François Gemenne. Coauteur du 6e rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), il fait pourtant partie des personnes “stupides” pointées du doigt par l’homme le plus puissant du monde, devant une assemblée restée silencieuse face à une telle dénégation du consensus scientifique. Un signe parmi beaucoup d’autres que nous sommes entrés dans une nouvelle ère. Celle où la science n’est plus respectée ni considérée comme l’un des fondements des sociétés modernes. “Elle est pourtant le socle sur lequel on peut débattre en démocratie : si nous ne partageons plus la même réalité, il n’y a plus de débat possible, et donc plus de démocratie, rappelle François Gemenne. Le problème des scientifiques, c’est qu’ils disent la vérité, et que la vérité est parfois déloyale : les faits ne se conforment pas aux opinions.”

Chasse aux sorcières

Dès les premiers jours de son retour à la Maison-Blanche, Trump entreprend de se désengager de l’accord de Paris sur le climat, de sabrer les budgets accordés aux universités, de nommer de nouveaux directeurs à la tête des agences de recherche et des hauts fonctionnaires dénués de toutes compétences scientifiques, d’interdire l’utilisation de certains mots dans les publications de recherche… “C’est tout le modèle des universités de recherche américaines qui est attaqué, estime Brian Sandberg, professeur d’histoire à la Northern Illinois University, l’un des rares chercheurs en poste à oser critiquer publiquement cette politique. Le gel ou la suppression des subventions a stoppé les activités de recherche sur le changement climatique, les sciences de l’environnement, les énergies renouvelables, la santé des femmes, la santé LGBTQ+, mais aussi bien d’autres domaines. Le démantèlement partiel ou quasi total de nombre d’institutions fédérales a fortement réduit leur capacité à soutenir les activités de recherche fondamentale et appliquée. Je crains que la plupart et la chasse aux sorcières : “On n’est plus très loin des arrestations arbitraires pour opinions divergentes, comme cela se fait déjà pour les chercheurs étrangers”, pointe François Gemenne. 

Il y a eu le courant des Lumières au XVIIIe siècle ; il s’agit maintenant d’installer son pendant sombredes chercheurs que je connais n’osent plus s’exprimer en raison de l’effet dissuasif des attaques actuelles.” Un climat de défiance et d’autocensure qui n’est pas sans rappeler les heures les plus sombres du maccarthysme

Arnaud Miranda

Démissiond de Jack Lang de la présidence de l’Insitut du monde arabe en conséquuance de la révélation de son inmplication dans l’affaire Epstein

Mis en cause pour ses liens avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein, Jack Lang, 86 ans, a démissionné de la présidence de l’Institut du monde arabe samedi. Retour sur son parcours hors norme.

Jusqu’au bout, il s’est accroché à son poste. Affirmant être « blanc comme neige ». Jurant, il y a quelques jours encore, ne pas envisager une « seconde » de quitter ses fonctions. Faisant mine de s’offusquer quand on l’interrogeait : « C’est une plaisanterie ? » Mais, critiqué de toutes parts et convoqué par le Quai d’Orsay, Jack Lang a fini par baisser les armes. Ce samedi, l’ancien responsable politique a démissionné de la présidence de l’Institut du monde arabe, qu’il occupait depuis janvier 2013.

Ce dAffaire Epstein : ce que l’on sait des documents publiés par le gouvernement américain

Amériques

Le ministère américain de la Justice a dévoilé vendredi, sous la contrainte, des milliers de documents liés au criminel sexuel Jeffrey Epstein. Une publication très attendue aux États-Unis, mais encore incomplète et en partie caviardée, dénoncent les démocrates. 

Publié le : 20/12/2025 – 02:47Modifié le : 20/12/2025 – 15:34

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FRANCE 24

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Des documents judiciaires, des photographies, des enregistrements d’interrogatoires ou encore des itinéraires de vol… Le ministère américain de la Justice a rendu public, vendredi 19 décembre, des milliers de documents issus de l’enquête sur le criminel sexuel Jeffrey Epstein, dont la publication était très attendue aux États-Unis.

Sur les 2,8 gigabytes de fichiers mis en ligne à ce stade apparaissent les noms et parfois les visages de célébrités, dont l’ancien président américain Bill Clinton, les stars Michael Jackson, Mick Jagger ou bien encore Kevin Spacey.

Près de 4000 fichiers

Quelque 3,965 fichiers ont été mis en ligne sur le site du ministère de la Justice américain, répartis en quatre bases de données. La plupart des fichiers publiés sont des PDF contenant des photographies.

Figurent également des documents judiciaires liés au procès de l’ancienne compagne de Jeffrey Epstein Ghislaine Maxwell, seule personne à avoir été condamnée dans cette affaire, et des vidéos de la cellule de Jeffrey Epstein le jour de son suicide en 2019, survenu avant son procès pour trafic de mineurs.

Certains noms et visages cachés

Une grande partie du contenu des fichiers est cependant caviardée, comme par exemple un document intitulé « Masseuses » et contenant une liste de 254 noms, tous cachés.

Un autre document contient un annuaire dont seuls les noms sont visibles. Apparaissent celui des acteurs Alec Baldwin et Dustin Hoffman, de plusieurs membres de la famille Kennedy ou encore du milliardaire Rupert Murdoch.

Le nom de Donald Trump est également répertorié, encerclé à la main.

À lire aussiAffaire Epstein : quel impact sur Trump ?

Une note manuscrite portant sur des « adresses e-mail importantes » fait aussi référence à Jean-Luc Brunel comme « scout » pour jeunes femmes. Cet agent français de mannequins avait été accusé de violences sexuelles par Virginia Giuffre, l’une des victimes du financier. Il avait lui aussi été retrouvé mort 25 ans plus tard dans sa cellule avant son procès.

Par ailleurs, certains visages apparaissant sur des photos et semblant appartenir à des jeunes femmes ont été dissimulés. Un fichier contenant des dizaines d’images biffées montre des personnes nues ou légèrement vêtues, tandis que sur d’autres photos se tiennent Jeffrey Epstein et ses compagnons, visages masqués, avec de

émission lui a été imposéeontact with convicted sex offender Jeffrey Epstein triggered a money laundering probe at home, according to several media outlets.

06/02/2026 La Fusion des nanoparticules

La fusion des nanoparticules est un domaine d’expertise qui a récemment été exploré pour sa capacité à créer des architectures nanométriques complexes. Des chercheurs ont démontré que des populations distinctes de nanoparticules polymères peuvent fusionner entre elles selon un contrôle purement cinétique, ouvrant la voie pour la manipulation nano-structurale des polymères. Cette approche illustre comment des mécanismes purement physiques peuvent suffire à orchestrer des architectures nanométriques complexes, sans recourir à une chimie sophistiquée de surface. 

Groupe Français d’Etudes et d’Applications des Polymères

A New Probe of Nanoparticle Melting

January 27, 2026• Physics 19, s18

The melting point of alkali-metal nanoparticles was determined with high accuracy by measuring the energy required to eject electrons from the particles.

V. Kresin/University of Southern California

Understanding nanoparticles is important in astrophysics and atmospheric physics and for applications like catalysts. These particles are tough to characterize, but now Vitaly Kresin of the University of Southern California and his colleagues have determined one elusive property with high accuracy. They inferred the melting point of sodium and potassium nanoparticles 7–9 nm in diameter with an accuracy of 1% [1]. They found that the melting point is about 100 K lower than in bulk samples, in agreement with less-precise data on other types of nanoparticles of this size and with theoretical predictions. The technique could potentially provide a new way to probe other properties of nanoparticles having a wide range of sizes.

Metal nanoparticles are known to melt at lower temperatures than bulk samples, but the theory needed to predict the melting point has significant uncertainties. Experiments also face various challenges, such as the tendency of electron microscopes to melt nanoparticles. Kresin and his colleagues suspected that the work function—the energy required to remove an electron from a surface or a nanoparticle—might show some notable changes when a nanoparticle melts, given the major structural rearrangements involved.

Their recently developed setup [2] uses a beam of temperature-controlled nanoparticles targeted by an adjustable-wavelength, monochromatic light source. When the photons eject electrons, the team detects the charged particles. For both sodium and potassium, the work function-versus-temperature data show a clear discontinuity and change in slope at the melting point.

The nanoparticles move so rapidly through the vacuum that they have no time to acquire impurities. Kresin says that this feature makes the technique ideal for studying the melting process in reactive metals, which are especially prone to contamination.

Correction (27 January 2026): Additional words have been added in the first paragraph to clarify that previous experiments did not include alkali-metal nanoparticles (like sodium or potassium) of this size. “Precision” has been changed to “accuracy” in the teaser.

–David Ehrenstein

David Ehrenstein is a Senior Editor for Physics Magazine.

References

  1. A. O. Haridy et al., “Temperature-dependent photoionization thresholds of alkali-metal nanoparticles reveal thermal expansion and the melting transition,” Phys. Rev. B 113, L041404 (2026).
  2. A. A. Sheekhoon et al., “Photoionization of temperature-controlled nanoparticles in a beam: Accurate and efficient determination of ionization energies and work functions,” Rev. Sci. Instrum. 96, 123705 (2025).

Fusion entre trois trous noirs massifs

Les détecteurs d’ondes gravitationnelles ont détecté une fusion de trous noirs d’une ampleur jamais vue. Ce qui remet en cause les théories sur la formation de ces mystérieux objets.

Une fusion entre deux trous noirs a été détectée et l’objet créé a une masse d’environ 225 masses solaires. Le signal baptisé GW231123 fut déniché grâce à la collaboration Ligo-Virgo-Kagra, une alliance entre plusieurs détecteurs d’ondes gravitationnelles basés aux États-Unis (Ligo), en Italie (Virgo) et au Japon (Kagra). Menu

Les détecteurs d’ondes gravitationnelles ont détecté une fusion de trous noirs d’une ampleur jamais vue. Ce qui remet en cause les théories sur la formation de ces mystérieux objets.

C’est un record ! Une fusion entre deux trous noirs a été détectée et l’objet créé a une masse d’environ 225 masses solaires. Le signal baptisé GW231123 fut déniché grâce à la collaboration Ligo-Virgo-Kagra, une alliance entre plusieurs détecteurs d’ondes gravitationnelles basés aux États-Unis (Ligo), en Italie (Virgo) et au Japon (Kagra).

Les résultats font l’objet d’une étude présentée à la conférence internationale sur la relativité générale et la gravitation, en Écosse

« Un véritable défi »

« C’est le système binaire de trous noirs le plus massif que nous ayons observé à travers les ondes gravitationnellesassure un des membres de la collaboration, Mark Hannam, de l’Université de Cardiff. Cela représente un véritable défi dans notre compréhension de la formation des trous noirs ».

Publié le 15 juillet 2025

31/O1/2026 Les porte hélicoptères français

Les porte hélicoptères amphibies français, réputés pour leurs performances, sont prêts à reprendre la mer.

Leur très bonne disponibilité, couplée à des équipages souvent sur le pont, place la Marine nationale en première ligne sur la scène maritime internationale. Dans les jours qui viennent, plusieurs de ces navires quitteront Toulon, chacun avec une mission bien définie, rapporte Ouest France.

·Les porte hélicoptères amphibies et leurs équipes affichent un engagement fort en mer, totalisant de 180 à 200 jours de mer par an. Cette disponibilité permet à la Marine nationale de répondre vite aux défis maritimes contemporains. La préparation des équipages et des bâtiments garantit une présence continue et efficace lors des missions en haute mer, et témoigne du savoir faire et de la rigueur du personnel.

D’ici peu, trois des principaux porte hélicoptères amphibies, le Dixmude, le Tonnerre, et le Mistral, quitteront leur port d’attache à Toulon. Ces départs s’inscrivent dans des missions variées, montrant la polyvalence et la réactivité des forces armées françaises.

Le Dixmude part pour la mission Jeanne d’Arc

Le Dixmude entamera prochainement la mission « Jeanne d’Arc », dont le départ est prévu avant la mi février. Accompagné d’une frégate légère furtive encore non désignée, le Dixmude a récemment intensifié ses exercices, notamment pour embarquer deux embarcations Écume du commando Hubert. Ces entraînements montrent l’engagement du commando d’élite français et la coopération interarmées pour des opérations maritimes complexes.

Si son itinéraire exact n’est pas encore confirmé, le départ imminent du Dixmude illustre la rapidité d’action de la Marine nationale. La mission « Jeanne d’Arc » est un exercice de formation annuel qui permet aux jeunes officiers de gagner en expérience tout en prenant part à des engagements réels, illustrant ainsi la coopération internationale.

Le Tonnerre et le Mistral se préparent pour Orion 26

Les porte hélicoptères Tonnerre et Mistral préparent l’exercice interallié « Orion 26 ». Le 26 janvier, l’un de ces navires a récupéré environ six hélicoptères Gazelle et Caïman, nécessaires pour cet entraînement interarmées. Cet exercice vise à renforcer la coopération entre forces alliées et à affiner les compétences des unités aéronautiques françaises.

Pendant que le Tonnerre se concentre sur la préparation de cet exercice important, le Mistral prend la mer pour une mission internationale et poursuit seul son trajet vers la mer Baltique. Ce déploiement vise à soutenir les activités de l’OTAN.


30/01/2026 Les planètes ètranges ou exoplanètes

La NASA vient de confirmer la découverte de 6 000 exoplanètes grâce à de nouvelles technologies spatiales. Quelles surprises nous réservent ces mondes lointains, et allons-nous bientôt trouver une autre Terre ? Depuis trente ans à peine, la recherche d’exoplanètes s’est imposée comme l’un des terrains de jeu favoris des astronomes. Avec une croissance exponentielle du nombre de confirmations, la NASA vient d’annoncer une étape symbolique : 6 000 planètes en dehors de notre Système solaire sont désormais reconnues, chacune porteuse d’un soupçon d’inconnu et d’un potentiel vertigineux pour l’étude de l’Univers.

Comment avons-nous réussi à repérer tant de nouveaux mondes ?

Ce nouveau cap illustre les progrès extraordinaires des méthodes de détection développées par la NASA et par une communauté scientifique internationale. De la technique du transit qui traque la minuscule baisse de luminosité d’une étoile quand une planète lui passe brièvement devant, à la méthode de la vitesse radiale, chaque avancée technologique a permis d’enrichir rapidement la liste des mondes connus.

Les télescopes spatiaux comme Kepler et TESS, puis demain le Nancy Grace Roman Space Telescope, s’imposent comme les artisans majeurs de ce succès galactique.

La plupart des exoplanètes restent invisibles directement, nécessitant ces méthodes indirectes. Actuellement, plus de 8 000 objets candidats attendent encore leur confirmation officielle.

Des planètes de toutes sortes, des extrêmes à l’inattendu

L’un des aspects les plus fascinants de la chasse aux exoplanètes réside dans la diversité incroyable des mondes découverts. Certaines sont des géantes gazeuses semblables à Jupiter ou Neptune, d’autres des super-Terres, ou encore des planètes rocheuses plus petites que notre monde.

Parmi ces objets, on rencontre des extrêmes dignes de la science-fiction : atmosphères brûlantes, océans de lave, pluies de diamants ou encore planètes “puffballs” aussi légères que du polystyrène. Chaque découverte enrichit notre compréhension de la formation des systèmes planétaires et de la possible diversité des conditions menant à la vie.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

  • 2 035 mondes de type Neptune
  • 1 984 géantes gazeuses
  • 1 761 super-Terres
  • 700 planètes rocheuses

Mais le monde qui ressemblerait vraiment à notre Terre, avec des conditions propices au développement de la vie, reste à déncouvrrr

29/01/2026 Hydrogène. Entre emballement et déception

Le 16 janvier 2025 avant l’annonde de la déverte d’importantes réserves d’hdrogène en Frane,

Damien Chalon écrivait

Zoom de l’Arval Mobility Observatory – Après la vague des milliards d’euros d’investissements annoncés, l’enthousiasme des politiques, la mobilisation des industriels, les myriades de projets, le retour à la réalité a sonné pour l’hydrogène. La filière française aborde 2025 avec plus d’interrogations que de certitudes.

Les immatriculations de véhicules hydrogène sont en perte de vitesse : 129 VP et VUL commercialisés pour les entreprises en 2024, soit une baisse de plus de 60 % en un an. ©AdobeStock-Marc Elias

Les derniers mois de 2024 ont été marqués par des vents contraires : mise en redressement judiciaire d’Hyvia, la coentreprise entre Renault et Plug Power, spécialisée dans la fabrication de VUL à hydrogène ; réorientation stratégique pour Hopium, présenté comme le Tesla de l’hydrogène en 2022, mais qui aujourd’hui est recentré sur la production d’une solution 100 % française de pile à combustible. Les prochaines étapes devaient être communiquées aux actionnaires d’Hopium aujourd’hui, mais le webinaire vient d’être décalé au 22 janvier prochain.

La semaine dernière, c’était au tour de McPhy Energy de communiquer au marché que ses prévisions de chiffres d’affaires ne seront pas tenues. La société qui s’est recentrée sur la fabrication d’électrolyseurs permettant de convertir l’électricité en hydrogène, estime que ses facturations se situeront autour de onze millions d’euros en 2024, loin de la fourchette de 18 à 22 millions d’euros annoncée le 29 octobre dernier. Soit une division par deux des prévisions. Il y a sept mois, le même McPhy Energy inaugurait pourtant sa « méga-usine » d’électrolyseurs à Belfort, la plus grande dans l’Hexagone.

Les immatriculations de véhicules hydrogène sont aussi en perte de vitesse : 129 VP et VUL commercialisés pour les entreprises en 2024, soit une baisse de plus de 60 % en un an. Cette technologie, d’avenir pour certains, trop coûteuse pour d’autres, cumule les handicaps face à des motorisations électrifiées mieux-disantes.

Les constructeurs préfèrent en effet mettre « le paquet » sur les véhicules 100 % électriques à moins de 25 000 euros plutôt que sur les motorisations hydrogène. Des pionniers comme Toyota ont d’ailleurs enregistré une année 2024 « horribilis », avec 1 800 immatriculations de modèles hydrogène seulement dans le monde, soit le niveau de 2020.

Le coup d’arrêt ne concerne pas uniquement la France et l’Europe. Outre-Atlantique, la Californie vient de revoir à la baisse ses prévisions de parc automobile hydrogène à la route en 2030 : 20 500 véhicules à pile à combustible, trois fois moins que les précédents rapports qui tablaient sur plus de 60 000 unités. À date, la Californie compte 14 500 véhicules à pile à combustible en circulation. C’est pourtant l’État le plus avancé sur cette technologie, mais la baisse de la demande l’incite à freiner les développements.

Une voiture à hydrogène se ravitaille à une station, contrairement au véhicule électrique qui n’a besoin que d’une borne de recharge. Mais les stations hydrogène restent hors de prix. En France, le réseau demeure limité avec 82 stations de distribution hydrogène ouvertes à fin 2024 ! Les perspectives de déploiement de véritables parcs automobiles à hydrogène sont dès lors limitées.

D’autant plus que le prix des modèles est dissuasif. En France, le modèle le plus accessible, à savoir la Toyota Mirai, est facturé 73 000 euros. D’autres constructeurs cherchent à amorcer une baisse des tarifs : Hyundai avec son nouvel Initium, Honda et Mercedes ou encore Stellantis, via sa filiale Pro One. L’hydrogène pourra-t-il être complémentaire à l’électrique pour les véhicules légers comme d’aucuns l’annonçaient ?

L’avenir dira si l’hydrogène jouera véritablement un rôle dans la décarbonation de l’économie ou si l’emballement des politiques et des industriels pour cette énergie aura été excessif. Le parc mondial devrait atteindre 100 000 véhicules d’ici la fin de l’année. Un résultat prometteur ou au contraire bien décevant ?

28/01/2026 Découverte d’importantes réserves d’hydrogel naturel en Moselle

À Pontpierre, près de Metz, les chercheurs mènent un important forage pour déterminer comment s’est formé l’hydrogène naturel après la découverte d’un gisement potentiellement « unique au monde ». Avec, en objectif, une future exploitation.

Pourra-t-on prochainement exploiter en Lorraine des millions de tonnes d’hydrogène naturel, possible source d’énergie décarbonée ? Les recherches s’intensifient autour de d’un gisement sous-terrain potentiellement unique au monde, dont les retombées économiques pourraient profiter à toute la région.

À Pontpierre, à une quarantaine de kilomètres à l’est de Metz (Moselle), une plateforme de forage de 41 m de haut, venue d’Autriche, a été érigé en périphérie du village de 800 habitants. La semaine dernière, les tiges ont atteint 2.600 mètres de profondeur. L’objectif est de creuser encore, jusqu’à 4.000 mètres courant février, à la recherche d’hydrogène blanc, ou natif, dissout naturellement dans les eaux souterraines.

Ces travaux doivent permettre de poursuivre les investigations après la découverte « unique » de ce qui pourrait être « la plus grosse réserve d’hydrogène naturel au monde », indique Yann Fouant, responsable des relations publiques de La Française de l’Énergie (FDE). Cette entreprise mène le projet avec l’appui scientifique du laboratoire GeoRessources du CNRS et de l’université de Lorraine, dans le cadre d’un programme de recherches baptisé Regalor II (pour Ressources en gaz et en lithium en Lorraine).

Trente-quatre millions de tonnes d’hydrogène

Selon les estimations du CNRS, à l’issue du précédent programme de recherches, Regalor, le gisement lorrain (qui s’étend aussi sur une partie des territoires belge, luxembourgeois et allemand) pourrait comporter environ 34 millions de tonnes d’hydrogène. Le but de ce nouveau programme de recherches est de descendre bien plus bas que le précédent (qui s’était arrêté à 1.300 m de profondeur) pour « se rapprocher peut-être de la source, de la cuisine de l’hydrogène » et ainsi mieux comprendre les mécanismes de sa formation, explique Jacques Pironon, directeur de recherches du CNRS au laboratoire GeoRessources.

voir aussi
Avis-hydrogene-SFEN_-Fev-2024-3.pdf