18/2/2026 Programmes de dessalisation de l’eau de mer

Les programmes de désalinisation de l’eau de mer visent à extraire de l’eau potable directement de l’océan, offrant ainsi une source stable et prévisible d’eau douce. Ces programmes sont souvent intégrés dans des projets innovants qui combinent des membranes performantes et des sources d’énergie durables.

 Par exemple, le projet WF1 utilise des modules immergés à environ 400 mètres de profondeur pour filtrer l’eau de mer, bloquant le sel et les impuretés grâce à des filtres ultrafins. Chaque module produit près de 3,8 millions de litres d’eau potable par jour, et l’ensemble de l’installation ambitionne d’atteindre 60 millions de gallons quotidiennement d’ici 2030. Ce projet présente plusieurs avantages, notamment une réduction de 40 % de la consommation d’énergie par rapport à une usine traditionnelle et une limitation des perturbations pour la faune marine et les écosystèmes du fond de l’océan. 


D’autres programmes, comme OceanWell, exploient la pression naturelle de l’océan pour désaliner l’eau, ce qui est économiquement plus avantageux et respectueux de l’environnement. Ces programmes sont soutenus par des partenaires locaux et municipaux, qui maximisent l’efficacité de la production et planifient une distribution optimisée. 


Les technologies de désalinisation en cours de développement, telles que l’osmose inverse et l’électrolyse, sont en pleine évolution et offrent des solutions plus efficaces et respectueuses de l’environnement. 

18/02/2026 Développement de la main chez les primates

Une étude pluridisciplinaire japonaise suggère que, contrairement à une idée largement répandue, la dextérité manuelle de l’Homme ne découlerait pas de sa bipédie, « libératrice des mains« . Elle aurait plutôt évolué parallèlement voir antérieurement à celle-ci.

L’apparition de la bipédie est encore souvent considérée comme le facteur ayant permis aux homininés, une fois leurs mains ainsi ‘libérées’ de la tâche locomotrice, de développer leur habileté manuelle et de fabriquer des outils de plus en plus élaborés. Mais des travaux dirigés par le Dr Atsushi Iriki, neurobiologiste à l’institut RIKEN (Japon), et le Dr Gen Suwa, anthropologue à l’Université de Tokyo, suggèrent qu’il n’en est rien.

Ces scientifiques ont combiné plusieurs approches. Ils ont utilisé l’imagerie fonctionnelle par résonance magnétique pour étudier le cerveau de l’homme et celui de singes, et également analysé des données fossiles. Ils se sont notamment penchés sur les os de la main et des pieds d’Ardipithecus ramidus, un hominidé fossile à la bipédie incertaine (car ses fossiles sont très fragmentaires) qui vivait en Afrique orientale il y a 4,4 millions d’années.

Grâce à ces divers éléments, les chercheurs ont dressé une carte somatotopique – ‘cartographie’ des zones du cerveau permettant de ‘ressentir’ les différentes parties de son propre corps – pour les doigts et les orteils de différentes lignées de primates. Ils ont ainsi confirmé que, chez les humains comme chez les singes, les doigts des mains correspondent à des aires cérébrales distinctes de celles correspondant aux doigts de pied.

Mais l’étude montre également que chez l’homme, contrairement à ce qu’on observe chez les singes, le gros orteil est connecté à une zone cérébrale distincte de celle où sont ‘regroupés’ les 4 autres orteils. « Le contrôle des doigts et l’utilisation de l’outil étaient possibles chez les hominidés anciens non bipèdes, tandis qu’une adaptation indépendante impliquant l’utilisation du gros orteil pour des fonctions comme l’équilibre et la marche est apparue, elle, avec la bipédie« , expliquent les auteurs dont l’étude est publiée dans la revue Philosophical Transactions of the Royal Society B.

Les résultats suggèrent, selon eux, que l’évolution parallèle de la locomotion bipède et de la dextérité manuelle au sein de la lignée humaine est la conséquence des pressions adaptatives subies par des ‘ancêtres’ non bipèdes. Objectif : contrôler leur équilibre grâce aux doigts de pied tout en conservant la capacité de se spécialiser vers une grande habileté des doigts des mains.

17/02/2026. I’infini de l’univers observable. De l »infiniment grand à l’infiniment petit

Les derières observations de l’univers obtenues à partir des télesscopes en orbite laissent inférer que l’univers comprendrait des milliars de galaxies analogues à notre Voie Lactée, elles mêmes compreant des millions de milliards de planètes susceptible de compoter des formes de vie complexes analogues à l’espèce humaine.

A l’oposé notre univers cmporte des organismes vivants primitifs, dits achées, pouvant donner naissance à des êtres plus complexes analogues aux bactéries actuelles

Les cerveraux humains réputés pour leur complexité avec leurs 85 miliards de neurones pourront-ils jamais comprendre l’univers ?

Wikipédia

https://fr.wikipedia.org/wiki/Archaea#Vue_d%E2%80%99ensemblehttps://fr.wikipedia.org/wiki/Archaea#Vue_d%E2%80%99ensemble

15/02/2026 Comment la planète Mars peut-elle impacter le climat de la Terre ?

Certains cycles climatiques de la Terre sont directement dépendants des paramètres orbitaux de la planète Mars et notamment à sa masse selon une récente étude scientifique.

Selon une étude réalisée par une équipe internationale de chercheurs, certains cycles glaciaires de la Terre seraient directement liés aux paramètres orbitaux de la planète Mars et notamment à son influence sur les cycles de Milankovitch.

Que sont les cycles de Milankovitch ?

On le sait, le climat terrestre évolue fortement depuis des milliards d’années. Si la Terre a connu des phases très douces voire chaudes, celles-ci ont été entrecoupées de périodes plus fraîches voire froides, une alternance entre périodes glaciaires et interglaciaires donc.

Ces variations climatiques évoluent le plus souvent par cycles, cycles qui peuvent être liés à des changements dans le système climatique atmosphère-océan terrestre mais également à des modifications de certains paramètres astronomiques.

Parmi ces cycles liés aux facteurs astronomiques, on retrouve les cycles de Milankovitch, qui décrivent des variations cycles des paramètres de l’orbite de la Terre. Les principaux cycles de Milankovitch sont :

  • Le cycle de l’excentricité : la variation de la forme de l’orbite terrestre, qui oscille entre une forme arrondie et une forme plus elliptique. Le cycle principal a une période d’environ 400 000 ans et des cycles secondaires de l’ordre de 100 000 ans ;
  • Le cycle de l’obliquité : la variation de l’inclinaison de l’axe de rotation de la Terre par rapport à son orbite. Ce cycle a une période d’environ 41 000 ans ;
  • Le cycle de la précession des équinoxes : il s’agit de la variation de l’orientation de l’axe de rotation de la Terre. Ce cycle a une période d’environ 26 000 ans.

Les variations des paramètres orbitaux terrestres sont principalement liés à la position des autres astres composant le système solaire, dans un premier temps la position du Soleil et de Venus et dans un seconde temps celle de Mars ou Jupiter. Selon une récente étude, la planète Mars, et notamment sa masse, aurait d’ailleurs un impact non-négligeable sur les cycles glaciaires terrestres.

L’importance de Mars dans le climat terrestre

Pour arriver à cette conclusion, les scientifiques ont simulé l’évolution du climat terrestre en modifiant les paramètres orbitaux de la planète Mars. Or, les résultats ont à chaque fois montré que, si Mars ne faisait pas partie de l’équation, alors les cycles glaciaires longs (2,4 millions d’années) n’avaient tout simplement pas lieu.

Pour aller plus loin, les chercheurs ont également remarqué que la masse donnée à Mars dans les simulations informatiques impactait directement les durées et ampleurs des différents cycles de Milankovitch, notamment cycles glaciaires de 100 000, qui correspondent aux grandes périodes de glaciation recensées sur notre planète.

Comme évoqué précédemment, l’obliquité terrestre, autrement dit l’axe de rotation de la Terre par rapport au plan du Système solaire nommé écliptique, répond à un cycle de 41 000 ans. Or, la masse de mars aurait également une influence sur ce cycle. D’après les simulations, ce cycle passerait à une périodicité de 50 000 ans avec une planète Mars dix fois plus massive.

Si il n’est bien sûr pas possible de modifier l’influence actuelle de la planète Mars sur la Terre et donc la durée et l’ampleur des différents cycles de Milankovitch, ce type d’étude aide cependant à mieux comprendre le climat terrestre ainsi que son évolution passée et future.

Également, ces simulations aident à affiner les recherches autour des exoplanètes où la vie pourrait potentiellement exister dans des systèmes stellaires lointains, en appréhendant le mieux possible comment les différents astres les composant s’influencent entre eux.

Référence de l’article :

Stupéfiant : la planète Mars impacte directement les périodes glaciaires sur Terre !, Les Numériques (11/12/2025), Brice Haziza

15/02/2026Le fossile d’un poisson à trois yeux découvert en Colombie britannique

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12 juillet 2022 – Publiés dans Current Biology, les résultats d’un étude nous apprennent que des paléontologues du Musée royal de l’Ontario ont fait la découverte d’un incroyable fossile qui a conservé le cerveau et le système nerveux d’un ancien prédateur marin à trois yeux.

C’est dans les Rocheuses canadiennes de la Colombie-Britannique, dans les schistes de Burgess, que des chercheurs ont fait la découverte. Reconnue pour abriter des restes d’animaux fossilisés vieux de plus de 500 millions d’années, c’est une mine d’or pour les chercheurs.

STANLEYCARIS HIRPEX

Apparenté de loin aux insectes et araignées modernes, l’animal, étonnant, appartenait à une ancienne ramification éteinte de l’arbre évolutif des arthropodes appelé Radiodonta. Interrogé sur cette découverte, Joseph Moysiuk, le principal auteur de ces travaux déclare :

« Bien que les cerveaux fossilisés de la période cambrienne ne soient pas nouveaux, cette découverte se distingue par l’étonnante qualité de conservation et le grand nombre de spécimens ». Comme le souligne le chercheur enthousiaste :

« Nous pouvons même distinguer des détails fins tels que des centres de traitement visuel desservant les grands yeux et des traces de nerfs pénétrant dans les appendices. Les détails sont si clairs qu’on a l’impression de regarder un animal mort hier ».

Lire aussi An eye-opening discovery New Scientist 31 January2026, p.

poisson trois yeux home

Représentation de l’animal / Crédits : Sabrina Capell

UN PRÉDATEUR À TROIS YEUX

Ce qui a enthousiasmé les chercheurs est sans nul les restes du cerveau et des nerfs encore préservés dans 84 de ces fossiles. Une découverte rare sachant que tous ces spécimens auraient vécu il y a environ 506 millions d’années.

« Avant cela, il n’y avait que peu d’autres découvertes de cerveaux fossilisés, en particulier de la période cambrienne. Et c’est encore quelque chose de très rare… La plupart des espèces avec des cerveaux fossilisés ne sont représentées que par un ou deux spécimens seulement ».

Malgré sa relative petite taille de vingt centimètres de long en moyenne, selon les spécialistes, Stanleycaris Hirpex devait être un redoutable prédateur. Avec ses longues épines semblable à des râteaux, il raclait le fond marin et s’aidait de volets latéraux pour glisser dans l’eau. Ses deux énormes appendices situés au niveau de la gueule lui permettait d’écraser ses proies.

UN CERVEAU À DEUX SEGMENTS

Les fossiles retrouvés par les chercheurs montrent que le cerveau du Stanleycaris Hirpex était divisé en deux segments : le protocerebrum et le deutocerebrum. Le premier était en lien avec ses yeux, tandis que le second commandait des griffes frontales.

« La préservation du cerveau de ces animaux nous donne un aperçu direct de l’évolution du système nerveux du point de vue des archives fossiles » soulignent les auteurs de la publication.

Si sur bltv, il est souvent question de troisième œil, lui en avait bien trois. Son troisième œil était surdimensionné et situé entre ses deux yeux latéraux. À ce jour, les paléontologues ignorent toujours à quoi il pouvait servir, même si l’orientation semble la théorie la plus plausible. Grâce à lui, il pouvait s’orienter ou traquer ses proies. Une chose est sûre, c’est la première fois qu’une telle caractéristique est observée chez ce type de spécimen.

Bob Bellanca (rédaction btlv.fr Source Current Biology)

13/02/2026 Dans l’Union européenne, la France vaut plusieurs fois l’Allemagne.

C’est d’abord vrai sur le plan militaire. Un, bientôt deux porte-avions largement équipés de drones capables de frapper Moscou. Six sous marins nucléaires dont trois porteurs de bombes intercontinentales. Des technologies militaires très avancées , notamment dans le domaine spatial, une expérience de la guerre continentale hérité de ses campgnes en Afrique, une bonne résistance enfin au terrorisme islamique.

Mais c’est aussi vrai sur le plan de la rechrche scientifique Dans beauopup de domaines les chercheurs français l’empotent sur leurs collègues allemands.

Il n’y a que dans l’automobile que la supériorité germanique est incontestable. Mais on ne gagne pas la guerre avec des Volswagen

14/02/2006 Un des premiers hominiens découvert était déjà bipède

Sahelanthropus tchadensis est une espèce fossile de primates appartenant à la famille des hominidés, qui est considérée par la majeure partie de la communauté scientifique comme un hominine. Le premier spécimen fossile, surnommé « Toumaï » (répertorié sous le code TM 266-01-060-01) et dont l’âge est estimé à environ 7 millions d’années, a été découvert au Tchad par l’équipe de Michel Brunet en juillet 2001.

Il s’agirait de l’une des premières espèces de la lignée humaine, très proche selon Michel Brunet de la divergence chimpanzés-hominines. Cette découverte a contribué à la remise en question de l’East Side Story, une théorie popularisée par Yves Coppens à partir de 1982, selon laquelle l’émergence de la lignée humaine aurait eu lieu à l’est de la vallée du Grand Rift africain, en relation avec l’assèchement du climat et l’extension des savanes.

Il se confirme aujourd’hui qui était déjà bipède. Autrement il ne vivait pas dans les arbres.

Sahelanthropus tchadensis — Wikipédia

Pour en savoir plus lire New Scientist 10 januaray 2026, p 6

14/02/2026 Première mesure dela masse d’une exoplànète

La première mesure de masse d’une exoplanète a été réalisée par une équipe de recherche à l’Irap et à l’Ipag, qui a mesuré la densité interne d’une très jeune exoplanète en orbite autour d’une étoile nouvellement formée. Cette exoplanète, nommée AU Mic b, a une masse d’environ 17 fois celle de la Terre, ce qui la classe parmi les exoplanètes les plus légères découvertes. Cette mesure a été obtenue grâce à l’instrument SPIRou du télescope Canada-France-Hawaï, qui a permis de détecter le signal planétaire malgré l’activité de l’étoile. 

Centre national de la recherche scientifique

13/02/2026 Les intraterrestres

Sous la surface de la Terre, dans le noir complet, des micro-organismes, presque immobiles, attendent des séismes ou des éruptions pour sortir d’un sommeil qui dure parfois des millions d’années.

Enfoui dans la croûte terrestre et les sédiments marins, se cache un royaume microscopique ignoré de tous. Ou presque. Ces « intraterrestres », comme aime à les appeler la biologiste Karen G. Lloyd de l’USC Dornsife, vivent dans les conditions les plus extrêmes que peut offrir la planète bleue, notamment l’obscurité la plus totale. Ces microbes, considérés comme endormis, survivent dans cet état à travers des centaines de milliers, voire des millions d’années, mais pourraient bien un jour se réveiller.

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Ce qui intéresse les scientifiques, pour l’heure, est de savoir comment ces organismes continuent de se développer pendant des millénaires alors qu’ils sont plongés dans un long sommeil.

Réglés sur l’heure géologique

Pour comprendre ces formes de vie, il faut changer d’échelle de temps, explique Karen G. Lloyd dans son ouvrage Intraterrestres : À la découverte de la vie la plus étrange sur Terre, publié par l’université de Princeton. La chercheuse rappelle que, pour eux, le jour et la nuit n’ont aucun sens. Enterrés trop profondément dans les entrailles de la Terre, ils ne perçoivent ni le soleil ni les saisons. En revanche, ils pourraient être sensibles à des rythmes beaucoup plus lents tels que le déplacement des plaques tectoniques, la formation ou l’affaissement d’une île, ou l’apparition progressive de fissures dans la croûte terrestre.

« La biologie que j’ai apprise à l’école considérait ces événements comme des moteurs de l’évolution d’une espèce, et non d’un individu. Nous savons pourtant que les individus sont également capables de changer en fonction des rythmes de leur environnement. La fourrure d’un renard arctique (Vulpes lagopus) passe par exemple du blanc au brun lorsque la neige fond chaque printemps. Des rythmes sont bien suivis par les personnes et les animaux », expose l’auteure de cette vaste étude.

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Un autre secret d’immortalité

Ces cellules pourraient être ainsi prédisposées, sur le plan évolutif, à « compter sur un phénomène aussi lent que l’engloutissement d’une île » sur plusieurs millions d’années, de la même manière que notre journée, à nous humains, est rythmée par le lever et le coucher du soleil. Mais comment ces microbes, qui se divisent très rarement, font-ils pour se reproduire ? La clé résiderait dans leur adaptation, lente mais continue, à ce mode de vie, qui impose notamment des changements physiologiques.

Ces microbes ont des métabolismes « ultra-lents » et produisent des enzymes adaptées à l’environnement pauvre de ce sous-sol, signe qu’ils sont faits pour cette vie au ralenti.

« Peut-être attendent-ils quelque chose qui n’arrivera que des milliers d’années plus tard », suggère Karen Lloyd e