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Le danger du salafisme en France

Il faut se demander pourquoi les Pouvoirs publics ne combattent pas plus sérieusement la propagation du salafisme en France. Il ne s'agit pas d'une doctrine religieuse comme les autres, protégée par le principe républicain de la séparation des églises et de l'Etat. Il s'agit de la forme visible d'une organisation structurée soutenue par tous les intérêts internationaux voulant la destruction des Etats en Europe afin de s'emparer des ressources du continent. Mais comment pourrait-on prétendre combattre le salafisme alors que l'on achète sans compter le pétrole de l'Arabie coeur du salafisme de conquête?

Un rapport sénatorial consacré à la "menace terroriste" insiste sur son caractère "endogène" et déplore de "fortes inquiétudes pour l'avenir" en dénonçant en particulier "l'inaction coupable des pouvoirs publics" face au "danger" du salafisme, selon ce document rendu public, mardi 10 juillet.

La commission d'enquête sur "l'organisation et les moyens des services de l'Etat pour faire face à l'évolution de la menace terroriste après la chute de l'Etat islamique", pilotée par les sénateurs Bernard Cazeau (LREM) et Sylvie Goy-Chavent (Union centriste), prend acte du renforcement et de l'adaptation des moyens de l'Etat mais estime que le "traitement de la menace terroriste souffre de réelles insuffisances". 

Elle vise en particulier le "salafisme et l'intégrisme musulman qui alimentent la menace intérieure" contre laquelle les pouvoirs publics mettent régulièrement en garde et qui s'est traduite depuis le début du quinquennat par trois attaques à Marseille, Trèbes/Carcassonne et Paris.    

"Le manque de courage conduit trop souvent à fermer les yeux sur la place du salafisme en France, tandis que certains individus surveillés ne sont pas toujours empêchés de passer à l'acte", déplore la commission d'enquête.

Face à ce qu'ils estiment être une "inaction coupable des pouvoirs publics", les deux sénateurs appellent de leurs voeux "une déclaration politique forte, dénonçant clairement le salafisme comme l'ennemi des valeurs de la République". 

Ils préconisent notamment une mobilisation de l'arsenal juridique ou encore d'inscrire le salafisme sur la liste des dérives sectaires de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes). 

Citant des chiffres des services de renseignement, le rapport estime que le salafisme en France, représenterait environ 130 lieux de culte et entre 40 à 60.000 adeptes.

Curieusement, le Rapport est pour le moment, bien que "rendu public" , indisponible pour le grand public. 

10/07/2018


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