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Alex Jones et la censure exercée par les GAFA.

Un certain écho a été donné au refus de Facebook d'héberger désormais Infowars (https://www.infowars.com/), un des principaux moyens d'expression d'un certain Alex Jones, encore peu connu en France. Le prétexte donné en a été qu'Alex Jones y publie régulièrement des articles dénonçant des « complots » sans apporter beaucoup de preuves à ces accusations.

Un exemple de tels complots serait pour Alex Jones les avertissement des climatologues concernant la hausse des températures actuelles, dont les conséquences dommageables seraient considérables. Pour Alex Jones, il s'agirait d'un complot fomenté par les entreprises travaillant dans le domaine des énergies renouvelables pour décourager les industrie du charbon et du pétrole.

De même, Alex Jones s'était faite connaître il y a quelques années en rejoignant le camp de ceux qui prétendaient que les attentats dits du 9/11 avaient été inventés par divers intérêts pour imposer à la société américaine une militarisation destinées à combattre les pays ou les tendances politiques accusés d'une responsabilité dans ces attentats.

Ceci dit, ceux qui, comme nous le faisons nous-mêmes à l'occasion, consultent Infowars, y trouvent de nombreuses informations dites non alignées, d'autant plus précieuses qu'elles sont bannies des médias contrôlés par les gouvernement occidentaux. Qu' Infowars ne se trouve plus sur Facebook ne gênera pas beaucoup de ses lecteurs habituels. Au contraire Alex Jones affirme que la fréquentation d'Infowars a bondit depuis la censure de Facebook.

Le pouvoir des GAFA

Il reste que tous ceux connaissant un peu le monde de l'Internet craignent depuis longtemps que les GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon), à qui par commodité nous confions tous nos articles et surtout nos données personnelles, aient pris un tel pouvoir que ce serait elles désormais qui dirigeraient discrètement la vie politique du monde occidental.

Les GAFA sont des " Géants de l'Internet américain". Il est donc inévitable que ce soient établis entre eux et le pouvoir politique américain des liens de complicité à travers lesquels Washington, le FBI, la CIA, la NSA utilisent les GAFA pour généraliser leur volonté de dominer l'Internet occidental et plus généralement dominer les pays auxquels appartiennent les citoyens utilisateurs.

Certes une partie du monde, notamment la Russie et la Chine, échappe en partie à l'influence des GAFA, soit en les interdisant de s'exprimer sur le web qu'elles contrôlent, soit en favorisant la création de Grands de l'Internet russes ou chinois. Mais ces derniers peinent encore à se donner une fréquentation leur permettant de concurrencer les GAFA, d'autant plus que ni la Russie ni la Chine, vu l'omniprésence du web, ne peuvent empêcher leurs ressortissants d'être des clients assidus de ces mêmes GAFA.

L'exemple d'Infowars n'est pas le seul montrant les interventions politiques des GAFA au service de Washington. C'est ainsi qu'un grand nombre de sites non alignés ne sont plus référencés par un certain nombre de serveurs sous contrôle des GAFA . Le World Socialiste Web Site, précieux pour fournir des informations non alignées, et que nous consultons régulierement, a été déréférencé par Google dans ses éditions en anglais.

La domination exercée par les médias

Ceci dit, la domination des GAFA sur le web occidental n'est pas différente de la domination exercée jadis au service des gouvernements par les grands journaux classiques. C'est ainsi que, pendant la 1ère guerre mondiale, entre autres, le monde de la presse a été une des puissants moyens permettant aux gouvernements de se conserver une opinion publique favorable à la guerre, malgré les millions de morts qu'elle provoquait. Nul ne s'en inquiétait vraiment.

Peut-on échapper à la domination des GAFA ? Certains suggèrent de ne rien y publier, en revenant à la communication écrite, ce qui est évidemment impossible. On propose aussi d'utiliser des serveurs cryptés. Mais ces derniers ne sont guère préférables. Ce que l'on nomme le « dark web » est très largement au service des organisations criminelles.

La solution la plus pratique consiste à continuer à recourir aux GAFA, mais en évitant d'y publier les informations personnelles que l'on veut garder pour son propre usage. Que ceux ou celles qui confient tous les détails de leur vie intime à Facebook et homologues ne s'étonnent pas de voir celles-ci vendues, entre autres, à fin d'utilisation, à des entreprises de publicité.

Au plan politique, tous ceux qui ont des points de vue non alignés, selon l'expression, doivent continuer à les publier sur le web. Ils intéresseront inévitablement une partie de plus en plus importante de l'opinion, celle qui veut échapper aux mots d'ordre des pouvoirs dominants, qu'ils soient politiques ou économiques. Pour notre part, il va de soi que nous n'aurions guère d'idées originales en propre, si nous ne pouvions accéder, grâce aux services involontaires des GAFA, à ce que publient tous ceux qui, eux aussi, se veulent non alignés.

Références

Sur Alex Jones proprement dit, on pourra consulter, entre de nombreux autres, les sites suivants:

https://www.rt.com/usa/435535-infowars-alex-jones-subscribers/

http://www.dedefensa.org/article/ont-ils-fait-dalex-jones-le-heros-dinternet

https://www.nouvelordremondial.cc/2018/08/07/purge-facebook-a-definitivement-banni-infowars-pour-des-discours-appelant-a-la-haine/

https://www.news18.com/news/tech/the-infowars-purge-shows-tech-companies-can-no-longer-be-outwitted-with-content-1836185.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Alex_Jones_(complotiste)

 

10/08/2018


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