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Avenir de STX France

Fleuron de la construction navale française, les Chantiers de l'Atlantique, rebaptisés STX-France depuis leur acquisition en 2008 par le groupe sud-coréen STX, vont devoir changer d'actionnaire car leur maison-mère vient de déposer son bilan.
A priori, l'entreprise est saine et son carnet de commandes bien fourni ; elle possède notamment une « forme » de très grande taille qui lui permet de construire des bâtiments géants, super-paquebots ou porte-avions. Un tiers de son capital appartient à l'Etat français, qui dispose d'un droit de préemption.

Le repreneur pressenti est l'italien Fincantieri, groupe vieux de 230 ans, propriété à 72% de l'Etat italien, à qui l'on reproche d'être le cheval de Troie de Pékin du fait d'une récente joint-venture avec un groupe naval public chinois.

Certains, non sans raisons – nous étions de ceux-là – avaient demandé la nationalisation pure et simple de l'entreprise. Mais quel décideur en France possède l'ampleur de vue nécessaire pour retenir cette idée? A défaut, la reprise de STX par Fincantieri pourrrait être l'occasion, via une entente positive entre pouvoirs publics français et italiens, de fonder les bases du futur champion européen n°1 mondial de la construction navale ?

Mais sans doute là encore est-ce trop demander?

08/01/2017


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