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Sombres perspectives pour le gaz de schiste aux Etats-Unis

Nous avions dans les deux dernières années pronostiqué que l'exploitation du gaz de schiste en Amérique ferait, si l'on peut dire, long feu. Il n'est pas nécessaire d'être expert en géologie pétrolière pour se rendre compte que des réserves de gaz dispersées entre des couches de schiste ne pouvaient être aussi abondantes que les réserves dont disposent les structures géologiques bien plus nombreuses et variées abritant le pétrole et le gaz dit naturel.

Or différents articles dans la presse américaine sonnent désormais l'alerte. C'est en particulier le cas de William Engdhal dans un texte de nsnbc international en date du 9 avril. Il rappelle que les prévisions d'exploitation du gaz de schiste en Amérique sont de plus en plus pessimistes. La fin de la bulle d'exploitation de ces dernières années est désormais en vue. Elle avait fait croire un moment à des naïfs comme Barack Obama que la dépendance en pétrole d'importation allait cesser. Or les grandes compagnies pétrolières renoncent désormais à investir . Dans quelques années, on peut prévoir que les territoires dévastés par l'exploitation sauvage du « shale gaz » ne comporteront plus que des puits rouillés http://nsnbc.me/2014/04/09/white-house-lies-eu-us-gas-supply/

On doit se demander en France si les responsables de haut rang, tel le sémillant Montebourg, qui militent pour l'exploitation du gaz de schiste se sont un tant soit peu informés des perspectives de cette ressource aux Etats-Unis.

Le gaz russe

L'article de Engdhal met aussi l'accent sur les mensonges délibérés de ce même Obama qui incite les pays européens à abandonner l'importation de gaz russe, le gaz de schiste américain étant prêt à prendre le relais. Là encore, il n'est pas nécessaire d'être expert en transport du gaz pour se rendre compte que les méthaniers géants nécessaires à un éventuel transport massif de gaz américain vers l'Europe ne pourraient jamais partir de ports américains, compte tenu de l'hostilité de ce pays à la construction des infrastructures portuaires nécessaires.

Autrement dit, Poutine et son gaz, lequel gaz arrive gentiment par des pipe-lines vers les pays de destination, ont encore de belles cartes à jouer. La France grâce au nucléaire pourra échapper à la pression, mais pas l'Allemagne...d'autant plus que Angela Merkel avait annoncé à grands fracas l'abandon de la filière électro-nucléaire.



10/04/2014


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