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Un futur lien entre les deux Corées?

Washington, avec le plein soutien de Donald Trump, fait étudier diverses options militaires destinées à détruire la prétendue menace que représenterait quelques missiles intercontinentaux nord-coréens, dont il n'est même pas certain qu'ils puissent être dotés de têtes nucléaires.
Pour cela l'armée américaine pourrait mener des frappes sur des sites industriels et militaires nord-coréens dispersés sur tout le territoire, sans exclure l'hypothèse d'une destruction plus ou moins complète de Pyongyang et de ses alentours.

Nous avons ici rappelé qu'il s'agirait alors d'une première frappe, la Corée du Nord n'ayant pas les moyens ni la volonté de mener elle-même une première frappe contre les Etats-Unis et ses alliés, sachant qu'il s'agirait pour elle d'un suicide complet. L'arme nucléaire et les ICBM qu'elle cherche à développer viserait surtout à porter une frappe en retour, si l'Amérique déclenchait elle-même et en premier une offensive contre elle. Dans un premier temps ces moyens lui permettrait d'entrer dans le cercle très envié des puissances nucléaires.

Même si la Corée du Sud continue à entretenir de bonnes relations avec Washington, elle ne peut pas ne pas s'inquiéter des menace américaine contre sa voisine du nord, une destruction complète de Séoul pouvant résulter du moindre affrontement. Aussi, sans nécessairement l'exposer ouvertement, le gouvernement sud-coréen, à l'impulsion du nouveau président Moon Jae-in, multiplie les contact avec ses homologues de Pyongyang. Dans le cadre de ces contact, un projet déjà ancien pouvant relier durablement les deux Corées est remis actuellement sur la table. Il s'agit d'un futur chemin de fer dit transcoréen (Trans-Korean Railway) sur le modèle du programme chinois dit Nouvelle route de la soie, renommé Belt and Road Initiative (BRI).

Ce chemin de fer connecterait entre elles les deux Corées, mais surtout déboucherait sur le Transsibérien, en attendant la future BRI. Ainsi, la riche économie industrielle sud-coréenne pourrait, beaucoup plus facilement que par mer, être en relation avec l'Eurasie, Russie et Europe. La Corée du Nord, de son côté, n'y trouverait que des avantages. En participant à ce trans-coréen, elle ouvrirait un peu son économie, pour son plus grand bénéfice. Dans une certaine mesure, Kim Jong-un se normaliserait, sans abandonner son mode spécifique de développement ni son programme militaire. Mais surtout il n'aurait plus à craindre les menaces militaires américaines.

* Sur le projet de transcoréen, voir un exposé un peu ancien, qu'il faudrait actualiser

http://www.koreanlii.or.kr/w/index.php/Trans-Korean_Railway?ckattempt=1



20/07/2017


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