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Alep doit retourner au plus vite sous le contrôle de Damas

L'on déplore à qui mieux mieux, dans les milieux diplomatiques Onusiens soumis en permanence à l'influence américaine, les morts d'Alep résultant des efforts du régime de Damas pour reprendre à Daesh le contrôle de la ville. Ces morts sont certes regrettables, mais ils sont en très petits nombre par rapport à ceux survenus récemment en Syrie, dont des effectifs considérables sont imputable à ce même Daesh, soutenu depuis longtemps par la Turquie et les Etats-Unis.
Aujourd'hui Daesh applique en Syrie une stratégie de survie désespérée, face aux offensives de Bachar al Assad, appuyées par l'aviation russe. Cette stratégie n'est pas nouvelle et fait partie de l'arsenal de la guerre dite de 4e génération. Il s'agit de se retrancher parmi la population, suffisamment terrorisée pour ne pas s'y opposer. Ainsi les efforts indispensables d'éradication provoqueront des morts civiles et des destructions urbaines. Les ONG inspirées par Washington et les gouvernements européens à leur écoute ne manqueront pas de dénoncer des crimes contre l'humanité.

Mais que ces observateurs « des droits de l'homme » proposent-ils à Damas? Renoncer à éliminer Daesh qui constitue aujourd'hui une enclave insupportable dans les territoires relevant de sa souveraineté? Il suffit de regarder une carte pour se rendre compte qu'il s'agirait en fait d'accepter une défaite programmée, Alep servant alors, comme les autres villes de la frontière encore contrôlées par Daesh, une base arrière constamment approvisionnée – grâce notamment à la Turquie – en combattants et matériels.

NB. Cette carte présente, sous l'intitulé Rebel  Control, des territoires correspondant en fait dans leur grande majorité à ceux désignés par le terme Daesh Control

Eliminer la Russie

Nous avons plusieurs fois rappelé, et ce n'est un secret pour personne sauf pour la presse occidentale, que derrière les efforts pour combattre Bashar se trouve la volonté constante des Etats-Unis de combattre la Russie, alliée au dit Bashar. Mais aujourd'hui Washington s'est montré incapable de contrer la stratégie habile de Vladimir Poutine au Moyen-Orient. Son seul recours actuel est de tenter de remplacer Bashar al Assad par un gouvernement fantoche (du type de celui installé en Irak) qui ne fera qu'encourager le terrorisme à l'échelle de la zone toute entière – ceci par « rebelles modérés » interposés, rebelles qui n'ont évidemment rien de modérés, tuant et décapitant à tout va.

La France, si elle possédait une diplomatie à la hauteur de ses anciennes ambitions au Moyen-Orient, devrait s'en rendre compte et soutenir les efforts du régime de Damas pour reconquérir son intégrité territoriale, en premier lieu à Alep. Cela voudrait dire en particulier ne pas encourager, via les jérémiades des ONG humanitaristo-américaines, le terrorisme islamique à se maintenir à Alep et aux frontières de l'Etat syrien légitime. Cela ne pourra pas se faire sans quelques morts civiles collatérales. Mais plus la bataille contre Daesh à Alep sera courte, moins nombreuses seront ces morts.

Note. On ne doit pas oublier que la CIA et les USA ont préparé un Plan B visant à armer les "rebelles", autrement Daesh, d'armes anti-aériennes. Ils n'y ont pas renoncé.

http://www.wsj.com/articles/u-s-readies-plan-b-to-arm-syria-rebels-1460509400

02/05/2016


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