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Confrontations militaires probables avec les Russes en Ukraine

Victoria Nuland, vice secrétaire d'Etat pour les Affaires européennes,et Joe Biden, vice président, doivent se rendre à Kiev les 20-23 novembre. Ils ont précédemment rencontré des parlementaires ukrainiens qui sont en fait des commandants d'unités d'extrême droite engagées dans la lutte contre les russophone de Novorussie.
Dans le même temps, Kiev au plus haut niveau (Porochenko lui-même) annonce urbi et orbi se préparer à une grande offensive contre les provinces dites séparatistes afin de « réunifier l'Ukraine ». Des concentrations importantes de moyens militaires sont visibles sur le terrain.

Nuland et Biden vont-ils à Kiev pour calmer le jeu? Vont-ils au contraire inciter Kiev à aller de l'avant? Vont-ils même promettre une assistance de l'Otan au cas où l'armée ukrainienne rencontrerait une résistance des Novorussiens plus forte que prévue, d'autant plus que ceux-ci n'ont pas caché se renforcer en armement importé de Russie.

Et que fera l'assistance militaire de l'Otan, vraisemblablement des troupes au sol venues de Pologne ou d'autres pays européens, assistées le cas échéant de contingents de l'US Army, si des troupes russes intervenaient directement et sans se cacher au secours des Novorussiens, dont Poutine a réaffirmé qu'il n'accepterait jamais de se désintéresser. S'il le faisait, il signerait sa mort politique en Russie elle-même. Or si les forces russes entraient dans le jeu, Kiev ne tiendrait pas 8 jours. L'Amérique ferait-elle alors appel à des armes nucléaires tactiques, faute de moyens suffisants en Europe pour livrer des batailles conventionnelles?

Le bon sens voudrait que Nuland et Biden aille à Kiev pour effectivement calmer le jeu, dissuader Porochenko de toute offensive généralisée contre la Novorussie, inciter à des négociations pour une fédéralisation effective de l'Ukraine. Le bon sens voudrait que la diplomatie européenne hausse la voix pour dire la même chose. Mais Obama, poussé par un Congrès de plus en plus belliciste, ne fera pas appel au bon sens. Il suivra la politique qui a toujours été la sienne, laisser faire ceux qui parlent le plus fort. Quant à l'Europe, nous pourrions dire d'elle, en paraphrasant Ezechiel:  "Tyr, on te cherchera mais on ne te trouvera pas". 

La fin de l'année, au regard de la paix mondiale, sera intéressante à observer, pour ceux qui seront encore en état d'observer quelque chose.

19/11/2014


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