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Etat d'avancement de Galiléo

Arianespace communique le 24 mai le texte ci-dessous. Nous le reprenons ici en partie, en le faisant suivre de notre commentaire:
Communication

Arianespace a lancé avec succès les satellites 13 et 14 de la constellation Galileo, pour la Commission Européenne (DG Grow), dans le cadre d'un contrat avec l'Agence Spatiale Européenne (ESA).

Le deuxième lancement Soyuz de l'année 2016, a eu lieu le 24 mai à 05h48 (heure de Kourou) depuis le Centre Spatial Guyanais (CSG).

Avec ce septième lancement de Soyuz depuis le CSG au profit de la constellation, 14 sa-tellites Galileo auront été déployés en orbite par Arianespace. Avant la fin de l'année 2016, quatre satellites supplémentaires de la constellation Galileo seront lancés par une Ariane 5 ES, permettant de démarrer les premiers services.

Avec ce nouveau succès, le 4e de l'année 2016, Arianespace fête le 250e lancement depuis le CSG de sa famille de lanceurs (229 Ariane, 15 Soyuz, 6 Vega)

Notre commentaire

En dehors du GPS américain, opérationnel dès 1995 et qui fait actuellement l'objet de divers développements, tant dans le domaine militaire que civil, il existe ou existera divers systèmes de géolocalisation dans le monde:

- GLONASS est le système russe, qui est de nouveau pleinement opérationnel depuis décembre 2011 ;
- Beidou est le système de positionnement créé par la République populaire de Chine ; il est opérationnel uniquement sur le territoire chinois et les régions limitrophes (il utilise des satellites géostationnaires, au nombre de quatre actuellement) ; son successeur Compass sera global et atteindra une précision de 10 m au sol ;
- L'Inde prépare également son système de positionnement, l'IRNSS 
- Le Japon prépare le système QZSS (Quasi-Zenith Satellite System) pour 2017-2018.

Galileo est le système civil de l'Union européenne en cours de test depuis 2004. À terme, il est destiné à être au moins équivalent au GPS en termes de couverture et de précision. Cependant, le projet a pris tellement de retard que les tests opérationnels, utilisant l'ensemble des satellites, n'interviendront au mieux que dans 2 ans.

Dans le même temps, le domaine essentiel pour l'économie des multiples applications du GPS est en Europe totalement aux mains des industriels et grands de l'Internet américains. Ce sont des sommes considérables qui échappent aux européens. On ne voit pas comment, faute de crédits suffisants et sauf peut-être dans quelques domaines stratégiques protégés, les entreprises européennes pourront utiliser utilement Galiléo.

Le retard du projet Galiléo, que nous avons souvent dénoncé ici, est du à l'incapacité de l'Union européenne de décider et mener un grand projet industriel et scientifique impliquant plusieurs pays et industriels. Aucune instance ne s'est révélée capable d'arbitrer.

La seule exception notable est Arianespace. Et encore celle-ci l'a-t-elle du à une forte implication de la France. On ne voit pas dans quels domaines la France, aujourd'hui menacée de réductions désastreuses de crédits dans la recherche par un gouvernement socialiste qui devrait être très attentif à ces questions, pourrait encore continuer à jouer ce rôle.

PS/ Ajoutons que Arianespace a eu le plus grand mal à refuser les injonctions américaines, lui imposant de refuser de travailler avec l'industrie spatiale russe.

25/05/2016


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