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L'Etat profond américain ne changera pas.

Ceux qui espéraient qu'un mouvement électoral de fond ferait apparaître une nouvelle génération de jeunes électeurs décidés à combattre l'Etat profond américain, le Pentagone, le Département d'Etat, Wall Street et les médias officiels, s'illusionnaient
Ce mouvement aurait pu être mené par Bernie Sanders. Mais nous avons vu qu'il était rentré dans le rang de l'establishment démocrate, faisant allégeance à la furieuse Hillary Clinton. Dans le même temps, il apparaît que la campagne de Donald Trump patinant, celui-ci songerait à abandonner la course à la présidence et lancer une nouvelle chaine de production câblée, la Trump News (http://www.vanityfair.com/news/2016/06/donald-trump-tv-network). Il récupérerait ainsi largement ses mises précédentes. La nouvelle est à vérifier mais elle paraît probable.

En conséquence de quoi, faute d'autre candidat crédible présenté par les Républicains, Clinton serait triomphalement élue à La Maison Blanche. La course à la guerre avec la Russie et la Chine reprendrait de plus belle, l'Europe se verrait plus que jamais rappelée à l'ordre. Pleurez naïfs

...

Post scriptum au 20/06

Pour être objectif, il faut reconnaître que cette accusation de Vanity Fair est peut-être une manoeuvre des hiérarques républicains et démocrates pour déconsidérer Trump. Selon différentes sources, (voir par exemple un article de Justin Raimondo dans le site réputé anti-système Antiwar.com http://original.antiwar.com/justin/2016/06/16/something-going-worse-thought/) Trump devient vraiment dangereux  car il accuse en termes de moins en moins voilés Barack Obama et sa complice Hillary Clinton de s'être laissés acheter par les milliards de l'Arabie Saoudite et autres Emirs pétroliers.

L'objectif de Riyad serait évidemment d'obtenir l'élection de Clinton à la Maison Blanche. Les princes saoudiens seraient en effet convaincus de voir Clinton, abondamment financée par eux, mener une fois à Washington une politique visant à faire triompher leurs intérêts au delà du seul Moyen Orient. Ceci avec le plein accord de l'Etat profond américain, économique et politique, lequel cherche à reprendre une main quelque peu perdue aujourd'hui dans la région et dans la guerre contre la Russie. Ce faisant, ce serait « accessoirement » un moyen de continuer à permettre au terrorisme islamique, toujours financé par les Etats-Unis ou la Turquie, de subvertir totalement ce qui reste de démocratie dans les pays occidentaux.

Peut-on croire les récentes déclarations de Trump, dénonçant en terme de moins de moins voilés la complicité entre l'actuelle Administration et Daesh, et se disant résolu à la combattre une fois élu ? Difficile de juger. Retombons dans notre péché d'optimisme et espérons que Trump fera triompher une fois élu une vraie guerre contre le terrorisme islamique, avec le soutien d'un vaste électorat populaire américain. Ceci pourrait montrer la voie aux gouvernements européens.

Encore faudrait-il que The Donald soit élu et ne soit pas assassiné auparavant.

19/06/2016


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