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Des porte-avions américains, mais pour quoi faire?

Le 20 avril, l'US Navy a fait connaitre que le porte-avions (PA) nucléaire américain Harry S. Truman et son groupe avaient quitté le port de Norfolk sur la côte est. Le groupe comprend le croiseur lanceur de missiles guidés USS Normandy, les destroyers également lanceurs de missiles Burke, Bulkeley, Forest Sherman et Farragut ainsi que les destroyers Jason et Sullivan. Ce groupe emporte 6.500 marins et les appareils appartenant au Carrier Air Wing One.

On peut penser que toute cette escadre ralliera la côte est-méditerranéenne où sa présence pourra concrétiser la menace américaine de nouvelle frappe contre Damas. Ni la Syrie ni son allié la Russie ne provoqueront de nouveaux attentats au gaz, comme ils en avaient été d'ailleurs faussement accusés. Mais tout laisse craindre que les Etats-Unis ne le fassent, dans la Goutha ou ailleurs. Ils auront  un prétexte pour détruire Damas et Bashar al Assad. Ainsi ils pourront éliminer la présence russe en Syrie.

L'armada en cours de route donnera pour ce faire une grande crédibilité à la menace américaine. Non seulement l'armée syrienne serait frappée, mais nécessairement des militaires russes qui l'assistent.

Ceci à un détail près. Les Russes disposent désormais de quelques missiles hypersoniques Kinzal. Un ou deux d'entre eux suffirait à envoyer un PA par le fond ou tout au moins l'endommager gravement. Vladimir Poutine a récemment prévenu les occidentaux qu'une nouvelle attaque contre Damas aurait de graves conséquences. S'il ne veut ne pas être accusé de paroles en l'air et si l'US Navy passe à l'acte dans le projet d'attaquer Damas, il devrait au moins faire lancer un Kinzal sur la flotte américaine.  Ce serait inévitablement le début d'une guerre américano-russe aux conséquences facilement imaginables, même si elle reste conventionnelle et ne fait pas appel à l'arme nucléaire.

Certains pessimistes suggèrent que c'est précisément le désir de l'état-major américain. Il pense semble-t-il l'emporter dans une guerre conventionnelle avec la Russie. Dans ce cas, le PA Harry S. Trumam serait délibérément envoyé au sacrifice, afin que ceci serve de prétexte à une attaque massive et sur plusieurs fronts de la Russie. Mais celle-ci serait plus facile à engager qu'à gagner.

22/04/2018


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