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La dissuasion est bien suffisante pour assurer la sécurité

Comme l'on sait, ce fut le général de Gaulle qui avait expliqué que la force nucléaire française n'était qu'à but dissuasif, c'est à dire pour répondre à une première attaque. C'est toujours le cas. Elle est conçue pour échapper à cette première attaque, afin de conserver sa puissance de dissuasion. D'où l'intérêt, aujourd'hui encore, des sous-marins nucléaires porte-engins (SNLE) dont la localisation par l'ennemi reste très difficile, voire impossible.




Dans le cas d'une attaque venant d'un pays très étendu, comme la Russie et les Etats-Unis, il suffit pour frapper à coup sur les centres stratégiques de l'ennemi, de disposer d'une centaine de têtes nucléaires. Compte-tenu de divers problèmes de maintenance et de déploiement, la France a décidé d'en avoir 300. Israël est supposé en avoir 80. Pour les autres )puissances nucléaire, on pourra se référer à la carte jointe.

Or aujourd'hui, deux physiciens américains renommés, Frank Wilczek et Max Tegmark, connus de nos lecteurs, expliquent que l'Amérique pourrait économiser un trillion de dollars en se limitant à une force de dissuasion d'environ 500 têtes. Au pire 800 têtes suffiraient. On peut craindre que si pourtant elle continue à en entretenir plus de 7000, c'est qu'elle n'a pas renoncé à une première frappe (évidemment contre la Russie), aussi cataclysmique que puissent en être les conséquences. En conséquence de quoi la Russie adopte la même posture.

Cet article est évidemment destiné au futur président américain. Non pas Hillary Clinton, plus militariste qu'aucun président ne l'a jamais été, mais Trump ou Sanders. « Revenez à une simple dissuasion, et vous disposeriez d'un trillion de dollars pour des investissements plus profitables, notamment dans les sciences et technologies ». Les réactions à cet article provenant de représentants du lobby militaro-industriel montrent que cette démarche raisonnable aura peu de chances d'être entendue.

Voir http://www.kurzweilai.net/the-trillion-dollar-question-nobody-is-asking-the-presidential-candidates?utm_source=KurzweilAI+Weekly+Newsletter&utm_campaign=4060599a72-UA-946742-1&utm_medium=email&utm_term=0_147a5a48c1-4060599a72-281965441

30/05/2016


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