Europe Solidaire http://www.europesolidaire.eu/ Europe Solidaire Europe Solidaire http://www.europesolidaire.eu/logo.gifEurope Solidairehttp://www.europesolidaire.eu/ Mon, 22 Dec 2014 17:21:07 GMT NUMERIQUE ET AEROSTATIQUE. LE PROJET LOON&#160;: INNOVATION ET RETRO-INNOVATION http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1594 1594 <br /><font face="Arial" size="2">Le d&eacute;veloppement du projet Loon (cf. JP Baquiast&nbsp;:&nbsp; &laquo;&nbsp;Google &agrave; l'assaut des zones blanches du tiers monde&nbsp;&raquo;) consiste &agrave; utiliser un cort&egrave;ge de ballons &eacute;voluant &agrave; plus de 20&nbsp;000 m&egrave;tres d&rsquo;altitude comme relais de t&eacute;l&eacute;communications pour couvrir les parties de la terre&nbsp; qui n&rsquo;ont pas encore acc&egrave;s &agrave; Internet et permettre ainsi &agrave; cinq milliards d&rsquo;habitants de notre plan&egrave;te de s&rsquo;y connecter dans des conditions &eacute;conomiques favorables. <br /> <br /> &nbsp;Certains, non sans raisons d&rsquo;ailleurs,&nbsp; y voient une menace dans la perspective d&rsquo;un contr&ocirc;le globalis&eacute; de la plan&egrave;te, d&rsquo;autres au contraire se r&eacute;jouissent de perspectives plus enthousiasmantes de r&eacute;duction de la fracture num&eacute;rique &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle mondiale. <br /> <br /> En revanche, sous l&rsquo;angle technologique , &eacute;conomique , environnemental , cette mise en &eacute;vidence des technologies du plus l&eacute;ger que l&rsquo;air ou technologies a&eacute;rostatiques r&eacute;jouira tous ceux qui depuis des ann&eacute;es, parfois dans un climat d&rsquo;incompr&eacute;hension g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;, voire de d&eacute;rision,&nbsp; militent pour un retour en force de l&rsquo;utilisation massive de ces technologies dans des domaines aussi divers que la s&eacute;curit&eacute;, la surveillance maritime et l&rsquo;action de l&rsquo;Etat en mer , le transport de colis lourds, le sport et le tourisme etc.<br /> <br /> En mars 1999 Bertrand Piccard et Brian Jones&nbsp; signait, dans une certaine indiff&eacute;rence, l&rsquo;un des plus grands exploits du XX &egrave;me si&egrave;cle finissant&nbsp;: le tour du monde en ballon&nbsp; sans escales en vingt et un jours sur le Breitling Orbiter III.<br /> <br /> Le Projet Loon est embl&eacute;matique. Il devrait offrir au plus l&eacute;ger que l&rsquo;air une tr&egrave;s grande visibilit&eacute; et permettre&nbsp; aux technologies a&eacute;rostatiques de r&eacute;-&eacute;merger&nbsp; et de r&eacute;apparaitre dans toute leur dimension comme&nbsp; techniques de pointe.&nbsp; Techniques de pointe&nbsp; elles n&rsquo;ont jamais cess&eacute; de l&rsquo;&ecirc;tre depuis le premier vol humain effectu&eacute; le 21 novembre 1783, sur des fonds du gouvernement&nbsp; d&eacute;j&agrave; dans une perspective militaire et&nbsp; strat&eacute;gique.<br /> <br /> Nul doute qu&rsquo;elles vont reprendre&nbsp; dans le spectre de nouvelles approches de l&rsquo;observation environnementale ou s&eacute;curitaire, mais aussi&nbsp; du transport point &agrave; point ,sans rupture de charge, d&rsquo;objets lourds et/ou encombrants&nbsp; sur des distances continentales ,qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo; &eacute;quipements pour l&rsquo;industrie nucl&eacute;aire, ou d&rsquo; &eacute;l&eacute;ments d&rsquo;&eacute;oliennes , tels que pales mats ou nacelles, etc.&nbsp; C&rsquo;est ainsi qu&rsquo; EADS&nbsp; envisagea, un moment l&rsquo;acheminement, des composants de l&rsquo;A 380 depuis des sites de fabrication r&eacute;partis sur toute l&rsquo;Europe vers l&rsquo;usine d&rsquo;assemblage de Toulouse.<br /> <br /> Pour ce qui est de la surveillance DCNS avec le programme,&nbsp; &ldquo;I2C &rdquo; (prononcer &ldquo;Eye to see&rdquo;) pour <em>&ldquo;Integrated System for Interoperable sensors &amp; Information sources for Common abnormal vessel behaviour detection &amp; Collaborative identification of threat&rdquo;</em> int&egrave;gre dans la chaine de surveillance, en synergie avec d&rsquo;autres supports ,avions ou satellites, un dirigeable Zeppelin &eacute;quip&eacute; notamment du&nbsp; radar haute fr&eacute;quence &agrave; onde de surface d&eacute;velopp&eacute; par l&rsquo;ONERA. Ce projet est soutenu par l&rsquo;Union europ&eacute;enne). Il vise le d&eacute;veloppement d&rsquo;un syst&egrave;me commun, multinational et interop&eacute;rable de surveillance des fronti&egrave;res.<br /> <br /> On le voit,&nbsp; longtemps oubli&eacute;es, les technologies a&eacute;rostatiques sont en pleine renaissance, pr&eacute;occupations environnementales, &eacute;conomies d&rsquo;&eacute;nergie, apparition de nouveaux mat&eacute;riaux plus r&eacute;sistants mais aussi plus l&eacute;gers, d&eacute;veloppement de l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; d&rsquo;origine photo volta&iuml;que pour la propulsion ou de l&rsquo;intelligence artificielle pour le pilotage et la navigation, leur donnent par leur diversit&eacute; d&rsquo;application, une dimension de retro-innovation singuli&egrave;re&nbsp; c&rsquo;est &agrave; dire impliquant le retour vers des techniques anciennes pour des applications futures. <br /> <br /> C&rsquo;est donc dans cette vaste perspective que s&rsquo;inscrit l&rsquo;accord pass&eacute; entre Google et le CNES, hommage rendu par l&rsquo;une des soci&eacute;t&eacute;s les plus &eacute;tonnantes au monde a l&rsquo;un des plus prestigieux centre de recherche Fran&ccedil;ais.<br /> <br /> Une crainte cependant. Il semble acquis, en effet, que les ballons seront construits exclusivement aux Etats-Unis par &laquo;&nbsp;Raven&nbsp; Aerostar&nbsp;&raquo; une soci&eacute;t&eacute; proche de la Nasa et des milieux de la d&eacute;fense. Cette strat&eacute;gie s&rsquo;inscrit, sans doute,&nbsp; dans la politique de r&eacute;industrialisation am&eacute;ricaine. On serait, pourtant&nbsp; en droit d&rsquo;attendre, compte tenu de l&rsquo;apport&nbsp; du CNES,&nbsp; un partenariat plus &eacute;quilibr&eacute;. Il est &agrave; craindre, en effet, que celui-ci s&rsquo;inscrive, dans la conception tr&egrave;s l&eacute;onine&nbsp; que l&rsquo;Administration am&eacute;ricaine se fait du futur Grand March&eacute; Transatlantique.<br /> </font> Mon, 15 Dec 2014 23:00:00 GMT Espace et domination du monde. Quelques éléments d'actualité http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1587 1587 <br /><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><strong><font size="3" color="#000099">Prologue</font></strong></font> <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Dans la lutte ininterrompue que se livrent les grands puissances pour la domination du monde, la domination spatiale a toujours &eacute;t&eacute;, depuis les succ&egrave;s des V2 allemands, un objectif essentiel. Il faut dominer l'espace de la m&ecirc;me fa&ccedil;on que l'on cherche &agrave; dominer le monde. Les am&eacute;ricains ont d'ailleurs forg&eacute; un mot, intraduisible par les grands enfants de choeur que sont les europ&eacute;ens: <em>&laquo;&nbsp;full spatial dominance&nbsp;&raquo;</em></font></p> <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Les Etats-Unis y ont toujours r&eacute;ussi parfaitement. Faut-il rappeler qu'ils dominent l'espace militaire, avec notamment un r&eacute;seau incomparable de satellites. Ils dominent aussi tr&egrave;s largement l'espace des t&eacute;l&eacute;communications et tout ce qui s'y rattache, c'est-&agrave;-dire l'espionnage &agrave; tr&egrave;s grande &eacute;chelle. Dans le domaine du spatial scientifique, ils sont l&agrave; o&ugrave; il est essentiel d'&ecirc;tre, avec par exemple des robots depuis longtemps op&eacute;rationnels sur la plan&egrave;te Mars. </font></p> <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Cependant, depuis qu'ils avaient gagn&eacute; la course &agrave; la Lune avec les succ&egrave;s des missions Apollo dans les ann&eacute;es 1960-1970, ils avaient sembl&eacute; se d&eacute;sint&eacute;resser des missions habit&eacute;es (avec &eacute;quipage). Un calcul &eacute;conomique simple leur avait montr&eacute; que l'entretien de la Station spatiale internationale et des navettes permettant d'y envoyer des astronautes et du ravitaillement ne leur apportait aucun b&eacute;n&eacute;fice concret. Ils avaient donc laiss&eacute; les Russes et les Europ&eacute;ens s'en occuper. </font></p> <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Cependant, si la Russie semblait hors jeu dans la course &agrave; l'exploration plan&eacute;taire, d'autres Etats s'y sont lanc&eacute;s depuis quelques ann&eacute;es, notamment la Chine et l'Inde. Les Am&eacute;ricains se devaient de r&eacute;agir. C'est dans cette volont&eacute; que s'inscrit le programme Orion, sur lequel nous donnons quelques informations ci-dessous. On imagine le prestige acquis aux yeux de 11 milliards de Terriens par le pays qui, le premier, retournerait sur la Lune pour y installer une station permanente et, &agrave; fortiori, qui mettrait un peu plus tard en place une telle station sur Mars. Nous tenons nos lecteurs, sur ce site, r&eacute;guli&egrave;rement inform&eacute;s des pas que font en ce sens la Chine et l'Inde. Les progr&egrave;s sont lents, mais assur&eacute;s. Ils sont soutenus par une volont&eacute; politique sans faille, et semble-t-il, par l'enthousiasme spontan&eacute; des citoyens, pr&ecirc;ts &agrave; supporter toutes les &eacute;conomies n&eacute;cessaires au d&eacute;ploiement de ces projets. </font></p> <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><strong><font color="#000099">Et l'Europe</font></strong></font></p> <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Qu'en est-il de l'Europe, demanderez vous? La r&eacute;ponse est simple, l'Europe, hormis quelques laboratoires scientifiques, n'a rien &agrave; faire de l'espace. Il s'agit moins des citoyens, dont l'enthousiasme r&eacute;cent face aux r&eacute;sultats de la mission Rosetta aux prises avec la com&egrave;te Churyumov-Gerasimenko ont surpris plus d'un observateur, mais des gouvernements et des int&eacute;r&ecirc;ts sp&eacute;culatifs &agrave; court terme qui les financent. </font></p> <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Seule la France fait encore un peu exception. Certes le temps n'est plus o&ugrave; le gouvernement d'inspiration gaulliste finan&ccedil;ait sans h&eacute;siter des projets audacieux dont il reste encore les bijoux de famille que sont le CNES (Centre national d'&eacute;tudes spatial) et une industrie a&eacute;rospatiale d'une puissance exceptionnelle pour un pays comme la France, bien moins riche que ne l'est l'Allemagne. N&eacute;anmoins, quel gouvernement fran&ccedil;ais a-t-il us&eacute; de son autorit&eacute; pour imposer au sein de l'Union europ&eacute;enne le beau programme Galil&eacute;o, tr&egrave;s largement initialis&eacute; par la France et qui est en train de perdre toute actualit&eacute; face aux syst&egrave;mes de positionnement global par voie satellitaire (GPS) am&eacute;ricain, russe, chinois, indien et pourquoi pas un jour un syst&egrave;me qatari ou saoudien (financ&eacute; par nos achats de p&eacute;trole) ? </font></p> <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Non, nous sommes injuste. L'Europe n'a pas enti&egrave;rement d&eacute;missionn&eacute; dans un domaine essentiel, celui des lanceurs civils. Elle le doit pour l'essentiel &agrave; la France, voulant s'affranchir de la domination am&eacute;ricaine. Chacun connait la saga Ariane, lointaine descendante d'un programme spatial de la 4e R&eacute;publique, repris et relanc&eacute; par le gaullisme. Le 19 d&eacute;cembre 1961, le gouvernement de Michel Debr&eacute; cr&eacute;ait le Centre national d&rsquo;&eacute;tudes spatiales pr&eacute;cit&eacute;. Charg&eacute; de coordonner toutes les activit&eacute;s spatiales du pays, cet organisme visait principalement &agrave; convaincre les Fran&ccedil;ais &ndash; mais aussi les Europ&eacute;ens &ndash; de ne pas se laisser distancer par les Am&eacute;ricains et les Sovi&eacute;tiques. </font></p> <p align="center"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><img width="613" height="750" alt="" src="http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2014/152/diamant.jpg" /></font></p> <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Cette date marquait le d&eacute;but de la politique spatiale fran&ccedil;aise qui conduisait le 26 novembre 1965 au lancement d&rsquo;Ast&eacute;rix, le premier satellite artificiel fran&ccedil;ais, &agrave; l&rsquo;aide de la fus&eacute;e nationale Diamant-A. Pr&eacute;vu et annonc&eacute;, l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement n&rsquo;&eacute;tait pas une surprise, hormis peut-&ecirc;tre l&rsquo;exploit technique qui fit de la France la troisi&egrave;me puissance mondiale, derri&egrave;re l&rsquo;URSS (1957) et les &Eacute;tats-Unis (1958).Aux yeux de Charles de Gaulle, acc&eacute;der &agrave; l&rsquo;espace par ses propres moyens incarnait un acte d&rsquo;ind&eacute;pendance, mais aussi un sentiment de grandeur&nbsp;: la France &eacute;tait sur le point de ma&icirc;triser un ensemble de technologies la pla&ccedil;ant au m&ecirc;me rang que les deux superpuissances. La fus&eacute;e Diamant, par ailleurs, d&eacute;coulait de la recherche balistique des &laquo;&nbsp;Pierres pr&eacute;cieuses&nbsp;&raquo;, un programme militaire engag&eacute; d&egrave;s 1959 par de Gaulle. Certains ing&eacute;nieurs militaires, qui travaillaient d&eacute;j&agrave; sur des projets d&rsquo;engins-fus&eacute;es depuis le d&eacute;but des ann&eacute;es cinquante, ont propos&eacute; de convertir l&rsquo;une de leurs &eacute;tudes en un lanceur spatial. Cette d&eacute;marche pr&eacute;sentait l&rsquo;avantage d&rsquo;&eacute;viter tout programme redondant. Les scientifiques, puis les politiques ont accept&eacute; et soutenu cette conception. Qui aujourd'hui en France se souvient de cet anniversaire de novembre 1965? </font></p> <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">L&rsquo;acc&egrave;s de la France, &agrave; cette &eacute;poque, au rang de troisi&egrave;me puissance spatiale&nbsp; a-t-il contribu&eacute; &agrave; la construction de l&rsquo;Europe spatiale qui s&rsquo;est esquiss&eacute;e &agrave; la m&ecirc;me &eacute;poque&nbsp;? Sans aucun doute, mais il a fallu pour cela des efforts consid&eacute;rables de la part des scientifiques et des industriels de l'espace pour convaincre les gouvernements europ&eacute;ens qu'un relais s'imposait au niveau de l'Europe. Ce fut le d&eacute;but de la saga de l'Agence spatiale europ&eacute;enne (Esa) et d'Arianespace, qui nous ne pouvons &eacute;videmment pas relater ici. <br /> <br /> Leurs succ&egrave;s sont connus, mais ils sont les fruits d'investissements engag&eacute;s il y a plus de trente ans. Les efforts s'essoufflent aujourd'hui. L'actuel lanceur lourd Ariane 5 devait imp&eacute;rativement &ecirc;tre remplac&eacute;. Pour cela il fallait que les gouvernements acceptent d'engager les d&eacute;penses n&eacute;cessaires. Jusqu'&agrave; ces derni&egrave;res semaines, on a pu craindre que, prenant pr&eacute;texte de la crise, mais en fait par incomp&eacute;tence, ils n'en feraient rien. De plus les rivalit&eacute;s entre pays mena&ccedil;aient de tuer le futur projet Ariane comme elles l'on fait du programme Galileo. Cependant quelques esprits clairvoyants, notamment au sein des membres de l'Esa, ont su convaincre les d&eacute;cideurs. Un accord sur un programme Ariane 6 vient d'&ecirc;tre annonc&eacute;. Nous donnons quelques d&eacute;tails &agrave; son sujet dans la seconce partie du pr&eacute;sent article.<br /> <br /> Esp&eacute;rons qu'il ne sera pas remis en cause. Un lanceur n'est pas suffisant pour permettre un d&eacute;barquement sur la Lune, n&eacute;anmoins un jour il pourra y aider. Tout au moins, en ce qui concerne la France, si l'opinion publique cessait de ne s'int&eacute;resser qu'au football et au travail du dimanche, si un gouvernement plus volontariste et plus &eacute;clair&eacute; montrait que les emplois de demain en d&eacute;pendront tr&egrave;s largement. </font></p> <p align="left"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><font color="#000000"><strong><font size="3" color="#000099">Premi&egrave;re Partie. Le programme Orion de la Nasa</font></strong></font></font></p> <p align="left"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><font color="#000000">Ceux, nombreux dans le monde, qui consid&eacute;raient, depuis la r&eacute;ussite de la mission Apollo 11 sur la Lune en 1969, que seule la Nasa &eacute;tait capable de tels exploits, s'indignaient du fait que la r&eacute;duction r&eacute;cente des cr&eacute;dits allou&eacute;s &agrave; l'Agence condamnait celle-ci &agrave; l'inaction. Inaction d'autant plus dommageable pour la Nasa et l'Am&eacute;rique que de nouveaux concurrents tr&egrave;s s&eacute;rieux sont en train de se mettre en place, Chine et m&ecirc;me Inde en premier lieu. Ceux-ci visent non seulement un retour sur la Lune mais une mission habit&eacute;e autour de Mars ou d'un de ses satellites, voire un d&eacute;barquement sur la Plan&egrave;te Rouge, avec retour, &agrave; &eacute;ch&eacute;ance de 15 &agrave; 20 ans. </font></font></p> <p align="center"><img width="544" height="300" alt="" src="http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2014/152/orion.jpg" /></p> <p align="left"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><font color="#000000">Or les m&ecirc;mes ont accueilli avec un fort battage m&eacute;diatique le lancement r&eacute;ussi d'une capsule baptis&eacute;e Orion par la Nasa il y a quelques jours. L'affaire a &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute; &agrave; l'opinion mondiale non seulement comme une renaissance de la Nasa &ndash; ce qui n'est pas faux &ndash; mais comme le premier pas r&eacute;ussi pour une mission habit&eacute;e sur Mars. Le prestige de l'Am&eacute;rique, bien contrari&eacute; depuis quelques ann&eacute;es, en ressortait grandi. Le journal Le Monde lui-m&ecirc;me ne publie-t-il pas le 5 d&eacute;cembre un article titrant &laquo;&nbsp;Orion en route vers Mars&nbsp;&raquo;. <br /> <br /> Les observateurs objectifs tiennent &agrave; remettre les choses au point. Certes la Mission Orion s'est conclue par un succ&egrave;s, mais il ne s'agissait encore que de l'envoi et du retour sur Terre d'une capsule inhabit&eacute;e, apr&egrave;s une petite excursion dans l'orbite terrestre. L'op&eacute;ration avait d'abord pour but de tester la r&eacute;-entr&eacute;e du bouclier thermique dans l'atmosph&egrave;re sans &eacute;chauffements catastrophiques Celui-ci &eacute;tait le plus grand jamais construit pour une capsule, avec 5 m de diam&egrave;tre, soit 50 cm de plus que celui qui prot&eacute;gea le rover Curiosity durant sa descente dans l'atmosph&egrave;re martienne. Bien moins dense que celle de la Terre, l'atmosph&egrave;re martienne est &eacute;galement dangereuse quand elle est abord&eacute;e &agrave; tr&egrave;s haut vitesse. <br /> <br /> Le vol a &eacute;galement servi &agrave; valider les syst&egrave;mes de la capsule, pour lesquels la Nasa avait laiss&eacute; se disperser ses comp&eacute;tences depuis sa cure de rigueur. Il s'agit de l&rsquo;avionique, le contr&ocirc;le d&rsquo;attitude et surtout les parachutes. Ceux-ci sont les seuls dispositifs permettant, sauf &agrave; mettre en place de co&ucirc;teux syst&egrave;mes de r&eacute;tro-fus&eacute;es, d'assurer un atterrissage (ou amerrissage) &agrave; vitesse r&eacute;duite. </font></font></p> <p align="center"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><font color="#000000"><br /> <br /> </font><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><font color="#000000"><img width="350" height="265" alt="" src="http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2014/152/delta.jpg" /></font></font><font color="#000000"><br /> <br /> </font></font></p> <p align="left"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><font color="#000000">Le lanceur utilis&eacute; pour propulser les 21 tonnes d'Orion a &eacute;t&eacute; la version lourde du Delta 1V. Ce dernier est la derni&egrave;re version d'une famille d&eacute;velopp&eacute;es par Boeing en partenariat avec l'US Air Force. Les lanceurs de la famille Delta IV peuvent placer en orbite de transfert des charges dont le poids varie entre 4.321 kg et 12.757 kg, et en orbite basse, dite LEO des charges allant jusqu'&agrave; 23.000 kg. <br /> </font></font></p> <p align="left"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><font color="#000000">Ajoutons que l'Agence spatiale europ&eacute;enne qui participe au d&eacute;veloppement du futur v&eacute;hicule spatial Orion fournira le module de service, s'appuyant sur son exp&eacute;rience dans le domaine des v&eacute;hicules ATV enti&egrave;rement automatiques utilis&eacute; avec succ&egrave;s pour des missions de ravitaillement de la Station spatiale Internationale. Il s'agira de ESM, European service module. L'ESA assurera la propulsion, l&rsquo;alimentation &eacute;lectrique, le contr&ocirc;le thermique et les composants vitaux des versions futures de la capsule. </font></font></p> <p align="left"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><font color="#000000"><strong><font color="#000099">Remise en proportion </font></strong></font></font></p> <p align="left"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><font color="#000000">Les sp&eacute;cialistes de l'espace tiennent cependant, sans minimiser le succ&egrave;s de cette premi&egrave;re mission Orion, &agrave; remettre la chose en proportion. Il ne s'agit absolument pas pour le moment de pr&eacute;parer une mission habit&eacute;e autour de Mars. La Nasa elle-m&ecirc;me fait remarquer qu'elle n'a pas &agrave; ce jour re&ccedil;u la moindre instruction gouvernementale lui enjoignant de se pr&eacute;parer &agrave; une mission martienne. </font></font></p> <p align="left"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><font color="#000000">De ce fait, Orion reste une op&eacute;ration mal financ&eacute;e, incapable en l'&eacute;tat de transporter des astronautes dans de simples vols orbitaux avant 2021 au plus t&ocirc;t, sans compter les retards &eacute;ventuels, ce que font les Russes depuis des ann&eacute;es. Lorsque les recherches et d&eacute;veloppements n&eacute;cessaires &agrave; une mission martienne auront abouti, Orion ne sera, selon les experts, qu'un lointain souvenir. </font></font></p> <p align="left"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><font color="#000000">Pour ces experts, la Nasa s'est rendu un mauvais service &agrave; elle-m&ecirc;me en laissant s'accr&eacute;diter, par l'interm&eacute;diaire de journalistes incomp&eacute;tents ou tendancieux, l'id&eacute;e qu'elle &eacute;tait dor&eacute;navant en route pour Mars. Les concurrents chinois sont bien plus prudents. Ils proc&egrave;dent pas &agrave; pas. Certes ils ne se cachent pas d'avoir de grandes ambitions, mais ils ne cherchent pas &agrave; donner le change sur les difficult&eacute;s qu'ils devront r&eacute;soudre. <br /> <br /> <font color="#000099"><strong><font size="3">Deuxi&egrave;me Partie. Le programme europ&eacute;en Ariane 6</font></strong></font><br /> <br /> Dans le m&ecirc;me temps, soit le 2 d&eacute;cembre 2014, les ministres charg&eacute;s de l'espace des pays membres de l'Agence spatiale europ&eacute;enne (ESA) ont d&eacute;cid&eacute; le lancement du programme Ariane 6. Il s'agira d'un nouveau lanceur europ&eacute;en pr&eacute;sent&eacute; comme &quot;modulaire&quot;, &quot;fiable&quot; et &quot;comp&eacute;titif&quot;, destin&eacute; &agrave; remplacer Ariane 5. Celle-ci avec 62 lancements successifs r&eacute;ussis depuis 2002, a fait les preuves de sa fiabilit&eacute;. Mais elle est d&eacute;sormais jug&eacute;e trop co&ucirc;teuse pour le march&eacute; international. Lancer une Ariane 5 co&ucirc;terait environ 220 millions de dollar alors que les prix de la concurrence sont estim&eacute;s pour les&nbsp;fus&eacute;es am&eacute;ricaines Delta IV &agrave; 170 millions ou Atlas V &agrave; 125 million,&nbsp;pour le &nbsp;lanceur russe&nbsp;Proton M &agrave; 100 millions, pour une fus&eacute;e chinoise Longue marche &agrave; 60 millions), voire pour les entreprises spatiales priv&eacute;es am&eacute;ricaines (dont la fiabilit&eacute; reste &agrave; prouver) aux alentours de 40 millions. <br /> <br /> </font></font></p> <p align="left"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><font color="#000000"><img width="800" height="450" alt="" src="http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2014/152/ariane6.jpeg" /><br /> Ariane 5 a &eacute;t&eacute; con&ccedil;ue &agrave; partir de 1995, &agrave; une &eacute;poque o&ugrave; l'on pensait que les satellites, toujours plus perfectionn&eacute;s et performants, allaient &ecirc;tre aussi toujours&nbsp;plus lourds. Mais la miniaturisation de l'&eacute;lectronique et des composants a consid&eacute;rablement chang&eacute; le cahier des charges. Et la priorit&eacute; aujourd'hui est moins de&nbsp;mettre de lourdes&nbsp;charges en orbite que de pouvoir les y placer&nbsp;dans un d&eacute;lai court et &agrave; moindre co&ucirc;t.</font></font></p> <p align="left"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><font color="#000000">Apr&egrave;s diverses p&eacute;rip&eacute;ties, le 18 septembre 2014, le CNES, l'agence spatiale fran&ccedil;aise, avait propos&eacute; une nouvelle configuration, d&eacute;clinable en deux versions, avec un seul niveau &agrave; poudre et deux niveaux &agrave; propulsion liquide. Elle devrait &ecirc;tre propos&eacute;e, selon les besoins, en deux versions :&nbsp;une version &quot;A62&quot; avec deux propulseurs d'appoint et une version lourde &quot;A64&quot; avec quatre propulseurs.<br /> L'Allemagne, longtemps r&eacute;ticente, a finalement donn&eacute; son accord au projet. L'enveloppe demand&eacute;e aux ministres charg&eacute;s de l'Espace des 20 pays membres de l'ESA et du Canada pour le d&eacute;veloppement d'Ariane 6 s'&eacute;l&egrave;ve &agrave; 3,8 milliards d'euros, en incluant l'&eacute;volution du petit lanceur de la gamme europ&eacute;enne, Vega, d&eacute;velopp&eacute; par l'Italie.<br /> <br /> Ainsi,&nbsp;Ariane 6 devrait &ecirc;tre adapt&eacute;e &agrave; la fois aux besoins institutionnels (satellites scientifiques, sondes spatiales...) et aux vols commerciaux (satellites t&eacute;l&eacute;coms, t&eacute;l&eacute;vision...) qui repr&eacute;sentent deux-tiers des lancements. Nous sommes &eacute;videmment loin de vols europ&eacute;ens vers Mars. Cependant un premier pas en ce sens pourrait &ecirc;tre engag&eacute;, si l'Europe d&eacute;cidait de relever les d&eacute;fis am&eacute;ricains et chinois. Une coop&eacute;ration avec la Russie, dans une telle perspective, d&eacute;j&agrave; bien &eacute;tablie notamment au sein du Centre spatial de Kourou, serait souhaitable et possible. Mais aujourd'hui, et c'est lamentable, l'Europe paralys&eacute;e par les &quot;sanctions&quot; impos&eacute;es par l'Am&eacute;rique, n'en prend pas le chemin. </font></font></p> <p align="left">&nbsp;</p> <font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><font color="#000000">&nbsp;</font></font></font> Tue, 09 Dec 2014 23:00:00 GMT Abandon de South Stream? L'Europe perdante sur tous les tableaux http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1583 1583 <img src="http://www.europesolidaire.eu/repimg/20141205095216_south_stream.jpg" align="left" alt="photo" title="" border="0" /><br />South Stream devait relier sur 3.600 km la Russie &agrave; la Bulgarie en passant sous la mer Noire, et via la Serbie, la Croatie, la Slov&eacute;nie et la Hongrie, arriver en Autriche. Le co&ucirc;t de la construction du gazoduc qui avait &eacute;t&eacute; &eacute;valu&eacute; &agrave; 23 milliards d&rsquo;euros par le russe Gazprom, majoritaire dans la soci&eacute;t&eacute; South Stream aux c&ocirc;t&eacute;s de ENI et EDF notamment, a finalement &eacute;t&eacute; estim&eacute; &agrave; 32 milliards d&rsquo;euros. South Stream devait entrer en service en 2016. <p style="margin-bottom: 0cm">Aujourd'hui, Gazprom veut substituer &agrave; South Stream un nouveau gazoduc vers la Turquie, d&rsquo;une m&ecirc;me capacit&eacute; de 63 milliards de M3 par an. Ce projet a &eacute;t&eacute; ent&eacute;rin&eacute; par Moscou &agrave; la suite d'une visite de Vladimir Poutine &agrave; Ankara le 1er d&eacute;cembre. Moscou justifie l&rsquo;arr&ecirc;t du projet South Stream dans sa configuration initiale par l&rsquo;opposition de Bruxelles au passage du gazoduc sur le territoire de ses Etats membres, et notamment sur celui de la Bulgarie. L'Union europ&eacute;enne, de l'avis g&eacute;n&eacute;ral, a c&eacute;d&eacute; aux pressions am&eacute;ricaines visant &agrave; bloquer South Stream au profit de voies &agrave; construire que contr&ocirc;leront les int&eacute;r&ecirc;ts am&eacute;ricains. Mais le parcours de celles-ci n'a pas encore &eacute;t&eacute; d&eacute;termin&eacute;, compte tenu de rivalit&eacute;s entre les Etats europ&eacute;ens susceptibles d'&ecirc;tre travers&eacute;s. Son financement n'est pas encore n&eacute;goci&eacute;. </p> <p>Vladimir Poutine, &agrave; Ankara, a indiqu&eacute; que le gazoduc de substitution &agrave; South Stream allait voir le jour. Il viendra doubler le Blue stream, qui achemine d&eacute;j&agrave; le gaz russe vers la Turquie en passant sous la mer Noire. Un syst&egrave;me de distribution de gaz sera construit &agrave; la fronti&egrave;re gr&eacute;co-turque. Le march&eacute; turc est, pour Gazprom, le d&eacute;bouch&eacute; le plus important apr&egrave;s l&rsquo;Allemagne.</p> <p>D&eacute;pendante par ailleurs &agrave; 50&nbsp;% du gaz russe, la Turquie veut s&rsquo;en affranchir en construisant 80&nbsp;centrales thermiques (dont une vingtaine au charbon) et trois centrales nucl&eacute;aires. Le g&eacute;ant russe Rosatom a emport&eacute; l&rsquo;appel d&rsquo;offres pour construire la premi&egrave;re de celle-ci, celle d&rsquo;Akkuyu, dans la r&eacute;gion de Mersin, au sud. Ce contrat est d&rsquo;une valeur de 20 milliards de dollars. Autant de milliards dont Areva devra faire son deuil, &agrave; supposer qu'elle ait eu des espoirs en ce sens. </p> <p><font color="#000080"><strong>Un abandon qui pourrait ne pas &ecirc;tre d&eacute;finitif</strong></font></p> <p>Cependant, les dommages que ressentirait l'Union europ&eacute;enne d'un abandon par la Russie du projet South Stream seraient tels que les ministres de l'Energie des pays participant au projet South Stream se r&eacute;uniront mardi 9 d&eacute;cembre &agrave; Bruxelles afin d'&eacute;valuer la situation. &quot;Les op&eacute;rations pr&eacute;paratoires n'ont pas &eacute;t&eacute; interrompues. Une nouvelle date a &eacute;t&eacute; fix&eacute;e: celle du 9 d&eacute;cembre, pour une rencontre des ministres de l'Energie de South Stream. Cette rencontre aura lieu et permettra, je l'esp&egrave;re, de r&eacute;gler certaines questions, y compris concernant le 3e paquet &eacute;nergie. Par ailleurs, il faut esp&eacute;rer que les relations entre l'Union europ&eacute;enne et la Russie se normaliseront finalement&nbsp;&raquo; a d&eacute;clar&eacute; le premier ministre bulgare Bo&iuml;ko Borissov lors d'une conf&eacute;rence de presse conjointe avec le pr&eacute;sident de la Commission europ&eacute;enne Jean-Claude Juncker. </p> <p>Selon lui, son gouvernement n'a pas re&ccedil;u de note officielle sur l'abandon du projet par la Russie. Ceci permettrait de se mettre d'accord sur la r&eacute;alisation du projet South Stream. La question du 3e paquet &eacute;nergie d&eacute;signe une des subtilit&eacute;s qui emp&ecirc;che l'Europe de se comporter &laquo;&nbsp;normalement&nbsp;&raquo; sur le march&eacute; international de l'&eacute;nergie. Le Troisi&egrave;me paquet de lib&eacute;ralisation du march&eacute; de l'&eacute;nergie interdit aux soci&eacute;t&eacute;s de production de gaz de poss&eacute;der les gazoducs de transport sur le territoire de l'Union europ&eacute;enne.<br /> </p> <p><strong><font color="#000080">Lune de miel entre la Turquie et la Russie</font></strong></p> <p>En attendant, l'effet des &laquo;&nbsp;sanctions&nbsp;&raquo; &agrave; l'encontre de la Russie, impos&eacute;es par les Etats-Unis &agrave; l'Europe, se r&eacute;v&egrave;le doublement n&eacute;gatif pour cette derni&egrave;re. Non seulement elle perd les b&eacute;n&eacute;fices &eacute;conomiques et politiques que devait, malgr&eacute; son co&ucirc;t, lui apporter le projet South Stream, mais elle voit la Turquie se rapprocher, sans doute durablement de la Russie, alors que ses propres relations avec Ankara se sont s&eacute;rieusement refroidies du fait de la mise en sommeil de n&eacute;gociations visant &agrave; permettre l'entr&eacute;e de la Turquie dans l'Union. </p> <p>Apparemment, la Russie ne craint pas que, sous l'influence turque, des mouvements autonomistes musulmans se renforcent en son sein ou &agrave; sa p&eacute;riph&eacute;rie. Des engagements turcs destin&eacute;s &agrave; les pr&eacute;venir auraient &eacute;t&eacute; obtenus, tant et si bien que de nouvelles mosqu&eacute;es financ&eacute;es par la Turquie pourraient &ecirc;tre construites en Crim&eacute;e. En &eacute;change, Ankara abandonnerait ses efforts pour obtenir la chute de Bashar al Assad en Syrie, lequel Bashar est, rappelons-le, un alli&eacute; strat&eacute;gique de la Russie au Moyen-Orient. </p> <p>La Turquie n'est pas seulement une puissance islamique dont les europ&eacute;ens pouvaient &agrave; juste titre redouter l'influence sur leurs populations, mais une puissance &eacute;conomique. Qu'elle se tourne durablement vers la Russie, et peut-&ecirc;tre aussi &agrave; cette occasion vers la Chine, membre du BRICS et de l'Organisation de coop&eacute;ration de Shanghai, entra&icirc;nera des pertes consid&eacute;rables pour les europ&eacute;ens. Au plan de leurs int&eacute;r&ecirc;ts &eacute;conomiques, notamment allemands et fran&ccedil;ais, mais aussi au plan politique. L'Union europ&eacute;enne sera ainsi de plus en plus isol&eacute;e, alors que dans le m&ecirc;me temps la diplomatie am&eacute;ricaine n&eacute;gocie tous azimuts avec les Etats arabes du Golfe, mais aussi avec la Turquie et d&eacute;sormais la Syrie, sur le point de rentrer en gr&acirc;ce. </p> <p style="margin-bottom: 0cm">* Voir sur ces sujets l'article r&eacute;cent de Philippe Grasset <br /> <a href="http://www.dedefensa.org/article-notes_sur_le_volte-quart_du_ma_tre_du_faire_a_kido__04_12_2014.html">http://www.dedefensa.org/article-notes_sur_le_volte-quart_du_ma_tre_du_faire_a_kido__04_12_2014.html</a></p> <p style="margin-bottom: 0cm"><br /> </p> <p style="margin-bottom: 0cm"><br /> </p> Thu, 04 Dec 2014 23:00:00 GMT La guerre du pétrole et ses conséquences http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1577 1577 <img src="http://www.europesolidaire.eu/repimg/20141130202924_courspetrole2.gif" align="left" alt="photo" title="" border="0" /><br />Le march&eacute; est de type lib&eacute;ral-oligopolistique. Ceci veut dire que nulle autorit&eacute; mondiale ne fixe les cours, mais que les d&eacute;cisions de grands groupes de producteurs, organis&eacute;s pour mettre en oeuvre une politique commune au sein du groupe, peuvent influencer les cours &agrave; la hausse ou &agrave; la baisse. Aujourd'hui, l'OPEP (organisation des pays producteurs de p&eacute;trole) est le plus organis&eacute; de ces oligopoles. L'OPEP regroupe un grand nombre de producteurs 1), mais en fait seuls les plus importants jouent un r&ocirc;le dans ses d&eacute;cisions, sous l'autorit&eacute; de fait de l'Arabie saoudite. L'OPEP ne repr&eacute;sente au demeurant qu'un tiers de la production mondiale. Deux autres grands producteurs de p&eacute;trole (p&eacute;trole et gaz) sont apparus depuis quelques ann&eacute;es sur le march&eacute;, la Russie pour environ 15% et les Etats-Unis pour 12% , avec les gaz et p&eacute;troles de schistes (chiffres approximatifs). Ils prennent librement leurs d&eacute;cisions, sans en principe s'accorder avec l'OPEP. Tous les autres producteurs, trop petits pour influencer sensiblement le march&eacute;, s'adaptent &agrave; celui-ci. <p style="margin-bottom: 0cm">Depuis quelques mois, le cours du p&eacute;trole n'a cess&eacute; de baisser (cf graphique). On attribue g&eacute;n&eacute;ralement cette baisse au ralentissement de l'&eacute;conomie mondiale, y compris chez les pays gros consommateurs comme la Chine. Elle est consid&eacute;r&eacute;e aussi comme r&eacute;sultant de l'apparition des Etats-Unis sur le march&eacute;, devenus gr&acirc;ce aux gaz et p&eacute;troles de schistes auto-suffisants et marginalement exportateurs. Par ailleurs, les sp&eacute;culateurs doivent admettre que l'offre potentielle sera de plus en plus importante dans les prochaines ann&eacute;es, compte-tenu de la d&eacute;couverte de r&eacute;serves exploitables dans de nombreux pays non encore exportateurs. </p> <p style="margin-bottom: 0cm"><font color="#000080"><strong>L'offre</strong></font></p> <p style="margin-bottom: 0cm">Cette baisse, a priori, p&eacute;nalise les producteurs. Ceux-ci devraient donc s'entendre, comme ils l'avaient fait pr&eacute;c&eacute;demment, pour diminuer la production et faire remonter les cours. Mais diminuer la production, dans un premier temps, diminue les revenus des producteurs. Ils devraient donc s'entendre &agrave; eux-tous pour se r&eacute;partir les pertes. Une telle entente, qui est en soi tr&egrave;s difficile, est aujourd'hui rendue impossible du fait de d&eacute;saccords politiques entre pays producteurs. Disons en simplifiant que les pays de l'OPEP chercheraient apparemment &agrave; mettre en difficult&eacute; les producteurs concurrents d'Am&eacute;rique du Nord, dont les co&ucirc;ts de production sont difficilement compressibles. La baisse des cours les p&eacute;nalise aussi, mais ils disposent de r&eacute;serves de change en quantit&eacute; suffisamment importante pour leur permettre de supporter quelques temps le manque &agrave; gagner. A l'oppos&eacute;, la Russie, rejointe par le Venezuela, voudrait provoquer une r&eacute;duction de la production suffisamment rapide et importante pour qu'elle entra&icirc;ne une hausse des cours, hausse indispensable &agrave; leur &eacute;quilibre &eacute;conomique. </p> <p style="margin-bottom: 0cm">Les Etats-Unis, qui pourrait peser sur l'orientation du march&eacute;, ne le font pas pour le moment. Certes, la baisse des cours p&eacute;nalise leurs producteurs, mais elle a pour eux le grand avantage de p&eacute;naliser encore davantage la Russie, contre laquelle ils ont engag&eacute; depuis quelques mois ce que l'on nomme une deuxi&egrave;me guerre froide. Ils n'envisagent donc pas de rejoindre une coalition de pays cherchant &agrave; r&eacute;duire la production globale afin d'am&eacute;liorer &agrave; terme les revenus des pays exportateurs;</p> <p style="margin-bottom: 0cm"><strong>La demande</strong></p> <p style="margin-bottom: 0cm">Du c&ocirc;t&eacute; des pays consommateurs, la baisse des cours est g&eacute;n&eacute;ralement bien accueillie. Elle diminue le co&ucirc;t des carburants fossiles et permet donc de relancer, ne fut-ce que marginalement, la production et donc ce que l'on nomme la croissance. Certaines industries, comme l'automobile, en profiteront n&eacute;cessairement. Les consommateurs de p&eacute;trole et de gaz s'en r&eacute;jouissent &eacute;galement. Mais les &eacute;conomistes et les climatologues, qui cherchent &agrave; voir un peu plus loin que les al&eacute;as de la conjoncture, consid&egrave;rent cette baisse comme une v&eacute;ritable catastrophe, d'autant plus catastrophique qu'elle se prolongerait sur plusieurs ann&eacute;es. </p> <p style="margin-bottom: 0cm">Il est &eacute;vident en effet que les efforts tent&eacute;s, non sans difficult&eacute;s et obstacles, pour r&eacute;duire les consommations d'&eacute;nergie et mettre en place des sources&nbsp; de substitution dite vertes (incluant le nucl&eacute;aire), se trouvent d&eacute;courag&eacute;s, sinon rendus impossibles. Le bilan industriel sera donc lourd. En &eacute;conomie lib&eacute;rale de march&eacute;, des pans entiers d'industries &eacute;mergentes seront mis en difficult&eacute;, voire conduits &agrave; dispara&icirc;tre. Les Etats, d&eacute;pourvus dor&eacute;navant de moyens d'intervention, ne pourront pas prot&eacute;ger les secteurs et activit&eacute;s d'avenir destin&eacute;s &agrave; diminuer leur d&eacute;pendance au p&eacute;trole. </p> <p style="margin-bottom: 0cm">Inutile d'ajouter que les politiques visant &agrave; diminuer la production des gaz &agrave; effets de serre seront compromises, sinon d&eacute;courag&eacute;es. Or en ce domaine, comme l'ont montr&eacute; les climatologues, tout retard pris ne se rattrape pas. Ce serait d&egrave;s maintenant, et non dans l'attente d'une hypoth&eacute;tique remont&eacute;e des prix du p&eacute;trole qu'il faudrait agir. L'humanit&eacute; se rapproche de plus en plus du point de non-retour (le tipping point) au del&agrave; duquel des d&eacute;g&acirc;ts sur l'environnement comme sur les esp&egrave;ces vivantes se d&eacute;velopperont sur un mode exponentiel. </p> <p style="margin-bottom: 0cm">Les pays europ&eacute;ens non producteurs d'&eacute;nergie en souffriront n&eacute;cessairement bien plus que les pays producteurs de p&eacute;trole. Dans la comp&eacute;tition mondiale, ces derniers n'y verront que des avantages &agrave; court terme. L'Europe avec ses ambitions de diminution des consommations d'&eacute;nergie repr&eacute;sente pour eux dans une certaine mesure une ennemie &agrave; abattre. Quant aux pays sous-d&eacute;velopp&eacute;s, leur sort dans cette guerre du p&eacute;trole, n'int&eacute;ressera personne...</p> <p style="margin-bottom: 0cm"><font color="#000080"><strong>Un consensus hors de port&eacute;e</strong></font></p> <p style="margin-bottom: 0cm">Pourrait-on esp&eacute;rer que, face &agrave; l'imminence du danger environnemental, producteurs et consommateurs de p&eacute;trole s'entendraient pour diminuer progressivement la production d'&eacute;nergies fossiles et reconvertir leurs ressources de tr&eacute;sorerie dans de nouveaux investissements favorables aux &eacute;conomies d'&eacute;nergie et aux &eacute;nergies de remplacement. Ce serait &eacute;videmment l'id&eacute;al, mais une telle entente ne pourrait provenir que d'un consensus mondial, par exemple dans le cadre de l'ONU, pour adopter en commun de telles politiques.</p> <p style="margin-bottom: 0cm">Or de r&eacute;centes &eacute;tudes tendent &agrave; montrer que, m&ecirc;me face &agrave; un p&eacute;ril imminent, des pays et int&eacute;r&ecirc;ts en comp&eacute;tition refuseront de s'entendre. Chacun exploitera jusqu'au bout le cr&eacute;neau dont il profite, pr&eacute;f&eacute;rant affronter le d&eacute;sastre final, autrement dit un suicide collectif, plut&ocirc;t que n&eacute;gocier avec des concurrents-adversaires des accords permettant d'atteindre le salut commun.</p> <p style="margin-bottom: 0cm">Si l'anthropologie confirmait ces hypoth&egrave;ses, ainsi pourrait s'expliquer un paradoxe depuis longtemps constat&eacute; et regrett&eacute;. Pourquoi les humains, si performants dans la gestion du court terme, sont-ils incapables de se projeter dans le long terme, afin d'anticiper les risques et prendre imm&eacute;diatement des mesures pr&eacute;ventives?&nbsp; On attribue g&eacute;n&eacute;ralement ce trait &agrave; l'incapacit&eacute; du cerveau humain de se repr&eacute;senter suffisamment clairement des hypoth&egrave;ses concernant l'avenir.</p> <p style="margin-bottom: 0cm">Mais pour le chercheur Pedro Sekeris, la r&eacute;ponse est beaucoup plus inqui&eacute;tante. Elle tient au fait que le m&eacute;canisme g&eacute;n&eacute;tique et culturel de la comp&eacute;tition darwinienne, ayant permis l'apparition des soci&eacute;t&eacute;s modernes, ne pourra en aucun cas &ecirc;tre d&eacute;branch&eacute;, ceci jusqu'&agrave; la catastrophe finale. Le dernier des survivants, avant de dispara&icirc;tre lui-m&ecirc;me, se glorifiera d'avoir &eacute;limin&eacute; tous ses rivaux. 2) </p> <p style="margin-bottom: 0cm"><strong>Notes</strong><br /> <br /> <strong>1. </strong>Pays membres de l'OPEP: l'Arabie saoudite, l'Iran, l'Irak, le Kowe&iuml;t le Venezuela, le Qatar, les Emirats Arabes Unis, l'Alg&eacute;rie, le Nigeria, l'Equateur, l'Angola. Son si&egrave;ge est &agrave; Vienne. Les transactions se font en dollar, et d&eacute;pendent donc en partie du cours de celui-ci. Si dans le cadre du BRICS, ces transactions s'accomplissaient dans une autre monnaie choisie d'un commun accord, le march&eacute; mondial du p&eacute;trole pourrait se trouver modifi&eacute;, mais d'une fa&ccedil;on marginale.<br /> <br /> 2) Pedro Sekeris. <em> The tragedy of the commons in a violent world </em>The Rand Journal of Economics<br /> <a href="http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/1756-2171.12060/abstract">http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/1756-2171.12060/abstract</a></p> <p style="margin-bottom: 0cm"><br /> </p> Sat, 29 Nov 2014 23:00:00 GMT Le retour de la Russie dans l'Espace http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1572 1572 <br /><font size="2" face="Arial">Celui-ci, programm&eacute; pour 2016-2025, devrait redonner au pays la r&eacute;putation qu'il avait dans le domaine de l'exploration spatiale du temps des Soviets. Il se limitera exclusivement au spatial civil, le militaire relevant d'agences sp&eacute;cialis&eacute;es </font> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">L'Acad&eacute;mie des Sciences s'est impliqu&eacute;e dans des coop&eacute;rations actives avec les autres pays, notamment l'Europe, l'Am&eacute;rique , la Chine, la Cor&eacute;e du sud et le Japon. Des &eacute;quipements russes participent ou participeront aux projets concernant la Lune, Mars et V&eacute;nus. Diff&eacute;rents lancements de vaisseaux vers ces plan&egrave;tes sont pr&eacute;vues. Une mission vers Mercure aura &eacute;galement lieu, si les projets se d&eacute;roulent convenablement. Un projet de station spatiale internationale est par ailleurs &agrave; l'&eacute;tude. </font></p> <font size="2" face="Arial"> </font> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">Le Programme spatial 2016/2025 sera mis en oeuvre par l'Agence spatiale f&eacute;d&eacute;rale russe Roscosmos (<em>Rousskoye Kosmitcheskoye Agentsvo</em> ) et plusieurs autres agences. Il visera &eacute;galement &agrave; pr&eacute;ciser les retomb&eacute;es de ces activit&eacute;s sur l'industrie. (Voir <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Agence_spatiale_fédérale_russe">http://fr.wikipedia.org/wiki/Agence_spatiale_f%C3%A9d%C3%A9rale_russe</a></font></p> <font size="2" face="Arial"> </font> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">Dans le domaine de la recherche spatiale proprement dite, la coop&eacute;ration avec les Europ&eacute;ens, notamment dans le projet Exomars, joue un r&ocirc;le tr&egrave;s important. Les sanctions impos&eacute;es par les Etats-Unis &agrave; la Russie, et indirectement &agrave; l'Europe, ont &eacute;videmment un effet n&eacute;gatif sur ces travaux en commun. Cependant, la bonne entente entre scientifiques fait qu'ils ne sont pas trop affect&eacute;s. Le principe en demeure pourtant profond&eacute;ment condamnable. L'Europe ne devrait pas se plier aux diktats am&eacute;ricains. <br /> </font></p> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">D'autant plus que la Nasa, pour sa part, ne collabore pratiquement pas. Elle avait ainsi refus&eacute; au projet europ&eacute;en Rosetta l'acc&egrave;s &agrave; la technologie de moteur &agrave; &eacute;nergie nucl&eacute;aire, obligeant la sonde &agrave; se doter d'immenses panneaux solaires, aux performances moindres. .</font></p> <font size="2" face="Arial"> </font> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial"><br /> </font> </p> <font size="2" face="Arial"> </font> <p style="margin-bottom: 0cm"><br /> </p> Tue, 25 Nov 2014 23:00:00 GMT Rosetta et Philae, la voie à suivre par l'Europe. http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1556 1556 <br /><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif"><strong><font color="#000099"></font></strong><font color="#000099"><font color="#000000"></font> <p><font color="#000000" size="2" face="Arial">Ce soir 12 novembre, le succ&egrave;s presque parfait (restera &agrave; v&eacute;rifier l'ancrage des pieds) de la mission Rosetta-Philae sur la com&egrave;te Churyumov-Gerasimenko n'a pas besoin de nos commentaires. Nous ne pourrions que reprendre les f&eacute;licitations adress&eacute;es &agrave; l'Agence spatiale europ&eacute;enne (Esa) par toutes les personnalit&eacute;s politiques et scientifiques europ&eacute;ennes, ainsi que par tous les m&eacute;dias. Nous pensons pour notre part que, compte tenu de la nature de la cible, l'op&eacute;ration &eacute;tait bien plus complexe que la pose d'un robot sur la Lune ou Mars. </font></p> <font color="#000000" size="2" face="Arial"> </font> <p><font color="#000000" size="2" face="Arial">Les f&eacute;licitations doivent aussi &ecirc;tre adress&eacute;es aux industriels europ&eacute;ens du secteur a&eacute;ronautique et spatial, qui ont fourni l'&eacute;crasante majorit&eacute; des technologies mises en oeuvre, depuis les plus visibles (&agrave; commencer par le lanceur Ariane initial) jusqu'aux plus miniaturis&eacute;es, celles utilis&eacute;es par les capteurs et actuateurs de Philae. <br /> <br /> En ce qui nous concerne, nous voudrions par contre souligner la pertinence d'une th&egrave;se que bien peu d'Europ&eacute;ens soutiennent, et qui a toujours &eacute;t&eacute; la n&ocirc;tre. L'Europe ne se renforcera, y compris dans le domaine de la souverainet&eacute; et de l'ind&eacute;pendance g&eacute;ostrat&eacute;gique, que par des coop&eacute;rations ambitieuses dans les divers domaines de la science et de la technologie. Elle y dispose (ou y disposait il y a encore peu) de toutes les ressources intellectuelles et humaines. Quant aux besoins, ils sont immenses et ne cessent de prendre de l'urgence. Nous les avons souvent &eacute;num&eacute;r&eacute;s ici. Ils vont du spatial aux sciences de la vie et &agrave; la robotique intelligente. Ils concernent aussi de grands programmes de lutte contre la destruction des &eacute;cosyst&egrave;mes, d'&eacute;nergies non polluantes, d'am&eacute;lioration des habitats et de modes de transport. </font></p> <font color="#000000" size="2" face="Arial"> </font> <p><font color="#000000" size="2" face="Arial">Concernant les financements, rappelons que la question ne devrait m&ecirc;me pas &ecirc;tre pos&eacute;e. Si les chefs d'Etats europ&eacute;ens se mettaient d'accord pour permettre &agrave; la banque centrale europ&eacute;enne (BCE) de fabriquer des euros qui seraient mis &agrave; la disposition de fonds d'investissement publics ou d'organismes scientifiques tels que l'Esa, les retomb&eacute;es de toutes sortes qu'auraient ces investissements sur l'emploi et la modernisation de nos soci&eacute;t&eacute;s seraient telles que la crainte de l'inflation, complaisamment entretenue par les int&eacute;r&ecirc;ts financiers souhaitant se r&eacute;server le monopole des cr&eacute;dits &agrave; l'&eacute;conomie et la science, s'av&egrave;rerait parfaitement illusoire. En quelques ann&eacute;es, les avances de la BCE pourraient lui &ecirc;tre rembours&eacute;es.</font></p> <font color="#000000" size="2" face="Arial"> </font> <p><font color="#000080" size="2" face="Arial"><strong>Un euro Brics scientifique et technique. </strong></font></p> <font color="#000000" size="2" face="Arial"> </font> <p><font color="#000000" size="2" face="Arial">Il faut ajouter un point essentiel. Si l'Europe se donnait la comp&eacute;tence n&eacute;cessaire pour mener de telles recherches et de tels projet, elle pourrait &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e comme une partenaire cr&eacute;dible par le groupe des Brics, &agrave; commencer par la Chine et la Russie. On objectera que ceux-ci souhaitent jouer seuls. Ainsi la Chine pr&eacute;tend se passer de toute coop&eacute;ration dans le domaine spatial. Mais c'est faux. <br /> <br /> Des contacts que nous avons tant en Chine qu'en Russie, nous disent que ces deux pays seraient int&eacute;ress&eacute;s par des coop&eacute;rations avec l'Europe o&ugrave; les diff&eacute;rents partenaires trouveraient leur &eacute;quilibre. Or ceci n'est pas possible avec les Etats-Unis. Un de nos amis du CNES nous a plusieurs fois confirm&eacute; que &laquo;&nbsp;l'on ne coop&egrave;re pas avec la Nasa&nbsp;&raquo;, et moins encore avec le lobby militaro industriel qui la fait travailler. Ils veulent tout pour eux. </font></p> <font color="#000000" size="2" face="Arial"> </font> <p><font color="#000000" size="2" face="Arial">De telles coop&eacute;rations scientifiques et techniques permettraient de concr&eacute;tiser le concept d'euroBrics auquel nous adh&eacute;rons. Mais si l'Europe s'engageait r&eacute;solument dans cette voie, en refusant de suivre docilement Washington dans sa guerre contre la Russie et la Chine, elle devrait se pr&eacute;parer elle-aussi &agrave; combattre la guerre que lui m&egrave;nerait alors l'Am&eacute;rique, galvanis&eacute;e par la victoire &eacute;lectorale r&eacute;cente des &eacute;l&eacute;ments les plus radicaux du parti conservateur.</font></p> </font></font> Tue, 11 Nov 2014 23:00:00 GMT Une terrible accusation de Howard Bloom http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1550 1550 <br /><p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial"></font></p> <font size="2" face="Arial" /><font size="2" face="Arial">Or aujourd'hui il porte une accusation terrible. On lira son article 2) sous la r&eacute;f&eacute;rence ci-dessous. Il juge que les deux accidents successifs qui ont affect&eacute; les entrepreneurs priv&eacute;s de l'espace, dont nous avons rendu compte 3) ont &eacute;t&eacute; provoqu&eacute;s par ce qu'il nomme le Spatial Military Industriel Complex. (SMIC). Il s'agit d'un volet moins connu mais tr&egrave;s actif du Complexe militaro-industriel CMI) am&eacute;ricain. Il rassemble la presque totalit&eacute; des g&eacute;ants industriels qui constituent le CMI et qui poussent en permanence les Etats-Unis &agrave; la guerre. Ces m&ecirc;mes g&eacute;ants industriels ont toujours pouss&eacute;, parall&egrave;lement, &agrave; la conqu&ecirc;te de l'espace. </font> <font size="2" face="Arial"> </font><font size="2" face="Arial"> </font> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">C'est en principe la Nasa qui a toujours &eacute;t&eacute; en charge de cette d&eacute;marche, ceci depuis le programme Appolo d&eacute;di&eacute; &agrave; la &laquo;&nbsp;conqu&ecirc;te&nbsp;&raquo; de la Lune, &eacute;l&eacute;ment important de la comp&eacute;tition avec l'URSS dans le cadre de la guerre froide. Mais en fait, en sous-mains, &agrave; force de lobbying notamment &eacute;lectoral, ce furent toujours les industriels du SMIC qui ont tenu la main.</font></p> <font size="2" face="Arial"> </font><font size="2" face="Arial"> </font> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial"><strong>La mont&eacute;e du secteur priv&eacute; am&eacute;ricain</strong></font></p> <font size="2" face="Arial"> </font><font size="2" face="Arial"> </font> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">Mais les temps ont bien chang&eacute; depuis pour la Nasa et pour l'&nbsp;&laquo;&nbsp;espace am&eacute;ricain&nbsp;&raquo;. La perte d'int&eacute;r&ecirc;t de l'opinion pour les questions spatiales, comme les restrictions budg&eacute;taires impos&eacute;es &agrave; l'Etat f&eacute;d&eacute;ral, ont diminu&eacute; quelque peu les cr&eacute;dits publics. Dans le m&ecirc;me temps, des entrepreneurs multimilliardaires priv&eacute;s ont pr&eacute;tendu pouvoir fournir des solutions plus rapides et moins co&ucirc;teuses que ne le seraient celles de la Nasa. Il s'agissait dans un premier temps d'organiser du tourisme spatial en espace dit sub-orbital. Mais des t&acirc;ches beaucoup plus importantes, comme celles consistant &agrave; ravitailler la navette spatiale, avaient &eacute;t&eacute; entreprises. Or comme indiqu&eacute; en introduction, deux accidents graves ont affect&eacute; ces deux programmes 3)</font></p> <font size="2" face="Arial"> </font><font size="2" face="Arial"> </font> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">Le SMIC n'avait pas renonc&eacute; &agrave; pousser la Nasa vers de nouvelles grandes op&eacute;rations, int&eacute;ressant la Lune ou Mars. Mais r&eacute;cemment, ces programmes semblaient en difficult&eacute;. C'est le cas concernant le Space Launch System de la Nasa. Derri&egrave;re de tels programmes se trouvent les industriels du SMIC. Mais leurs conflits internes , selon Howard Bloom, paralysent les travaux. De plus, ils cherchent dans l'imm&eacute;diat moins des r&eacute;sultats qu'acc&eacute;der &agrave; des contrats publics. Howard Bloom cite en d&eacute;sastreux exemple de cette politique l'avion dit du si&egrave;cle JSF F35 qui vraisemblablement n'aboutira jamais. Gr&acirc;ce &agrave; Philippe Grasset, ce cas est bien document&eacute; sur son site Dedefensa.</font></p> <font size="2" face="Arial"> </font><font size="2" face="Arial"> </font> <p align="LEFT" style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">Or le SMIC a vu d'un tr&egrave;s mauvais oeil le d&eacute;veloppement des programmes des entrepreneurs priv&eacute;s, pour deux raisons principales. Ils pr&eacute;tendent pouvoir r&eacute;aliser de tels programmes &agrave; des co&ucirc;ts bien moindre que ceux de la Nasa. D'autre part ils ont mis en place des solutions bien plus simples que celles propos&eacute;es par le SMIC. Notamment pour le lanceur Antares qui comportait d'un moteur russe ancien mais recycl&eacute;. Aussi leurs projets ont fait l'objet de multiples critiques, diligent&eacute;es en sous-mains par le SMIC, mais auxquelles la Nasa a fait volontiers &eacute;cho. Le th&egrave;me en &eacute;tait que l'Espace est une affaire trop s&eacute;rieuse pour &ecirc;tre confi&eacute; &agrave; des aventuriers fussent-ils couverts de succ&egrave;s dans d'autres domaines. Il faut dire que nous pensions de m&ecirc;me et que nous avions formul&eacute; ces m&ecirc;mes critiques. </font> </p> <font size="2" face="Arial"> </font><font size="2" face="Arial"> </font> <p align="LEFT" style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial"><strong>Accidents, et mort d'homme, bien venus</strong></font></p> <font size="2" face="Arial"> </font><font size="2" face="Arial"> </font> <p align="LEFT" style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">Mais selon Howard Bloom, ces arguments ne portaient pas aupr&egrave;s du public. Il fallait donc que le SMIC agisse de fa&ccedil;on plus spectaculaire. C'est ainsi que sont survenus les deux accidents de Virgin Galactic et de Antares. Beaucoup d'observateurs en ont conclu qu'effectivement l'espace ne pouvait pas &ecirc;tre une activit&eacute; commerciale, surtout si celle-ci implique la vie de clients non professionnels. Ne cherchez pas qui sont les responsables de ces accidents, nous dit Howard Bloom. Cherchez &agrave; qui profite le crime. Les entrepreneurs priv&eacute;s ne renonceront pas, affirment-ils. Mais dans l'imm&eacute;diat leur d&eacute;marche est bien plus difficile.</font></p> <font size="2" face="Arial"> </font><font size="2" face="Arial"> </font> <p align="LEFT" style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">L'accusation est si terrible qu'elle devrait provoquer une temp&ecirc;te de protestations, y compris dans l'opinion. A notre connaissance, cela n'a pas &eacute;t&eacute; le cas jusqu'&agrave; pr&eacute;sent. Les citoyens il est vrai sont sans doute si habitu&eacute;s &agrave; constater les forfaits du MIC, aux Etats-Unis tout au moins, qu'ils ne s'&eacute;tonnent d&eacute;sormais plus de rien.</font></p> <font size="2" face="Arial"> </font><font size="2" face="Arial"> </font> <p align="LEFT" style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">Pour ce qui nous concerne nous continuons &agrave; penser que les acteurs publics, Nasa, Esa, ne devraient pas passer la main. Mais il faudrait que les Etats les financent et qu'ils les contr&ocirc;lent mieux, notamment en ce qui concerne la Nasa. Ceci d'autant plus que les programmes spatiaux sont des programmes d'avenir, susceptibles de multiples retomb&eacute;es. C'est ce qu'ont bien compris dans l'imm&eacute;diat la Chine et l'Inde. </font> </p> <strong><br /> <font size="2"><font face="Arial">Notes</font></font></strong><br /> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 1. Howard Bloom. Son site <a href="http://howardbloom.net/">http://howardbloom.net/</a></font></p> <ol start="2"> <li> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">Voir Howard Bloom <a href="http://www.kurzweilai.net/who-blew-up-the-rocket?utm_source=KurzweilAI+Weekly+Newsletter&amp;utm_campaign=660b4ae9b6-UA-946742-1&amp;utm_medium=email&amp;utm_term=0_147a5a48c1-660b4ae9b6-281965441">http://www.kurzweilai.net/who-blew-up-the-rocket?utm_source=KurzweilAI+Weekly+Newsletter&amp;utm_campaign=660b4ae9b6-UA-946742-1&amp;utm_medium=email&amp;utm_term=0_147a5a48c1-660b4ae9b6-281965441</a></font></p> </li> <li> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">Cf nos articles. Voir par exemple sur Le Virgin Galactic <a href="http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2014/150/actualite.htm#actu7">http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2014/150/actualite.htm#actu7</a></font></p> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">et sur Antares <a href="http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2014/150/actualite.htm#actu6">http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2014/150/actualite.htm#actu6</a></font></p> </li> </ol> <font size="2" face="Arial">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 4. Space Launch System de la Nasa <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Space_Launch_System">http://fr.wikipedia.org/wiki/Space_Launch_System</a></font> <font size="2" face="Arial"> </font> <p style="margin-bottom: 0cm"><br /> </p> Fri, 07 Nov 2014 23:00:00 GMT Le tourisme spatial reporté sine die. Qui s'en plaindra? http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1547 1547 <br /><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><br /> </font> <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><img width="270" height="187" align="left" src="http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2014/150/virgin.jpg" alt="" /><font face="Arial">Il s'agit apr&egrave;s l'auto-destruction de la fus&eacute;e relat&eacute;e dans notre br&egrave;ve pr&eacute;c&eacute;dente (<em>explosion du lanceur Antares</em>) d'un nouvel accident qui selon beaucoup d'experts, risque de reporter sine die les perspectives, sinon des vols commerciaux, du moins de ceux visant &agrave; promouvoir le tourisme spatial. Rappelons que l'on d&eacute;signe par ce terme les s&eacute;jours de quelques heures (en altitude dite suborbitale) &agrave; quelques jours en orbite autour de la Terre de touristes assez fortun&eacute;s pour d&eacute;penser la somme de $250.000.<br /> <br /> C'est le multi-milliardaire britannique Richard Branson, patron du conglom&eacute;rat multi-services Virgin, qui avait il y a quelques ann&eacute;es d&eacute;cid&eacute; d'ajouter cette nouvelle corde &agrave; son arc. De l'avis de l'expert spatial Marco Caceres, directeur des &eacute;tudes spatiales pour le Teal Group, la d&eacute;marche de Branson avait &eacute;t&eacute; bien trop pr&eacute;cipit&eacute;e, supprimant certains essais en vol indispensables pour tester un syst&egrave;me de cette complexit&eacute;. Branson par contre s'&eacute;tait occup&eacute; &agrave; rassembler les candidatures de plus de 300 c&eacute;l&eacute;brit&eacute; d&eacute;sireuses d'&ecirc;tre les premi&egrave;res &agrave; participer &agrave; un vol de quelques heures qui en fait ne pr&eacute;sente gu&egrave;re d'int&eacute;r&ecirc;t, les vues de la terre prises de l'espace &eacute;tant d&eacute;sormais surabondantes. Il pr&eacute;parait par ailleurs une s&eacute;rie de t&eacute;l&eacute;r&eacute;alit&eacute; sur le sujet, toutes activit&eacute;s susceptibles de rentabiliser l'investissement et mieux contribuer aux campagnes publicitaires de Virgin.<br /> <br /> Le syst&egrave;me propos&eacute;, SpaceshipTwo, consistait en un avion quadrimoteur &agrave; deux fuselages capable d'atteindre de hautes altitudes. Il s'agissait d'une extrapolation du syst&egrave;me SpaceshipOne, premier vaisseau priv&eacute; ayant atteint la fronti&egrave;re de l'espace en 2004. Il comportait entre les fuselages la cabine spatiale proprement dite, pr&eacute;vue pour six passagers et deux pilotes. Cette capsule devait se d&eacute;tacher du porteur pour ensuite atteindre par ses propres moyens les altitudes suborbitales. Elle devait ensuite retourner sur terre, pour se poser sur une base spatiale priv&eacute;e conc&eacute;d&eacute;e par l'administration f&eacute;d&eacute;rale &agrave; Branson. Compte tenu des informations disponibles, elle aurait perdu le contr&ocirc;le de sa trajectoire lors du voyage de retour, pour une raison encore inconnue. Les analyses de l'&eacute;pave en diront peut-&ecirc;tre plus. <br /> <br /> Selon Marco Caceres, cet &eacute;v&eacute;nement devrait retarder de plusieurs ann&eacute;es, sinon plus longtemps encore, les perspectives de vols commerciaux orbitaux commerciaux. Nous ne nous en plaindrons pas pour notre part. Encore une fois le milieu spatial est trop complexe pour pouvoir &ecirc;tre sous-trait&eacute; par les agences spatiales publiques &agrave; des aventuriers du big business, surtout lorsqu'il s'agit de transporter des clients humains. Mais ce soir 1er novembre, Richard Branson d&eacute;clare ne pas vouloir renoncer. D'autres entreprises sont sur les rangs.<br /> </font></font></p> Fri, 31 Oct 2014 23:00:00 GMT Explosion du lanceur Antares http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1543 1543 <br /><font face="Arial" size="2">&nbsp;Ce vaisseau spatial non habit&eacute; devait livrer plus de deux tonnes de fret &agrave; l'&eacute;quipage de l'ISS dans le cadre du partenariat public-priv&eacute; (PPP) Cots. C'&eacute;tait le cinqui&egrave;me vol de ce lanceur, le premier datant d'avril 2013.</font><font face="Arial" size="2"> Pour rappel, ce contrat Cots sign&eacute; entre la Nasa et Orbital Sciences pr&eacute;voit pour la p&eacute;riode allant du 1er janvier 2009 au 31 d&eacute;cembre 2016 un total de 8 missions de ravitaillement, le co&ucirc;t de l'ensemble &eacute;tant &eacute;valu&eacute; &agrave; moins de 2 milliards de dollars. </font><font face="Arial"> </font> <p><font face="Arial" size="2">Les d&eacute;fenseurs am&eacute;ricains du r&ocirc;le &eacute;minent que devrait avoir l'Etat, en l'esp&egrave;ce la Nasa, dans les programmes spatiaux de quelque importance, avait fortement critiqu&eacute; ce PPP. Non seulement ont-ils rappel&eacute; que la formule fonctionne sur le principe &eacute;prouv&eacute;: &quot;au priv&eacute; les b&eacute;n&eacute;fices, au public les pertes&quot;. Mais ils ont fait valoir qu'en obligeant la Nasa, qui fut au coeur de l'exploration spatiale am&eacute;ricaine depuis les origines, &agrave; perdre ainsi une part de son savoir-faire et de ses responsabilit&eacute;s, sous pr&eacute;texte d'&eacute;conomies budg&eacute;taires, le PPP ne rendrait pas service &agrave; la science. </font></p> <font face="Arial"> </font> <p><font face="Arial" size="2"><em>No problem,</em> ont r&eacute;pondu les avocats du n&eacute;o-lib&eacute;ralisme, ces comp&eacute;tences se retrouveront dans les nombreuses initiatives commerciales qui prendront le relais &ndash; et qui les valoriseront bien mieux que la Nasa ne saurait le faire. L'avenir dira ce qu'il en sera. L'explosion d'un lanceur ne r&eacute;jouit jamais persoone, cependant certains mauvais esprits ont probablement appris la nouvelle avec un sourire int&eacute;rieur.<br /> <br /> Rappelons que l'ESA (Agence spatiale europ&eacute;enne) pour sa part a d&eacute;j&agrave; parfaitement r&eacute;ussi l'envoi de &laquo;&nbsp;camions&nbsp;&raquo; de ravitaillement vers l'ISS, camions qui plus est capables d'arrimage sans intervention humaine. La Russie demeure, en attendant que des PPP am&eacute;ricains tentent l'aventure, la seule capable de lancer vers l'ISS des capsules habit&eacute;es. Pour r&eacute;pondre aux injections gouvernementales visant &agrave; rompre toute relation commerciale avec la Russie, la Nasa s'est efforc&eacute;e de rechercher des substituts. Disons que, pour le moment, si j'&eacute;tais un astronaute et non un colis de ravitaillement, je pr&eacute;f&eacute;rerais la solution russe. </font></p> Wed, 29 Oct 2014 23:00:00 GMT Deux satellites Galileo perdus puis retrouvés http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1537 1537 <br /><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" /><img width="300" height="250" align="left" src="http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2014/150/galileo-foc-full-operational-capability-satellite-lg.jpg" alt="" /><font face="Arial"><br /> </font> <p><font face="Arial" size="2"> Aujourd'hui, le mal semble avoir &eacute;t&eacute; r&eacute;par&eacute;, gr&acirc;ce &agrave; un travail 24h/24 des &eacute;quipes de contr&ocirc;le de l'ESOC (Centre europ&eacute;en d'op&eacute;rations spatiales ) &agrave; Darmstadt, dont celles du CNES fran&ccedil;ais.</font></p> <font face="Arial"> </font> <p><font face="Arial" size="2">Celles-ci se sont aper&ccedil;u que les proc&eacute;dures n&eacute;cessaires &agrave; une remise sur la bonne orbite &eacute;taient rendues impossibles par le mauvais d&eacute;ploiement des ailes solaires n&eacute;cessaires &agrave; la communication avec le sol. La station au sol pointait sur une position o&ugrave; les satellites ne se trouvaient pas. Ce mauvais d&eacute;ploiement aurait &eacute;t&eacute; provoqu&eacute; par une trop basse temp&eacute;rature &agrave; bord du lanceur Soyouz. <br /> <br /> Apr&egrave;s 3 jours d'un travail en coop&eacute;ration avec toutes les &eacute;quipes concern&eacute;es, les ailes en cause furent successivement red&eacute;ploy&eacute;s. Ce qui a permis de conduire les op&eacute;rations n&eacute;cessaires &agrave; un repositionnement correct des deux satellites. Heureusement, ceux-ci disposaient de suffisamment de carburant pour ce faire. Les satellites viennent donc d'&ecirc;tre officiellement remis au Galileo Control Centre de Oberpfaffenhofen,. Ils devraient apr&egrave;s les tests d'op&eacute;rationnalit&eacute; n&eacute;cessaires s'int&eacute;grer normalement &agrave; l'ensemble des satellites d&eacute;j&agrave; en orbite. </font></p> <font face="Arial"> </font> <p><font face="Arial" size="2">Il s'agit d'une tr&egrave;s bonne nouvelle pour l'ESA, et plus globalement pour les communaut&eacute;s de l'espace en Europe, au moment o&ugrave; l'Inde annonce avoir r&eacute;ussi la mise en orbite du satellite IRNSS-1C , le 3e des 7 satellites pr&eacute;vus pour constituer le GPS indien, d&eacute;nomm&eacute; Regional Navigation Satellite System (IRNSS). Ce syst&egrave;me, bien que ne couvrant pas initialement l'ensemble du globe, est pr&eacute;sent&eacute; par les sp&eacute;cialistes comme devant avoir autant d'applications militaires que civiles </font></p> <font face="Arial"> </font> <p><font face="Arial" size="2">Voir ESA <a href="http://www.esa.int/Our_Activities/Operations/Galileo_duo_handed_over_in_excellent_shape">http://www.esa.int/Our_Activities/Operations/Galileo_duo_handed_over_in_excellent_shape</a></font></p> Sun, 19 Oct 2014 23:00:00 GMT L'omni-surveillance http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1529 1529 <img src="http://www.europesolidaire.eu/repimg/20141015103631_imagesatellite.jpg" align="left" alt="photo" title="" border="0" /><br />Ceci &agrave; titre militaire, mais aussi civil, puisque les services de renseignements officiels sont cens&eacute;s pouvoir tout observer. Ils sont aussi cens&eacute;s faire un usage d&eacute;ontologique de ces informations. Or ceci est moins certain, comme l'ont montr&eacute;, entre autres, les r&eacute;v&eacute;lations de Edward Snowden &agrave; propos de la NSA am&eacute;ricaine. Celui-ci vient de r&eacute;it&eacute;rer, en mettant cette fois-ci directement en cause les services secrets britanniques, qui sont selon lui les plus engag&eacute;s dans la cyber-surveillance.<br /> <p>Mais l'on sait moins que dor&eacute;navant un certain nombre de professions cherchent &agrave; obtenir ces informations pour les utiliser au service de leurs activit&eacute;s. Il s'agit d'activit&eacute;s commerciales (non sans liens pourtant avec les services d'espionnage officiels) , comme celles des grandes entreprises du web, dont Google est la plus connue (Google Earth). Mais il s'agit aussi de professions juridiques. De plus en plus, celles-ci demandent &agrave; pr&eacute;senter des donn&eacute;es recueillies par satellite ou par drone &agrave; titre de preuve dans des proc&egrave;s civils ou criminels. </p> <p>En Grande Bretagne, une premi&egrave;re agence de renseignement utilisant des images satellitaires ou a&eacute;riennes vient d'&ecirc;tre constitu&eacute;e. L'un de ses fondateurs est un juriste, l'autre un ing&eacute;nieur. Il s'agit de Air and Space Evidence. <a href="http://www.space-evidence.net/">http://www.space-evidence.net/</a></p> <p>Leur objectif ne se cache pas. De plus en plus d'images sont disponibles en vue d'utilisations civiles. Mais elles sont souvent difficiles &agrave; interpr&eacute;ter. Par ailleurs elles s'accumulent dans de vastes bases de donn&eacute;es dont il faut savoir les extraire. Ceci n&eacute;cessite des experts en interpr&eacute;tation de donn&eacute;es num&eacute;riques, travaillant en coop&eacute;ration avec des juristes. Par ailleurs, la jurisprudence concernant la recevabilit&eacute; de telles donn&eacute;es &agrave; titre de preuve varie d'un Etat &agrave; l'autre, voire d'une cours &agrave; l'autre. Il faut donc savoir plaider. Mais les experts pr&eacute;voient que l'am&eacute;lioration continuelle des images obtenues, et la multiplication des moyens satellitaires et a&eacute;riens permettant de les obtenir fera na&icirc;tre de vastes march&eacute;s. </p> <p>En bonne logique, ce ph&eacute;nom&egrave;ne obligera&nbsp; &agrave; poser tout &agrave; fait s&eacute;rieusement la question de la protection des libert&eacute;s individuelles. On peut imaginer en effet un temps o&ugrave; ce que chacun fera chez lui, &agrave; l'ext&eacute;rieur ou &agrave; l'int&eacute;rieur de son domicile (avec certaines m&eacute;thodes relevant de l'imagerie thermique), sera d&eacute;sormais connu. Ceci s'ajoutera aux moyens d&eacute;j&agrave; largement pratiqu&eacute;s permettant de pister les individus &agrave; travers leurs activit&eacute;s sur internet ou g&eacute;olocalisables. Ceci d&eacute;passera &eacute;galement les capacit&eacute;s d&eacute;j&agrave; largement admises des cam&eacute;ras de surveillance (CCTV) .</p> <p>Que l'espace public soit surveill&eacute; est d&eacute;sormais admis. Que chacun puisse l'&ecirc;tre par chacun dans son espace priv&eacute; le sera moins. D'autant plus que les surveillants ne seront pas n&eacute;cessairement anim&eacute;s des meilleures intentions. Ce sont cependant de telles pratiques qui sont en train de se mettre en place. </p> <p>Voir Article du NewScientist <a href="http://www.newscientist.com/article/mg22429902.900-worlds-first-space-detective-agency-launched.html#.VD5FQBaBoq9">http://www.newscientist.com/article/mg22429902.900-worlds-first-space-detective-agency-launched.html#.VD5FQBaBoq9</a></p> Tue, 14 Oct 2014 23:00:00 GMT Echec de Galiléo. La colonisation américaine. http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1463 1463 <br /><p align="left"><font size="3" face="Arial, Helvetica, sans-serif" color="#000099"><strong><font size="2">L</font></strong></font><strong><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif" color="#000099">&rsquo;&eacute;chec de la mise en orbite des satellites de g&eacute;olocalisation Galil&eacute;o : r&eacute;sultat d&rsquo;un sabotage?<br /> </font></strong><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif">Jean-Paul Baquiast, Christophe Jacquemin - 24/08/2014</font></p> <p align="center"><img width="250" height="149" src="http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2014/148/galileo2.jpg" alt="" /><br /> <font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif"><em>Vue d'artiste d'un satellite Galileo - Copyright : ESA</em></font></p> <p align="justify"><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif">&nbsp;&quot;Les satellites ont &eacute;t&eacute; mis sur une orbite plus basse que pr&eacute;vue au moment de la mise sur orbite. Les &eacute;quipes sont en train d'&eacute;tudier l'impact que cela pourrait avoir sur les satellites&quot;, a-t-on pr&eacute;cis&eacute; chez Arianespace. La soci&eacute;t&eacute; refusait pour l'heure de se prononcer sur la possibilit&eacute; d'une correction de la trajectoire de ces deux satellites. Pour le coordinateur interminist&eacute;riel pour la France du programme Galileo, Jean-Yves Le Gall, &quot;il sera compliqu&eacute; de replacer les deux satellites sur la bonne orbite&quot;.</font></p> <p align="justify"><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif">Une enqu&ecirc;te est en cours pour &eacute;lucider les causes de cette &eacute;chec, d'autant plus surprenant que depuis des ann&eacute;es ni Arianespace ni en ce qui le concerne le lanceur Soyouz, n'enregistraient de tels accidents.<br /> Les r&eacute;sultats de cette enqu&ecirc;te seront-ils compl&egrave;tement d&eacute;voil&eacute;s ? L'hypoth&egrave;se d'un sabotage serait-elle compl&egrave;tement &agrave; exclure lorsqu'on sait que la NSA peut d&eacute;sormais tout conna&icirc;tre, jusqu'aux simples mails fussent-ils crypt&eacute;s, &eacute;chang&eacute;s dans les entreprises europ&eacute;ennes ?<br /> Faudrait-il s'en &eacute;tonner ? Une de nos sources, responsable &agrave; l'Agence spatiale europ&eacute;enne, nous avait confi&eacute; que selon ses propres sources, la CIA avait re&ccedil;u il y a quelques ann&eacute;es la mission de tout faire pour que Galileo n'aboutisse pas. Ce responsable d&eacute;plorait que malgr&eacute; les mises en garde, les repr&eacute;sentants des gouvernements europ&eacute;ens et ceux de la Commission ne fassent rien pour acc&eacute;l&eacute;rer le programme. Nous avions pour notre part publi&eacute; des articles sur ce sujet...</font></p> <p align="justify"><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif">Pourquoi cette hostilit&eacute; am&eacute;ricaine ? Simplement parce que Galileo pouvait menacer, au moins temporairement, par une pr&eacute;cision sans &eacute;gale, le monopole de la g&eacute;olocalisation militaire dont dispose le syst&egrave;me am&eacute;ricain GPS. Il aurait menac&eacute;, chose tout aussi sensible, le monopole commercial des appareils utilisateurs de GPS alors que bient&ocirc;t ce seront des milliards de personnes et d'objets dits connect&eacute;s qui feront appel &agrave; cette technique pour &ecirc;tre localis&eacute;s.</font></p> <hr /> <p align="left"><strong><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif"><em>Note 1<br /> </em></font></strong><em><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif">Un correspondant nous &eacute;crit :<br /> &quot;vu que le porteur &eacute;tait un Soyouz, que les indications de t&eacute;l&eacute;m&eacute;trie venaient de Sib&eacute;rie et semblaient correctes au moment de la s&eacute;paration des satellites mais se sont r&eacute;v&eacute;l&eacute;es fausses par la suite, que la Russie est en guerre &eacute;conomique avec l&rsquo;Europe, que les salaires des ing&eacute;nieurs et techniciens russes ne sont plus en phase avec leur niveau de vie ant&eacute;rieur ni avec ceux de leurs homologues occidentaux (d&rsquo;o&ugrave; l&rsquo;effondrement technologique de la Russie), on peut plus simplement penser &agrave; chercher une erreur (voire une volont&eacute;) russe derri&egrave;re tout cela.&quot;</font></em></p> <p><em><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif">Nous r&eacute;pondons:<br /> &quot; Bien sur on ne peut pas exclure une erreur ou un sabotage venant de la Russie, mais autant que nous le sachions, celle-ci tient beaucoup &agrave; sa collaboration avec le CNES &agrave; Kouru, ainsi qu&rsquo;&agrave; la r&eacute;putation de fiabilit&eacute; du Soyouz. Quant &agrave; un d&eacute;faut dans les satellites eux-m&ecirc;mes, attendons ce qu&rsquo;en dit l&rsquo;enqu&ecirc;te. Mais eux-aussi peuvent avoir &eacute;t&eacute; hack&eacute;s, car en g&eacute;n&eacute;ral, ils sont tr&egrave;s fiables.&quot;</font></em></p> <em><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif" color="#000000"><strong>Note 2<br /> </strong></font></em><em><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif" color="#000000">Guerre de la propagande sur internet... Lire cet article :<br /> <a href="http://www.info-afrique.com/1399-gallileo-afrique-europe/">Galileo, ou comment l&rsquo;Afrique ne doit pas prendre exemple sur l&rsquo;Europe</a></font></em> Sat, 23 Aug 2014 23:00:00 GMT Galiléo, échec du dernier lancement http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1462 1462 <br /><font size="2" face="Arial">Les deux satellites Galileo envoy&eacute;s hier 22 ao&ucirc;t par une fus&eacute;e Soyouz lanc&eacute;e depuis la Guyane n'ont pas atteint l'orbite pr&eacute;vue, a annonc&eacute; samedi la soci&eacute;t&eacute; Arianespace. &quot;Les observations compl&eacute;mentaires collect&eacute;es apr&egrave;s la s&eacute;paration des satellites de la mission Soyuz VS09 pour Galileo FOC M1 mettent en &eacute;vidence un &eacute;cart entre l'orbite atteinte et celle pr&eacute;vue&quot;, indique un communiqu&eacute; d'Arianespace, pr&eacute;cisant que des &quot;investigations &eacute;taient en cours&quot;. </font> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">Rien ne permet aujourd'hui d'affirmer que les satellites pourraient &ecirc;tre r&eacute;cup&eacute;r&eacute;s sur des orbites de substitution. Les causes de l'&eacute;chec restent &agrave; &eacute;lucider. Un premier commentaire indique que la fus&eacute;e Soyouz, russe, ne serait pas en cause. Mais on en saura rapidement ce qu'il en a &eacute;t&eacute; exactement.</font></p> <font size="2" face="Arial"> </font> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">En attendant, beaucoup de suppositions sont faites. Il n'est pas exclu que les satellites aient &eacute;t&eacute; sabot&eacute;s ou hack&eacute;s par une puissance consid&eacute;rant Galil&eacute;o comme un concurrent &agrave; &eacute;liminer. En l'esp&egrave;ce les Etats-Unis, la Russie ou la Chine. Vu le d&eacute;veloppement exponentiel que prennent les actions malveillantes sur les r&eacute;seaux, en d&eacute;pit des efforts de protection, l'hypoth&egrave;se n'est pas &agrave; exclure. Il serait temps en tous cas que les Europ&eacute;ens encore trop confiants n'oublient pas qu'ils sont en guerre. Personne ne leur veut de bien. </font></p> <font size="2" face="Arial"> </font> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">Ajoutons que, si au lieu de tergiverser pendant des ann&eacute;es pour des raisons de conflits entre int&eacute;r&ecirc;ts industriels nationaux, l'Europe avait suivi le planning initialement pr&eacute;vu, Galil&eacute;o serait op&eacute;rationnel depuis longtemps. Pour l'incapaciter, en tous cas, il faudrait d&eacute;ployer de gros moyens. </font></p> Fri, 22 Aug 2014 23:00:00 GMT Premier grand succès pour la sonde européenne Rosetta http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1444 1444 <br /><br /> Nous n'en dirons pas plus ici. Les d&eacute;tails abondent dans la presse. <br /> <br /> Rappelons cependant&nbsp; qu'il s'agit d'un authentique succ&egrave;s pour la science et la technologie europ&eacute;ennes. Si l'Europe voulait, elle pourrait<br /> <br /> Pour plus de d&eacute;tails, voir ESA<a href="http://rosetta.esa.int/"><br /> http://rosetta.esa.int/</a> <p><br /> <br /> </p> Tue, 05 Aug 2014 23:00:00 GMT Négociations entre l'Allemagne et la Russie concernant les approvisionnements en gaz http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1438 1438 <img src="http://www.europesolidaire.eu/repimg/20140801142558_gazoduc.jpg" align="left" alt="photo" title="" border="0" /><br /><p><br /> <font size="2" face="Arial">En &eacute;change, il contraindrait la Russie &agrave; cesser de soutenir financi&egrave;rement et militairement les groupes s&eacute;paratistes ukrainiens qui combattent l&rsquo;arm&eacute;e ukrainienne &agrave; l&rsquo;Est du pays. Il pr&eacute;voirait cependant que ces r&eacute;gions pourraient acc&eacute;der &agrave; une sorte d'autonomie, sous forme de d&eacute;centralisation voire de f&eacute;d&eacute;ralisation au sein de la R&eacute;publique d'Ukraine. C'est une solution, il faut le rappeler, qu'avait recommand&eacute;e en France l'ancien ministre des Affaires &eacute;trang&egrave;res Hubert V&eacute;drine. </font></p> <font size="2" face="Arial"> </font> <p align="JUSTIFY"><font size="2" face="Arial">L&rsquo;Ukraine devrait renoncer &agrave; devenir membre de l&rsquo;OTAN, mais en contrepartie, la Russie s&rsquo;engagerait &agrave; ne pas entraver la conclusion de l&rsquo;accord commercial qu&rsquo;elle avait cherch&eacute; &agrave; signer r&eacute;cemment avec l&rsquo;Union europ&eacute;enne. En outre, l&rsquo;Ukraine signerait &eacute;galement un accord d&rsquo;approvisionnement comportant des tarifs pr&eacute;d&eacute;termin&eacute;s avec le g&eacute;ant gazier russe Gazprom.</font></p> <font size="2" face="Arial"> </font> <p align="JUSTIFY"><font size="2" face="Arial">L&rsquo;accord n&eacute;goci&eacute; pr&eacute;voit &eacute;galement que la Russie pourrait verser un milliard de dollars &agrave; l&rsquo;Ukraine en compensation de la perte des revenus que le pays percevait de la Russie au titre de la location des bases militaires en Crim&eacute;e et du port de S&eacute;bastopol avant l&rsquo;accession de la Crim&eacute;e &agrave; l&rsquo;ind&eacute;pendance.</font></p> <font size="2" face="Arial"> </font> <p align="JUSTIFY"><font size="2" face="Arial">Les n&eacute;gociations concernant cet accord auraient &eacute;t&eacute; stopp&eacute;es &agrave; la suite &agrave; la catastrophe du vol MH 17. Mais elles reprendraient d&egrave;s que le d&eacute;but de l&rsquo;enqu&ecirc;te, c'est-&agrave;-dire tr&egrave;s prochainement puisque celle-ci est en cours.</font></p> <font size="2" face="Arial"> </font> <p align="JUSTIFY"><font size="2" face="Arial">Comme il &eacute;tait pr&eacute;visible, un repr&eacute;sentant du Foreign Office britannique a affirm&eacute; que ce minist&egrave;re n&rsquo;avait pas &eacute;t&eacute; inform&eacute; de ces discussions, et qu&rsquo;il &eacute;tait &laquo;&nbsp;hautement improbable que les Etats-Unis ou le Royaume-Uni acceptent de reconna&icirc;tre le contr&ocirc;le de la Russie sur la Crim&eacute;e, quelles que soient les dispositions concernant les approvisionnement en gaz&nbsp;&raquo;.</font></p> <font size="2" face="Arial"> </font> <p align="JUSTIFY"><font size="2" face="Arial"><strong>Northstream et Southstream</strong></font></p> <font size="2" face="Arial"> </font> <p align="JUSTIFY"><font size="2" face="Arial"><a name="cite_ref-8"></a>L'essentiel des futurs approvionnements en gaz russe int&eacute;ressant l'Allemagne et les pays europ&eacute;ens de l'Est &eacute;tait pr&eacute;vu comme devant se faire selon deux voies amen&eacute;es &agrave; court-circuiter l'actuel r&eacute;seau de pipe-line et de gazoducs implant&eacute;s en Ukraine et tr&egrave;s obsol&egrave;tes. (voir carte). L'une provient directement de la Russie via un pipeline d&eacute;j&agrave; en partie r&eacute;alis&eacute; empruntant les sous-sols de la Baltique, le Nordstream. Les n&eacute;gociations avec les pays voisins relatives au creusement de celui-ci avaient pris de longs mois. Mais le premier tube a &eacute;t&eacute; mis en service en 2012. Gerhard Schr&ouml;der, ce qui fut tr&egrave;s comment&eacute;, avait &eacute;t&eacute; engag&eacute; par Gazprom pour diriger le Conseil de surveillance du consortium germano-russe charg&eacute; de construire ce gazoduc, dont Gazprom d&eacute;tient 51&nbsp;% Afin de r&eacute;aliser le projet, les actionnaires ont fond&eacute; la compagnie Nord Stream AG. Son capital a &eacute;t&eacute; modifi&eacute; depuis l'origine, et est r&eacute;parti entre le Russe Gazprom (51&nbsp;% - sans changement), et les Allemands Wintershall Holding et E.ON Ruhrgas (15,5&nbsp;% chacun), le N&eacute;erlandais Gasunie et le Fran&ccedil;ais GDF Suez (9&nbsp;% chacun).</font></p> <font size="2" face="Arial"> </font> <p><font size="2" face="Arial">Au sud, le projet de gazoduc paneurop&eacute;en Southstream devrait d&egrave;s 2015 relier la Russie &agrave; l'Europe occidentale. Le gaz sera achemin&eacute; sous le mer Noire vers la Bulgarie, la Serbie, l'Italie et l'Autriche. Son co&ucirc;t est estim&eacute; &agrave; 25&nbsp;milliards d'euros. Ce projet permettrait &agrave; Gazprom de contourner l'Ukraine et d'&eacute;viter les r&eacute;cents conflits ayant provoqu&eacute; les coupures d'approvisionnement &agrave; l'Europe. Southstram permettrait aussi de contr&ocirc;ler une grande partie des livraisons du gaz en provenance des gisements gaziers de laaa mer Caspienne et du Kazakstan, concurren&ccedil;ant directement le gazoduc alternatif Nabucco soutenu par les &Eacute;tats-Unis et l'Union europ&eacute;enne, mais sans participation de Gazprom. Nabucco, &agrave; propos duquel les n&eacute;gociations semblent arr&ecirc;t&eacute;es, relierait l'Iran et les pays de la Transcaucasie &agrave; l'Europe centrale. Il permettrait, d&egrave;s 2017, de diversifier les sources d'approvisionnement &eacute;nerg&eacute;tique de l'Europe de l'est, notamment de la Hongrie, qui d&eacute;pend &agrave; 80&nbsp;% du gaz russe.</font></p> <font size="2" face="Arial"> </font> <p><font size="2" face="Arial">Des experts p&eacute;troliers, pour la plupart financ&eacute;s par les int&eacute;r&ecirc;ts am&eacute;ricains, ont fait valoir que le Southstream couterait tr&egrave;s cher aux partenaires europ&eacute;ens, alors que la r&eacute;duction de la consommation de gaz entreprise en Europe pourrait diminuer la demande. On s'est interrog&eacute; &eacute;galement sur la durabilit&eacute; des sources m&eacute;ridionales de gaz russe. Barack Obama &eacute;tait all&eacute; jusqu'&agrave; propos&eacute; d'exporter vers l'&nbsp;&raquo;Europe du gaz de schiste am&eacute;ricain, ce qui n'aurait eu aucun sens &eacute;conomique. Par contre certains pays europ&eacute;ens semblent d&eacute;cid&eacute;s &agrave; augmenter leur recherches pour ce type de gaz, suscitant &eacute;videmment l'opposition des &eacute;cologistes. La France pour sa part importe une partie de son gaz d'Alg&eacute;rie. </font></p> <font size="2" face="Arial"> </font> <p><font size="2" face="Arial">Tous ces arguments n'ont pas r&eacute;ussi jusqu'&agrave; ce jour &agrave; convaincre les int&eacute;r&ecirc;ts industriels allemands, qui continuent &agrave; s'int&eacute;resser, malgr&eacute; son prix jug&eacute; trop &eacute;lev&eacute; mais pouvant &ecirc;tre r&eacute;duit, au projet Southstream. D'o&ugrave; l'int&eacute;r&ecirc;t avec lequel il faudra suivre la reprise effective des n&eacute;gociations germano-russe &agrave; ce sujet, et son influence sur les positrons respectives de l'Allemagne et de la Russie sur la question ukrainienne. </font></p> <font size="2" face="Arial"> </font> <p><font size="2" face="Arial"><span lang="fr-FR">On notera que, comme il fallait s'y attendre, les s&eacute;nateurs am&eacute;ricains Jo</span></font><font size="2" face="Arial"><span lang="en-GB">hn McClain, Ron Johnson and Christopher Murphy avaient annonc&eacute; en juin 2014 avoir obtenu la renonciation de la participation de la Bulgarie et de la Serbie au projet. Les gouvernements de ces pays, sans s'&eacute;lever v&eacute;ritablement, comme ils auraient du le faire, contre cette intrusion&nbsp; au plus haut niveau politique am&eacute;ricain dans leurs affaires, ont depuis annonc&eacute; qu'ils n'avaient pas exactement renonc&eacute; &agrave; leur participation. </span></font> </p> <font size="2" face="Arial"> </font> <p><font size="2" face="Arial"><span lang="fr-FR">Nous avons ici consid&eacute;rablement simlplifi&eacute; le paysage des n&eacute;gociations int&eacute;ressant l'Europe entre pays fournisseurs de gaz, pays consommateurs et pays de transit. Mais les grandes lignes du pr&eacute;sent expos&eacute; nous paraissent donner tout son sens &agrave; l'accord Merkel-Poutine, si l'information rappel&eacute;e ci-dessus en introduction et produite par The Independant &eacute;tait confirm&eacute;e. </span></font> </p> <font size="2" face="Arial"> </font> <p><font size="2" face="Arial"><strong><span lang="fr-FR">Source</span></strong></font></p> <font size="2" face="Arial"> </font> <p><font size="2" face="Arial"><span lang="fr-FR">The Independant 31/07/2014 <a href="http://www.independent.co.uk/news/world/europe/land-for-gas-secret-german-deal-could-end-ukraine-crisis-9638764.html">http://www.independent.co.uk/news/world/europe/land-for-gas-secret-german-deal-could-end-ukraine-crisis-9638764.html</a></span></font></p> Thu, 31 Jul 2014 23:00:00 GMT