Europe Solidaire http://www.europesolidaire.eu/ Europe Solidaire Europe Solidaire http://www.europesolidaire.eu/logo.gifEurope Solidairehttp://www.europesolidaire.eu/ Mon, 02 Mar 2015 10:11:38 GMT Coup d'oeil sur une actualité scientifique mal connue http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1672 1672 <br /><font face="Arial" size="2"><strong><font color="#000099"><br /> Voir par ailleurs notre article consacr&eacute; au programme Romeo </font></strong></font><font face="Arial" size="2"><strong><font color="#000099" /></strong></font><a href="http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2015/154/edito2.htm"><br /> <br /> <font face="Arial" size="2">http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2015/154/edito2.htm</font></a><font face="Arial" size="2"> </font><font face="Arial" size="2"><strong><font color="#000099"><br /> <br /> ___________________________________________________________________________<br /> <br /> Un projet europ&eacute;en de robot destin&eacute; aux personnes ag&eacute;es handicap&eacute;es</font></strong><br /> &nbsp; 23/02/2015</font><font face="Arial"> </font> <p><font face="Arial" size="2">Le Dr Farshid Amirabdollahian, &laquo;&nbsp;senior lecturer&nbsp;&raquo; &agrave; l'Universit&eacute; du Hertfordshire (UK) vient de pr&eacute;senter un prototype de &laquo;&nbsp;robot social&nbsp;&raquo; permettant &agrave; des personnes ag&eacute;es vivant seules et &eacute;ventuellement handicap&eacute;es de continuer &agrave; mener une vie ind&eacute;pendante. Ce robot vise &agrave; ressentir des &eacute;motions et m&eacute;moriser des donn&eacute;es int&eacute;ressant le patient, de fa&ccedil;on &agrave; d&eacute;velopper des sentiments d'empathie chez ce dernier. <br /> <br /> Il s'agit d'une r&eacute;alisation s'int&eacute;grant &agrave; l'approche europ&eacute;enne ACCOMPANY (<a href="http://accompanyproject.eu/">Acceptable Robotics Companions for Ageing Years</a>). Celle-ci rassemble neuf institutions provenant de cinq pays europ&eacute;ens. Le financement du projet est actuellement de 4,8 millions d'euros. Ce qui est bien loin, notons le au passage, des sommes consacr&eacute;es par Google &agrave; des actions comparables (cf ci dessous SPOT)<br /> <br /> Ce th&egrave;me g&eacute;n&eacute;ral de l'empathie robotique fait l'objet de nombreuses recherches, notamment au Japon. Il s'accompagne souvent de r&eacute;alisations anthropomorphes, ce qui n'est pas encore le cas concernant le robot domestique de ACCOMPANY<br /> </font></p> <font face="Arial"> </font><hr /> <font face="Arial"> </font> <p><font face="Arial" size="2"><strong><font color="#000099"><a name="actu7"></a>Spot, un nouveau robot quadrup&egrave;de r&eacute;alis&eacute; par Boston Dynamics <br /> &nbsp; </font></strong></font><font face="Arial" size="2">23/02/2015</font></p> <font face="Arial"> </font> <p><font face="Arial" size="2">La firme am&eacute;ricaine<a href="http://www.bostondynamics.com/"> Boston Dynamics</a>, sp&eacute;cialis&eacute;e dans la robotique &eacute;volutionnaire, vient de pr&eacute;senter Spot, un nouveau quadrup&egrave;de robot con&ccedil;u pour se d&eacute;placer en terrain vari&eacute; sans jamais perdre l'&eacute;quilibre. Il s'agit d'une version plus r&eacute;duite et plus agile de BigDog, que nous vous avions &eacute;voqu&eacute; pr&eacute;c&eacute;demment sur ce site. </font></p> <font face="Arial"> </font> <p><font face="Arial" size="2">Boston Dynamics, propri&eacute;t&eacute; de Google depuis 2013, d&eacute;veloppe toute une gamme de robots destin&eacute;e &agrave; des applications militaires ou, le moment venu, utilisables dans l'exploration lunaire ou martienne. La firme a d&eacute;j&agrave; &agrave; son actif plusieurs prototypes comme Petman, Atlas ou Sandflee. Elle est aussi d&eacute;tentrice du record du robot courant le plus rapidement, avec Cheetah qui peut atteindre 45 Km/h. </font></p> <font face="Arial"> </font> <p><font face="Arial" size="2">Boston Dynamics fait partie d'une dizaine d'entreprises sp&eacute;cialis&eacute;es dans l'intelligence artificielle et la robotique intelligente que Google vient de racheter ces derniers mois. Google pr&eacute;tend mettre ainsi ses puissants moyens (pay&eacute;s par les publicit&eacute;s que leur ach&egrave;tent les fournisseurs des produits que nous consommons) au service du d&eacute;veloppement de l'humanit&eacute;. </font></p> <font face="Arial"> </font> <p><font face="Arial" size="2">Ces robots constitueront les membres et organes sensoriels du Cerveau global qu'il vise &agrave; r&eacute;aliser par ailleurs. Comme ne s'en cachent pas Boston Dynamics et les autres acquisitions de Google, comme Google lui-m&ecirc;me, l'essentiel des applications de ce Cerveau global et de ses appendices se trouveront dans le domaine militaire et celui de la s&eacute;curit&eacute; int&eacute;rieure (surveillance polici&egrave;re g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;e). <br /> <strong><font color="#000099"><br /> *</font></strong> voir la <a href="http://www.futura-sciences.com/videos/d/spot-nouveau-robot-quadrupede-chez-boston-dynamics-1110/#xtor=EPR-17-%5BQUOTIDIENNE%5D-20150221-%5BACTU-Spot--un-nouveau-robot-quadrupede-chez-Boston-Dynamics%5D">vid&eacute;o pr&eacute;sent&eacute;e par Futura Sciences</a></font></p> <font face="Arial"> </font><hr /> <font face="Arial"> </font> <p><font face="Arial" size="2"><strong><font color="#000099"><a name="actu6"></a>La British Library accueillera l&rsquo;Institut Alan Turing d&eacute;di&eacute; aux Big Data </font></strong><br /> <br /> &ldquo;Le chancelier de l&rsquo;Echiquier George Osborne a r&eacute;v&eacute;l&eacute; le 4 d&eacute;cembre dernier que le futur Alan Turing Institute, dont la cr&eacute;ation fut annonc&eacute;e en mars dernier, sera install&eacute; au sein de la prestigieuse British Library. Le centre sera enti&egrave;rement d&eacute;di&eacute; &agrave; la recherche sur les Big Data, ce complexe mouvement de multiplication des donn&eacute;es num&eacute;riques dont les m&eacute;thodes de traitement et d&rsquo;exploitation suscitent aujourd&rsquo;hui un int&eacute;r&ecirc;t prononc&eacute; en raison de ses multiples potentialit&eacute;s &eacute;conomiques (&hellip;)&rdquo;</font></p> <font face="Arial"> </font> <p align="left"><font face="Arial" size="2">A quand l'&eacute;quivalent en France et en fran&ccedil;ais? On verra sur ce sujet les actes du s&eacute;minaire IST Inria, octobre 2014. Cf <a href="http://corist-shs.cnrs.fr/Bigdata_SeminaireINRIA_2015">BIG DATA : nouvelles partitions de l&rsquo;information. </a></font></p> <font face="Arial"> </font> <p align="left"><font face="Arial" size="2">* Wikipedia <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Alan_Turing_Institute">Alan Turing Institute</a><br /> </font></p> <font face="Arial"> </font><hr /> <font face="Arial"> </font> <p><font face="Arial" color="#000099"><strong><font size="2"><a name="actu5"></a>Ten technologies which could change our lives: Potential impacts and policy implications. Scientific Foresight Unit. <br /> &nbsp; </font></strong></font><font face="Arial" size="2">23/02/2015<br /> <br /> Sous ce titre la Parlement europ&eacute;en vient de publier une liste des principales technologies innovantes. </font><font face="Arial" size="2">La traduction ne s'impose pas, sauf pour le 8. <br /> <br /> Il s'agit de :<br /> 1. Autonomous Vehicles<br /> 2. Graphene<br /> 3. 3D printing<br /> 4. Massive Open Online Courses (MOOCs)<br /> 5. Virtual currencies (Bitcoin)<br /> 6. Wearable technologies<br /> 7. Drones<br /> 8. Aquaponic systems (<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Aquaponie">culture de v&eacute;g&eacute;taux en symbiose avec celles de poissons</a>)<br /> </font><font face="Arial" size="2">9. Smart home technologies<br /> </font><font face="Arial" size="2">10. Electricity storage (hydrogen)&rdquo;</font></p> <font face="Arial"> </font> <p><font face="Arial" size="2">Ce rapport (anglais) est un excellent r&eacute;sum&eacute; de ce qu'il faut savoir sur les technologies concern&eacute;es. La dimension g&eacute;opolitique n'est cependant pas assez d&eacute;velopp&eacute;e: quels types de pouvoirs d&eacute;veloppent ces technologies? Quels sont les abus ou d&eacute;rives possibles? En quoi les Europ&eacute;ens, tant au plan des Etats que de la Commission, investissent-ils dans ces secteurs?</font></p> <font face="Arial"> </font> <p> <font face="Arial" size="2"><a href="http://www.europarl.europa.eu/RegData/etudes/IDAN/2015/527417/EPRS_IDA%282015%29527417_REV1_EN.pdf">* Le rapport du Parlement europ&eacute;en (pdf)</a></font></p> <font face="Arial"> </font><hr /> <font face="Arial"> </font> <p><font face="Arial" size="2"><strong><font color="#000099"><a name="actu4"></a>Association internationale des Universit&eacute;s AIU</font></strong></font></p> <font face="Arial"> </font> <p><font face="Arial" size="2">L'AIU vient de publier son rapport annuel. Elle participe entre autres &agrave; des projets relatifs au d&eacute;veloppement durable, aux TICs, &agrave; l&rsquo;internationalisation et la diss&eacute;mination de l&rsquo;Education pour Tous. Elle dispose dor&eacute;navant d'un nouveau portail WHED (<a href="http://www.whed.net/home.php">http://www.whed.net/home.php</a>).<br /> <br /> * <a href="http://www.iau-aiu.net/sites/all/files/IAU-ANNUAL-REPORT-2014-FR-WEB.pdf">Rapport 2014</a> (pdf)</font></p> <font face="Arial"> </font><hr /> <font face="Arial"> </font> <p><font face="Arial"><br /> </font> <font face="Arial" size="2"><strong><font color="#000099"><a name="actu3"></a>Contribution du Parti socialiste visant au d&eacute;veloppement de l'&eacute;conomie num&eacute;rique</font></strong></font></p> <font face="Arial"> </font> <p><font face="Arial" size="2">Un rapport sur ce sujet, coordonn&eacute; par le d&eacute;put&eacute; Luc Belot, est consultable en ligne: </font><font face="Arial" size="2">Il est empli de bonnes intentions et bons projets. On peut s'&eacute;tonner cependant du fait que le gouvernement ne s'appuie gu&egrave;re sur ces th&egrave;mes (en les faisant notamment financer) pour aider le pays &agrave; d&eacute;finir de nouveaux types de croissance et de soci&eacute;t&eacute;.<br /> </font></p> <font face="Arial"> </font> <p><font face="Arial" size="2"> <a href="http://congres.parti-socialiste.fr/contributions/la-republique-numerique-au-service-de-l-egalite-et-de-l-emancipation-8f4212d7-d60c-46a6-8718-1afd031bba84"> * http://congres.parti-socialiste.fr/contributions/la-republique-numerique-au-service-de-l-egalite-et-de-l-emancipation-8f4212d7-d60c-46a6-8718-1afd031bba84</a></font> </p> <font face="Arial"> </font><hr /> <font face="Arial"> </font> <p><font face="Arial" size="2"><strong><font color="#000099"><a name="actu2"></a>Nouvelles recherches concernant l'origine des langues indo-europ&eacute;ennes</font></strong><br /> t 23/02/2015</font></p> <font face="Arial"> </font> <p><font face="Arial" size="2"><img width="214" height="131" align="left" alt="" src="http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2015/154/languesindoeuropeenes.jpg" />Voil&agrave; qui va peut-&ecirc;tre encourager Vladimir Poutine dans son retour aux sources de l'&acirc;me russe. Un groupe de chercheurs am&eacute;ricains se sont une nouvelle fois int&eacute;ress&eacute;s &agrave; l'origine des langues indo-europ&eacute;ennes, lesquelles de toute les langues mondiales recrutent le plus grand nombre de locuteurs.</font></p> <font face="Arial"> </font> <p><font face="Arial" size="2"> En &eacute;tudiant plus de 150 langues, actuelles ou disparues, se rattachant &agrave; cette famille, ils font l'hypoth&egrave;se que l'&nbsp;&laquo;&nbsp;anc&ecirc;tre commun&nbsp;&raquo; est apparu entre - 6.500 et &ndash; 5.500 dans les steppes dites ponto-caspiennes qui s'&eacute;tendaient de la Moldavie et l'Ukraine jusqu'&agrave; la Russie et &agrave; l'ouest du Kazakhstan. Ils ont utilis&eacute; pour ce faire de nouvelles m&eacute;thodes d'analyses qui devraient int&eacute;resser tous les linguistes.</font></p> <font face="Arial"> </font> <p><font face="Arial" size="2">Rapport : Will Chang, Chundra Cathcart, David Hall, Andrew Garrett. <a href="http://www.linguisticsociety.org/files/news/ChangEtAlPreprint.pdf">Ancestry-constrained phylogenetic analysis supports the Indo-European steppe hypothesis.</a></font></p> <font face="Arial"> </font><hr /> <font face="Arial"> </font> <p> <font face="Arial" size="2"><strong><font color="#000099"><a name="actu1"></a>Les changements climatiques r&eacute;sisteront aux manipulation de la g&eacute;oing&eacute;nierie</font></strong><br /> &nbsp; 23/02/2015</font></p> <font face="Arial"> </font> <p><font face="Arial" size="2">Nous avons plusieurs fois fait &eacute;tat de propositions de chercheurs (souvent financ&eacute;s par de gros industriels) visant &agrave; ralentir le changement climatique ou att&eacute;nuer ses effets par des m&eacute;thodes relevant de ce que l('on appelle la g&eacute;oing&eacute;nierie. Le dernier rapport de l'IPCC avait pour la premi&egrave;re fois recommand&eacute; l'&eacute;tude &agrave; grande &eacute;chelle de telles m&eacute;thodes. <br /> <br /> Un article sur ce sujet (espagnol) publi&eacute; par notre confr&egrave;re Tendancias 21 fait &eacute;tat de conclusions tr&egrave;s pessimistes &eacute;mantant notamment de &Aacute;ngel M. de Frutos Baraja, Chaire de physique de l'Universit&eacute; de Valladolid et directeur du groupe dit de &Oacute;ptica Atmosf&eacute;rica. Selon lui, ces m&eacute;thodes rel&egrave;vent de la science fiction, sinon de manipulations de l'opinion. Au mieux, elles ne pourrait &ecirc;tre envisageables que dans un lointain avenir, comme le confirme Xavier Gim&eacute;nez Font, professeur de chimie physique &agrave; l'Universit&eacute; de Barcelone.<br /> <br /> Dans l'imm&eacute;diat, les m&eacute;thodes les pljs simples seraient les plus efficaces, notamment en r&eacute;duisant fortement la consommation des hydro-carbures. Mais ce sont elles aussi que contrarient le plus d'int&eacute;r&ecirc;ts. L'avenir reste donc sombre, comme nous le soulignons dans notre &eacute;ditorial du d&eacute;but f&eacute;vrier:<em> <a href="http://www.automatesintelligents.com/edito/2015/fev/desastres_globaux_acceleration.html">D&eacute;sastres globaux. La grande acc&eacute;l&eacute;ration </a></em></font></p> <font face="Arial"> </font> <p><font face="Arial" size="2">* Voir Tendancias21 <a href="http://www.tendencias21.net/El-clima-se-resistira-a-la-manipulacion-de-la-geoingenieria_a39728.html">El clima se risistir&agrave; a la manipulacion de la geoingeniera </a></font></p> <hr /> Mon, 23 Feb 2015 23:00:00 GMT Un prochain coup d'Etat au Vénézuela&#160;? http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1658 1658 <br /><font size="4"> <font face="Arial" size="2">Les chefs d'Etat ayant le tort de s'opposer aux entreprises am&eacute;ricaines de mise en tutelle sont renvers&eacute;s &agrave; la suite de &laquo;&nbsp;manifestations populaires spontan&eacute;es&nbsp;&raquo; provoqu&eacute;es par des agents de la CIA et soutenues par des interventions du d&eacute;partement d'Etat. La victime la plus tristement c&eacute;l&egrave;bre de cette pratique a &eacute;t&eacute; le pr&eacute;sident chilien Salvador Allende. </font></font><font face="Arial" size="2"> </font> <p align="LEFT"><font face="Arial" size="2">R&eacute;cemment cette politique, sous le nom de &laquo;&nbsp;r&eacute;volutions oranges&nbsp;&raquo; a &eacute;t&eacute; utilis&eacute;e dans les r&eacute;publiques issues de l'ex. URSS, notamment en G&eacute;orgie et en Ukraine. Il s'agit de provoquer un &laquo;&nbsp;regime change&nbsp;&raquo; de l'int&eacute;rieur de ces pays, sans interventions ouvertes des Etats-Unis. Bien entendu, la &laquo;&nbsp;diplomatie du dollar et des services secrets&nbsp;&raquo; pratiqu&eacute;e clandestinement dans le m&ecirc;me temps par des &eacute;missaires de Washington, facilite le changement. </font> </p> <font face="Arial" size="2"> </font> <p align="LEFT"><font face="Arial" size="2">Or aujourd'hui, le pr&eacute;sident Nicolas Maduro du V&eacute;n&eacute;zu&eacute;la 1) fait l'objet de campagnes de plus en plus intenses visant &agrave; provoquer sa chute. Comme le montre un article bien document&eacute; d'une avocate et journaliste d'investigation d'origine am&eacute;ricaine et install&eacute;e depuis 2005 &agrave; Caracas, que nous n'avons pas de raison de mettre en doute 2) les tentatives am&eacute;ricaines visant &agrave; provoquer le chute de Maduro se multiplient. N'en faisons pas le d&eacute;tail ici, l'article est suffisamment document&eacute;. Ces tentatives, qui dans d'autres pays seraient consid&eacute;r&eacute;es comme des atteintes inadmissibles &agrave; la souverainet&eacute; nationale provenant d'un pays &eacute;tranger, sont abondamment relay&eacute;es par le presse officielle, notamment le New York Times. </font> </p> <font face="Arial" size="2"> </font> <p align="LEFT"><font face="Arial" size="2">Quel est le tort de Maduro et derri&egrave;re lui de la majorit&eacute; au pouvoir au V&eacute;n&eacute;zu&eacute;la? C'est de refuser de c&eacute;der aux dictats de la politique p&eacute;troli&egrave;re impos&eacute;e par les grands du p&eacute;trole am&eacute;ricains et relay&eacute;s par tous les moyens diplomatiques et militaires dont dispose Washington. Maduro a repris en ce domaine l'essentiel de la politique de Hugo Chavez. Affaibli par la baisse du prix du baril r&eacute;cemment impos&eacute;e par l'Am&eacute;rique pour r&eacute;duire les moyens d'actions de la Russie, il s'est rapproch&eacute; de celle-ci pour &eacute;tudier des ripostes, notamment par l'interm&eacute;diaire du BRICS.</font></p> <font face="Arial" size="2"></font> <p align="LEFT"><font face="Arial" size="2">Les strat&egrave;ges am&eacute;ricains doivent donc juger le moment favorable pour se d&eacute;barrasser de ce non-align&eacute; et le remplacer par un dirigeant docile. Fidel Castro n'est plus l&agrave; pour alerter le tiers-monde sur ces man&oelig;uvres. Tout laisse donc penser qu'un &laquo;&nbsp;regime change&nbsp;&raquo; &agrave; Caracas serait proche. Maduro pourra s'estimer heureux s'il n'y laisse pas la vie. </font> </p> <font face="Arial" size="2"> </font> <p align="LEFT"><font face="Arial" size="2"><strong>Notes</strong><br /> </font> </p> <font face="Arial" size="2"> </font> <ol> <li> <p align="LEFT"><font face="Arial" size="2">Nicolas Maduro <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolás_Maduro">http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicol%C3%A1s_Maduro</a></font></p> </li> <li> <p align="LEFT"><font face="Arial" size="2">Eva Golinger <a href="http://www.counterpunch.org/2015/02/02/venezuela-a-coup-in-real-time">http://www.counterpunch.org/2015/02/02/venezuela-a-coup-in-real-time</a></font><a href="http://www.counterpunch.org/2015/02/02/venezuela-a-coup-in-real-time"><font face="Arial" size="2"><br /> Eva Golinger anime le blog </font></a><font face="Arial" size="2"><a href="http://www.chavezcode.com/">http://www.chavezcode.com/ </a></font><a href="http://www.chavezcode.com/"><br /> </a></p> <p align="LEFT"><font face="Arial" size="2"><strong>Post Scriptum au 17/02/2015</strong>. L'Ambassade en France du V&eacute;n&eacute;zu&eacute;la, que nous remercions, nous signale l'existence d'un blog francophone Viva Venezuela, </font><font face="Arial" size="2">Chapitre fran&ccedil;ais de la campagne internationale de solidarit&eacute; avec la r&eacute;volution Bolivarienne - - - - - - - - - - - Plateforme de r&eacute;information sur le Venezuela. Il y est signal&eacute; une toute r&eacute;cente tentative de coup d'Etat au V&eacute;n&eacute;zuela, dont nous indiquions&nbsp; dans notre article la grande probabilit&eacute;. </font><font color="#000000"><span style="background: #ffffff"><a href="http://vivavenezuela.over-blog.com/"><font face="Arial" size="2">http://vivavenezuela.over-blog.com/</font><font color="#000000"><font face="Arial" size="2"><br /> </font><br /> </font></a></span></font></p> </li> </ol> Tue, 10 Feb 2015 23:00:00 GMT Le projet de gazoduc Turkish Stream se met en place http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1649 1649 <br /><p> </p> (voir notre article: <em>Abandon de South Stream, l'Europe perdante sur t<font face="Arial" size="2">ous les tableaux</font></em><font face="Arial" size="2">, <a href="http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1583&amp;r_id">http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1583&amp;r_id</a>= ) </font> <p><font face="Arial" size="2">La Russie avait annonc&eacute; ne pas vouloir renoncer &agrave; l'exportation de gaz vers l'Europe. Le choix a donc &eacute;t&eacute; fait de relier la Turquie &agrave; la Russie par un tube passant au fond de la mer Noire, d&eacute;bouchant sur un terminal (dit hub) en Turquie. Les pays d&eacute;sireux de se procurer du gaz russe pourront venir s'approvisionner &agrave; ce terminal, par l'interm&eacute;diaire dans un premier temps de navires gaziers. La Turquie elle-m&ecirc;me s'y approvisionnera. </font></p> <font face="Arial" size="2"> </font> <p><font face="Arial" size="2">Or le projet est en train de se concr&eacute;tiser. Le PDG de Gazprom Alexe&iuml; Miller, &agrave; l&rsquo;issue de sa rencontre avec le ministre turc de l&rsquo;&Eacute;nergie Taner Yildiz, a expliqu&eacute; que d&rsquo;ici 2020, Gazprom pourra ainsi mettre fin au transit du gaz via l&rsquo;Ukraine (dont pour le moment une partie non n&eacute;gligeable fait l'objet de pr&eacute;l&egrave;vements ill&eacute;gaux). La construction de Turkish Stream devrait &ecirc;tre achev&eacute;e avant cette date. De son c&ocirc;t&eacute;, l&rsquo;Europe pourra construire des gazoducs pour recevoir du gaz russe depuis la Turquie. On sait que par ailleurs l'Europe du Nord, notamment l'Allemagne, importera l'essentiel de son gaz russe via le gazoduc North Stream, d&eacute;j&agrave; en fonctionnement pour partie depuis 2012. </font></p> <font face="Arial" size="2"> </font> <p><font face="Arial" size="2">Le gazoduc Turkish Stream suivra l&rsquo;ancien itin&eacute;raire de South Stream sur 660 km environ, puis sur 250 km empruntera un nouvel itin&eacute;raire vers la partie europ&eacute;enne de la Turquie. Des difficult&eacute;s importantes avaient &eacute;t&eacute; soulev&eacute;es du fait de la Turquie, qui veut b&eacute;n&eacute;ficier de prix favorables pour l'achat de son gaz, avec une r&eacute;duction d'environ 15%. Il conviendra aussi de se mettre d'accord sur l'itin&eacute;raire du gazoduc en territoire turc. <br /> <br /> Les n&eacute;gociations ont suffisamment progress&eacute; pour que les premiers travaux de reconnaissance technique puissent bient&ocirc;t commencer. L'Europe doit-elle se r&eacute;jouir? Comme nous l'avions indiqu&eacute; dans notre article pr&eacute;cit&eacute;, le Turkish Stream donnera &agrave; la Turquie des moyens potentiels de pression sur les Europ&eacute;ens, tant au plan commercial qu'&eacute;ventuellement politique. Cela n'aurait pas &eacute;t&eacute; le cas avec le gazoduc South Stream. </font></p> <font face="Arial" size="2"> </font> <p><font face="Arial" size="2"><br /> </font><br /> </p> Mon, 02 Feb 2015 23:00:00 GMT La chute des prix du pétrole est-elle orchestrée, et si oui par qui? http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1605 1605 <br /><font face="Arial" size="2">Parall&egrave;lement la production massive de gaz de schistes par les Etats-Unis ne pouvait que contribuer &agrave; l'exc&egrave;s de l'offre sur la demande et donc &agrave; la baisse des prix. Cependant passer d'un prix du baril &agrave; plus de 100 dollars &agrave; un prix voisin de 60 dollars pouvait para&icirc;tre relever de causes diff&eacute;rentes. </font> <p><font face="Arial" size="2">En effet la r&eacute;cession n'est pas g&eacute;n&eacute;rale. Elle ne touche gu&egrave;re que l'Europe. Les pays asiatiques demeurent assoiff&eacute;s de p&eacute;trole et de gaz. Par ailleurs, la production de gaz par les Etats-Unis, bien qu'importante, ne devrait pas suffire &agrave; augmenter sensiblement une offre mondiale o&ugrave; la part des Etats-Unis demeurera mineure. Enfin, les &eacute;nergies de substitution ne prendront que tr&egrave;s lentement la place du p&eacute;trole et du gaz. En cons&eacute;quence, la baisse des prix du p&eacute;trole ne paraissait pas relever de telles causes spontan&eacute;es. D'autant plus que les majors du p&eacute;trole, compagnies ou pays p&eacute;troliers, n'ont pas int&eacute;r&ecirc;t &agrave; voir baisser les pris. Cette baisse rendrait plus co&ucirc;teux les investissements n&eacute;cessaires &agrave; la recherche de nouvelles sources pour le long terme, indispensables si l'on veut &eacute;viter la chute de la production. </font></p> <font face="Arial" size="2"> </font> <p><font face="Arial" size="2">Il a donc &eacute;t&eacute; tentant d'attribuer la baisse du prix du baril &agrave; des manoeuvres de type g&eacute;opolitique. L'hypoth&egrave;se a &eacute;t&eacute; confort&eacute;e le 27 novembre 2014, avec la d&eacute;cision des douze membres de l'Opep de ne pas r&eacute;duire le volume de leur production. Cette d&eacute;cision a brutalement acc&eacute;l&eacute;r&eacute; la chute du cours du baril. L'une des interpr&eacute;tations de ce geste qui a circul&eacute; alors a &eacute;t&eacute; que les &Eacute;tats-Unis et l'Arabie se sont entendus pour nuire &agrave; deux adversaires communs particuli&egrave;rement d&eacute;pendants des recettes p&eacute;troli&egrave;res: la Russie et l'Iran, sans mentionner le V&eacute;n&eacute;zuela.</font></p> <font face="Arial" size="2"> </font> <p><font face="Arial" size="2">Cependant un prix du baril durablement bas serait dommageable pour les compagnies am&eacute;ricaines et canadiennes qui forent &agrave; des co&ucirc;ts souvent sup&eacute;rieurs &agrave; 60 dollars le baril. Les projets les plus chers d'exploitation de sables bitumineux au Canada ont des seuils de rentabilit&eacute; proches des 100 dollars, tandis que la plupart des barils saoudiens co&ucirc;tent moins de 20 dollars &agrave; extraire. Les Etats-Unis &eacute;taient-ils pr&ecirc;ts &agrave; sacrifier une part de leur production au b&eacute;n&eacute;fice d'une guerre des prix contre la Russie. Cela aurait voulu dire imposer aux am&eacute;ricains eux-m&ecirc;mes des sanctions un peu comparables &agrave; celles dont ils veulent frapper la Russie. De plus, entre la Chine et la Russie des accords commerciaux de long terme sont en cours de n&eacute;gociations. Ils ne devraient pas &ecirc;tre sensibles &agrave; des modifications conjoncturelles du prix international du p&eacute;trole. D'autant plus qu'ils seront sign&eacute;s dans une devise (mix de rouble et de yuan) faiblement convertible en dollars.</font></p> <font face="Arial" size="2"> </font> <p><font face="Arial" size="2" color="#000080"><strong>D&eacute;claration du ministre saoudien de l'Energie</strong></font></p> <font face="Arial" size="2"> </font> <p><font face="Arial" size="2">Or l'homme consid&eacute;r&eacute; comme le plus influent au sein de l'Opep, le ministre saoudien de l'&Eacute;nergie, Ali al Na&iuml;mi, a r&eacute;cemment d&eacute;clar&eacute; dans une interview &agrave; l'Agence de presse officielle saoudienne qu'il n'&eacute;tait pas dans l'int&eacute;r&ecirc;t des producteurs de l'Opep de r&eacute;duire leur production, quel que soit le prix, qu'il soit de 20 dollars le baril ou de 60 dollars. On peut comprendre que, dans son esprit, si le royaume saoudien r&eacute;duisait sa production, le prix remonterait et les Russes, les Br&eacute;siliens et les producteurs de p&eacute;trole de schiste am&eacute;ricains prendraient des parts de march&eacute; au d&eacute;triment de l'Arabie saoudite et plus g&eacute;n&eacute;ralement de l'Opep. </font></p> <font face="Arial" size="2"> </font> <p><font face="Arial" size="2">Il ne s'agirait donc pas d'une manoeuvre conjointe des Etats-Unis et de l'Arabie dirig&eacute;e contre la Russie, comme pourraient le laisser supposer les nombreux d&eacute;placements r&eacute;cents de John Kerry &agrave; Ryad. Il s'agirait plut&ocirc;t d'une man&oelig;uvre de l'Opep destin&eacute;e &agrave; d&eacute;stabiliser l'offre am&eacute;ricaine. Ceci d'autant plus qu'aujourd'hui l'Arabie Saoudite ne soutient plus que mollement les politiques erratiques de Barack Obama dans les r&eacute;gion. Elle semble au contraire soucieuse de se concilier les bonnes gr&acirc;ces de la Russie, de plus en plus consid&eacute;r&eacute;e comme un partenaire incontournable &agrave; terme. </font></p> <font face="Arial" size="2"> </font> <p><font face="Arial" size="2">A plus longue &eacute;ch&eacute;ance, dans les 5 ans, il faudra que les p&eacute;troliers reprennent leurs investissements de recherche, ainsi que rappel&eacute; plus haut. Une remont&eacute;e des prix sera donc sera n&eacute;cessaire. L'Opep le sait, comme d'ailleurs la Russie. Mais &agrave; court terme et en attendant, beaucoup de d&eacute;g&acirc;ts auront &eacute;t&eacute; faits parmi les foreurs am&eacute;ricains et canadiens. Au plan politique, les soutiens dont b&eacute;n&eacute;ficient encore Obama et les n&eacute;o-cons du Congr&egrave;s se seront certainement &eacute;rod&eacute;s. S'en f&eacute;liciteront tous ceux qui combattent, en Am&eacute;rique du Nord comme en Europe, l'extraction des gaz de schiste. </font></p> <font face="Arial" size="2"> </font> <p><font face="Arial" size="2"><br /> </font><br /> </p> Sun, 28 Dec 2014 23:00:00 GMT Le lancement réussi du lanceur lourd Angara.A5 remet la Russie dans la course à l'espace http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1603 1603 <br /><p align="left"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" /><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Pendant des ann&eacute;es, la Russie a d&eacute;pendu de l'Ukraine pour la fabrication des lanceurs Zenit, Dnepr et Cyclone. De m&ecirc;me les fus&eacute;es Cyclone, fabriqu&eacute;es &agrave; Dnepropetrovsk, ont &eacute;t&eacute; plus de 120 fois lanc&eacute;es du Cosmodrome de Plessetsk situ&eacute; en Russie pr&egrave;s d'Arkhangelsk.<br /> <br /> A la suite du durcissement des relations entre Kiev et Moscou, ainsi que des &laquo;&nbsp;sanctions&nbsp;&raquo; appliqu&eacute;es sous la pression am&eacute;riciane, il fallait que la Russie r&eacute;cup&egrave;re son ind&eacute;pendance. C'est ce que lui permet de faire la s&eacute;rie des lanceurs Angara 1) . Ce lanceur, notamment dans sa version A.5, est destin&eacute; &agrave; remplacer le lanceur lourd Proton, qui a vieilli, malgr&eacute; ses innombrables succ&egrave;s. Proton est notamment consid&eacute;r&eacute; comme utilisant un carburant trop toxique. </font></p> <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><img width="220" height="165" align="left" src="http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2014/152/angara.png" alt="" />Le premier vol de la version Angara A5 a lieu avec succ&egrave;s le 23 d&eacute;cembre 2014 depuis Plessetsk. Celui ci sera capable de placer en orbite haute les futurs satellites russes. Soit 2 tonnes de charge utile &agrave; 36.000 km d'altitude. Le plus lourd de la s&eacute;rie, l'Angara-A7, pesant 1133 tonnes, pourra mettre 35 tonnes de charge utile en orbite basse (193-220 km) and 7.6 tonnes en orbite haute. Son moteur est du type RD-191 utilisant un m&eacute;lange de keros&egrave;ne et d'oxyg&egrave;ne, consid&eacute;r&eacute; comme aussi &laquo;&nbsp;&eacute;cologique&nbsp;&raquo; que possible &agrave; ce jour.</font></p> <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"> Le syst&egrave;me est d&eacute;velopp&eacute; par l'entreprise publique bas&eacute;e &agrave; Moscou dite<br /> Khrunichev State Research and Production Space Center. Il a fallu 20 ans et plus d'un milliard de dollars pour le mettre au moint. Compte tenu de l'enjeu, on peut consid&eacute;rer que le prix &agrave; payer n'a rien eu d'excessif. Le lanceur contribuera notamment &agrave; la mise en place de la future station spatiale russe, annonc&eacute;e par Roscosmos et destin&eacute;e &agrave; remplacer l'ISS. </font></p> <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Le pr&eacute;sident Poutine, comme il se devait, a f&eacute;licit&eacute; chaleureusement les responsables de l'op&eacute;ration. </font></p> <font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">1) Voir <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Angara_%28fus%C3%A9e%29">Wikipedia . Angara</a></font> Sat, 27 Dec 2014 23:00:00 GMT NUMERIQUE ET AEROSTATIQUE. LE PROJET LOON&#160;: INNOVATION ET RETRO-INNOVATION http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1594 1594 <br /><font face="Arial" size="2">Le d&eacute;veloppement du projet Loon (cf. JP Baquiast&nbsp;:&nbsp; &laquo;&nbsp;Google &agrave; l'assaut des zones blanches du tiers monde&nbsp;&raquo;) consiste &agrave; utiliser un cort&egrave;ge de ballons &eacute;voluant &agrave; plus de 20&nbsp;000 m&egrave;tres d&rsquo;altitude comme relais de t&eacute;l&eacute;communications pour couvrir les parties de la terre&nbsp; qui n&rsquo;ont pas encore acc&egrave;s &agrave; Internet et permettre ainsi &agrave; cinq milliards d&rsquo;habitants de notre plan&egrave;te de s&rsquo;y connecter dans des conditions &eacute;conomiques favorables. <br /> <br /> &nbsp;Certains, non sans raisons d&rsquo;ailleurs,&nbsp; y voient une menace dans la perspective d&rsquo;un contr&ocirc;le globalis&eacute; de la plan&egrave;te, d&rsquo;autres au contraire se r&eacute;jouissent de perspectives plus enthousiasmantes de r&eacute;duction de la fracture num&eacute;rique &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle mondiale. <br /> <br /> En revanche, sous l&rsquo;angle technologique , &eacute;conomique , environnemental , cette mise en &eacute;vidence des technologies du plus l&eacute;ger que l&rsquo;air ou technologies a&eacute;rostatiques r&eacute;jouira tous ceux qui depuis des ann&eacute;es, parfois dans un climat d&rsquo;incompr&eacute;hension g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;, voire de d&eacute;rision,&nbsp; militent pour un retour en force de l&rsquo;utilisation massive de ces technologies dans des domaines aussi divers que la s&eacute;curit&eacute;, la surveillance maritime et l&rsquo;action de l&rsquo;Etat en mer , le transport de colis lourds, le sport et le tourisme etc.<br /> <br /> En mars 1999 Bertrand Piccard et Brian Jones&nbsp; signait, dans une certaine indiff&eacute;rence, l&rsquo;un des plus grands exploits du XX &egrave;me si&egrave;cle finissant&nbsp;: le tour du monde en ballon&nbsp; sans escales en vingt et un jours sur le Breitling Orbiter III.<br /> <br /> Le Projet Loon est embl&eacute;matique. Il devrait offrir au plus l&eacute;ger que l&rsquo;air une tr&egrave;s grande visibilit&eacute; et permettre&nbsp; aux technologies a&eacute;rostatiques de r&eacute;-&eacute;merger&nbsp; et de r&eacute;apparaitre dans toute leur dimension comme&nbsp; techniques de pointe.&nbsp; Techniques de pointe&nbsp; elles n&rsquo;ont jamais cess&eacute; de l&rsquo;&ecirc;tre depuis le premier vol humain effectu&eacute; le 21 novembre 1783, sur des fonds du gouvernement&nbsp; d&eacute;j&agrave; dans une perspective militaire et&nbsp; strat&eacute;gique.<br /> <br /> Nul doute qu&rsquo;elles vont reprendre&nbsp; dans le spectre de nouvelles approches de l&rsquo;observation environnementale ou s&eacute;curitaire, mais aussi&nbsp; du transport point &agrave; point ,sans rupture de charge, d&rsquo;objets lourds et/ou encombrants&nbsp; sur des distances continentales ,qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo; &eacute;quipements pour l&rsquo;industrie nucl&eacute;aire, ou d&rsquo; &eacute;l&eacute;ments d&rsquo;&eacute;oliennes , tels que pales mats ou nacelles, etc.&nbsp; C&rsquo;est ainsi qu&rsquo; EADS&nbsp; envisagea, un moment l&rsquo;acheminement, des composants de l&rsquo;A 380 depuis des sites de fabrication r&eacute;partis sur toute l&rsquo;Europe vers l&rsquo;usine d&rsquo;assemblage de Toulouse.<br /> <br /> Pour ce qui est de la surveillance DCNS avec le programme,&nbsp; &ldquo;I2C &rdquo; (prononcer &ldquo;Eye to see&rdquo;) pour <em>&ldquo;Integrated System for Interoperable sensors &amp; Information sources for Common abnormal vessel behaviour detection &amp; Collaborative identification of threat&rdquo;</em> int&egrave;gre dans la chaine de surveillance, en synergie avec d&rsquo;autres supports ,avions ou satellites, un dirigeable Zeppelin &eacute;quip&eacute; notamment du&nbsp; radar haute fr&eacute;quence &agrave; onde de surface d&eacute;velopp&eacute; par l&rsquo;ONERA. Ce projet est soutenu par l&rsquo;Union europ&eacute;enne). Il vise le d&eacute;veloppement d&rsquo;un syst&egrave;me commun, multinational et interop&eacute;rable de surveillance des fronti&egrave;res.<br /> <br /> On le voit,&nbsp; longtemps oubli&eacute;es, les technologies a&eacute;rostatiques sont en pleine renaissance, pr&eacute;occupations environnementales, &eacute;conomies d&rsquo;&eacute;nergie, apparition de nouveaux mat&eacute;riaux plus r&eacute;sistants mais aussi plus l&eacute;gers, d&eacute;veloppement de l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute; d&rsquo;origine photo volta&iuml;que pour la propulsion ou de l&rsquo;intelligence artificielle pour le pilotage et la navigation, leur donnent par leur diversit&eacute; d&rsquo;application, une dimension de retro-innovation singuli&egrave;re&nbsp; c&rsquo;est &agrave; dire impliquant le retour vers des techniques anciennes pour des applications futures. <br /> <br /> C&rsquo;est donc dans cette vaste perspective que s&rsquo;inscrit l&rsquo;accord pass&eacute; entre Google et le CNES, hommage rendu par l&rsquo;une des soci&eacute;t&eacute;s les plus &eacute;tonnantes au monde a l&rsquo;un des plus prestigieux centre de recherche Fran&ccedil;ais.<br /> <br /> Une crainte cependant. Il semble acquis, en effet, que les ballons seront construits exclusivement aux Etats-Unis par &laquo;&nbsp;Raven&nbsp; Aerostar&nbsp;&raquo; une soci&eacute;t&eacute; proche de la Nasa et des milieux de la d&eacute;fense. Cette strat&eacute;gie s&rsquo;inscrit, sans doute,&nbsp; dans la politique de r&eacute;industrialisation am&eacute;ricaine. On serait, pourtant&nbsp; en droit d&rsquo;attendre, compte tenu de l&rsquo;apport&nbsp; du CNES,&nbsp; un partenariat plus &eacute;quilibr&eacute;. Il est &agrave; craindre, en effet, que celui-ci s&rsquo;inscrive, dans la conception tr&egrave;s l&eacute;onine&nbsp; que l&rsquo;Administration am&eacute;ricaine se fait du futur Grand March&eacute; Transatlantique.<br /> </font> Mon, 15 Dec 2014 23:00:00 GMT Espace et domination du monde. Quelques éléments d'actualité http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1587 1587 <br /><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><strong><font size="3" color="#000099">Prologue</font></strong></font> <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Dans la lutte ininterrompue que se livrent les grands puissances pour la domination du monde, la domination spatiale a toujours &eacute;t&eacute;, depuis les succ&egrave;s des V2 allemands, un objectif essentiel. Il faut dominer l'espace de la m&ecirc;me fa&ccedil;on que l'on cherche &agrave; dominer le monde. Les am&eacute;ricains ont d'ailleurs forg&eacute; un mot, intraduisible par les grands enfants de choeur que sont les europ&eacute;ens: <em>&laquo;&nbsp;full spatial dominance&nbsp;&raquo;</em></font></p> <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Les Etats-Unis y ont toujours r&eacute;ussi parfaitement. Faut-il rappeler qu'ils dominent l'espace militaire, avec notamment un r&eacute;seau incomparable de satellites. Ils dominent aussi tr&egrave;s largement l'espace des t&eacute;l&eacute;communications et tout ce qui s'y rattache, c'est-&agrave;-dire l'espionnage &agrave; tr&egrave;s grande &eacute;chelle. Dans le domaine du spatial scientifique, ils sont l&agrave; o&ugrave; il est essentiel d'&ecirc;tre, avec par exemple des robots depuis longtemps op&eacute;rationnels sur la plan&egrave;te Mars. </font></p> <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Cependant, depuis qu'ils avaient gagn&eacute; la course &agrave; la Lune avec les succ&egrave;s des missions Apollo dans les ann&eacute;es 1960-1970, ils avaient sembl&eacute; se d&eacute;sint&eacute;resser des missions habit&eacute;es (avec &eacute;quipage). Un calcul &eacute;conomique simple leur avait montr&eacute; que l'entretien de la Station spatiale internationale et des navettes permettant d'y envoyer des astronautes et du ravitaillement ne leur apportait aucun b&eacute;n&eacute;fice concret. Ils avaient donc laiss&eacute; les Russes et les Europ&eacute;ens s'en occuper. </font></p> <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Cependant, si la Russie semblait hors jeu dans la course &agrave; l'exploration plan&eacute;taire, d'autres Etats s'y sont lanc&eacute;s depuis quelques ann&eacute;es, notamment la Chine et l'Inde. Les Am&eacute;ricains se devaient de r&eacute;agir. C'est dans cette volont&eacute; que s'inscrit le programme Orion, sur lequel nous donnons quelques informations ci-dessous. On imagine le prestige acquis aux yeux de 11 milliards de Terriens par le pays qui, le premier, retournerait sur la Lune pour y installer une station permanente et, &agrave; fortiori, qui mettrait un peu plus tard en place une telle station sur Mars. Nous tenons nos lecteurs, sur ce site, r&eacute;guli&egrave;rement inform&eacute;s des pas que font en ce sens la Chine et l'Inde. Les progr&egrave;s sont lents, mais assur&eacute;s. Ils sont soutenus par une volont&eacute; politique sans faille, et semble-t-il, par l'enthousiasme spontan&eacute; des citoyens, pr&ecirc;ts &agrave; supporter toutes les &eacute;conomies n&eacute;cessaires au d&eacute;ploiement de ces projets. </font></p> <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><strong><font color="#000099">Et l'Europe</font></strong></font></p> <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Qu'en est-il de l'Europe, demanderez vous? La r&eacute;ponse est simple, l'Europe, hormis quelques laboratoires scientifiques, n'a rien &agrave; faire de l'espace. Il s'agit moins des citoyens, dont l'enthousiasme r&eacute;cent face aux r&eacute;sultats de la mission Rosetta aux prises avec la com&egrave;te Churyumov-Gerasimenko ont surpris plus d'un observateur, mais des gouvernements et des int&eacute;r&ecirc;ts sp&eacute;culatifs &agrave; court terme qui les financent. </font></p> <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Seule la France fait encore un peu exception. Certes le temps n'est plus o&ugrave; le gouvernement d'inspiration gaulliste finan&ccedil;ait sans h&eacute;siter des projets audacieux dont il reste encore les bijoux de famille que sont le CNES (Centre national d'&eacute;tudes spatial) et une industrie a&eacute;rospatiale d'une puissance exceptionnelle pour un pays comme la France, bien moins riche que ne l'est l'Allemagne. N&eacute;anmoins, quel gouvernement fran&ccedil;ais a-t-il us&eacute; de son autorit&eacute; pour imposer au sein de l'Union europ&eacute;enne le beau programme Galil&eacute;o, tr&egrave;s largement initialis&eacute; par la France et qui est en train de perdre toute actualit&eacute; face aux syst&egrave;mes de positionnement global par voie satellitaire (GPS) am&eacute;ricain, russe, chinois, indien et pourquoi pas un jour un syst&egrave;me qatari ou saoudien (financ&eacute; par nos achats de p&eacute;trole) ? </font></p> <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Non, nous sommes injuste. L'Europe n'a pas enti&egrave;rement d&eacute;missionn&eacute; dans un domaine essentiel, celui des lanceurs civils. Elle le doit pour l'essentiel &agrave; la France, voulant s'affranchir de la domination am&eacute;ricaine. Chacun connait la saga Ariane, lointaine descendante d'un programme spatial de la 4e R&eacute;publique, repris et relanc&eacute; par le gaullisme. Le 19 d&eacute;cembre 1961, le gouvernement de Michel Debr&eacute; cr&eacute;ait le Centre national d&rsquo;&eacute;tudes spatiales pr&eacute;cit&eacute;. Charg&eacute; de coordonner toutes les activit&eacute;s spatiales du pays, cet organisme visait principalement &agrave; convaincre les Fran&ccedil;ais &ndash; mais aussi les Europ&eacute;ens &ndash; de ne pas se laisser distancer par les Am&eacute;ricains et les Sovi&eacute;tiques. </font></p> <p align="center"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><img width="613" height="750" alt="" src="http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2014/152/diamant.jpg" /></font></p> <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Cette date marquait le d&eacute;but de la politique spatiale fran&ccedil;aise qui conduisait le 26 novembre 1965 au lancement d&rsquo;Ast&eacute;rix, le premier satellite artificiel fran&ccedil;ais, &agrave; l&rsquo;aide de la fus&eacute;e nationale Diamant-A. Pr&eacute;vu et annonc&eacute;, l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement n&rsquo;&eacute;tait pas une surprise, hormis peut-&ecirc;tre l&rsquo;exploit technique qui fit de la France la troisi&egrave;me puissance mondiale, derri&egrave;re l&rsquo;URSS (1957) et les &Eacute;tats-Unis (1958).Aux yeux de Charles de Gaulle, acc&eacute;der &agrave; l&rsquo;espace par ses propres moyens incarnait un acte d&rsquo;ind&eacute;pendance, mais aussi un sentiment de grandeur&nbsp;: la France &eacute;tait sur le point de ma&icirc;triser un ensemble de technologies la pla&ccedil;ant au m&ecirc;me rang que les deux superpuissances. La fus&eacute;e Diamant, par ailleurs, d&eacute;coulait de la recherche balistique des &laquo;&nbsp;Pierres pr&eacute;cieuses&nbsp;&raquo;, un programme militaire engag&eacute; d&egrave;s 1959 par de Gaulle. Certains ing&eacute;nieurs militaires, qui travaillaient d&eacute;j&agrave; sur des projets d&rsquo;engins-fus&eacute;es depuis le d&eacute;but des ann&eacute;es cinquante, ont propos&eacute; de convertir l&rsquo;une de leurs &eacute;tudes en un lanceur spatial. Cette d&eacute;marche pr&eacute;sentait l&rsquo;avantage d&rsquo;&eacute;viter tout programme redondant. Les scientifiques, puis les politiques ont accept&eacute; et soutenu cette conception. Qui aujourd'hui en France se souvient de cet anniversaire de novembre 1965? </font></p> <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">L&rsquo;acc&egrave;s de la France, &agrave; cette &eacute;poque, au rang de troisi&egrave;me puissance spatiale&nbsp; a-t-il contribu&eacute; &agrave; la construction de l&rsquo;Europe spatiale qui s&rsquo;est esquiss&eacute;e &agrave; la m&ecirc;me &eacute;poque&nbsp;? Sans aucun doute, mais il a fallu pour cela des efforts consid&eacute;rables de la part des scientifiques et des industriels de l'espace pour convaincre les gouvernements europ&eacute;ens qu'un relais s'imposait au niveau de l'Europe. Ce fut le d&eacute;but de la saga de l'Agence spatiale europ&eacute;enne (Esa) et d'Arianespace, qui nous ne pouvons &eacute;videmment pas relater ici. <br /> <br /> Leurs succ&egrave;s sont connus, mais ils sont les fruits d'investissements engag&eacute;s il y a plus de trente ans. Les efforts s'essoufflent aujourd'hui. L'actuel lanceur lourd Ariane 5 devait imp&eacute;rativement &ecirc;tre remplac&eacute;. Pour cela il fallait que les gouvernements acceptent d'engager les d&eacute;penses n&eacute;cessaires. Jusqu'&agrave; ces derni&egrave;res semaines, on a pu craindre que, prenant pr&eacute;texte de la crise, mais en fait par incomp&eacute;tence, ils n'en feraient rien. De plus les rivalit&eacute;s entre pays mena&ccedil;aient de tuer le futur projet Ariane comme elles l'on fait du programme Galileo. Cependant quelques esprits clairvoyants, notamment au sein des membres de l'Esa, ont su convaincre les d&eacute;cideurs. Un accord sur un programme Ariane 6 vient d'&ecirc;tre annonc&eacute;. Nous donnons quelques d&eacute;tails &agrave; son sujet dans la seconce partie du pr&eacute;sent article.<br /> <br /> Esp&eacute;rons qu'il ne sera pas remis en cause. Un lanceur n'est pas suffisant pour permettre un d&eacute;barquement sur la Lune, n&eacute;anmoins un jour il pourra y aider. Tout au moins, en ce qui concerne la France, si l'opinion publique cessait de ne s'int&eacute;resser qu'au football et au travail du dimanche, si un gouvernement plus volontariste et plus &eacute;clair&eacute; montrait que les emplois de demain en d&eacute;pendront tr&egrave;s largement. </font></p> <p align="left"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><font color="#000000"><strong><font size="3" color="#000099">Premi&egrave;re Partie. Le programme Orion de la Nasa</font></strong></font></font></p> <p align="left"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><font color="#000000">Ceux, nombreux dans le monde, qui consid&eacute;raient, depuis la r&eacute;ussite de la mission Apollo 11 sur la Lune en 1969, que seule la Nasa &eacute;tait capable de tels exploits, s'indignaient du fait que la r&eacute;duction r&eacute;cente des cr&eacute;dits allou&eacute;s &agrave; l'Agence condamnait celle-ci &agrave; l'inaction. Inaction d'autant plus dommageable pour la Nasa et l'Am&eacute;rique que de nouveaux concurrents tr&egrave;s s&eacute;rieux sont en train de se mettre en place, Chine et m&ecirc;me Inde en premier lieu. Ceux-ci visent non seulement un retour sur la Lune mais une mission habit&eacute;e autour de Mars ou d'un de ses satellites, voire un d&eacute;barquement sur la Plan&egrave;te Rouge, avec retour, &agrave; &eacute;ch&eacute;ance de 15 &agrave; 20 ans. </font></font></p> <p align="center"><img width="544" height="300" alt="" src="http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2014/152/orion.jpg" /></p> <p align="left"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><font color="#000000">Or les m&ecirc;mes ont accueilli avec un fort battage m&eacute;diatique le lancement r&eacute;ussi d'une capsule baptis&eacute;e Orion par la Nasa il y a quelques jours. L'affaire a &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute; &agrave; l'opinion mondiale non seulement comme une renaissance de la Nasa &ndash; ce qui n'est pas faux &ndash; mais comme le premier pas r&eacute;ussi pour une mission habit&eacute;e sur Mars. Le prestige de l'Am&eacute;rique, bien contrari&eacute; depuis quelques ann&eacute;es, en ressortait grandi. Le journal Le Monde lui-m&ecirc;me ne publie-t-il pas le 5 d&eacute;cembre un article titrant &laquo;&nbsp;Orion en route vers Mars&nbsp;&raquo;. <br /> <br /> Les observateurs objectifs tiennent &agrave; remettre les choses au point. Certes la Mission Orion s'est conclue par un succ&egrave;s, mais il ne s'agissait encore que de l'envoi et du retour sur Terre d'une capsule inhabit&eacute;e, apr&egrave;s une petite excursion dans l'orbite terrestre. L'op&eacute;ration avait d'abord pour but de tester la r&eacute;-entr&eacute;e du bouclier thermique dans l'atmosph&egrave;re sans &eacute;chauffements catastrophiques Celui-ci &eacute;tait le plus grand jamais construit pour une capsule, avec 5 m de diam&egrave;tre, soit 50 cm de plus que celui qui prot&eacute;gea le rover Curiosity durant sa descente dans l'atmosph&egrave;re martienne. Bien moins dense que celle de la Terre, l'atmosph&egrave;re martienne est &eacute;galement dangereuse quand elle est abord&eacute;e &agrave; tr&egrave;s haut vitesse. <br /> <br /> Le vol a &eacute;galement servi &agrave; valider les syst&egrave;mes de la capsule, pour lesquels la Nasa avait laiss&eacute; se disperser ses comp&eacute;tences depuis sa cure de rigueur. Il s'agit de l&rsquo;avionique, le contr&ocirc;le d&rsquo;attitude et surtout les parachutes. Ceux-ci sont les seuls dispositifs permettant, sauf &agrave; mettre en place de co&ucirc;teux syst&egrave;mes de r&eacute;tro-fus&eacute;es, d'assurer un atterrissage (ou amerrissage) &agrave; vitesse r&eacute;duite. </font></font></p> <p align="center"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><font color="#000000"><br /> <br /> </font><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><font color="#000000"><img width="350" height="265" alt="" src="http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2014/152/delta.jpg" /></font></font><font color="#000000"><br /> <br /> </font></font></p> <p align="left"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><font color="#000000">Le lanceur utilis&eacute; pour propulser les 21 tonnes d'Orion a &eacute;t&eacute; la version lourde du Delta 1V. Ce dernier est la derni&egrave;re version d'une famille d&eacute;velopp&eacute;es par Boeing en partenariat avec l'US Air Force. Les lanceurs de la famille Delta IV peuvent placer en orbite de transfert des charges dont le poids varie entre 4.321 kg et 12.757 kg, et en orbite basse, dite LEO des charges allant jusqu'&agrave; 23.000 kg. <br /> </font></font></p> <p align="left"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><font color="#000000">Ajoutons que l'Agence spatiale europ&eacute;enne qui participe au d&eacute;veloppement du futur v&eacute;hicule spatial Orion fournira le module de service, s'appuyant sur son exp&eacute;rience dans le domaine des v&eacute;hicules ATV enti&egrave;rement automatiques utilis&eacute; avec succ&egrave;s pour des missions de ravitaillement de la Station spatiale Internationale. Il s'agira de ESM, European service module. L'ESA assurera la propulsion, l&rsquo;alimentation &eacute;lectrique, le contr&ocirc;le thermique et les composants vitaux des versions futures de la capsule. </font></font></p> <p align="left"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><font color="#000000"><strong><font color="#000099">Remise en proportion </font></strong></font></font></p> <p align="left"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><font color="#000000">Les sp&eacute;cialistes de l'espace tiennent cependant, sans minimiser le succ&egrave;s de cette premi&egrave;re mission Orion, &agrave; remettre la chose en proportion. Il ne s'agit absolument pas pour le moment de pr&eacute;parer une mission habit&eacute;e autour de Mars. La Nasa elle-m&ecirc;me fait remarquer qu'elle n'a pas &agrave; ce jour re&ccedil;u la moindre instruction gouvernementale lui enjoignant de se pr&eacute;parer &agrave; une mission martienne. </font></font></p> <p align="left"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><font color="#000000">De ce fait, Orion reste une op&eacute;ration mal financ&eacute;e, incapable en l'&eacute;tat de transporter des astronautes dans de simples vols orbitaux avant 2021 au plus t&ocirc;t, sans compter les retards &eacute;ventuels, ce que font les Russes depuis des ann&eacute;es. Lorsque les recherches et d&eacute;veloppements n&eacute;cessaires &agrave; une mission martienne auront abouti, Orion ne sera, selon les experts, qu'un lointain souvenir. </font></font></p> <p align="left"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><font color="#000000">Pour ces experts, la Nasa s'est rendu un mauvais service &agrave; elle-m&ecirc;me en laissant s'accr&eacute;diter, par l'interm&eacute;diaire de journalistes incomp&eacute;tents ou tendancieux, l'id&eacute;e qu'elle &eacute;tait dor&eacute;navant en route pour Mars. Les concurrents chinois sont bien plus prudents. Ils proc&egrave;dent pas &agrave; pas. Certes ils ne se cachent pas d'avoir de grandes ambitions, mais ils ne cherchent pas &agrave; donner le change sur les difficult&eacute;s qu'ils devront r&eacute;soudre. <br /> <br /> <font color="#000099"><strong><font size="3">Deuxi&egrave;me Partie. Le programme europ&eacute;en Ariane 6</font></strong></font><br /> <br /> Dans le m&ecirc;me temps, soit le 2 d&eacute;cembre 2014, les ministres charg&eacute;s de l'espace des pays membres de l'Agence spatiale europ&eacute;enne (ESA) ont d&eacute;cid&eacute; le lancement du programme Ariane 6. Il s'agira d'un nouveau lanceur europ&eacute;en pr&eacute;sent&eacute; comme &quot;modulaire&quot;, &quot;fiable&quot; et &quot;comp&eacute;titif&quot;, destin&eacute; &agrave; remplacer Ariane 5. Celle-ci avec 62 lancements successifs r&eacute;ussis depuis 2002, a fait les preuves de sa fiabilit&eacute;. Mais elle est d&eacute;sormais jug&eacute;e trop co&ucirc;teuse pour le march&eacute; international. Lancer une Ariane 5 co&ucirc;terait environ 220 millions de dollar alors que les prix de la concurrence sont estim&eacute;s pour les&nbsp;fus&eacute;es am&eacute;ricaines Delta IV &agrave; 170 millions ou Atlas V &agrave; 125 million,&nbsp;pour le &nbsp;lanceur russe&nbsp;Proton M &agrave; 100 millions, pour une fus&eacute;e chinoise Longue marche &agrave; 60 millions), voire pour les entreprises spatiales priv&eacute;es am&eacute;ricaines (dont la fiabilit&eacute; reste &agrave; prouver) aux alentours de 40 millions. <br /> <br /> </font></font></p> <p align="left"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><font color="#000000"><img width="800" height="450" alt="" src="http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2014/152/ariane6.jpeg" /><br /> Ariane 5 a &eacute;t&eacute; con&ccedil;ue &agrave; partir de 1995, &agrave; une &eacute;poque o&ugrave; l'on pensait que les satellites, toujours plus perfectionn&eacute;s et performants, allaient &ecirc;tre aussi toujours&nbsp;plus lourds. Mais la miniaturisation de l'&eacute;lectronique et des composants a consid&eacute;rablement chang&eacute; le cahier des charges. Et la priorit&eacute; aujourd'hui est moins de&nbsp;mettre de lourdes&nbsp;charges en orbite que de pouvoir les y placer&nbsp;dans un d&eacute;lai court et &agrave; moindre co&ucirc;t.</font></font></p> <p align="left"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><font color="#000000">Apr&egrave;s diverses p&eacute;rip&eacute;ties, le 18 septembre 2014, le CNES, l'agence spatiale fran&ccedil;aise, avait propos&eacute; une nouvelle configuration, d&eacute;clinable en deux versions, avec un seul niveau &agrave; poudre et deux niveaux &agrave; propulsion liquide. Elle devrait &ecirc;tre propos&eacute;e, selon les besoins, en deux versions :&nbsp;une version &quot;A62&quot; avec deux propulseurs d'appoint et une version lourde &quot;A64&quot; avec quatre propulseurs.<br /> L'Allemagne, longtemps r&eacute;ticente, a finalement donn&eacute; son accord au projet. L'enveloppe demand&eacute;e aux ministres charg&eacute;s de l'Espace des 20 pays membres de l'ESA et du Canada pour le d&eacute;veloppement d'Ariane 6 s'&eacute;l&egrave;ve &agrave; 3,8 milliards d'euros, en incluant l'&eacute;volution du petit lanceur de la gamme europ&eacute;enne, Vega, d&eacute;velopp&eacute; par l'Italie.<br /> <br /> Ainsi,&nbsp;Ariane 6 devrait &ecirc;tre adapt&eacute;e &agrave; la fois aux besoins institutionnels (satellites scientifiques, sondes spatiales...) et aux vols commerciaux (satellites t&eacute;l&eacute;coms, t&eacute;l&eacute;vision...) qui repr&eacute;sentent deux-tiers des lancements. Nous sommes &eacute;videmment loin de vols europ&eacute;ens vers Mars. Cependant un premier pas en ce sens pourrait &ecirc;tre engag&eacute;, si l'Europe d&eacute;cidait de relever les d&eacute;fis am&eacute;ricains et chinois. Une coop&eacute;ration avec la Russie, dans une telle perspective, d&eacute;j&agrave; bien &eacute;tablie notamment au sein du Centre spatial de Kourou, serait souhaitable et possible. Mais aujourd'hui, et c'est lamentable, l'Europe paralys&eacute;e par les &quot;sanctions&quot; impos&eacute;es par l'Am&eacute;rique, n'en prend pas le chemin. </font></font></p> <p align="left">&nbsp;</p> <font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><font color="#000000">&nbsp;</font></font></font> Tue, 09 Dec 2014 23:00:00 GMT Abandon de South Stream? L'Europe perdante sur tous les tableaux http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1583 1583 <img src="http://www.europesolidaire.eu/repimg/20141205095216_south_stream.jpg" align="left" alt="photo" title="" border="0" /><br />South Stream devait relier sur 3.600 km la Russie &agrave; la Bulgarie en passant sous la mer Noire, et via la Serbie, la Croatie, la Slov&eacute;nie et la Hongrie, arriver en Autriche. Le co&ucirc;t de la construction du gazoduc qui avait &eacute;t&eacute; &eacute;valu&eacute; &agrave; 23 milliards d&rsquo;euros par le russe Gazprom, majoritaire dans la soci&eacute;t&eacute; South Stream aux c&ocirc;t&eacute;s de ENI et EDF notamment, a finalement &eacute;t&eacute; estim&eacute; &agrave; 32 milliards d&rsquo;euros. South Stream devait entrer en service en 2016. <p style="margin-bottom: 0cm">Aujourd'hui, Gazprom veut substituer &agrave; South Stream un nouveau gazoduc vers la Turquie, d&rsquo;une m&ecirc;me capacit&eacute; de 63 milliards de M3 par an. Ce projet a &eacute;t&eacute; ent&eacute;rin&eacute; par Moscou &agrave; la suite d'une visite de Vladimir Poutine &agrave; Ankara le 1er d&eacute;cembre. Moscou justifie l&rsquo;arr&ecirc;t du projet South Stream dans sa configuration initiale par l&rsquo;opposition de Bruxelles au passage du gazoduc sur le territoire de ses Etats membres, et notamment sur celui de la Bulgarie. L'Union europ&eacute;enne, de l'avis g&eacute;n&eacute;ral, a c&eacute;d&eacute; aux pressions am&eacute;ricaines visant &agrave; bloquer South Stream au profit de voies &agrave; construire que contr&ocirc;leront les int&eacute;r&ecirc;ts am&eacute;ricains. Mais le parcours de celles-ci n'a pas encore &eacute;t&eacute; d&eacute;termin&eacute;, compte tenu de rivalit&eacute;s entre les Etats europ&eacute;ens susceptibles d'&ecirc;tre travers&eacute;s. Son financement n'est pas encore n&eacute;goci&eacute;. </p> <p>Vladimir Poutine, &agrave; Ankara, a indiqu&eacute; que le gazoduc de substitution &agrave; South Stream allait voir le jour. Il viendra doubler le Blue stream, qui achemine d&eacute;j&agrave; le gaz russe vers la Turquie en passant sous la mer Noire. Un syst&egrave;me de distribution de gaz sera construit &agrave; la fronti&egrave;re gr&eacute;co-turque. Le march&eacute; turc est, pour Gazprom, le d&eacute;bouch&eacute; le plus important apr&egrave;s l&rsquo;Allemagne.</p> <p>D&eacute;pendante par ailleurs &agrave; 50&nbsp;% du gaz russe, la Turquie veut s&rsquo;en affranchir en construisant 80&nbsp;centrales thermiques (dont une vingtaine au charbon) et trois centrales nucl&eacute;aires. Le g&eacute;ant russe Rosatom a emport&eacute; l&rsquo;appel d&rsquo;offres pour construire la premi&egrave;re de celle-ci, celle d&rsquo;Akkuyu, dans la r&eacute;gion de Mersin, au sud. Ce contrat est d&rsquo;une valeur de 20 milliards de dollars. Autant de milliards dont Areva devra faire son deuil, &agrave; supposer qu'elle ait eu des espoirs en ce sens. </p> <p><font color="#000080"><strong>Un abandon qui pourrait ne pas &ecirc;tre d&eacute;finitif</strong></font></p> <p>Cependant, les dommages que ressentirait l'Union europ&eacute;enne d'un abandon par la Russie du projet South Stream seraient tels que les ministres de l'Energie des pays participant au projet South Stream se r&eacute;uniront mardi 9 d&eacute;cembre &agrave; Bruxelles afin d'&eacute;valuer la situation. &quot;Les op&eacute;rations pr&eacute;paratoires n'ont pas &eacute;t&eacute; interrompues. Une nouvelle date a &eacute;t&eacute; fix&eacute;e: celle du 9 d&eacute;cembre, pour une rencontre des ministres de l'Energie de South Stream. Cette rencontre aura lieu et permettra, je l'esp&egrave;re, de r&eacute;gler certaines questions, y compris concernant le 3e paquet &eacute;nergie. Par ailleurs, il faut esp&eacute;rer que les relations entre l'Union europ&eacute;enne et la Russie se normaliseront finalement&nbsp;&raquo; a d&eacute;clar&eacute; le premier ministre bulgare Bo&iuml;ko Borissov lors d'une conf&eacute;rence de presse conjointe avec le pr&eacute;sident de la Commission europ&eacute;enne Jean-Claude Juncker. </p> <p>Selon lui, son gouvernement n'a pas re&ccedil;u de note officielle sur l'abandon du projet par la Russie. Ceci permettrait de se mettre d'accord sur la r&eacute;alisation du projet South Stream. La question du 3e paquet &eacute;nergie d&eacute;signe une des subtilit&eacute;s qui emp&ecirc;che l'Europe de se comporter &laquo;&nbsp;normalement&nbsp;&raquo; sur le march&eacute; international de l'&eacute;nergie. Le Troisi&egrave;me paquet de lib&eacute;ralisation du march&eacute; de l'&eacute;nergie interdit aux soci&eacute;t&eacute;s de production de gaz de poss&eacute;der les gazoducs de transport sur le territoire de l'Union europ&eacute;enne.<br /> </p> <p><strong><font color="#000080">Lune de miel entre la Turquie et la Russie</font></strong></p> <p>En attendant, l'effet des &laquo;&nbsp;sanctions&nbsp;&raquo; &agrave; l'encontre de la Russie, impos&eacute;es par les Etats-Unis &agrave; l'Europe, se r&eacute;v&egrave;le doublement n&eacute;gatif pour cette derni&egrave;re. Non seulement elle perd les b&eacute;n&eacute;fices &eacute;conomiques et politiques que devait, malgr&eacute; son co&ucirc;t, lui apporter le projet South Stream, mais elle voit la Turquie se rapprocher, sans doute durablement de la Russie, alors que ses propres relations avec Ankara se sont s&eacute;rieusement refroidies du fait de la mise en sommeil de n&eacute;gociations visant &agrave; permettre l'entr&eacute;e de la Turquie dans l'Union. </p> <p>Apparemment, la Russie ne craint pas que, sous l'influence turque, des mouvements autonomistes musulmans se renforcent en son sein ou &agrave; sa p&eacute;riph&eacute;rie. Des engagements turcs destin&eacute;s &agrave; les pr&eacute;venir auraient &eacute;t&eacute; obtenus, tant et si bien que de nouvelles mosqu&eacute;es financ&eacute;es par la Turquie pourraient &ecirc;tre construites en Crim&eacute;e. En &eacute;change, Ankara abandonnerait ses efforts pour obtenir la chute de Bashar al Assad en Syrie, lequel Bashar est, rappelons-le, un alli&eacute; strat&eacute;gique de la Russie au Moyen-Orient. </p> <p>La Turquie n'est pas seulement une puissance islamique dont les europ&eacute;ens pouvaient &agrave; juste titre redouter l'influence sur leurs populations, mais une puissance &eacute;conomique. Qu'elle se tourne durablement vers la Russie, et peut-&ecirc;tre aussi &agrave; cette occasion vers la Chine, membre du BRICS et de l'Organisation de coop&eacute;ration de Shanghai, entra&icirc;nera des pertes consid&eacute;rables pour les europ&eacute;ens. Au plan de leurs int&eacute;r&ecirc;ts &eacute;conomiques, notamment allemands et fran&ccedil;ais, mais aussi au plan politique. L'Union europ&eacute;enne sera ainsi de plus en plus isol&eacute;e, alors que dans le m&ecirc;me temps la diplomatie am&eacute;ricaine n&eacute;gocie tous azimuts avec les Etats arabes du Golfe, mais aussi avec la Turquie et d&eacute;sormais la Syrie, sur le point de rentrer en gr&acirc;ce. </p> <p style="margin-bottom: 0cm">* Voir sur ces sujets l'article r&eacute;cent de Philippe Grasset <br /> <a href="http://www.dedefensa.org/article-notes_sur_le_volte-quart_du_ma_tre_du_faire_a_kido__04_12_2014.html">http://www.dedefensa.org/article-notes_sur_le_volte-quart_du_ma_tre_du_faire_a_kido__04_12_2014.html</a></p> <p style="margin-bottom: 0cm"><br /> </p> <p style="margin-bottom: 0cm"><br /> </p> Thu, 04 Dec 2014 23:00:00 GMT La guerre du pétrole et ses conséquences http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1577 1577 <img src="http://www.europesolidaire.eu/repimg/20141130202924_courspetrole2.gif" align="left" alt="photo" title="" border="0" /><br />Le march&eacute; est de type lib&eacute;ral-oligopolistique. Ceci veut dire que nulle autorit&eacute; mondiale ne fixe les cours, mais que les d&eacute;cisions de grands groupes de producteurs, organis&eacute;s pour mettre en oeuvre une politique commune au sein du groupe, peuvent influencer les cours &agrave; la hausse ou &agrave; la baisse. Aujourd'hui, l'OPEP (organisation des pays producteurs de p&eacute;trole) est le plus organis&eacute; de ces oligopoles. L'OPEP regroupe un grand nombre de producteurs 1), mais en fait seuls les plus importants jouent un r&ocirc;le dans ses d&eacute;cisions, sous l'autorit&eacute; de fait de l'Arabie saoudite. L'OPEP ne repr&eacute;sente au demeurant qu'un tiers de la production mondiale. Deux autres grands producteurs de p&eacute;trole (p&eacute;trole et gaz) sont apparus depuis quelques ann&eacute;es sur le march&eacute;, la Russie pour environ 15% et les Etats-Unis pour 12% , avec les gaz et p&eacute;troles de schistes (chiffres approximatifs). Ils prennent librement leurs d&eacute;cisions, sans en principe s'accorder avec l'OPEP. Tous les autres producteurs, trop petits pour influencer sensiblement le march&eacute;, s'adaptent &agrave; celui-ci. <p style="margin-bottom: 0cm">Depuis quelques mois, le cours du p&eacute;trole n'a cess&eacute; de baisser (cf graphique). On attribue g&eacute;n&eacute;ralement cette baisse au ralentissement de l'&eacute;conomie mondiale, y compris chez les pays gros consommateurs comme la Chine. Elle est consid&eacute;r&eacute;e aussi comme r&eacute;sultant de l'apparition des Etats-Unis sur le march&eacute;, devenus gr&acirc;ce aux gaz et p&eacute;troles de schistes auto-suffisants et marginalement exportateurs. Par ailleurs, les sp&eacute;culateurs doivent admettre que l'offre potentielle sera de plus en plus importante dans les prochaines ann&eacute;es, compte-tenu de la d&eacute;couverte de r&eacute;serves exploitables dans de nombreux pays non encore exportateurs. </p> <p style="margin-bottom: 0cm"><font color="#000080"><strong>L'offre</strong></font></p> <p style="margin-bottom: 0cm">Cette baisse, a priori, p&eacute;nalise les producteurs. Ceux-ci devraient donc s'entendre, comme ils l'avaient fait pr&eacute;c&eacute;demment, pour diminuer la production et faire remonter les cours. Mais diminuer la production, dans un premier temps, diminue les revenus des producteurs. Ils devraient donc s'entendre &agrave; eux-tous pour se r&eacute;partir les pertes. Une telle entente, qui est en soi tr&egrave;s difficile, est aujourd'hui rendue impossible du fait de d&eacute;saccords politiques entre pays producteurs. Disons en simplifiant que les pays de l'OPEP chercheraient apparemment &agrave; mettre en difficult&eacute; les producteurs concurrents d'Am&eacute;rique du Nord, dont les co&ucirc;ts de production sont difficilement compressibles. La baisse des cours les p&eacute;nalise aussi, mais ils disposent de r&eacute;serves de change en quantit&eacute; suffisamment importante pour leur permettre de supporter quelques temps le manque &agrave; gagner. A l'oppos&eacute;, la Russie, rejointe par le Venezuela, voudrait provoquer une r&eacute;duction de la production suffisamment rapide et importante pour qu'elle entra&icirc;ne une hausse des cours, hausse indispensable &agrave; leur &eacute;quilibre &eacute;conomique. </p> <p style="margin-bottom: 0cm">Les Etats-Unis, qui pourrait peser sur l'orientation du march&eacute;, ne le font pas pour le moment. Certes, la baisse des cours p&eacute;nalise leurs producteurs, mais elle a pour eux le grand avantage de p&eacute;naliser encore davantage la Russie, contre laquelle ils ont engag&eacute; depuis quelques mois ce que l'on nomme une deuxi&egrave;me guerre froide. Ils n'envisagent donc pas de rejoindre une coalition de pays cherchant &agrave; r&eacute;duire la production globale afin d'am&eacute;liorer &agrave; terme les revenus des pays exportateurs;</p> <p style="margin-bottom: 0cm"><strong>La demande</strong></p> <p style="margin-bottom: 0cm">Du c&ocirc;t&eacute; des pays consommateurs, la baisse des cours est g&eacute;n&eacute;ralement bien accueillie. Elle diminue le co&ucirc;t des carburants fossiles et permet donc de relancer, ne fut-ce que marginalement, la production et donc ce que l'on nomme la croissance. Certaines industries, comme l'automobile, en profiteront n&eacute;cessairement. Les consommateurs de p&eacute;trole et de gaz s'en r&eacute;jouissent &eacute;galement. Mais les &eacute;conomistes et les climatologues, qui cherchent &agrave; voir un peu plus loin que les al&eacute;as de la conjoncture, consid&egrave;rent cette baisse comme une v&eacute;ritable catastrophe, d'autant plus catastrophique qu'elle se prolongerait sur plusieurs ann&eacute;es. </p> <p style="margin-bottom: 0cm">Il est &eacute;vident en effet que les efforts tent&eacute;s, non sans difficult&eacute;s et obstacles, pour r&eacute;duire les consommations d'&eacute;nergie et mettre en place des sources&nbsp; de substitution dite vertes (incluant le nucl&eacute;aire), se trouvent d&eacute;courag&eacute;s, sinon rendus impossibles. Le bilan industriel sera donc lourd. En &eacute;conomie lib&eacute;rale de march&eacute;, des pans entiers d'industries &eacute;mergentes seront mis en difficult&eacute;, voire conduits &agrave; dispara&icirc;tre. Les Etats, d&eacute;pourvus dor&eacute;navant de moyens d'intervention, ne pourront pas prot&eacute;ger les secteurs et activit&eacute;s d'avenir destin&eacute;s &agrave; diminuer leur d&eacute;pendance au p&eacute;trole. </p> <p style="margin-bottom: 0cm">Inutile d'ajouter que les politiques visant &agrave; diminuer la production des gaz &agrave; effets de serre seront compromises, sinon d&eacute;courag&eacute;es. Or en ce domaine, comme l'ont montr&eacute; les climatologues, tout retard pris ne se rattrape pas. Ce serait d&egrave;s maintenant, et non dans l'attente d'une hypoth&eacute;tique remont&eacute;e des prix du p&eacute;trole qu'il faudrait agir. L'humanit&eacute; se rapproche de plus en plus du point de non-retour (le tipping point) au del&agrave; duquel des d&eacute;g&acirc;ts sur l'environnement comme sur les esp&egrave;ces vivantes se d&eacute;velopperont sur un mode exponentiel. </p> <p style="margin-bottom: 0cm">Les pays europ&eacute;ens non producteurs d'&eacute;nergie en souffriront n&eacute;cessairement bien plus que les pays producteurs de p&eacute;trole. Dans la comp&eacute;tition mondiale, ces derniers n'y verront que des avantages &agrave; court terme. L'Europe avec ses ambitions de diminution des consommations d'&eacute;nergie repr&eacute;sente pour eux dans une certaine mesure une ennemie &agrave; abattre. Quant aux pays sous-d&eacute;velopp&eacute;s, leur sort dans cette guerre du p&eacute;trole, n'int&eacute;ressera personne...</p> <p style="margin-bottom: 0cm"><font color="#000080"><strong>Un consensus hors de port&eacute;e</strong></font></p> <p style="margin-bottom: 0cm">Pourrait-on esp&eacute;rer que, face &agrave; l'imminence du danger environnemental, producteurs et consommateurs de p&eacute;trole s'entendraient pour diminuer progressivement la production d'&eacute;nergies fossiles et reconvertir leurs ressources de tr&eacute;sorerie dans de nouveaux investissements favorables aux &eacute;conomies d'&eacute;nergie et aux &eacute;nergies de remplacement. Ce serait &eacute;videmment l'id&eacute;al, mais une telle entente ne pourrait provenir que d'un consensus mondial, par exemple dans le cadre de l'ONU, pour adopter en commun de telles politiques.</p> <p style="margin-bottom: 0cm">Or de r&eacute;centes &eacute;tudes tendent &agrave; montrer que, m&ecirc;me face &agrave; un p&eacute;ril imminent, des pays et int&eacute;r&ecirc;ts en comp&eacute;tition refuseront de s'entendre. Chacun exploitera jusqu'au bout le cr&eacute;neau dont il profite, pr&eacute;f&eacute;rant affronter le d&eacute;sastre final, autrement dit un suicide collectif, plut&ocirc;t que n&eacute;gocier avec des concurrents-adversaires des accords permettant d'atteindre le salut commun.</p> <p style="margin-bottom: 0cm">Si l'anthropologie confirmait ces hypoth&egrave;ses, ainsi pourrait s'expliquer un paradoxe depuis longtemps constat&eacute; et regrett&eacute;. Pourquoi les humains, si performants dans la gestion du court terme, sont-ils incapables de se projeter dans le long terme, afin d'anticiper les risques et prendre imm&eacute;diatement des mesures pr&eacute;ventives?&nbsp; On attribue g&eacute;n&eacute;ralement ce trait &agrave; l'incapacit&eacute; du cerveau humain de se repr&eacute;senter suffisamment clairement des hypoth&egrave;ses concernant l'avenir.</p> <p style="margin-bottom: 0cm">Mais pour le chercheur Pedro Sekeris, la r&eacute;ponse est beaucoup plus inqui&eacute;tante. Elle tient au fait que le m&eacute;canisme g&eacute;n&eacute;tique et culturel de la comp&eacute;tition darwinienne, ayant permis l'apparition des soci&eacute;t&eacute;s modernes, ne pourra en aucun cas &ecirc;tre d&eacute;branch&eacute;, ceci jusqu'&agrave; la catastrophe finale. Le dernier des survivants, avant de dispara&icirc;tre lui-m&ecirc;me, se glorifiera d'avoir &eacute;limin&eacute; tous ses rivaux. 2) </p> <p style="margin-bottom: 0cm"><strong>Notes</strong><br /> <br /> <strong>1. </strong>Pays membres de l'OPEP: l'Arabie saoudite, l'Iran, l'Irak, le Kowe&iuml;t le Venezuela, le Qatar, les Emirats Arabes Unis, l'Alg&eacute;rie, le Nigeria, l'Equateur, l'Angola. Son si&egrave;ge est &agrave; Vienne. Les transactions se font en dollar, et d&eacute;pendent donc en partie du cours de celui-ci. Si dans le cadre du BRICS, ces transactions s'accomplissaient dans une autre monnaie choisie d'un commun accord, le march&eacute; mondial du p&eacute;trole pourrait se trouver modifi&eacute;, mais d'une fa&ccedil;on marginale.<br /> <br /> 2) Pedro Sekeris. <em> The tragedy of the commons in a violent world </em>The Rand Journal of Economics<br /> <a href="http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/1756-2171.12060/abstract">http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/1756-2171.12060/abstract</a></p> <p style="margin-bottom: 0cm"><br /> </p> Sat, 29 Nov 2014 23:00:00 GMT Le retour de la Russie dans l'Espace http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1572 1572 <br /><font size="2" face="Arial">Celui-ci, programm&eacute; pour 2016-2025, devrait redonner au pays la r&eacute;putation qu'il avait dans le domaine de l'exploration spatiale du temps des Soviets. Il se limitera exclusivement au spatial civil, le militaire relevant d'agences sp&eacute;cialis&eacute;es </font> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">L'Acad&eacute;mie des Sciences s'est impliqu&eacute;e dans des coop&eacute;rations actives avec les autres pays, notamment l'Europe, l'Am&eacute;rique , la Chine, la Cor&eacute;e du sud et le Japon. Des &eacute;quipements russes participent ou participeront aux projets concernant la Lune, Mars et V&eacute;nus. Diff&eacute;rents lancements de vaisseaux vers ces plan&egrave;tes sont pr&eacute;vues. Une mission vers Mercure aura &eacute;galement lieu, si les projets se d&eacute;roulent convenablement. Un projet de station spatiale internationale est par ailleurs &agrave; l'&eacute;tude. </font></p> <font size="2" face="Arial"> </font> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">Le Programme spatial 2016/2025 sera mis en oeuvre par l'Agence spatiale f&eacute;d&eacute;rale russe Roscosmos (<em>Rousskoye Kosmitcheskoye Agentsvo</em> ) et plusieurs autres agences. Il visera &eacute;galement &agrave; pr&eacute;ciser les retomb&eacute;es de ces activit&eacute;s sur l'industrie. (Voir <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Agence_spatiale_fédérale_russe">http://fr.wikipedia.org/wiki/Agence_spatiale_f%C3%A9d%C3%A9rale_russe</a></font></p> <font size="2" face="Arial"> </font> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">Dans le domaine de la recherche spatiale proprement dite, la coop&eacute;ration avec les Europ&eacute;ens, notamment dans le projet Exomars, joue un r&ocirc;le tr&egrave;s important. Les sanctions impos&eacute;es par les Etats-Unis &agrave; la Russie, et indirectement &agrave; l'Europe, ont &eacute;videmment un effet n&eacute;gatif sur ces travaux en commun. Cependant, la bonne entente entre scientifiques fait qu'ils ne sont pas trop affect&eacute;s. Le principe en demeure pourtant profond&eacute;ment condamnable. L'Europe ne devrait pas se plier aux diktats am&eacute;ricains. <br /> </font></p> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">D'autant plus que la Nasa, pour sa part, ne collabore pratiquement pas. Elle avait ainsi refus&eacute; au projet europ&eacute;en Rosetta l'acc&egrave;s &agrave; la technologie de moteur &agrave; &eacute;nergie nucl&eacute;aire, obligeant la sonde &agrave; se doter d'immenses panneaux solaires, aux performances moindres. .</font></p> <font size="2" face="Arial"> </font> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial"><br /> </font> </p> <font size="2" face="Arial"> </font> <p style="margin-bottom: 0cm"><br /> </p> Tue, 25 Nov 2014 23:00:00 GMT Rosetta et Philae, la voie à suivre par l'Europe. http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1556 1556 <br /><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif"><strong><font color="#000099"></font></strong><font color="#000099"><font color="#000000"></font> <p><font color="#000000" size="2" face="Arial">Ce soir 12 novembre, le succ&egrave;s presque parfait (restera &agrave; v&eacute;rifier l'ancrage des pieds) de la mission Rosetta-Philae sur la com&egrave;te Churyumov-Gerasimenko n'a pas besoin de nos commentaires. Nous ne pourrions que reprendre les f&eacute;licitations adress&eacute;es &agrave; l'Agence spatiale europ&eacute;enne (Esa) par toutes les personnalit&eacute;s politiques et scientifiques europ&eacute;ennes, ainsi que par tous les m&eacute;dias. Nous pensons pour notre part que, compte tenu de la nature de la cible, l'op&eacute;ration &eacute;tait bien plus complexe que la pose d'un robot sur la Lune ou Mars. </font></p> <font color="#000000" size="2" face="Arial"> </font> <p><font color="#000000" size="2" face="Arial">Les f&eacute;licitations doivent aussi &ecirc;tre adress&eacute;es aux industriels europ&eacute;ens du secteur a&eacute;ronautique et spatial, qui ont fourni l'&eacute;crasante majorit&eacute; des technologies mises en oeuvre, depuis les plus visibles (&agrave; commencer par le lanceur Ariane initial) jusqu'aux plus miniaturis&eacute;es, celles utilis&eacute;es par les capteurs et actuateurs de Philae. <br /> <br /> En ce qui nous concerne, nous voudrions par contre souligner la pertinence d'une th&egrave;se que bien peu d'Europ&eacute;ens soutiennent, et qui a toujours &eacute;t&eacute; la n&ocirc;tre. L'Europe ne se renforcera, y compris dans le domaine de la souverainet&eacute; et de l'ind&eacute;pendance g&eacute;ostrat&eacute;gique, que par des coop&eacute;rations ambitieuses dans les divers domaines de la science et de la technologie. Elle y dispose (ou y disposait il y a encore peu) de toutes les ressources intellectuelles et humaines. Quant aux besoins, ils sont immenses et ne cessent de prendre de l'urgence. Nous les avons souvent &eacute;num&eacute;r&eacute;s ici. Ils vont du spatial aux sciences de la vie et &agrave; la robotique intelligente. Ils concernent aussi de grands programmes de lutte contre la destruction des &eacute;cosyst&egrave;mes, d'&eacute;nergies non polluantes, d'am&eacute;lioration des habitats et de modes de transport. </font></p> <font color="#000000" size="2" face="Arial"> </font> <p><font color="#000000" size="2" face="Arial">Concernant les financements, rappelons que la question ne devrait m&ecirc;me pas &ecirc;tre pos&eacute;e. Si les chefs d'Etats europ&eacute;ens se mettaient d'accord pour permettre &agrave; la banque centrale europ&eacute;enne (BCE) de fabriquer des euros qui seraient mis &agrave; la disposition de fonds d'investissement publics ou d'organismes scientifiques tels que l'Esa, les retomb&eacute;es de toutes sortes qu'auraient ces investissements sur l'emploi et la modernisation de nos soci&eacute;t&eacute;s seraient telles que la crainte de l'inflation, complaisamment entretenue par les int&eacute;r&ecirc;ts financiers souhaitant se r&eacute;server le monopole des cr&eacute;dits &agrave; l'&eacute;conomie et la science, s'av&egrave;rerait parfaitement illusoire. En quelques ann&eacute;es, les avances de la BCE pourraient lui &ecirc;tre rembours&eacute;es.</font></p> <font color="#000000" size="2" face="Arial"> </font> <p><font color="#000080" size="2" face="Arial"><strong>Un euro Brics scientifique et technique. </strong></font></p> <font color="#000000" size="2" face="Arial"> </font> <p><font color="#000000" size="2" face="Arial">Il faut ajouter un point essentiel. Si l'Europe se donnait la comp&eacute;tence n&eacute;cessaire pour mener de telles recherches et de tels projet, elle pourrait &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;e comme une partenaire cr&eacute;dible par le groupe des Brics, &agrave; commencer par la Chine et la Russie. On objectera que ceux-ci souhaitent jouer seuls. Ainsi la Chine pr&eacute;tend se passer de toute coop&eacute;ration dans le domaine spatial. Mais c'est faux. <br /> <br /> Des contacts que nous avons tant en Chine qu'en Russie, nous disent que ces deux pays seraient int&eacute;ress&eacute;s par des coop&eacute;rations avec l'Europe o&ugrave; les diff&eacute;rents partenaires trouveraient leur &eacute;quilibre. Or ceci n'est pas possible avec les Etats-Unis. Un de nos amis du CNES nous a plusieurs fois confirm&eacute; que &laquo;&nbsp;l'on ne coop&egrave;re pas avec la Nasa&nbsp;&raquo;, et moins encore avec le lobby militaro industriel qui la fait travailler. Ils veulent tout pour eux. </font></p> <font color="#000000" size="2" face="Arial"> </font> <p><font color="#000000" size="2" face="Arial">De telles coop&eacute;rations scientifiques et techniques permettraient de concr&eacute;tiser le concept d'euroBrics auquel nous adh&eacute;rons. Mais si l'Europe s'engageait r&eacute;solument dans cette voie, en refusant de suivre docilement Washington dans sa guerre contre la Russie et la Chine, elle devrait se pr&eacute;parer elle-aussi &agrave; combattre la guerre que lui m&egrave;nerait alors l'Am&eacute;rique, galvanis&eacute;e par la victoire &eacute;lectorale r&eacute;cente des &eacute;l&eacute;ments les plus radicaux du parti conservateur.</font></p> </font></font> Tue, 11 Nov 2014 23:00:00 GMT Une terrible accusation de Howard Bloom http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1550 1550 <br /><p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial"></font></p> <font size="2" face="Arial" /><font size="2" face="Arial">Or aujourd'hui il porte une accusation terrible. On lira son article 2) sous la r&eacute;f&eacute;rence ci-dessous. Il juge que les deux accidents successifs qui ont affect&eacute; les entrepreneurs priv&eacute;s de l'espace, dont nous avons rendu compte 3) ont &eacute;t&eacute; provoqu&eacute;s par ce qu'il nomme le Spatial Military Industriel Complex. (SMIC). Il s'agit d'un volet moins connu mais tr&egrave;s actif du Complexe militaro-industriel CMI) am&eacute;ricain. Il rassemble la presque totalit&eacute; des g&eacute;ants industriels qui constituent le CMI et qui poussent en permanence les Etats-Unis &agrave; la guerre. Ces m&ecirc;mes g&eacute;ants industriels ont toujours pouss&eacute;, parall&egrave;lement, &agrave; la conqu&ecirc;te de l'espace. </font> <font size="2" face="Arial"> </font><font size="2" face="Arial"> </font> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">C'est en principe la Nasa qui a toujours &eacute;t&eacute; en charge de cette d&eacute;marche, ceci depuis le programme Appolo d&eacute;di&eacute; &agrave; la &laquo;&nbsp;conqu&ecirc;te&nbsp;&raquo; de la Lune, &eacute;l&eacute;ment important de la comp&eacute;tition avec l'URSS dans le cadre de la guerre froide. Mais en fait, en sous-mains, &agrave; force de lobbying notamment &eacute;lectoral, ce furent toujours les industriels du SMIC qui ont tenu la main.</font></p> <font size="2" face="Arial"> </font><font size="2" face="Arial"> </font> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial"><strong>La mont&eacute;e du secteur priv&eacute; am&eacute;ricain</strong></font></p> <font size="2" face="Arial"> </font><font size="2" face="Arial"> </font> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">Mais les temps ont bien chang&eacute; depuis pour la Nasa et pour l'&nbsp;&laquo;&nbsp;espace am&eacute;ricain&nbsp;&raquo;. La perte d'int&eacute;r&ecirc;t de l'opinion pour les questions spatiales, comme les restrictions budg&eacute;taires impos&eacute;es &agrave; l'Etat f&eacute;d&eacute;ral, ont diminu&eacute; quelque peu les cr&eacute;dits publics. Dans le m&ecirc;me temps, des entrepreneurs multimilliardaires priv&eacute;s ont pr&eacute;tendu pouvoir fournir des solutions plus rapides et moins co&ucirc;teuses que ne le seraient celles de la Nasa. Il s'agissait dans un premier temps d'organiser du tourisme spatial en espace dit sub-orbital. Mais des t&acirc;ches beaucoup plus importantes, comme celles consistant &agrave; ravitailler la navette spatiale, avaient &eacute;t&eacute; entreprises. Or comme indiqu&eacute; en introduction, deux accidents graves ont affect&eacute; ces deux programmes 3)</font></p> <font size="2" face="Arial"> </font><font size="2" face="Arial"> </font> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">Le SMIC n'avait pas renonc&eacute; &agrave; pousser la Nasa vers de nouvelles grandes op&eacute;rations, int&eacute;ressant la Lune ou Mars. Mais r&eacute;cemment, ces programmes semblaient en difficult&eacute;. C'est le cas concernant le Space Launch System de la Nasa. Derri&egrave;re de tels programmes se trouvent les industriels du SMIC. Mais leurs conflits internes , selon Howard Bloom, paralysent les travaux. De plus, ils cherchent dans l'imm&eacute;diat moins des r&eacute;sultats qu'acc&eacute;der &agrave; des contrats publics. Howard Bloom cite en d&eacute;sastreux exemple de cette politique l'avion dit du si&egrave;cle JSF F35 qui vraisemblablement n'aboutira jamais. Gr&acirc;ce &agrave; Philippe Grasset, ce cas est bien document&eacute; sur son site Dedefensa.</font></p> <font size="2" face="Arial"> </font><font size="2" face="Arial"> </font> <p align="LEFT" style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">Or le SMIC a vu d'un tr&egrave;s mauvais oeil le d&eacute;veloppement des programmes des entrepreneurs priv&eacute;s, pour deux raisons principales. Ils pr&eacute;tendent pouvoir r&eacute;aliser de tels programmes &agrave; des co&ucirc;ts bien moindre que ceux de la Nasa. D'autre part ils ont mis en place des solutions bien plus simples que celles propos&eacute;es par le SMIC. Notamment pour le lanceur Antares qui comportait d'un moteur russe ancien mais recycl&eacute;. Aussi leurs projets ont fait l'objet de multiples critiques, diligent&eacute;es en sous-mains par le SMIC, mais auxquelles la Nasa a fait volontiers &eacute;cho. Le th&egrave;me en &eacute;tait que l'Espace est une affaire trop s&eacute;rieuse pour &ecirc;tre confi&eacute; &agrave; des aventuriers fussent-ils couverts de succ&egrave;s dans d'autres domaines. Il faut dire que nous pensions de m&ecirc;me et que nous avions formul&eacute; ces m&ecirc;mes critiques. </font> </p> <font size="2" face="Arial"> </font><font size="2" face="Arial"> </font> <p align="LEFT" style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial"><strong>Accidents, et mort d'homme, bien venus</strong></font></p> <font size="2" face="Arial"> </font><font size="2" face="Arial"> </font> <p align="LEFT" style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">Mais selon Howard Bloom, ces arguments ne portaient pas aupr&egrave;s du public. Il fallait donc que le SMIC agisse de fa&ccedil;on plus spectaculaire. C'est ainsi que sont survenus les deux accidents de Virgin Galactic et de Antares. Beaucoup d'observateurs en ont conclu qu'effectivement l'espace ne pouvait pas &ecirc;tre une activit&eacute; commerciale, surtout si celle-ci implique la vie de clients non professionnels. Ne cherchez pas qui sont les responsables de ces accidents, nous dit Howard Bloom. Cherchez &agrave; qui profite le crime. Les entrepreneurs priv&eacute;s ne renonceront pas, affirment-ils. Mais dans l'imm&eacute;diat leur d&eacute;marche est bien plus difficile.</font></p> <font size="2" face="Arial"> </font><font size="2" face="Arial"> </font> <p align="LEFT" style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">L'accusation est si terrible qu'elle devrait provoquer une temp&ecirc;te de protestations, y compris dans l'opinion. A notre connaissance, cela n'a pas &eacute;t&eacute; le cas jusqu'&agrave; pr&eacute;sent. Les citoyens il est vrai sont sans doute si habitu&eacute;s &agrave; constater les forfaits du MIC, aux Etats-Unis tout au moins, qu'ils ne s'&eacute;tonnent d&eacute;sormais plus de rien.</font></p> <font size="2" face="Arial"> </font><font size="2" face="Arial"> </font> <p align="LEFT" style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">Pour ce qui nous concerne nous continuons &agrave; penser que les acteurs publics, Nasa, Esa, ne devraient pas passer la main. Mais il faudrait que les Etats les financent et qu'ils les contr&ocirc;lent mieux, notamment en ce qui concerne la Nasa. Ceci d'autant plus que les programmes spatiaux sont des programmes d'avenir, susceptibles de multiples retomb&eacute;es. C'est ce qu'ont bien compris dans l'imm&eacute;diat la Chine et l'Inde. </font> </p> <strong><br /> <font size="2"><font face="Arial">Notes</font></font></strong><br /> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 1. Howard Bloom. Son site <a href="http://howardbloom.net/">http://howardbloom.net/</a></font></p> <ol start="2"> <li> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">Voir Howard Bloom <a href="http://www.kurzweilai.net/who-blew-up-the-rocket?utm_source=KurzweilAI+Weekly+Newsletter&amp;utm_campaign=660b4ae9b6-UA-946742-1&amp;utm_medium=email&amp;utm_term=0_147a5a48c1-660b4ae9b6-281965441">http://www.kurzweilai.net/who-blew-up-the-rocket?utm_source=KurzweilAI+Weekly+Newsletter&amp;utm_campaign=660b4ae9b6-UA-946742-1&amp;utm_medium=email&amp;utm_term=0_147a5a48c1-660b4ae9b6-281965441</a></font></p> </li> <li> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">Cf nos articles. Voir par exemple sur Le Virgin Galactic <a href="http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2014/150/actualite.htm#actu7">http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2014/150/actualite.htm#actu7</a></font></p> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">et sur Antares <a href="http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2014/150/actualite.htm#actu6">http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2014/150/actualite.htm#actu6</a></font></p> </li> </ol> <font size="2" face="Arial">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 4. Space Launch System de la Nasa <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Space_Launch_System">http://fr.wikipedia.org/wiki/Space_Launch_System</a></font> <font size="2" face="Arial"> </font> <p style="margin-bottom: 0cm"><br /> </p> Fri, 07 Nov 2014 23:00:00 GMT Le tourisme spatial reporté sine die. Qui s'en plaindra? http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1547 1547 <br /><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><br /> </font> <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><img width="270" height="187" align="left" src="http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2014/150/virgin.jpg" alt="" /><font face="Arial">Il s'agit apr&egrave;s l'auto-destruction de la fus&eacute;e relat&eacute;e dans notre br&egrave;ve pr&eacute;c&eacute;dente (<em>explosion du lanceur Antares</em>) d'un nouvel accident qui selon beaucoup d'experts, risque de reporter sine die les perspectives, sinon des vols commerciaux, du moins de ceux visant &agrave; promouvoir le tourisme spatial. Rappelons que l'on d&eacute;signe par ce terme les s&eacute;jours de quelques heures (en altitude dite suborbitale) &agrave; quelques jours en orbite autour de la Terre de touristes assez fortun&eacute;s pour d&eacute;penser la somme de $250.000.<br /> <br /> C'est le multi-milliardaire britannique Richard Branson, patron du conglom&eacute;rat multi-services Virgin, qui avait il y a quelques ann&eacute;es d&eacute;cid&eacute; d'ajouter cette nouvelle corde &agrave; son arc. De l'avis de l'expert spatial Marco Caceres, directeur des &eacute;tudes spatiales pour le Teal Group, la d&eacute;marche de Branson avait &eacute;t&eacute; bien trop pr&eacute;cipit&eacute;e, supprimant certains essais en vol indispensables pour tester un syst&egrave;me de cette complexit&eacute;. Branson par contre s'&eacute;tait occup&eacute; &agrave; rassembler les candidatures de plus de 300 c&eacute;l&eacute;brit&eacute; d&eacute;sireuses d'&ecirc;tre les premi&egrave;res &agrave; participer &agrave; un vol de quelques heures qui en fait ne pr&eacute;sente gu&egrave;re d'int&eacute;r&ecirc;t, les vues de la terre prises de l'espace &eacute;tant d&eacute;sormais surabondantes. Il pr&eacute;parait par ailleurs une s&eacute;rie de t&eacute;l&eacute;r&eacute;alit&eacute; sur le sujet, toutes activit&eacute;s susceptibles de rentabiliser l'investissement et mieux contribuer aux campagnes publicitaires de Virgin.<br /> <br /> Le syst&egrave;me propos&eacute;, SpaceshipTwo, consistait en un avion quadrimoteur &agrave; deux fuselages capable d'atteindre de hautes altitudes. Il s'agissait d'une extrapolation du syst&egrave;me SpaceshipOne, premier vaisseau priv&eacute; ayant atteint la fronti&egrave;re de l'espace en 2004. Il comportait entre les fuselages la cabine spatiale proprement dite, pr&eacute;vue pour six passagers et deux pilotes. Cette capsule devait se d&eacute;tacher du porteur pour ensuite atteindre par ses propres moyens les altitudes suborbitales. Elle devait ensuite retourner sur terre, pour se poser sur une base spatiale priv&eacute;e conc&eacute;d&eacute;e par l'administration f&eacute;d&eacute;rale &agrave; Branson. Compte tenu des informations disponibles, elle aurait perdu le contr&ocirc;le de sa trajectoire lors du voyage de retour, pour une raison encore inconnue. Les analyses de l'&eacute;pave en diront peut-&ecirc;tre plus. <br /> <br /> Selon Marco Caceres, cet &eacute;v&eacute;nement devrait retarder de plusieurs ann&eacute;es, sinon plus longtemps encore, les perspectives de vols commerciaux orbitaux commerciaux. Nous ne nous en plaindrons pas pour notre part. Encore une fois le milieu spatial est trop complexe pour pouvoir &ecirc;tre sous-trait&eacute; par les agences spatiales publiques &agrave; des aventuriers du big business, surtout lorsqu'il s'agit de transporter des clients humains. Mais ce soir 1er novembre, Richard Branson d&eacute;clare ne pas vouloir renoncer. D'autres entreprises sont sur les rangs.<br /> </font></font></p> Fri, 31 Oct 2014 23:00:00 GMT Explosion du lanceur Antares http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1543 1543 <br /><font face="Arial" size="2">&nbsp;Ce vaisseau spatial non habit&eacute; devait livrer plus de deux tonnes de fret &agrave; l'&eacute;quipage de l'ISS dans le cadre du partenariat public-priv&eacute; (PPP) Cots. C'&eacute;tait le cinqui&egrave;me vol de ce lanceur, le premier datant d'avril 2013.</font><font face="Arial" size="2"> Pour rappel, ce contrat Cots sign&eacute; entre la Nasa et Orbital Sciences pr&eacute;voit pour la p&eacute;riode allant du 1er janvier 2009 au 31 d&eacute;cembre 2016 un total de 8 missions de ravitaillement, le co&ucirc;t de l'ensemble &eacute;tant &eacute;valu&eacute; &agrave; moins de 2 milliards de dollars. </font><font face="Arial"> </font> <p><font face="Arial" size="2">Les d&eacute;fenseurs am&eacute;ricains du r&ocirc;le &eacute;minent que devrait avoir l'Etat, en l'esp&egrave;ce la Nasa, dans les programmes spatiaux de quelque importance, avait fortement critiqu&eacute; ce PPP. Non seulement ont-ils rappel&eacute; que la formule fonctionne sur le principe &eacute;prouv&eacute;: &quot;au priv&eacute; les b&eacute;n&eacute;fices, au public les pertes&quot;. Mais ils ont fait valoir qu'en obligeant la Nasa, qui fut au coeur de l'exploration spatiale am&eacute;ricaine depuis les origines, &agrave; perdre ainsi une part de son savoir-faire et de ses responsabilit&eacute;s, sous pr&eacute;texte d'&eacute;conomies budg&eacute;taires, le PPP ne rendrait pas service &agrave; la science. </font></p> <font face="Arial"> </font> <p><font face="Arial" size="2"><em>No problem,</em> ont r&eacute;pondu les avocats du n&eacute;o-lib&eacute;ralisme, ces comp&eacute;tences se retrouveront dans les nombreuses initiatives commerciales qui prendront le relais &ndash; et qui les valoriseront bien mieux que la Nasa ne saurait le faire. L'avenir dira ce qu'il en sera. L'explosion d'un lanceur ne r&eacute;jouit jamais persoone, cependant certains mauvais esprits ont probablement appris la nouvelle avec un sourire int&eacute;rieur.<br /> <br /> Rappelons que l'ESA (Agence spatiale europ&eacute;enne) pour sa part a d&eacute;j&agrave; parfaitement r&eacute;ussi l'envoi de &laquo;&nbsp;camions&nbsp;&raquo; de ravitaillement vers l'ISS, camions qui plus est capables d'arrimage sans intervention humaine. La Russie demeure, en attendant que des PPP am&eacute;ricains tentent l'aventure, la seule capable de lancer vers l'ISS des capsules habit&eacute;es. Pour r&eacute;pondre aux injections gouvernementales visant &agrave; rompre toute relation commerciale avec la Russie, la Nasa s'est efforc&eacute;e de rechercher des substituts. Disons que, pour le moment, si j'&eacute;tais un astronaute et non un colis de ravitaillement, je pr&eacute;f&eacute;rerais la solution russe. </font></p> Wed, 29 Oct 2014 23:00:00 GMT Deux satellites Galileo perdus puis retrouvés http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1537 1537 <br /><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" /><img width="300" height="250" align="left" src="http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2014/150/galileo-foc-full-operational-capability-satellite-lg.jpg" alt="" /><font face="Arial"><br /> </font> <p><font face="Arial" size="2"> Aujourd'hui, le mal semble avoir &eacute;t&eacute; r&eacute;par&eacute;, gr&acirc;ce &agrave; un travail 24h/24 des &eacute;quipes de contr&ocirc;le de l'ESOC (Centre europ&eacute;en d'op&eacute;rations spatiales ) &agrave; Darmstadt, dont celles du CNES fran&ccedil;ais.</font></p> <font face="Arial"> </font> <p><font face="Arial" size="2">Celles-ci se sont aper&ccedil;u que les proc&eacute;dures n&eacute;cessaires &agrave; une remise sur la bonne orbite &eacute;taient rendues impossibles par le mauvais d&eacute;ploiement des ailes solaires n&eacute;cessaires &agrave; la communication avec le sol. La station au sol pointait sur une position o&ugrave; les satellites ne se trouvaient pas. Ce mauvais d&eacute;ploiement aurait &eacute;t&eacute; provoqu&eacute; par une trop basse temp&eacute;rature &agrave; bord du lanceur Soyouz. <br /> <br /> Apr&egrave;s 3 jours d'un travail en coop&eacute;ration avec toutes les &eacute;quipes concern&eacute;es, les ailes en cause furent successivement red&eacute;ploy&eacute;s. Ce qui a permis de conduire les op&eacute;rations n&eacute;cessaires &agrave; un repositionnement correct des deux satellites. Heureusement, ceux-ci disposaient de suffisamment de carburant pour ce faire. Les satellites viennent donc d'&ecirc;tre officiellement remis au Galileo Control Centre de Oberpfaffenhofen,. Ils devraient apr&egrave;s les tests d'op&eacute;rationnalit&eacute; n&eacute;cessaires s'int&eacute;grer normalement &agrave; l'ensemble des satellites d&eacute;j&agrave; en orbite. </font></p> <font face="Arial"> </font> <p><font face="Arial" size="2">Il s'agit d'une tr&egrave;s bonne nouvelle pour l'ESA, et plus globalement pour les communaut&eacute;s de l'espace en Europe, au moment o&ugrave; l'Inde annonce avoir r&eacute;ussi la mise en orbite du satellite IRNSS-1C , le 3e des 7 satellites pr&eacute;vus pour constituer le GPS indien, d&eacute;nomm&eacute; Regional Navigation Satellite System (IRNSS). Ce syst&egrave;me, bien que ne couvrant pas initialement l'ensemble du globe, est pr&eacute;sent&eacute; par les sp&eacute;cialistes comme devant avoir autant d'applications militaires que civiles </font></p> <font face="Arial"> </font> <p><font face="Arial" size="2">Voir ESA <a href="http://www.esa.int/Our_Activities/Operations/Galileo_duo_handed_over_in_excellent_shape">http://www.esa.int/Our_Activities/Operations/Galileo_duo_handed_over_in_excellent_shape</a></font></p> Sun, 19 Oct 2014 23:00:00 GMT