Europe Solidaire http://www.europesolidaire.eu/ Europe Solidaire Europe Solidaire http://www.europesolidaire.eu/logo.gifEurope Solidairehttp://www.europesolidaire.eu/ Sun, 28 May 2017 17:37:45 GMT Ne pas dévaloriser la thèse universitaire française http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1791 1791 <br />&nbsp;Concernant la th&egrave;se, on lira notamment un texte de Pierre Dubois sur son blog r&eacute;f&eacute;renc&eacute; ci-dessous. J'en extrais le passage suivant:<br /> <p><font color="#800000"><em>&quot; La logique des changements introduits est celle de la bureaucratie centralisatrice. Celle-ci ne peut pas supporter que des situations concr&egrave;tes, m&ecirc;me rarissimes, ne soient pas encadr&eacute;es par des r&egrave;gles, des proc&eacute;dures. Elle ne veut pas comprendre qu&rsquo;il est impossible de tout r&eacute;gler centralement&nbsp;; il existera toujours des zones d&rsquo;incertitude, dont Crozier a d&eacute;montr&eacute;, il y a plus de 60 ans , qu&rsquo;elles &eacute;taient aussi des zones de pouvoir. La bureaucratie n&rsquo;aime pas les libert&eacute;s acad&eacute;miques, n&rsquo;aime les d&eacute;cisions &agrave; la base qui reposent sur la confiance. La bureaucratie est m&eacute;fiante et souhaite que le sommet de la hi&eacute;rarchie organisationnelle (le pr&eacute;sident de la COMUE ou de l&rsquo;&eacute;tablissement) d&eacute;cide de tout, contr&ocirc;le tout. Cet arr&ecirc;t&eacute; pousse les r&egrave;gles plus loin qu&rsquo;auparavant, repose sur une m&eacute;fiance g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des directeurs de th&egrave;se. &quot;</em></font></p> <p>Le domaine paraitra technique et n'int&eacute;ressera pas. Sous d'autres angles, les critiques faites au projet d'arr&ecirc;t&eacute; seront imput&eacute;es &agrave; une caste d&eacute;fendant ses privil&egrave;ges. Mais il pr&eacute;sente une toute autre gravit&eacute;. On peut se demander quelles sont les forces souterraines qui s'expriment actuellement en France pour combattre le r&ocirc;le des Universit&eacute;s, et auxquelles le gouvernement actuel parait donner le relais?</p> <p>S'agit-il de lobbies &eacute;conomiques et industriels fran&ccedil;ais pour qui il n'y a de recherche valable que terre-&agrave;-terre? S'agit-il de leurs &eacute;quivalents au niveau de la recherche europ&eacute;enne et surtout de la recherche am&eacute;ricaine pour qui l'ind&eacute;pendance de la recherche universitaire fran&ccedil;aise a toujours &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute;e comme un archa&iuml;sme dangereux &ndash; m&ecirc;me si de fait un grand nombre de th&eacute;sards dipl&ocirc;mes en France vont imm&eacute;diatement travailler dans des entreprises am&eacute;ricaines, dont beaucoup dans le secteur confidentiel de la d&eacute;fense, et dont personne n'entend plus parler. <br /> <br /> S'agit-il &eacute;ventuellement de faire de la th&egrave;se un moyen de promouvoir de &nbsp;jeunes chercheurs ou enseignants issus des &quot;banlieues&quot;. On leur &eacute;viterait de fournir l'effort n&eacute;cessaire pour comprendre ce qu'est la science et contribuer effectivement &agrave; ses progr&egrave;s. On leur distribuerait, par des voies administratives et au pr&eacute;texte d'int&eacute;gration, un chiffon de papier qui leur permettrait d'acc&eacute;der &agrave; des emplois sous-pay&eacute;s. Le bon sens consisterait au contraire &agrave; aider les volontaires, d&egrave;s le secondaire, &agrave; progresser dans le cursus des connaissances, plut&ocirc;t qu'abaisser continuellement les niveaux requis pour ce faire. Un de mes correspondants, exer&ccedil;ant des responsabilit&eacute;s dans un &eacute;tablissement comportant environ 60% d'enseignants se reconnaissant musulmans, me dit au contraire que ceux-ci ne voudraient en aucun cas voir d&eacute;valoriser une th&egrave;se &agrave; laquelle certains d'entre eux se pr&eacute;parent. <br /> </p> <p>Dans un texte que nous venons de publier par ailleurs, nous constatons que la d&eacute;cision gouvernementale qui vient d'&ecirc;tre prise, consistant &agrave; privatiser Arianespace, rel&egrave;ve un peu de la m&ecirc;me d&eacute;marche: d&eacute;truire ce qui faisait la sp&eacute;cificit&eacute; et l'audace de la science et de la technique fran&ccedil;aise publique. <br /> </p> <p><strong>Pour en savoir plus</strong></p> <p>Projet d'arr&ecirc;t&eacute;. <br /> * Voir la version pdf <a target="_blank" class="external" href="https://histoiresduniversites.files.wordpress.com/2015/04/8053_2015-arrete-version-13-1.pdf">https://histoiresduniversites.files.wordpress.com/2015/04/8053_2015-arrete-version-13-1.pdf</a> <br /> * Commentaires de Pierre Dubois sur son blog Histoire d'Universit&eacute;s <a target="_blank" class="external" href="https://histoiresduniversites.wordpress.com/2015/04/22/doctorat-un-arrete-provocateur/">https://histoiresduniversites.wordpress.com/2015/04/22/doctorat-un-arrete-provocateur/</a><br /> * Pour d'autres commentaires, faire une recherche sur &laquo;&nbsp;doctorat un arrete provocateur&nbsp;&raquo; Par exemple <a target="_blank" class="external" href="http://www.fabula.org/actualites/france-propos-du-projet-d-arrete-sur-le-doctorat-dossier-avril-2014_68296.php">http://www.fabula.org/actualites/france-propos-du-projet-d-arrete-sur-le-doctorat-dossier-avril-2014_68296.php</a></p> <strong>Post scriptum.</strong> <br /> <br /> Nous venons de recevoir un texte de Thierry Berthier qui s'inqui&egrave;te des propositions d'un &quot;rapport Bernard Attali&quot; visant &agrave; quasiment supprimer l'Ecole Polytechnique, jug&eacute;e trop &eacute;litiste. S'agit-il de la m&ecirc;me d&eacute;marche que celle consistant &agrave; d&eacute;valoriser la th&egrave;se universitaire ?<br /> <br /> <a target="_blank" class="external" href="http://www.huffingtonpost.fr/thierry-berthier/rapport-attali-ou-comment_b_7559320.html">http://www.huffingtonpost.fr/thierry-berthier/rapport-attali-ou-comment_b_7559320.html</a> Sun, 14 Jun 2015 23:00:00 GMT En quoi l'imprimante 3D peut-elle «&#160;révolutionner&#160;» l'enseignement? http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1474 1474 <br /><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif"><strong><font color="#000099"></font></strong><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif">Tentons ici d'apporter quelques pr&eacute;cisions Nous pouvons les r&eacute;sumer en 3 points (et demi). Ajoutons d'embl&eacute;e que lorsque nous parlerons ci-dessous d'enseignement, il s'agira de toutes les formes existantes d'enseignement: primaire, secondaire, sup&eacute;rieur, technique, professionnel, continu ou de reconversion (en cours de parcours professionnel). Dans ces deux derniers domaines, notamment, existent d'importants budgets qui ne sont pas toujours employ&eacute;s &agrave; propos. </font> <p><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif">Le &laquo;&nbsp;tsunami&nbsp;&raquo; de la 3D d&eacute;coulera de la conjonctions de trois facteurs</font></p> <p><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif"><strong><font color="#000099">L'impression 3D</font></strong>.</font></p> <p><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif"><img width="240" height="160" align="left" src="http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2014/149/moebius.jpg" alt="" />L'imprimante 3D est une machine, soit de grande taille soit suffisamment r&eacute;duite pour &ecirc;tre plac&eacute;e sur un bureau, qui permet, couche par couche, de fabriquer (on dit imprimer, par comparaison avec les imprimantes classiques) un produit en plastique ou en m&eacute;tal capable de reproduire un mod&egrave;le donn&eacute;. Prenons la ruban dit de M&ouml;bius, figure int&eacute;ressante en g&eacute;om&eacute;trie dans l'espace (voir figure). Si le professeur de g&eacute;om&eacute;trie veut le donner en exemple lors d'un de ses cours, il pourra le d&eacute;crire verbalement. Il utilisera le langage courant ( le ruban ne poss&egrave;de qu'une seule face contrairement &agrave; un ruban classique qui en poss&egrave;de deux) ou bien des termes plus math&eacute;matiques (il s'agit d'une d'une surface compacte dont le bord est hom&eacute;omorphe &agrave; un cercle). Pour &ecirc;tre plus concret, il pourra le dessiner au tableau ou en projeter l'image sur un &eacute;cran. Mais en ces deux derniers cas, l'image sera plane, c'est-&agrave;-dire en deux dimensions. </font></p> <p><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif">Si le professeur dispose d'une imprimante 3D, il pourra fabriquer et faire circuler dans la classe un ruban de M&ouml;bius en 3 dimensions. Les &eacute;l&egrave;ves comprendront mieux la figure et pourront s'amuser &agrave; en r&eacute;aliser diff&eacute;rentes versions, soit avec l'imprimante, soit simplement en papier coll&eacute;. La pr&eacute;sentation th&eacute;orique du cas sera ainsi &eacute;claircie.</font></p> <p><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif">Notre exemple est volontairement simpliste, mais chacun peut comprendre qu'en permanence, et pas seulement lors des cours faisant appel &agrave; des figures et des volumes, l'imprimante 3D sera utile. Elle fera notamment gagner beaucoup de temps aux professeurs, en leur permettant d'illustrer imm&eacute;diatement et concr&egrave;tement leurs propos. Ceci tr&egrave;s facilement et sans n&eacute;cessairement faire appel &agrave; des mat&eacute;riels co&ucirc;teux. Ainsi, il existe d&eacute;sormais des stylos de faible prix, capables d'&eacute;crire en 3D. Le dessin ne se limite plus &agrave; une feuille de papier en 2D. Le stylo permet de cr&eacute;er des figures dans un espace en 3D. Il utilise du plastique ABS (le plastique utilis&eacute; par de nombreuses imprimantes 3D). Il produit (extrude) du plastique chauff&eacute; qui refroidit rapidement et se solidifie. Cela permet de cr&eacute;er une infinit&eacute; de formes avec facilit&eacute; ( 2). </font></p> <p><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif"><strong><font color="#000099">Le laser</font></strong></font></p> <p><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif">rLe laser est l'instrument indispensable &agrave; la production par l'imprimante 3D, en quelque mati&egrave;re que ce soit, d'objets en 3D utiles &agrave; l'enseignement. Le laser permet d'obtenir tr&egrave;s rapidement, c'est-&agrave;-dire sans exiger de recourir de longues descriptions math&eacute;matiques ou autres, un objet quelque peu complexe, tel que le crane d'un animal. Traditionnellement les classes de sciences naturelles (comme les cours d'anatomie &agrave; un autre niveau), disposent de cranes naturalis&eacute;s. Mais il s'agit d'objets difficiles &agrave; obtenir, fragiles et donc co&ucirc;teux. </font></p> <p><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif"><img width="400" height="330" align="left" src="http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2014/149/CT.png" alt="" />En quoi le laser peut-il &ecirc;tre utile? On distingue aujourd'hui deux types de laser: le laser de surface et le laser dit CT (pour Computed Tomography) qui p&eacute;n&eacute;tr&eacute; l'objet et peut en donner autant de descriptions internes ou externes que l'on veut. Un laser tomographique utilise des techniques proches de celles employ&eacute;s en imagerie m&eacute;dicale ainsi qu&rsquo;en g&eacute;ophysique et en astrophysique. Il permet de reconstruire le volume d&rsquo;un objet &agrave; partir d&rsquo;une s&eacute;rie de mesures effectu&eacute;es par tranches depuis l&rsquo;ext&eacute;rieur de cet objet (voir image). </font></p> <p><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif">Un cours d'anatomie, fut-ce au niveau de l'enseignement secondaire, peut avoir besoin de d&eacute;crire et faire circuler un mod&egrave;le de vert&egrave;bre. Si pr&eacute;c&eacute;demment une telle vert&egrave;bre a &eacute;t&eacute; analys&eacute;e par un de ces lasers &agrave; partir d'un animal r&eacute;el, mort et m&ecirc;me dans certains vivant, si par ailleurs le mod&egrave;le math&eacute;matique r&eacute;sultant de l'observation au laser a &eacute;t&eacute; m&eacute;moris&eacute;e dans une banque de donn&eacute;es anatomiques, le professeur pourra en obtenir &agrave; peu de frais autant d'exemplaires qu'il voudra en connectant son imprimante 3D &agrave; la banque de donn&eacute;es. Un article que vient de publier Anatomical Sciences Education (3) montre comment les cours d'anatomie comme en cons&eacute;quence les comp&eacute;tences des praticiens pourront &ecirc;tre consid&eacute;rablement enrichis par la production de mod&egrave;les anatomiques aussi complexes soient-ils, gr&acirc;ce &agrave; ces moyens. Dans le cas de l'anatomie humaine, utilisant classiquement des cadavres souvent &laquo;&nbsp;l&eacute;gu&eacute;s &agrave; la science&nbsp;&raquo;, il suffira qu'un de ces corps soit analys&eacute; en d&eacute;tail par de tels lasers pour que des reproductions, totales ou partielles, en soient fabriqu&eacute;es &agrave; la demande dans tous les amphith&eacute;&acirc;tres. Ceci &eacute;galement, bien &eacute;videmment, dans tous les domaines autres que celui un peu macabre de l'anatomie humaine que nous venons d'&eacute;voquer. </font></p> <p><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif"><strong><font color="#000099">Les banques de mod&egrave;les destin&eacute;s au pilotage des imprimantes 3D </font></strong></font></p> <p><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif">Il s'agit du troisi&egrave;me volet du trio. Les entreprises priv&eacute;es, les organismes publics de formation et, bien entendu, les enseignements et &eacute;l&egrave;ves eux-m&ecirc;mes, pourront et devront participer &agrave; la m&eacute;morisation et &agrave; la mise en ligne de programmes ou algorithmes destin&eacute;s &agrave; piloter les imprimantes 3D. Ils feront appel &agrave; de telles banques quand ils voudront s'&eacute;viter la contrainte de scanner eux-m&ecirc;mes les objets de leurs enseignements. Ils pourront par ailleurs, s'ils cr&eacute;ent de telles banques ou participent &agrave; leur enrichissement, se faire conna&icirc;tre des communaut&eacute;s &eacute;ducatives, tant au plan national qu'international. </font></p> <p><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif">En France, les responsables de la tutelle et du bon fonctionnement de l'&eacute;ducation nationale et de la formation professionnelle devront renoncer &agrave; la tentation de rester les seuls maitres d'oeuvre des banques de programmes. Ils devront encourager tous ceux souhaitant mettre en place de telles banques &agrave; le faire sur le web, sous condition qu'ils r&eacute;pondent &agrave; certains crit&egrave;res (notamment en termes &eacute;thiques). Les questions, dans le domaine de la 3D, ne seront pas diff&eacute;rentes de celles concernant la production et la diffusion de contenus et d'outils int&eacute;ressant l'enseignement num&eacute;rique en g&eacute;n&eacute;ral. </font></p> <p><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif"><strong><font color="#000099">La formation des robots</font></strong></font></p> <p><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif">Ajoutons que progressivement les robots auront besoin de donn&eacute;es pratiques concernant le monde dans lequel ils &eacute;volueront et la fa&ccedil;on de s'y adapter. Tr&egrave;s concr&egrave;tement, par exemple, une tasse doit-elle &ecirc;tre pos&eacute;e debout ou renvers&eacute;e afin de contenir le caf&eacute;. Ils se connecteront sur des banques de donn&eacute;es comportant les milliers ou millions d'algorithmes d&eacute;crivant ce monde et qui auront &eacute;t&eacute; produits par les humains &agrave; leur attention. Parmi ces algorithmes figureront n&eacute;cessairement ceux produits pour piloter, plus modestement, les imprimantes 3D. N'en disons pas plus sur ce th&egrave;me qui m&eacute;riterait d'&ecirc;tre d&eacute;velopp&eacute; dans un article particulier (4)</font></p> <p><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif"><strong>Notes</strong><br /> 1) <a href="http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1471&amp;r_id=%20">Voir notre article</a> <br /> Sur un sujet voisin, voir <em>La fin de l'&Eacute;cole: L'&egrave;re du savoir-relation</em> PUF 2014 par B&eacute;atrice Mabilon-Bonfils et Fran&ccedil;ois Durpaire.<br /> 2) On trouve sur le web de nombreuses r&eacute;f&eacute;rences commerciales concernant ce produit..<br /> 3) Voir <a href="http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/ase.1475/abstract;jsessionid=4CEC023336500226C7ECBCBFA56BE49D.f02t01">Anatomical Sciences Education</a>. <br /> 4) Voir Cornell University's Personal Robotics </font><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif"> Voir<a href="http://www.humanoides.fr/2014/08/26/robo-brain-un-cerveau-connecte-a-internet-pour-les-robots/"> article de Humano&iuml;des </a></font></p> <p><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif"><em /></font></p> </font> Mon, 01 Sep 2014 23:00:00 GMT Le numérique dans l'éducation: tsunami ou vaguelettes? http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1471 1471 <br /><font size="2" face="Arial">L'auteur, directeur de la r&eacute;daction du journal l'Etudiant, ainsi que chroniqueur pour France Info et divers journaux, a beaucoup r&eacute;fl&eacute;chi aux retomb&eacute;es des exp&eacute;riences p&eacute;dagogiques, en France et surtout &agrave; l'&eacute;tranger, notamment aux Etats-Unis. Il a par ailleurs &eacute;cris plusieurs livres qui avaient retenu l'attention, mettant en cause la rigidit&eacute; des Universit&eacute;s et plus g&eacute;n&eacute;ralement du syst&egrave;me &eacute;ducatif fran&ccedil;ais.</font> <p style="margin-bottom: 0.5cm"><font size="2" face="Arial">Depuis quelques ann&eacute;es, il a suivi de tr&egrave;s pr&egrave;s et en connaisseur l'impact de la num&eacute;risation sur l'&eacute;ducation, impact qui est consid&eacute;rable dans beaucoup de pays, qu'ils soient d&eacute;velopp&eacute;s ou en d&eacute;veloppement, mais qui est encore tr&egrave;s peu sensible en France. Son livre s'ouvre sur une pr&eacute;sentation des v&eacute;ritables r&eacute;volutions p&eacute;dagogiques induites par les MOOCs (Massive Open on line Courses) dont nous avons souvent parl&eacute; ici, ainsi que sur des technologies &eacute;ducatives moins bien r&eacute;pandues, notamment en France, telles que l'impression 3D en ce qui concerne les travaux pratiques et enseignements techniques. Avec de nombreux exemples, principalement venus des Etats-Unis, il montre comment ces usages de ressources num&eacute;riques d&eacute;sormais disponibles dans la plupart des pays augmentent consid&eacute;rablement l'efficacit&eacute; de l'enseignement, depuis le primaire jusqu'au sup&eacute;rieur - de m&ecirc;me d'ailleurs que dans la formation professionnelle. N'y revenons pas ici, nos lecteurs en sont certainement convaincus.</font></p> <p style="margin-bottom: 0.5cm"><font size="2" face="Arial" color="#000080"><strong>Un refus quasi syst&eacute;matique</strong></font></p> <p style="margin-bottom: 0.5cm"><font size="2" face="Arial">Les &frac34; du livre vont bien au del&agrave; de ces questions. Ils concernent ce qu'il faut bien appeler le refus quasi syst&eacute;matique, &agrave; tous les niveaux de l'&eacute;ducation en France, de tirer parti de ces nouvelles ressources pour faire &eacute;voluer des institutions, des pratiques et des esprits encore p&eacute;trifi&eacute;s dans un effort pour maintenir d'anciens privil&egrave;ges. Certes, il cite un certain nombre d'exemples montrant que cette p&eacute;trification dans le pass&eacute; n'est pas g&eacute;n&eacute;rale. Des innovateurs un peu imaginatifs ont r&eacute;ussi localement, souvent &agrave; leurs d&eacute;pens en termes de carri&egrave;re ou de r&eacute;mun&eacute;ration, &agrave; exp&eacute;rimenter de nouvelles pratiques. Mais Emmanuel Davidenkoff montre qu'ils se heurtent encore, alors que l'ensemble du monde se convertit &agrave; ces m&eacute;thodes, &agrave; d'innombrables blocages. Ceux-ci tiennent et c'est en cela que la chose est grave, tant &agrave; la lourdeur des structures de l'Education nationale et des Universit&eacute;s, qu'au refus d'&eacute;voluer venant des personnels, organisations syndicales comme enseignants. </font></p> <p style="margin-bottom: 0.5cm"><font size="2" face="Arial">Ce ne sont d'ailleurs pas seulement ces derniers qui sont en cause, mais les gouvernements et les partis politiques dont ceux-ci s'inspirent. Ainsi, au moment o&ugrave; la France a de plus en plus de mal &agrave; int&eacute;grer des populations immigr&eacute;es de plus en plus pauvres, il faudrait consacrer des moyens accrus &agrave; la formation quasi individuelle des enfants. Le pays devrait se donner comme objectif de refuser la s&eacute;gr&eacute;gation d'une partie de sa jeunesse dans le ch&ocirc;mage et l'impossibilit&eacute; de s'int&eacute;grer d&eacute;coulant du manque d'outils &eacute;l&eacute;mentaires que les milieux plus favoris&eacute;s acqui&egrave;rent &agrave; l'&eacute;cole. Il faudrait poser en principe que nul enfant ne devrait a priori est consid&eacute;r&eacute; comme inapte &agrave; acc&eacute;der aux formations dont b&eacute;n&eacute;ficient les &eacute;lites. Le tsunami num&eacute;rique que l'auteur a d&eacute;crit au d&eacute;but du livre devrait &ecirc;tre utilis&eacute; pour atteindre ce but jug&eacute; hors de port&eacute;e dans le cadre des m&eacute;thodes traditionnelles. <br /> <br /> Un autre point devrait &ecirc;tre pris en consid&eacute;ration par les d&eacute;fenseurs de l'&eacute;ducation nationale, service public gratuit ou quasi gratuit. De plus en plus d'offres priv&eacute;es existent d&eacute;j&agrave;, en dehors de l'&eacute;cole priv&eacute;e payante. C'est notamment le cas en ce qui concerne le rattrapage ou l'enseignement aux mati&egrave;res compl&eacute;mentaires. Or avec les m&eacute;thodes num&eacute;riques, des offres vont appara&icirc;tre dans le domaine de l'enseignement g&eacute;n&eacute;ral dont le co&ucirc;t consid&eacute;rablement abaiss&eacute; incitera beaucoup de parents ou d'&eacute;tudiants &agrave; y faire appel. On retrouvera vite en France une situation analogue &agrave; celle des Etats-Unis, o&ugrave; les enseignements publics ont perdu tout monopole. Pour que l'&eacute;cole en France conserve son rang de service public, elle doit en g&eacute;n&eacute;ralisant les outils num&eacute;riques &eacute;tendre consid&eacute;rablement sa port&eacute;e ou la qualit&eacute; de ses services, sans pour autant augmenter ses co&ucirc;ts.</font></p> <font size="2" face="Arial"> </font> <p style="margin-bottom: 0.5cm"><font size="2" face="Arial" color="#000080"><strong>S'auto-r&eacute;f&eacute;rencer</strong></font><font size="2" face="Arial"><br /> </font></p> <p style="margin-bottom: 0.5cm"><font size="2" face="Arial">Le livre, comme les autres ouvrages de l'auteur, suscite forces protestations et critiques, g&eacute;n&eacute;ralement plus mal fond&eacute;es les unes que les autres. Mais ne nous y attardons pas ici. Nous pourrions par contre, dans l'esprit de l'ouvrage, faire une proposition compl&eacute;mentaire. La g&eacute;n&eacute;ralisation du num&eacute;rique devrait permettre &agrave; ceux qui innovent, o&ugrave; qu'ils se trouvent, y compris parmi les parents, de se reconna&icirc;tre et s'appuyer entre eux. L'Education nationale s'efforce non sans difficult&eacute;s, d'organiser des &laquo;&nbsp;foires &agrave; id&eacute;es&nbsp;&raquo; et autres banques de r&eacute;f&eacute;rences par lesquelles les innovateurs se font conna&icirc;tre. Mais nous pensons pour notre part que c'est insuffisant. Ceci pour une raison tr&egrave;s simple. Toutes les innovations susceptibles de remettre en cause les acad&eacute;mismes et les privil&egrave;ges, dont nous venons de parler, sont de facto pass&eacute;es sous silence. Elles ne sont pas publi&eacute;es. Sachant cela, les innovateurs s'auto-censurent. Ils n'attendent aucun avantage, ni de r&eacute;mun&eacute;ration ni de consid&eacute;ration, &agrave; braver directement les institutions.</font></p> <p style="margin-bottom: 0.5cm"><font size="2" face="Arial">Or certains exemples &eacute;trangers cit&eacute;s par Emmanuel Davidenkoff conduisent &agrave; penser que ce sera aux innovateurs eux-m&ecirc;mes de s'auto-publier et de s'auto-r&eacute;f&eacute;rencer, sans demander l'accord de personne, et sans attendre a priori de reconnaissance officielle de l'institution. Ils n'en obtiendront peut-&ecirc;tre pas dans un premier temps d'avantages de r&eacute;mun&eacute;ration et de carri&egrave;re, mais un privil&egrave;ge moral sans &eacute;gal: s'inscrire dans les rangs de ceux qui font bouger sinon le monde du moins le pays, et ceci b&eacute;n&eacute;volement.</font></p> <p style="margin-bottom: 0.5cm"><font size="2" face="Arial">Lorsque l'on y r&eacute;fl&eacute;chit, c'est bien pour de tels motifs que d'innombrables personnes consacrent leur temps et leurs forces &agrave; faire vivre des blogs et autres travaux num&eacute;riques qui ne leur rapporteront jamais aucun avantage mat&eacute;riel. Il serait temps que les enseignants fran&ccedil;ais, de tous grades et de toutes disciplines, proc&egrave;dent de m&ecirc;me dans leur domaine. De sa tombe, Jules Ferry, cit&eacute; par l'auteur dans un autre de ses livre, leur en saura peut-&ecirc;tre gr&eacute;. <br /> </font></p> <p style="margin-bottom: 0.5cm"> </p> <p style="margin-bottom: 0.5cm"><font size="2" face="Arial"><strong>Note:</strong><br /> (Christophe Jacquemin):</font></p> <p style="margin-bottom: 0.5cm"><font size="2" face="Arial">Au moins en ce qui concerne le sup&eacute;rieur, on ne peut pas dire que la France ne prenne pas le train. Citons la plateforme FUN , lanc&eacute;e par Genevi&egrave;ve Fiorasso l'ann&eacute;e derni&egrave;re, concernant le sup&eacute;rieur. Il s'agit d'une plateforme o&ugrave; les universit&eacute;s et &eacute;coles fran&ccedil;aises sont encourag&eacute;es &agrave;&nbsp;proposer des formations.&nbsp;C'est un bon d&eacute;but. Le livre d'ailleurs, fort scrupuleusement, fournit de nombreux exemples d'initiatives fran&ccedil;aises. Mais celles-ci m&eacute;riteraient la mention </font><font size="2" face="Arial"><em>&laquo;&nbsp;bien mais peut beaucoup mieux faire&nbsp;&raquo; </em></font><font size="2" face="Arial"><br /> <a href="https://www.france-universite-numerique-mooc.fr/about">https://www.france-universite-numerique-mooc.fr/about</a>&nbsp;<br /> <a href="https://www.france-universite-numerique-mooc.fr/courses">https://www.france-universite-numerique-mooc.fr/courses</a>. </font> </p> Fri, 29 Aug 2014 23:00:00 GMT Ne pas faire confiance à Google? http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1397 1397 <br /><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif" color="#000000">Les sites acad&eacute;miques et les cours en ligne disponibles sur le web et provenant d'autres pays que les pays anglophones sont-ils convenablement index&eacute;s par les moteurs de recherche am&eacute;ricains, notamment Google et Google Scholar?&nbsp; Une &eacute;tude r&eacute;alis&eacute;e par deux chercheurs latino-am&eacute;ricains montre qu'il n'en est rien. La pr&eacute;sence des sites latino-am&eacute;ricain est quasiment nulle dans le cas de Google, et nulle dans le cas de Google Scholar. Aucune raison technique ne justifie un si bas ratio d'indexation. </font> <p align="left"><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif" color="#000000">Les auteurs n'&eacute;voquent qu'&agrave; mots couverts l'hypoth&egrave;se d'une occultation volontaire. Mais pour nous, c'est bien &eacute;videmment le cas. Il doit en &ecirc;tre de m&ecirc;me en ce qui concerne les sources acad&eacute;miques provenant des pays francophones, ou d'autres pays non anglophones. Il s'agit manifestement d'un ostracisme d&eacute;lib&eacute;r&eacute;. Autrement dit, la jeunesse du monde ne pourra se former sur le web qu'&agrave; travers les sources anglo-saxonnes et l'id&eacute;ologie qui les impr&egrave;gne. D'o&ugrave; l'int&eacute;r&ecirc;t, encore utopique malheureusement, de d&eacute;velopper des moteurs de recherche plus ouverts que ceux dominant actuellement le march&eacute;. </font></p> <p align="left"><strong><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif" color="#000099"><font color="#000000">R&eacute;f&eacute;rence</font><br /> </font></strong><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif"><a href="http://arxiv-web3.library.cornell.edu/abs/1406.4331">http://arxiv-web3.library.cornell.edu/abs/1406.4331</a></font></p> Sun, 22 Jun 2014 23:00:00 GMT Logiciels libres et enseignement supérieur français http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1131 1131 <br /><p style="margin-bottom: 0cm">&nbsp;</p> <font size="2" face="Arial">Ces &eacute;diteurs, parmi lesquels l'influent Microsoft, reprennent le vieil argument des adversaires de la d&eacute;marche dite du Libre, selon lesquels les logiciels libres seraient des logiciels comme les autres, en faveur desquels les acheteurs publics ne seraient pas autoris&eacute;s &agrave; &eacute;mettre des pr&eacute;f&eacute;rences. </font> <font size="2" face="Arial"> </font><font size="2" face="Arial"> </font> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">Nous pensions na&iuml;vement que la question &eacute;tait r&eacute;gl&eacute;e dans le sens contraire, mais nous nous trompions. La perspective d'importantes commandes publiques, se d&eacute;veloppant notamment &agrave; l'occasion du passage au tr&egrave;s haut d&eacute;bit dans l'Education Nationale, a rallum&eacute; toutes les convoitises. </font> </p> <font size="2" face="Arial"> </font><font size="2" face="Arial"> </font> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">On ne reprendra pas ici la philosophie des utilisateurs de logiciels libres, pour qui il ne s'agit pas de produits commerciaux proprement dits, mais de modes d'usages au sein desquels les utilisateurs ne voulant pas se trouver enferm&eacute;s dans des produits dits propri&eacute;taires ont parfaitement le droit d'exprimer des pr&eacute;f&eacute;rences. Ceci notamment en ce qui concerne l'Enseignement sup&eacute;rieur, comme d'ailleurs plus g&eacute;n&eacute;ralement l'Education Nationale, organismes utilisant des cr&eacute;dits publics, leur imposant une d&eacute;ontologie stricte. </font> </p> <font size="2" face="Arial"> </font><font size="2" face="Arial"> </font> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">Que le Syntec ou Microsoft d&eacute;fendent leurs int&eacute;r&ecirc;ts ne surprendra personne...encore que...Mais qu'un &eacute;tablissement publics de recherche tel que l'INRIA se joigne &agrave; eux est parfaitement anormal...Tout au moins aux yeux de ceux qui ignoraient les liens de coop&eacute;ration &eacute;tablis depuis quelques ann&eacute;es entre Microsoft et l'INRIA, concr&eacute;tis&eacute;s par la mise en place du Microsoft Research Inria Joint Center. http://www.msr-inria.com/ Celui-ci fonctionne globalement, selon des chercheurs fran&ccedil;ais bien inform&eacute;s, comme une pompe &agrave; mati&egrave;re grise au profit du g&eacute;ant am&eacute;ricain. </font> </p> <font size="2" face="Arial"> </font><font size="2" face="Arial"> </font> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">Les algorithmes statistico-math&eacute;matiques dont l'on constate par ailleurs le r&ocirc;le de plus en plus important en sont un autre exemple. L'INRIA y a toujours fait montre de comp&eacute;tences pr&eacute;cieuses, mais le partage des forces entre le cheval (Microsoft) et l'alouette (l'INRIA) ne joue pas en faveur de cette derni&egrave;re. </font> </p> <font size="2" face="Arial"> </font><font size="2" face="Arial"> </font> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">Dans le domaine des logiciels libres, en tous cas, ce syst&egrave;me de type colonial, on le voit, fonctionne parfaitement. On lira ci-dessous une protestation sans doute vaine de d&eacute;fenseurs du logiciel libre. 2)</font></p> <br /> <font size="2" face="Arial"> <ol> <li> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">Voir <a href="http://blog.itnservice.net/public/2012_07_03_Lettre_Afdel_Inria_SyntecNumerique.pdf">http://blog.itnservice.net/public/2012_07_03_Lettre_Afdel_Inria_SyntecNumerique.pdf</a></font></p> </li> <li> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">Voir </font><font size="2" face="Arial"><a href="http://www.pellegrini.cc/2013/07/lobbying-sur-la-loi-esr-mais-quallait-faire-linria-dans-cette-galere/">http://www.pellegrini.cc/2013/07/lobbying-sur-la-loi-esr-mais-quallait-faire-linria-dans-cette-galere</a></font></p> </li> </ol> </font> <p align="left"><font size="2"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif"><strong>Note.</strong> Rappelons que dans une lettre envoy&eacute;e par l&rsquo;AFUL (Association Francophone des Utilisateurs de Logiciels Libres) &agrave; plusieurs d&eacute;put&eacute;s le 11 f&eacute;vrier dernier, on avait appris que le minist&egrave;re fran&ccedil;ais de la D&eacute;fense &ndash; en fait la direction interarm&eacute;e des r&eacute;seaux d'infrastructure et des syst&egrave;mes d'information ou DIRISI - avait sign&eacute; voil&agrave; un an environ, un important accord-cadre avec Microsoft Irlande. (Lequel paye ses impo^ts dans ce dernier pays, &agrave; un taux tr&egrave;s amical</font></font></p> <p><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif">D&rsquo;une dur&eacute;e de quatre ans, le contrat couvre la fourniture &agrave; prix pr&eacute;f&eacute;rentiel de la plupart des logiciels de l&rsquo;&eacute;diteur. Selon l'AFUL, le minist&egrave;re se voit autoris&eacute; &agrave; installer &agrave; peu pr&egrave;s n&rsquo;importe quel logiciel made in Redmond pour une somme forfaitaire de 100 euros par poste. <em>&laquo; l'accord sign&eacute; [le 25 mai] 2009 portait sur un nombre de 188 500 postes (soit 18 850 000 euros hors taxe), ajustable de 170 000 postes au minimum jusqu'&agrave; un maximum de 240 000 postes. Soit une option d'achat pour une somme d'un maximum de 5 150 000 euros, sans appel d'offres ni proc&eacute;dure de march&eacute; public &raquo;</em></font></p> <p><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif">Le contrat ne donne pas d'indications sur les &eacute;ventuelles &quot;back-doors&quot; permettant &agrave; Microsoft de s'introduire, suivi de la NSA, dans les applications de la D&eacute;fense. Nous &eacute;crivons &quot;&eacute;ventuelles&quot; car nous n'en avons aucune preuve, n'est-ce pas? </font></p> <p align="left">&nbsp;</p> Sun, 07 Jul 2013 23:00:00 GMT Comment l'Europe pourrait sortir de la dépression. La leçon du Cern http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1087 1087 <br /><div class="node-inner" id="bloggPostInner"><br /> <div style="float:right;height:21px;margin-top:-35px;width:150px"> </div> <div class="content"> <p><span><br /> </span></p> <p><span><img width="134" height="130" class="external" alt="cohentennoudji.jpg" src="http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2013/136/cohentennoudji.jpg" /></span></p> <font size="2" face="Arial"> </font> <p><font size="2" face="Arial"><span><img width="124" height="170" class="external" alt="spiro_1.jpg" src="http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2013/136/spiro_1.jpg" />L</span></font></p> <p><font size="2" face="Arial"><span>e boson est la particule &eacute;l&eacute;mentaire pr&eacute;dite par le mod&egrave;le standard des particules qui manquait encore. Sa d&eacute;couverte, gr&acirc;ce au grand collisionneur de hadrons du Cern (LHC), a &eacute;t&eacute; annonc&eacute;e au monde entier le 4 juillet 2012. Postul&eacute; en 1964 par Robert Brout, Fran&ccedil;ois Englert et Peter Higgs, le boson explique que le photon &ndash; particule qui transmet la force &eacute;lectromagn&eacute;tique (et la lumi&egrave;re) &ndash; n'ait pas de masse, au contraire de celles v&eacute;hiculant la force faible. Une telle dissym&eacute;trie &eacute;tait a priori incompatible avec la sym&eacute;trie fondamentale, dite &laquo;de jauge&raquo;, sur laquelle est fond&eacute; le mod&egrave;le standard. Le chapeau mexicain, dans le langage des auteurs, est le m&eacute;canisme gr&acirc;ce auquel le boson rend compte, en pr&eacute;servant les acquis du mod&egrave;le standard, de l'origine des masses des particules &eacute;l&eacute;mentaires. </span></font></p> <font size="2" face="Arial"> </font> <p><font size="2" face="Arial"><span><img width="100" height="150" class="external" alt="bosonbook.jpg" src="http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2013/136/bosonbook.jpg" />Mais le livre de 530 pages, tr&egrave;s compact malgr&eacute; son format de poche, ne se limite pas &agrave; relater les tenants et les aboutissants de cette d&eacute;couverte, y compris ses prolongements en cosmologie. Ceci n'occupe que la seconde partie de l'ouvrage, intitul&eacute;e<em> La n&eacute;cessit&eacute; du boson</em>.<br /> </span></font></p> <font size="2" face="Arial"> </font> <p><font size="2" face="Arial"><span> Deux autres parties sont tout aussi importantes pour faire comprendre la port&eacute;e de l'&eacute;v&egrave;nement. La premi&egrave;re partie,<em> La g&eacute;n&eacute;alogie du boson</em>, rappelle la courte mais riche histoire de la physique moderne, n&eacute;e en Europe &agrave; la suite, comme les auteurs tiennent &agrave; le souligner, de la r&eacute;volution dite des Lumi&egrave;res au 18e si&egrave;cle. Sont d'abord apparues, avec Newton et ses successeurs, les th&eacute;ories de la gravitation, de la thermodynamique et de l'&eacute;lectromagn&eacute;tisme. Puis sont venues les deux grandes th&eacute;ories de la relativit&eacute; et de la m&eacute;canique quantique. A la fin des ann&eacute;es soixante s'est pr&eacute;cis&eacute;e la physique des particules et des interactions fondamentales, avec notamment la th&eacute;orie quantique des champs.</span></font></p> <font size="2" face="Arial"> </font> <p><font size="2" face="Arial"><span> La troisi&egrave;me partie, <em>L'h&eacute;ritage du boson</em>, retiendra tout autant l'attention du lecteur. Elle montre clairement que cette d&eacute;couverte du boson, loin de marquer comme certains l'avaient trop vite dit, la fin de l'histoire de la physique, ouvre au contraire des portes infiniment riches et porteuses de surprises. Ce sera notamment le cas quand il s'agira de mieux comprendre ce que l'on nomme tant en astrophysique qu'en physique des particules, la mati&egrave;re sombre et les neutrinos. </span></font></p> <font size="2" face="Arial"> </font> <p><font size="2" face="Arial"><span>La conclusion de plus de 40 pages,<em> N&eacute;cessit&eacute;, Hasard, Emergence, un Grand R&eacute;cit universaliste</em>, d&eacute;veloppe ces perspectives, d'une fa&ccedil;on qui met en &eacute;vidence le bilan &eacute;pist&eacute;mologique, c'est-&agrave;-dire philosophique et soci&eacute;tal, des r&eacute;volution quantiques et relativistes comme de leurs prolongements dans nos repr&eacute;sentations de la mati&egrave;re et de l'univers. </span></font></p> <font size="2" face="Arial"> </font> <p><font size="2" face="Arial"><span><img width="110" height="110" class="external" alt="serres.jpg" src="http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2013/136/serres.jpg" />Dans une postface inspir&eacute;e, <em>Une fugue &agrave; trois r&eacute;cits universels</em>, le philosophe Michel Serres reprend et &eacute;largit ces conclusions en montrant comment, gr&acirc;ce notamment au travail accompli par le Cern, une v&eacute;ritable vision du monde, humaniste et scientifique, pourrait se substituer aux guerres &eacute;conomiques et religieuses qui continuent &agrave; mettre en danger la plan&egrave;te. <br /> </span></font></p> <font size="2" face="Arial"> </font> <p><font size="2" face="Arial"><span><strong><span>Le Cern et la recherche fondamentale en r&eacute;seau, un mod&egrave;le de sortie de crise pour l'Europe</span></strong></span></font></p> <font size="2" face="Arial"> </font> <p><font size="2" face="Arial"><span>Il faut souligner ici que les deux auteurs, relay&eacute;s par Michel Serres, esquissent, au del&agrave; de la discussion sur le boson de Higgs, une voie qui permettrait &agrave; l'Europe, consid&eacute;r&eacute;e aujourd'hui comme l'homme malade au sein des grandes puissances mondiales, de retrouver un r&ocirc;le pilote. En extrapolant un peu &agrave; partir de leurs propos, mais sans, esp&eacute;rons-le, les trahir, nous proposons ici d'en retenir ce qui pourrait &ecirc;tre une v&eacute;ritable th&eacute;rapeutique pour l'Europe. Il s'agirait de s'inspirer des m&eacute;thodes mises au point avec succ&egrave;s au Cern pour promouvoir une v&eacute;ritable nouvelle r&eacute;volution de la connaissance. Elle reposerait sur l'implication de l'ensemble de la population dans le d&eacute;veloppement de la recherche scientifique fondamentale. </span></font></p> <font size="2" face="Arial"> </font> <p><font size="2" face="Arial"><span>Celle-ci ne m&eacute;rite pas les r&eacute;serves de plus en plus faites, particuli&egrave;rement en Europe, &agrave; l'&eacute;gard de la science appliqu&eacute;e, pr&eacute;sent&eacute;e parfois non sans raisons, comme principalement au service de la d&eacute;fense ou d'entreprises destructrices de l'environnement. Certes, la recherche fondamentale peut donner naissance &agrave; des technologies discutables, mais en elle-m&ecirc;me, elle n'implique rien de tel. Il s'agit au contraire de la seule fa&ccedil;on par laquelle l'esprit humain peut s'ouvrir &agrave; de nouvelles repr&eacute;sentations du monde. Sans elle, comme d'ailleurs le montrent bien les auteurs du livre, nous en serions encore aux archa&iuml;smes mythologiques. Ces nouvelles repr&eacute;sentations pr&eacute;sentent l'avantage de ne pouvoir &ecirc;tre d&eacute;finies &agrave; l'avance par tel ou tel pouvoir institutionnel. Elles sont donc &agrave; la source de l'&eacute;mergence toujours renouvel&eacute;e de mondes nouveaux. Favoriser ce processus pourrait &ecirc;tre pour l'Europe, comme pour le monde &agrave; sa suite, une v&eacute;ritable fontaine de Jouvence.</span></font></p> <font size="2" face="Arial"> </font> <p><font size="2" face="Arial"><span>Mais comment transformer la recherche fondamentale, aujourd'hui encore tr&egrave;s &eacute;litiste, en comportement soci&eacute;tal de grande ampleur, impliquant les centaines de millions d'Europ&eacute;ens pour qui elle ne signifie actuellement rien de concret? C'est l&agrave; que pourraient jouer un r&ocirc;le pilote les proc&eacute;dures qui ont &eacute;t&eacute; d&eacute;velopp&eacute;es au sein du Cern pour faire coop&eacute;rer en r&eacute;seau des milliers de physiciens de par le monde. Gilles Cohen-Tannoudji et Michel Spiro ont eu raison d'insister &agrave; cet &eacute;gard sur l'invention du Web, dont ils rappellent &agrave; juste titre qu'elle a &eacute;t&eacute; initialis&eacute;e puis syst&eacute;matiquement appliqu&eacute;e par le Cern. </span></font></p> <font size="2" face="Arial"> </font> <p><font size="2" face="Arial"><span>Une r&eacute;surrection de ce qu'ils ont appel&eacute; la r&eacute;volution des Lumi&egrave;res pourrait &agrave; cet &eacute;gard reposer en Europe sur le d&eacute;veloppement syst&eacute;matique de r&eacute;seaux de formation et de coop&eacute;ration associant des dizaines de millions de citoyens, au service de la recherche fondamentale. Il s'agirait d'abord de mobiliser toutes les comp&eacute;tences disponibles au service de la formation en ligne des jeunes et des moins jeunes, sur le mode des <em>Massive On line Open Courses (MOCC)</em> . Parmi ces comp&eacute;tences devraient se trouver, outre celles de scientifiques en activit&eacute;, celles de tous les chercheurs et techniciens s'&eacute;tant retir&eacute;s de la vie active et pouvant ainsi reprendre b&eacute;n&eacute;volement du service. </span></font></p> <font size="2" face="Arial"> </font> <p><font size="2" face="Arial"><span>Parall&egrave;lement &agrave; la formation, il conviendrait d'encourager, dans le cadre de multiples portails ad&eacute;quats, les exp&eacute;riences et r&eacute;alisations de terrains, visant notamment &agrave; exploiter les innombrables id&eacute;es innovantes qui naissent quotidiennement, comme le montre la fr&eacute;quentation du web, au sein des universit&eacute;s, des entreprises et des collectivit&eacute;s, et qui demeurent sans suites, faute d'accompagnement. . </span></font></p> <font size="2" face="Arial"> </font> <p><font size="2" face="Arial"><span>Mais qui financerait, demandera-t-on, de tels travaux et initiatives? Les Etats et collectivit&eacute;s publiques devraient prendre en charge les infrastructures. Mais la plupart des initiatives, r&eacute;p&eacute;tons le, pourraient et devraient &ecirc;tre b&eacute;n&eacute;voles, tout au moins &agrave; leur d&eacute;but. Elles feraient appel aux innombrables comp&eacute;tences inemploy&eacute;es des individus et des groupes, dont ceux-ci seraient heureux de faire profiter la collectivit&eacute; pour des raisons &eacute;thiques. C'est d'ailleurs sur un tel ressort que reposent les initiatives les plus enrichissantes du web, Wikipedia &eacute;tant la plus souvent cit&eacute;e. Elles trouveraient ensuite, en cas de succ&egrave;s, des soutiens budg&eacute;taires adapt&eacute;s, de plus en plus importants au fur et &agrave; mesure que l'Europe sortirait de la d&eacute;pression.</span></font></p> <font size="2" face="Arial"> </font> <p><font size="2" face="Arial"><span>Nous ne pr&eacute;ciserons pas ici les d&eacute;tails des solutions envisageables. Elles apparaitraient d'ailleurs progressivement &agrave; l'exp&eacute;rience. L'essentiel serait d'initialiser un mouvement politique dans le sens indiqu&eacute; ici, sous le patronage, notamment, des grands scientifiques auxquels a &eacute;t&eacute; du le succ&egrave;s de la d&eacute;couverte du boson. </span></font></p> <font size="2" face="Arial"> </font> <p><font size="2" face="Arial"><span><br /> <strong>R&eacute;f&eacute;rence</strong>s<br /> </span><span><em>* Le boson et le chapeau mexicain. Un nouveau grand r&eacute;cit de l'univers </em><br /> Gilles Cohen Tannoudji, Michel Spiro. Postface de Michel Serres <br /> Premi&egrave;re &eacute;dition<br /> Collection Folio essais (n&deg;&nbsp;579), Gallimard Parution&nbsp;: 26-04-2013</span></font></p> <font size="2" face="Arial"> </font> <p><font size="2" face="Arial"><span>* Le site de Gilles Cohen Tannoudji <a rel="_blank" class="external" href="http://www.gicotan.fr/index.php/a-propos-de-lauteur-de-ce-site.html" target="_blank">http://www.gicotan.fr/index.php/a-propos-de-lauteur-de-ce-site.html</a><br /> * Michel Spiro est directeur de l'Institut national de physique nucl&eacute;aire et de physique des particules (IN2P3) du CNRS et pr&eacute;sident du Conseil du Cern</span></font></p> </div> </div> Mon, 13 May 2013 23:00:00 GMT La France, un modèle pour les pays européens&#160;? http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1077 1077 <br /><p style="margin-bottom: 0cm"> </p> <font size="2" face="Arial">Voyons d'abord les jugements favorables. Nous &eacute;voquerons ensuite ceux qui le sont moins. </font> <font size="2" face="Arial"> </font><font size="2" face="Arial"> </font> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">Au plan positif, nous pouvons citer:</font></p> <font size="2" face="Arial"> <ul> <li> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">L'ind&eacute;pendance r&eacute;instaur&eacute;e du pouvoir judiciaire. A cet &eacute;gard, la stricte impartialit&eacute; de l'ex&eacute;cutif, qui lui a m&ecirc;me &eacute;t&eacute; reproch&eacute;e lors de l'instruction de l'affaire Cahuzac par les juges, est redevenue exemplaire. Il ne devrait plus y avoir d'affaires, qu'elles impliquent ou non l'actuelle majorit&eacute;, qui soit comme pr&eacute;c&eacute;demment enterr&eacute;e ou ind&eacute;finiment diff&eacute;r&eacute;e. Ce point est essentiel, concernant notamment la confiance accord&eacute;e par les citoyens au r&eacute;gime d&eacute;mocratique. La France devrait &agrave; cet &eacute;gard rejoindre l'exemple de la Scandinavie, si souvent vant&eacute;e.</font></p> </li> <li> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">Une r&eacute;forme fiscale progressive, bien que jug&eacute;e encore trop lente ou trop timide par les &eacute;conomistes. L'effort contributif sera certainement plus lourd que pr&eacute;c&eacute;demment (ceci du &agrave; la n&eacute;cessit&eacute; de combattre les d&eacute;ficits) mais mieux r&eacute;parti. En termes de fiscalit&eacute; des entreprises, diff&eacute;rentes mesures visant &agrave; aider l'investissement dans les PME entreront progressivement en vigueur. </font> </p> </li> <li> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">La prise en compte des priorit&eacute;s &agrave; donner &agrave; l'&eacute;ducation et &agrave; l'innovation. En ce sens, la politique de num&eacute;risation par le tr&egrave;s haut d&eacute;bit conduite par le ministre Vincent Peillon permettra &agrave; l'enseignement de r&eacute;cup&eacute;rer ses retards par rapport aux autres pays d&eacute;velopp&eacute;s. En ce qui concerne le soutien &agrave; l'innovation technologique et &agrave; la recherche appliqu&eacute;e et fondamentale, une politique publique volontariste est clairement affich&eacute;e. Reste &eacute;videmment, mais cela ne peut pas se faire en 6 mois, &agrave; d&eacute;gager des cr&eacute;dits, fixer des objectifs clairs et compr&eacute;hensibles par l'opinion, lancer ou relancer les coop&eacute;rations, y compris avec l'Europe, au sein des aires r&eacute;gionales les mieux dot&eacute;es en ressources intellectuelles. </font> </p> </li> <li> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">La volont&eacute; de concilier les &eacute;conomies n&eacute;cessaires au triple niveau de l'Etat, des collectivit&eacute;s locales et du secteur social avec une volont&eacute; d&eacute;lib&eacute;r&eacute;e de continuer &agrave; financer les investissements productifs, quitte &agrave; ne pas totalement respecter les niveaux de d&eacute;ficit public impos&eacute;e principalement par l'Allemagne au sein de l'Europe. Fran&ccedil;ois Hollande h&eacute;site encore sur ce dernier point &agrave; se donner l'aisance n&eacute;cessaire pour soutenir une v&eacute;ritable relance, non de la demande, mais de l'offre productive. L'exemple des Pays-Bas, qui viennent officiellement de renoncer &agrave; la rigueur budg&eacute;taire, devrait l'encourager &agrave; le faire, sans cesser d'appartenir au club des pays dits vertueux. </font> </p> </li> <li> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">La volont&eacute; de renforcement et de transparence dans la lutte contre la fraude fiscale, le secret bancaire, les paradis fiscaux et les possibilit&eacute;s de corruption. Beaucoup de d&eacute;cisions concr&egrave;tes restent &agrave; prendre. Cependant la volont&eacute; semble acquise de ne pas s'en tenir, comme pr&eacute;c&eacute;demment, aux d&eacute;clarations d'intention imm&eacute;diatement d&eacute;menties par les faits, tels que notamment la diminution constante des personnels affect&eacute;s au contr&ocirc;le et &agrave; la pr&eacute;vention. </font> </p> </li> <li> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">Ajoutons un point essentiel, malheureusement perdu de vue par la plupart des Etats europ&eacute;ens, celui de continuer &agrave; financer la d&eacute;fense nationale et les politiques industrielles qui en sont le support. Ceci permet &agrave; la France, seule encore en Europe, d'intervenir &agrave; l'ext&eacute;rieur pour la protection non seulement de ses int&eacute;r&ecirc;ts mais aussi de ceux de ces voisins. Ceux-ci s'illusionnent encore en pensant que le parapluie des Etats-Unis, via l'Otan, pourra les couvrir. Souhaitons qu'ils ne soient pas trop t&ocirc;t mis en face du d&eacute;sengagement am&eacute;ricain...encore que, dirions-nous, le choc serait salutaire. </font> </p> </li> </ul> <font size="2" face="Arial"> </font> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial"><br /> Au plan des r&eacute;serves que pourrait susciter l'exemple fran&ccedil;ais, tout au moins chez ceux de nos voisins qui souhaiteraient une politique de construction europ&eacute;enne plus ambitieuse, nous pouvons citer:</font></p> <font size="2" face="Arial"> <ul> <li> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">La timidit&eacute; dans la politique de r&eacute;forme du syst&egrave;me financier: s&eacute;paration plus nette entre les d&eacute;p&ocirc;ts et les fonds sp&eacute;culatifs, publicit&eacute; des op&eacute;rations financi&egrave;res, mise en place d'un imp&ocirc;t europ&eacute;en cons&eacute;quent portant sur les transactions financi&egrave;res ...Il est vrai que ces mesures ne pourraient aboutir que si elles &eacute;taient reprises par l'ensemble des pays de la zone euro. Mais la France pourrait les r&eacute;clamer plus &eacute;nergiquement. </font> </p> </li> <li> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">L'insuffisante clart&eacute; de la politique &eacute;trang&egrave;re. Sur ce plan, la France, hors l'intervention bienvenue en Afrique, para&icirc;t encore, soit &agrave; la remorque des Etats-Unis, soit paralys&eacute;e par une timidit&eacute; qui porte tort &agrave; l'Europe toute enti&egrave;re. Il est possible que des &eacute;v&egrave;nements graves se pr&eacute;parent au Moyen-Orient. Ne faudrait-il pas mieux s'y pr&eacute;parer? De m&ecirc;me, les Brics manifestent une volont&eacute; d'autonomie et d'unit&eacute; qui en fera plus encore qu'aujourd'hui le deuxi&egrave;me, sinon le premier p&ocirc;le mondiale d'influence g&eacute;ostrat&eacute;gique. La France ne devrait-elle pas pousser l'Europe, via le mouvement dit EuroBrics, &agrave; d&eacute;finir de meilleurs coop&eacute;rations strat&eacute;giques avec ces puissances? On objectera que l'atlantisme, encore tr&egrave;s puissant, tant &agrave; Bruxelles que chez nos principaux voisins, ne pousse pas &agrave; beaucoup d'ambitions europ&eacute;ennes dans ces divers domaines. Mais la France, o&ugrave; subsiste une forte tradition gaullienne, ne devrait-elle pas faire l'effort d'encourager la naissance ou la renaissance en Europe d'une minimum de d&eacute;sir de souverainet&eacute; et de puissance? </font> </p> </li> </ul> <font size="2" face="Arial"> </font> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">Finalement, le principal reproche que l'on pourrait faire &agrave; Fran&ccedil;ois Hollande, en se pla&ccedil;ant non seulement du point de vue fran&ccedil;ais mais du point de vue europ&eacute;en, serait un manque de vigueur dans l'affichage, non seulement des ambitions, mais des r&eacute;sultats. Ceci contraste avec les promesses de la campagne, d'o&ugrave; la d&eacute;ception apparente de l'&eacute;lectorat socialiste, d'o&ugrave; l'agressivit&eacute; accrue et non fond&eacute;e de l'opposition, d'o&ugrave; les doutes chez nos amis europ&eacute;ens. </font> </p> <font size="2" face="Arial"> </font><font size="2" face="Arial"> </font> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">Or, comme nous avons essay&eacute; ici de le montrer, non seulement la direction est bonne, mais la marche dans le bon sens est bien engag&eacute;e. Monsieur le Pr&eacute;sident, faites-le mieux savoir. <br /> </font> </p> <font size="2" face="Arial"> </font><font size="2" face="Arial"> </font> <p style="margin-bottom: 0cm"><font size="2" face="Arial">1) Pour paraphraser Jean de la Fontaine, que faire dans un sondage sinon s'opposer? &laquo;<em>&nbsp;Un li&egrave;vre en son gite songeait. Mais que faire en un gite &agrave; moins que l'on n'y songe&nbsp;&raquo; </em>dans<em> &laquo;&nbsp;Le li&egrave;vre et les grenouilles&nbsp;&raquo;. </em><font size="2">Finalement, Fran&ccedil;ois Hollande ne serait-il pas comme le li&egrave;vre de la fable, c'est-&agrave;-dire trop timide <font size="2">?</font></font><em><br /> </em></font> </p> <font size="2" face="Arial"> </font> <p style="margin-bottom: 0cm"><br /> </p> </font></font> Thu, 18 Apr 2013 23:00:00 GMT Relancer la coopération universitaire et scientifique entre la France (l'Europe) et l'Afrique http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1023 1023 <br /><div class="node-inner" id="bloggPostInner"><span>De telles actions avaient &eacute;t&eacute; entreprises, avant les &eacute;v&egrave;nements actuels, en France, dans le cadre de l'Institut de Recherche pour le D&eacute;veloppement (<a rel="_blank" class="external" href="http://www.ird.fr/" target="_blank">http://www.ird.fr/</a>) et du minist&egrave;re des Affaires &eacute;trang&egrave;res. Elles avaient suscit&eacute; un grand int&eacute;r&ecirc;t de la part des universit&eacute;s africaines contact&eacute;es. </span> <div class="content"> <p><span>Malheureusement la g&eacute;n&eacute;ralisation </span><span>d'actions terroristes men&eacute;es au nom d'un islam radical s'est traduite par des menaces directes &agrave; l'encontre des enseignants et chercheurs int&eacute;ress&eacute;s, ce qui les a conduit, en l'absence de toute protection locale, &agrave; renoncer. </span></p> <p><span>Les perspectives pourraient changer avec l'action militaire actuellement men&eacute;e par les pays de la CEDEAO et la France pour restaurer des conditions de travail et de coop&eacute;ration plus pacifiques. Tous les observateurs font en effet valoir que, derri&egrave;re la lutte contre le terrorisme s'impose une v&eacute;ritable restauration des Etats. Celle-ci suppose, non seulement des actions politiques mais des investissements publics susceptibles de relancer une croissance locale, dont toutes les populations pourraient b&eacute;n&eacute;ficier.</span></p> <p><span> A cet &eacute;gard s'imposerait en priorit&eacute; un investissement commun dans des structures universitaires susceptibles de former des sp&eacute;cialistes ayant vocation, non de s'exiler en Europe ou aux Etats-Unis, mais de travailler dans leurs pays. Cette formation devrait d'embl&eacute;e viser des domaines complexes, &agrave; fort contenu scientifique et math&eacute;matique, susceptibles de r&eacute;pondre aux besoins de comp&eacute;tences requis par la modernisation des pays concern&eacute;s. </span><span>Actuellement ces besoins sont pourvus par l'appel exclusif &agrave; des entreprises priv&eacute;es engag&eacute;es dans des exploitations purement commerciales des ressources locales. </span></p> <p><span>Les actions de coop&eacute;ration que nous recommandons ici sont difficiles. Nous ne pouvons en dire plus ici. Nous nous bornons, pour fixer les id&eacute;es, &agrave; mentionner ici deux projets auxquels avait particip&eacute; directement un des auteurs de cette note &eacute;ditoriale. Bien que datant d&eacute;j&agrave; de quelques ann&eacute;es, nous pensons qu'ils pourraient dor&eacute;navant &ecirc;tre relanc&eacute;s. Nous esp&eacute;rons que le gouvernement fran&ccedil;ais s'y int&eacute;ressera. </span></p> <p><span>L'un de ces projets concerne la &laquo;&nbsp;mise en place d'un R&eacute;seau de Laboratoires avec les Pays du Sud, avec cr&eacute;ation d'une <strong>&eacute;cole doctorale franco-africaine&nbsp;</strong>&raquo;. Pour y acc&eacute;der, faire <a rel="_blank" class="external" href="http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2013/133/ProjetEcoleDoc.pdf" target="_blank">http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2013/133/ProjetEcoleDoc.pdf</a></span></p> <p><span>L'autre concerne la cr&eacute;ation d'un <strong>Laboratoire virtuel en sciences des mod&egrave;les,</strong> r&eacute;sum&eacute; dans la note ci-dessous</span></p> <p><font color="#800000"><em><span><strong><span>Projet de structure doctorale en sciences des mod&egrave;les&nbsp;: Mod&eacute;lisations et Applications</span></strong></span></em></font></p> <font color="#800000"><em> </em></font> <p><font color="#800000"><em><span><strong>Objectifs<br /> </strong><br /> Mettre en place un Laboratoire Virtuel sur le th&egrave;me retenu, compos&eacute; d'&eacute;quipes pluridisciplinaires (mais centr&eacute;es sur les mod&eacute;lisateurs) de l'IRD et sur des &eacute;quipes correspondantes dans quatre n&oelig;uds africains (Maroc, S&eacute;n&eacute;gal, Cameroun, Afrique du Sud). Ce Laboratoire Virtuel travaillera en mod&eacute;lisation (math&eacute;matiques appliqu&eacute;es et mod&eacute;lisation calculable c'est-&agrave;-dire informatique) et en appliquant syst&eacute;matiquement ses mod&egrave;les &agrave; des th&eacute;matiques pr&eacute;cises (structures de connaissances scientifiques et mesures valid&eacute;es) d&eacute;clinant UN ou DEUX grands th&egrave;mes pr&eacute;occupant les pays africains et l'IRD.</span></em></font></p> <font color="#800000"><em> </em></font> <p><font color="#800000"><em><span>Ce Laboratoire Virtuel doit s'appuyer, pour &ecirc;tre cr&eacute;dible et &ecirc;tre valid&eacute;, sur les laboratoires de quelques &eacute;coles doctorales de Paris 6. Il doit pouvoir, avec les &eacute;coles doctorales de Paris 6, former au plus t&ocirc;t une Structure Doctorale (une structure de formation doctorale de type mixte Universit&eacute; &ndash; IRD).</span></em></font></p> <font color="#800000"><em> </em></font> <p><font color="#800000"><em><strong><span>&Eacute;volution</span></strong></em></font></p> <font color="#800000"><em> </em></font> <p><font color="#800000"><em><span> Cette structure aurait deux sp&eacute;cificit&eacute;s&nbsp;: `<br /> * &Ecirc;tre pluridisciplinaire et centr&eacute;e sur la mod&eacute;lisation avec applications,<br /> * Poss&eacute;der des domaines de recherche syst&eacute;matiquement partag&eacute;s avec l'Afrique.</span></em></font></p> <font color="#800000"><em> </em></font> <p><font color="#800000"><em><span>A terme, c'est-&agrave;-dire en deux ans, cette structure devrait t devenir une Ecole Doctorale propre IRD &ndash; Paris 6, sous le th&egrave;me &quot;Mod&eacute;lisation des Syst&egrave;mes Complexes et Applications&quot;.</span></em></font></p> <font color="#800000"><em> </em></font> <p><font color="#800000"><em><span><strong>Caract&egrave;res<br /> <br /> </strong></span><span>Il s'agit de passer au plus vite au niveau de la formation de docteurs et de professeurs en Afrique, dans le cadre de l'action d'Am&eacute;nagement durable de l'IRD.<br /> Pour cela il faut impliquer fortement dans ce sens (pluridisciplinaire et coop&eacute;rations locales &eacute;troites) les centres IRD en Afrique.<br /> Le projet initial doit s'appuyer sur un ensemble de chercheurs de grande comp&eacute;tence (intervenants IRD tr&egrave;s motiv&eacute;s, professeurs reconnus, doctorants de qualit&eacute;, environnement performant, maillage en r&eacute;seau syst&eacute;matique et surtout op&eacute;rationnel).</span></em></font></p> <font color="#800000"><em> </em></font> <p><font color="#800000"><em><span>La r&eacute;ussite du Laboratoire Virtuel et celle de la Structure Doctorale doivent permettre la cr&eacute;ation de l'Ecole Doctorale IRD Paris 6, qui devrait devenir un objectif prioritaire.</span></em></font></p> <p>&nbsp;<span>Jean-Paul Baquiast, Christophe Jacquemin, Alain Cardon 24/01/2013</span></p> <p>&nbsp;</p> <p><span><strong>Post scriptum</strong></span></p> <p><span>D&rsquo;apr&egrave;s mes informations, l&rsquo;IRD et Paris 6 ont mont&eacute; il y a deux ans un co-encadrement de th&eacute;sards Nord-Sud, soit un peu plus de 40 th&eacute;sards<br /> actuellement, ce qui est important. L&rsquo;IRD s&rsquo;est vraiment engag&eacute; dans la formation de doctorants, ce qu&rsquo;il ne faisait pratiquement pas quand<br /> j&rsquo;y &eacute;tais. Le site de Bondy envisage de construire un b&acirc;timent pour recevoir et h&eacute;berger des doctorants, afin qu&rsquo;ils fassent une partie de<br /> leur travail de th&egrave;se en France avec P6, avec l&rsquo;encadrement des professeurs de P6 et la fr&eacute;quentation des laboratoires et des autres th&eacute;sards. De<br /> nombreuses disciplines scientifiques sont engag&eacute;es. </span></p> <p><span>On peut donc dire que le projet que j&rsquo;avais pr&eacute;sent&eacute; est en marche. J'avais surtout insist&eacute; sur l&rsquo;informatique et les syst&egrave;mes complexes et l&agrave;, je crois<br /> que j&rsquo;&eacute;tais trop en avance &agrave; l&rsquo;&eacute;poque.</span></p> <p><span>De plus, &agrave; Rouen, &agrave; l&rsquo;INSA o&ugrave; je travaille en ce moment, s'organise le montage d&rsquo;une INSA au Maroc li&eacute;e &agrave; celle de Rouen, ce qui va permettre de<br /> cr&eacute;er une structure doctorale importante entre la France et le Maroc, dans les domaines des sciences dures.</span></p> <p><span>Alain Cardon 24/01/2013</span></p> </div> </div> Wed, 23 Jan 2013 23:00:00 GMT La révolution du Très Haut Débit (THD) dans l'enseignement. http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=995 995 <br /><p align="left"><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif"><strong><font color="#000099"> </font><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif" color="#000099">Propositions pour une action </font><font color="#000099"><br /> Document de travail en discussion</font><font color="#000099"><br /> </font></strong></font><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif">Jean-Paul Baquiast et collectif 22/11/2012</font></p> <br /> <p><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif">En attendant, on constate que l'Etat ne fait toujours pas valoir le r&ocirc;le qu'il pourrait jouer &agrave; travers l'Education nationale pour acc&eacute;l&eacute;rer le passage au THD.<br /> Le discours de Fleur P&eacute;lerin pr&eacute;cit&eacute; (21 nov 2011, AFP) qui demande &quot;des clarifications aux op&eacute;rateurs&quot; n'en parle pas. <br /> Pas d'avantage l'int&eacute;ressant dossier de l'Idate pour le Conseil d'Analyse strat&eacute;gique <br /> <a href="http://www.strategie.gouv.fr/system/files/2012-03-27-rapport_thd_idate_0.pdf">http://www.strategie.gouv.fr/system/files/2012-03-27-rapport_thd_idate_0.pdf</a><br /> Pas plus enfin l'exp&eacute;rience de Nantes en internet mobile 4G qui commence ces jours-ci. </font></p> <p><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif">La pr&eacute;sente note fait quelques propositions en ce sens. <br /> <br /> <font color="#000099"><strong><br /> Pr&eacute;liminaire</strong></font>s<br /> <br /> On ne distinguera pas ici entre les types d'enseignement: sup&eacute;rieur, secondaire, primaire, non plus qu'avec d'autres formations: professionnelles par exemple. Posons en principe que les apports du THD seront globalement comparables, et que les probl&egrave;mes pos&eacute;s ou solutions envisageables seront tr&egrave;s comparables. En pratique cependant, par la suite, il conviendra d'adapter les d&eacute;marches.<br /> <br /> </font></p> <p><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif" color="#000099"><strong>1. Perspectives technologiques</strong></font><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif"><br /> <br /> Aujourd'hui, on d&eacute;finit le THD, en l'&eacute;tat actuel des technologies et des &eacute;quipements en France, comme permettant des &eacute;changes &agrave; 100 Megabits/seconde, en flux descendants, sans doute moindres en flux montants. Dans certaines conditions, on pourrait envisager des flux encore plus importants, sur de courtes distances. <br /> L'actuel ADSL va de 20 Mbits &agrave; 512 Kbits. Il utilise essentiellement le cuivre. Le mobile 3G offre, selon le nombre des utilisateurs, quelques Mbits, voire un peu plus. L'adoption de fibres&nbsp;permettra seule, dans l'imm&eacute;diat, le THD sym&eacute;trique. <br /> <br /> On a chiffr&eacute; (ARCEP) &agrave; 25 milliards le d&eacute;ploiement de la fibre optique pour tous. On con&ccedil;oit que les t&acirc;ches &eacute;ducatives repr&eacute;sentant une part importante des futurs trafics, il soit essentiel d'organiser au mieux le passage au THD. </font></p> <p><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif"> Voir sur ces questions le r&eacute;cent dossier de l'Idate pr&eacute;cit&eacute; pour le Conseil d'Analyse strat&eacute;gique <br /> <a href="http://www.strategie.gouv.fr/system/files/2012-03-27-rapport_thd_idate_0.pdf">http://www.strategie.gouv.fr/system/files/2012-03-27-rapport_thd_idate_0.pdf</a></font></p> <p><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif"><br /> </font></p> <p><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif"><strong><font color="#000099">2. Les orientations sur l'&eacute;cole propos&eacute;es par le Pr&eacute;sident de la R&eacute;publique.</font></strong></font></p> <p><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif">Celles-ci ont &eacute;t&eacute; r&eacute;sum&eacute;es par un discours du 9 octobre 2012 &agrave; la cl&ocirc;ture de la concertation sur l'&eacute;cole. Elles ne portent pas particuli&egrave;rement sur le THD, mais on constatera que l'adoption de celui-ci pour tous sera une condition quasi-oblig&eacute;e des plus importantes d'entre elles.</font></p> <p><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif">Relevons les points suivants (extraits sous notre responsabilit&eacute;)<br /> <br /> <font color="#990000"><em>- La France a toujours eu un rapport fusionnel avec son &eacute;cole.<br /> - Un projet &eacute;ducatif est, par d&eacute;finition, un projet de soci&eacute;t&eacute;.<br /> - l&rsquo;investissement dans l&rsquo;&eacute;ducation est la meilleure fa&ccedil;on de r&eacute;pondre aux grands enjeux de notre pays&nbsp;<br /> - Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;&eacute;cole n&rsquo;est pas encore suffisamment pr&eacute;par&eacute;e &agrave; de tels d&eacute;fis.... Et pourtant elle fait face.<br /> - La France est l&rsquo;un des pays o&ugrave; l&rsquo;&eacute;cart de r&eacute;sultats entre les &eacute;l&egrave;ves de statuts sociaux favoris&eacute;s et d&eacute;favoris&eacute;s est le plus important des pays de l&rsquo;OCDE.<br /> - les in&eacute;galit&eacute;s territoriales se sont creus&eacute;es...<br /> - l&rsquo;&eacute;cole peine &agrave; prendre en compte les mutations profondes de notre soci&eacute;t&eacute;, y compris les nouvelles technologies...<br /> - l&rsquo;&eacute;cole doit changer...Il y faudra du temps et des moyens.<br /> - D&egrave;s cette ann&eacute;e et malgr&eacute; les difficult&eacute;s budg&eacute;taires, et pour chacune des cinq ann&eacute;es &agrave; venir, ce sont pr&egrave;s de 10.000 postes qui seront cr&eacute;&eacute;s. <br /> - Nos enfants ont besoin de professeurs. Ils ont aussi besoin de professeurs bien form&eacute;s.<br /> - Des objectifs. J&rsquo;en d&eacute;gage deux principaux&nbsp;:<br /> Le premier, c&rsquo;est la r&eacute;ussite pour tous.<br /> - Je veux remettre tout simplement, le syst&egrave;me &agrave; l&rsquo;endroit et donner la priorit&eacute; au primaire. <br /> - la scolarisation des enfants de moins de trois ans, qui doit &ecirc;tre centr&eacute;e sur les apprentissages premiers et notamment le langage oral. <br /> - l&rsquo;&eacute;cole &eacute;l&eacute;mentaire, sa mission est de transmettre les premiers &eacute;l&eacute;ments des savoirs fondamentaux. Elle doit b&eacute;n&eacute;ficier d&rsquo;une p&eacute;dagogie nouvelle et de la mise en place du principe du &laquo;&nbsp;plus de ma&icirc;tres que de classes&nbsp;&raquo;. <br /> - les articulations entre les diff&eacute;rents niveaux de scolarit&eacute;...La r&eacute;ponse passe par la coop&eacute;ration entre les &eacute;tablissements, l&rsquo;&eacute;change des pratiques, l&rsquo;ouverture vers d&rsquo;autres acteurs, l&rsquo;implication des enseignants. <br /> - Reste la question des in&eacute;galit&eacute;s territoriales &hellip;<br /> - Le second grand enjeu, au-del&agrave; de la r&eacute;ussite de tous, c&rsquo;est de pr&eacute;parer l&rsquo;&eacute;cole du futur.<br /> - L&rsquo;&eacute;cole du futur commence par les nouvelles technologies. Je ne veux pas c&eacute;der &agrave; l&rsquo;illusion du tout num&eacute;rique, mais il est clair que cette nouvelle donne modifie le r&ocirc;le de l&rsquo;enseignant, transforme les savoirs et affecte les p&eacute;dagogies. Nous pouvons nier le ph&eacute;nom&egrave;ne, il s&rsquo;impose &agrave; nous, il s&rsquo;introduit m&ecirc;me dans les &eacute;tablissements. Il concurrence, y compris la construction des savoirs, et s&rsquo;il n&rsquo;y a pas l&rsquo;esprit critique, des informations douteuses peuvent arriver jusqu&rsquo;&agrave; la conscience des &eacute;l&egrave;ves. Le r&ocirc;le de l&rsquo;&eacute;ducation c&rsquo;est de saisir ces nouvelles technologies et en m&ecirc;me temps d&rsquo;avoir l&rsquo;esprit critique pour les dominer. Donc nous devrons, vous devrez adapter vos fa&ccedil;ons de faire et utiliser ces technologies comme un levier de changement, d&rsquo;ouverture. <br /> - Cela suppose, l&agrave; encore, la formation des enseignants et de mettre &agrave; disposition les mat&eacute;riels mais aussi les ressources, les r&eacute;seaux dans chaque &eacute;tablissement. Je demande au Gouvernement de prendre rapidement les initiatives pour donner &agrave; ce que l&rsquo;on appelle l&rsquo;e-&eacute;ducation, la dimension qui doit &ecirc;tre la sienne. Le Gouvernement donnera tous les moyens pour d&eacute;ployer ces ressources et r&eacute;ussir &agrave; relever ce beau d&eacute;fi du num&eacute;rique.<br /> - Je veux que, sur l&rsquo;ensemble de notre territoire, les enseignants, les personnels de l&rsquo;Education, les chefs d&rsquo;&eacute;tablissement puissent inventer de nouvelles m&eacute;thodes, se fixer de nouveaux objectifs, &eacute;laborer des instruments p&eacute;dagogiques. Je souhaite m&ecirc;me que les collectivit&eacute;s locales, qui repr&eacute;sentent 25% de la d&eacute;pense int&eacute;rieure de l&rsquo;Education, puissent &eacute;galement s&rsquo;investir et s&rsquo;impliquer dans ce bel objectif de l&rsquo;&eacute;cole du futur. <br /> - Ensuite, l&rsquo;&eacute;cole du futur c&rsquo;est une &eacute;cole accueillante. L&rsquo;&eacute;ducation culturelle, artistique et scientifique s&rsquo;inscrit dans cette perspective.</em></font></font></p> <p><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif">Il faudra montrer, mais nous ne le ferons pas ici car ceci , que ces diff&eacute;rentes orientations supposent &ndash; ou en tous cas seront d'autant plus faciles &agrave; mettre en oeuvre, que les &eacute;coles seront reli&eacute;es par des fibres &agrave; THD, et dot&eacute;es de mat&eacute;riels et serveurs ad&eacute;quats, tant pour les enseignants que pour les &eacute;l&egrave;ves. <br /> </font></p> <p><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif"><strong><font color="#000099"><br /> 3. Conjuguer le THD et l'enseignement ouvert massif en ligne (MOOC en anglais pour Massive online open Courses)<br /> </font></strong>CF notre pr&eacute;c&eacute;dent article http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2012/131/treshautdebit.htm</font></p> <p><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif">On observe que les Etats-Unis, mais aussi d'autres grands pays comme l'Inde) vont faire dor&eacute;navant appel au THD pour mener des r&eacute;formes p&eacute;dagogiques consid&eacute;rables. <br /> <br /> Citons les principales:<br /> - diffuser librement en ligne (open source) l'ensemble des cours et des produits &eacute;ducatifs<br /> - g&eacute;n&eacute;raliser la p&eacute;dagogie &agrave; distance avec introduction de modules interactifs sophistiqu&eacute;s (Ceci ne signifiera pas n&eacute;cessairement s&eacute;parer le ma&icirc;tre de la classe et des &eacute;l&egrave;ves, mais si besoin mettre en place, dans la classe elle-m&ecirc;me, avec la participation du ma&icirc;tre, de tels outils)<br /> - assurer une formation continue des ma&icirc;tres.<br /> - g&eacute;n&eacute;raliser d&egrave;s le plus jeune &acirc;ge la participation (contr&ocirc;l&eacute;e) des &eacute;l&egrave;ves &agrave; la r&eacute;alisation des produits et activit&eacute;s p&eacute;dagogiques. Nourrir de nouvelles r&eacute;flexions p&eacute;dagogiques sur la base de ces participations.<br /> - assurer les &eacute;changes entre &eacute;tablissements non seulement au plan national, mais au plan international. En Europe, il s'agira d'un enjeu politiquement essentiel. Il devra s'accompagner d'investissements en intelligence artificielle permettant l'interop&eacute;rabilit&eacute; des contenus malgr&eacute; les diff&eacute;rences linguistiques et culturelles. Au plan international, les &eacute;changes ainsi permis pourront jouer un r&ocirc;le essentiel de coh&eacute;sion entre les soci&eacute;t&eacute;s et groupes se rattachant &agrave; la francophonie, notamment en Afrique.<br /> - obtenir en temps r&eacute;el des retour d'information sur l'efficacit&eacute; de l'enseignement et les aides particuli&egrave;res devant &ecirc;tre apport&eacute;es aux &eacute;l&egrave;ves en difficult&eacute; ou d&eacute;crocheurs. <br /> - partager les couts et les avantages des r&eacute;seaux en THD avec les diff&eacute;rents services publics nationaux et territoriaux ayant un d&eacute;ploiement r&eacute;gional et local. </font></p> <p><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif" color="#000099"><strong><br /> Conclusion</strong></font><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif"><br /> <br /> Des prises de conscience du besoin et des perspectives, relay&eacute;es au plus haut niveau de l'Etat, s'imposent. Le plus vite possible, des strat&eacute;gies budg&eacute;taires et &eacute;conomiques associ&eacute;es au d&eacute;ploiement du THD dans les &eacute;coles devront &ecirc;tre mises en place et publi&eacute;es.<br /> <br /> Par ailleurs, notamment au plan de la recherche p&eacute;dagogique et des &eacute;changes d'exp&eacute;riences, il faudra multiplier les sites et portails ouverts aux enseignants, aux &eacute;l&egrave;ves, aux parents et aux chercheurs, relatant pour l'information de tous ce qui aura &eacute;t&eacute; fait par ces quatre cat&eacute;gories d'acteurs. </font></p> <p><font size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif">A ce titre, la mise en place d'un portail national permettant &agrave; l'ensemble des enseignants de collaborer &agrave; la r&eacute;alisation de ressources p&eacute;dagogiques libres et de diffuser leurs travaux sous une<strong><font color="#000099"> licence libre</font></strong> m&eacute;riterait d'&ecirc;tre engag&eacute;e sans tarder.</font></p> Wed, 21 Nov 2012 23:00:00 GMT Le Très haut débit dans l'Education. Le MOOC http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=990 990 <br />&nbsp;<br /> Depuis quelques ann&eacute;es, certaines universit&eacute;s avaient commenc&eacute; &agrave; distribuer leurs cours par internet, avec un certain succ&egrave;s, notamment dans les pays ne pouvant pas envoyer leurs &eacute;tudiants aux Etats-Unis. 700.000 &eacute;tudiants sont aujourd'hui abonn&eacute;s &agrave; l'enseignement &agrave; distance (distant learning) Mais aujourd'hui des op&eacute;rations de bien plus grande ampleur sont engag&eacute;es, ainsi qu'une r&eacute;flexion approfondie sur le concept de MOOC ( massive open online courses). <br /> <br /> Des entreprises sp&eacute;cialis&eacute;es comme edX (MIT-Harvard), Coursera, Udacity, sont mises en place pour r&eacute;aliser les investissements et diffuser les m&eacute;thodes. Contrairement aux cours pr&eacute;c&eacute;dents, qui se limitaient &agrave; diffuser les contenus p&eacute;dagogiques &agrave; distance (comme les cours par correspondance distribu&eacute;s par voie postale d&egrave;s le milieu du 20e si&egrave;cle), la nouvelle p&eacute;dagogie veut tirer partie de la massive interactivit&eacute; permise par le Web, notamment par les r&eacute;seaux &agrave; tr&egrave;s haut d&eacute;bit. L'universit&eacute; peut d&eacute;sormais diffuser des flux (stream) de vid&eacute;o-enseignement enrichis d'&eacute;l&eacute;ments interactifs sophistiqu&eacute;s. Les retours en temps quasi r&eacute;el provenant des &eacute;tudiants permettent aux enseignants d'adapter en permanence leurs contenus aux besoins des &eacute;l&egrave;ves, et de recueillir simultan&eacute;ment des donn&eacute;es globales permettant de rendre l'enseignement plus efficace. La technologie est puissante, relativement peu co&ucirc;teuse et de port&eacute;e global. Personne ne devrait en principe &ecirc;tre laiss&eacute; &agrave; l'&eacute;cart. <br /> <br /> Le service public de l'&eacute;ducation aux Etats-Unis concerne aujourd'hui le quart de la population (soit 80 millions d'&eacute;l&egrave;ves de tous niveaux). Les budgets publics affect&eacute;s d&eacute;passent $800 milliards, auxquels s'ajoutent les sommes d&eacute;pens&eacute;es dans le cadre de l'enseignement priv&eacute; et professionnel. Il y aurait donc beaucoup &agrave; faire pour tirer un meilleur parti de tels budgets. Pour un pionner du MOOC tel que Clayton Christensen, la nouvelle technologie &eacute;ducative peut &ecirc;tre dite de rupture (disruptive technology). M&ecirc;me si l'enseignement pr&eacute;sentiel (mettant directement l'&eacute;l&egrave;ve en contact avec l'enseignant et les mati&egrave;res enseign&eacute;es &ndash; notamment dans les sciences) ne peut &ecirc;tre totalement remplac&eacute;, l'essentiel des transferts et enrichissement de comp&eacute;tences peut d&eacute;sormais &ecirc;tre assur&eacute; par des r&eacute;seaux p&eacute;dagogiques &agrave; tr&egrave;s haut d&eacute;bit. <br /> <br /> Il est &eacute;vident cependant que les changements seront si importants que les enseignants comme les &eacute;l&egrave;ves et &eacute;tudiants doivent s'y pr&eacute;parer. Dans un pays comme la France qui vise &agrave; mettre la formation et l'&eacute;ducation au premier rang des priorit&eacute;s permettant de s'adapter au si&egrave;cle qui vient, le domaine devrait faire l'objet d'un investissement national majeur. La premi&egrave;re priorit&eacute; sera d'abord de faire reconna&icirc;tre le besoin, face aux sceptiques et &agrave; tous les int&eacute;r&ecirc;ts conservateurs visant &agrave; conserver leurs privil&egrave;ges actuels. Mais ensuite un effort massif d'exp&eacute;rimentations, de diffusion d'exp&eacute;riences, de critiques et d'investissements s'imposera, sur un mode tr&egrave;s largement d&eacute;centralis&eacute;. Il ne s'agira pas de confier &agrave; des circulaires minist&eacute;rielles seules la responsabilit&eacute; d'engager la r&eacute;volution n&eacute;cessaire, qui demandera plusieurs ann&eacute;es pour prendre son rythme.<br /> <br /> L&agrave; ou cependant l'Etat ne pourra pas s'abstenir, ce sera quand il s'agira de financer les investissements en mat&eacute;riels et en lignes sans lesquels le MOOC resterait un voeu pieu. Il se trouve en France que beaucoup de ces investissements existent d&eacute;j&agrave;. Il faudra par contre en tirer partie de fa&ccedil;on imaginative. <br /> <br /> Il faudra aussi &eacute;viter que les nouvelles offres soeint monopolis&eacute;es par des entreprises commerciales travaillant sur le mode dit propri&eacute;taire. Un vaste domaine s'ouvre dans ce but &agrave; toux ceux qui ont acquis avec la lutte pour les logiciels libres le savoir-faire permettant de combattre l'accaparement du savoir par des firmes se comportant dans ce domaine comme les semenciers priv&eacute;s dans le domaine de l'agriculture. La guerre est loin d'&ecirc;tre gagn&eacute;e. <br /> <br /> Ajoutons, concernant les relations des universit&eacute;s am&eacute;ricianes ou europ&eacute;ennes avec les &eacute;tudiants qui continuent &agrave; vouloir b&eacute;n&eacute;ficier, en compl&eacute;ment des investissements faits dans leurs pays, de l'exp&eacute;rience dite &laquo;&nbsp;occidentale&nbsp;&raquo;, que des centaines de millions de personnes sont potentiellement concern&eacute;es. Ce serait un crime contre l'esprit de ne pas tenter de leur faire partager les connaissances et la culture p&eacute;niblement acquises par nos soci&eacute;t&eacute;s au cours de plusieurs si&egrave;cles d'effo. <br /> <br /> Nous reviendrons sur ce th&egrave;me essentiel dans de prochains articles<br /> <br /> R&eacute;f&eacute;rences<br /> * <a rel="_blank" class="external" href="http://www.technologyreview.com/news/506351/the-most-important-education-technology-in-200-years/" target="_blank">http://www.technologyreview.com/news/506351/the-most-important-education-technology-in-200-years/</a><br /> * <a rel="_blank" class="external" href="http://web.mit.edu/press/2012/mit-harvard-edx-announcement.html" target="_blank">http://web.mit.edu/press/2012/mit-harvard-edx-announcement.html</a><br /> * <a rel="_blank" class="external" href="http://www.technologyreview.com/featuredstory/429376/the-crisis-in-higher-education/" target="_blank">http://www.technologyreview.com/featuredstory/429376/the-crisis-in-higher-education/</a><br /> * Edx <a rel="_blank" class="external" href="https://www.edx.org/" target="_blank">https://www.edx.org/</a><br /> * Udacity <a rel="_blank" class="external" href="http://www.udacity.com/" target="_blank">http://www.udacity.com/</a><br /> * Coursera <a rel="_blank" class="external" href="https://www.coursera.org/" target="_blank">https://www.coursera.org/</a><br /> * Clayton Christensen <a rel="_blank" class="external" href="http://www.claytonchristensen.com/" target="_blank">http://www.claytonchristensen.com/</a><br /> <br /> <br /> Annexe. Tr&egrave;s Haut D&eacute;bit dans l'&eacute;ducation<br /> <br /> Nous publions ci-dessous une proposition d'un de nos correspondants, qui repr&eacute;sente pensons nous un bon exemple des efforts d'imagination qu'il faudra faire pour permettre au domaine de d&eacute;coller v&eacute;ritablement. Il s'agit d'une proposition commerciale de type &laquo;&nbsp;cloud computing&nbsp;&raquo; qui pourrait int&eacute;resser l'&eacute;cole et plus g&eacute;n&eacute;ralement les administrations. Nous ne nous pronon&ccedil;ons pas ici sur sa viabilit&eacute;. Nous la mentionnons seulement ici &agrave; titre d'exemple des optimisations possibles. JPB <br /> <br /> J<em>'ai une suggestion &agrave; faire:&nbsp;&quot;serveur contre r&eacute;seau&quot; <br /> - mettez des petits serveurs dans les bureaux des &eacute;tablissements d'enseignement <br /> - et connectez ces &eacute;tablissements &agrave; 1000 Mbps par fibre<br /> Vous obtenez ainsi de l'Internet gratuit &agrave; 1000 Mbps pour tous les &eacute;tablissements d'enseignement. Vous obtenez en m&ecirc;me temps un Cloud souverain moins co&ucirc;teux et plus r&eacute;silient en cas de force majeure. Une partie de ce Cloud peut servir &agrave; h&eacute;berger des applications d'enseignement et l'autre &agrave; h&eacute;berger des applications de divers minist&egrave;res. Un m&eacute;canisme de compensation permet&nbsp;de financer l'acc&egrave;s Internet &agrave; 1000 Mbps par la fourniture de services Cloud aux services de l'Etat.<br /> L'&eacute;conomie ainsi r&eacute;alisable sur le budget de l'Etat est de l'ordre de 1 GEUR.<br /> <br /> Au-del&agrave; de l'enseignement, cette approche permettrait de cr&eacute;er un service universel de l'acc&egrave;s &agrave; Internet avec un tarif social du tr&egrave;s haut d&eacute;bit pour les m&eacute;nages modestes. On pourrait ainsi garantir une &eacute;galit&eacute; des chances face &agrave; l'acc&egrave;s &agrave; Internet, &agrave; l'&eacute;cole comme &agrave; la maison.<br /> <br /> Mon entreprise a d&eacute;j&agrave; d&eacute;ploy&eacute; commercialement ce concept hors de France avec une technologie libre d&eacute;velopp&eacute;e en France et imm&eacute;diatement op&eacute;rationnelle (www.slapos.org). Les premiers pays qui se sont int&eacute;ress&eacute;s en 2010 &agrave; cette approche d&eacute;centralis&eacute;e sont en Asie (<a rel="_blank" class="external" href="http://cio.com/article/596689/ViFiB_Wants_You_to_Host_Cloud_Computing_At_Home" target="_blank">http://cio.com/article/596689/ViFiB_Wants_You_to_Host_Cloud_Computing_At_Home</a>). Ensuite, ce fut en Afrique il y a un an. Je sens de l'int&eacute;r&ecirc;t en France depuis quelques mois. Je sais par ailleurs que des exp&eacute;riences sur ce type d'approche sont en cours &agrave; Shanghai avec Microsoft. Il n'y a donc aucun doute sur le fait que l'approche &quot;serveur contre r&eacute;seau&quot; tient la route au niveau technique ou &eacute;conomique.<br /> <br /> La principale difficult&eacute; pour g&eacute;n&eacute;raliser cette approche est en r&eacute;alit&eacute; id&eacute;ologique. On peut rapprocher cette difficult&eacute; id&eacute;ologique des difficult&eacute;s rencontr&eacute;es par le tarif social de l'eau pour les m&eacute;nages modestes. Depuis plus de 20 ans, l'eau est gratuite pour les m&eacute;nages modestes de Flandres en Belgique. Cette gratuit&eacute; est compens&eacute;e par un tarif l&eacute;g&egrave;rement plus &eacute;lev&eacute; chez les gros consommateurs d'eau. Ce n'est que tr&egrave;s r&eacute;cemment que le d&eacute;but d'un tarif social de l'eau a pu voir le jour &agrave; Paris. L'opposition &agrave; ce type de tarif reste cependant forte chez les compagnies de distribution d'eau qui n'acceptent par le principe de la gratuit&eacute; d'un service pour certains, ind&eacute;pendamment de toute consid&eacute;ration de rentabilit&eacute;.<br /> <br /> Sans une volont&eacute; politique forte, les m&ecirc;mes oppositions &agrave; l'approche&nbsp;&quot;serveur contre r&eacute;seau&quot;&nbsp;existeront au sein de certaines entreprises du secteur des t&eacute;l&eacute;communication, bien qu'en r&eacute;alit&eacute; le d&eacute;veloppement autofinanc&eacute; d'un r&eacute;seau national &agrave; tr&egrave;s haut d&eacute;bit pour tous soit une opportunit&eacute; commerciale &agrave; court et long terme. Il faudra alors attendre 10 ou 20 ans pour que se d&eacute;veloppe chez nous les approches &eacute;conomiques innovantes d&eacute;j&agrave; adopt&eacute;es par nos voisins.<br /> JPS</em> Fri, 09 Nov 2012 23:00:00 GMT Décès de Franck Biancheri http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=985 985 <br />&nbsp;<br /> Nous avons plusieurs fois sur ce site mentionn&eacute; les travaux de Franck Biancheri, en faveur d'une Europe plus puissante et plus autonome. On sait qu'il &eacute;tait le fondateur du programme Erasmus dont ont b&eacute;n&eacute;fici&eacute; plus de 20 millions d'&eacute;tudiants europ&eacute;ens&nbsp;<a href="http://www.aphania.net/alyas/view/go/11/2">http://www.erasmusprogramme.com/erasmus_english.php</a>.&nbsp; Il avait aussi cr&eacute;e un premier parti transeurop&eacute;en <a href="http://www.aphania.net/alyas/view/go/12/2">http://www.newropeans.eu/</a><br /> <br /> Plus r&eacute;cemment il avait beaucoup oeuvr&eacute; au rapprochement de l'Europe avec les pays du BRICS, cr&eacute;ant le concept d'euroBRICS, qui commen&ccedil;ait &agrave; recueillir un certain succ&egrave;s. Ces id&eacute;es sont actuellement d&eacute;fendues au sein du&nbsp; Laboratoire Europ&eacute;en d&rsquo;Anticipation Politique (LEAP2020) <a href="http://www.aphania.net/alyas/view/go/13/2">http://www.leap2020.eu/</a> &agrave; qui nous souhaitons de continuer &agrave; se d&eacute;velopper malgr&eacute; la mort de son fondateur. <br /> &nbsp;<br /> On relira notre entretien avec Franck dat&eacute; de juin 2012&nbsp; http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=924&amp;r_id= Wed, 31 Oct 2012 23:00:00 GMT Le concept de grande coalition et la gouvernance européenne http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=908 908 <br /><br /> <br /> Ce dernier concept a g&eacute;n&eacute;ralement mauvaise presse, y compris en Allemagne o&ugrave; il a &eacute;t&eacute; largement exp&eacute;riment&eacute; (<em>Gro&szlig;e Koalition)</em>. On l'assimile parfois &agrave; un gouvernement par des partis du centre (le r&ecirc;ve impossible d'un Fran&ccedil;ois Bayrou) ou &agrave; d&eacute;faut d'un gouvernement au centre dans lequel les deux ailes marchantes, &agrave; droite et &agrave; gauche, risquent de perdre leurs sp&eacute;cificit&eacute;s au profit d'une recherche permanente de consensus (prenant parfois la forme de &laquo;&nbsp;paix arm&eacute;e&nbsp;&raquo;) pouvant conduire &agrave; la paralysie. On ne sait comment s'orientera le futur gouvernement f&eacute;d&eacute;ral allemand tel qu'il r&eacute;sultera des prochaines &eacute;lections. Peut-&ecirc;tre verra-t-on revenir une grande coalition. Ce sera peut-&ecirc;tre aussi le cas dans d'autres Etats europ&eacute;ens, si la droite comme la gauche y montraient une incapacit&eacute; &agrave; gouverner seules. Il est certain en tous cas qu'en France, &agrave; titre int&eacute;rieur, cette perspective n'est demand&eacute;e par personne. La gauche, dans l'imm&eacute;diat, acc&egrave;de au pouvoir. Qu'elle y fasse ses preuves. <br /> <p style="margin-bottom: 0cm"><br /> Au plan international au contraire, entre deux Etats dot&eacute;s de r&eacute;gimes politiques ou de choix diff&eacute;rents mais d&eacute;sireux de s'allier dans la poursuite de buts communs, le concept de grande coalition retrouve sa place. Il d&eacute;passe celui beaucoup plus courant d'alliance, ou m&ecirc;me d'&quot;alliance cordiale&quot;, car il marque une grande volont&eacute; de convergence malgr&eacute; les diff&eacute;rences politiques. Au plan multilat&eacute;ral europ&eacute;en, le concept de grande coalition devrait aller de soi. Il serait justifi&eacute; par la constatation qu'il n'est pas r&eacute;aliste, pour le moment, d'esp&eacute;rer voir des majorit&eacute;s uniform&eacute;ment de droite ou de gauche s'imposer au Parlement ou au Conseil europ&eacute;ens. Des repr&eacute;sentants de plusieurs tendances seront appel&eacute;es &agrave; y coexister, couvrant une grande part de l'&eacute;ventail politique. Or faudrait-il se r&eacute;signer &agrave; admettre qu'entre elles aucune coop&eacute;ration concr&egrave;te pour gouverner le pr&eacute;sent et le futur de l'Europe ne serait possible, que ce soit &agrave; l'&eacute;chelle de l'Union toute enti&egrave;re ou de l'Europe mon&eacute;taire? Certainement pas. <em>De facto</em> se produiront des regroupements entre partis de gouvernement. N'en seraient exclus que les &laquo;&nbsp;extr&ecirc;mes&nbsp;&raquo;, d'une part ceux qui refusent le concept d'Europe mais aussi ceux qui, notamment &agrave; l'extr&ecirc;me-gauche, souhaiteraient une v&eacute;ritable sortie du capitalisme financier international, encore refus&eacute; par les majorit&eacute;s. <br /> <br /> </p> <p style="margin-bottom: 0cm">Une sorte de grande coalition serait donc tout-&agrave;-fait envisageable, rapprochant dans la gouvernance europ&eacute;enne, ceux qui voudraient que l'Europe ne s'enferme pas dans l'immobilisme mais qu'elle progresse dans une direction qui sera n&eacute;cessairement de plus en plus f&eacute;d&eacute;rale,. A tout le moins devrait-elle &ecirc;tre exp&eacute;riment&eacute;e dans les prochains mois. Pour cela, des plates-formes de gouvernement, compl&eacute;t&eacute;es de r&eacute;formes structurelles, devraient pouvoir &ecirc;tre n&eacute;goci&eacute;es entre les Etats. La gauche fran&ccedil;aise, incluant les Verts, aurait un r&ocirc;le essentiel &agrave; jouer dans cette voie.<br /> <br /> </p> <p style="margin-bottom: 0cm;">Les bases en existent d&eacute;j&agrave; entre les deux grands moteurs de l'Europe que sont l'Allemagne et la France. Le d&eacute;but de dialogue r&eacute;ussi qui vient de s'&eacute;tablir entre ces deux pays est de bonne augure. D'autres Etats souhaiteront sans doute s'y joindre. Mais il faudra pr&eacute;ciser les grands objectifs reconnus par les partenaires, objectifs qui n'ont rien d'incompatible: r&eacute;duire les d&eacute;penses improductives et relancer l'investissement et l'emploi. Y ajouter une copieuse dose d'ambition politique, tant en interne que pour le grand international, sera d'ailleurs n&eacute;cessaire. Jusqu'o&ugrave; les gauches, les centres et les droites voudront-elles aller dans cette voie sans se neutraliser? L'avenir le dira. Dans un premier temps la question se pose entre les gouvernements, d&eacute;finissant ainsi la capacit&eacute; d'action du Conseil europ&eacute;en. Mais en bonne d&eacute;mocratie elle int&eacute;resse aussi et devra de plus en plus mobiliser le Parlement europ&eacute;en.&nbsp;</p> <p style="margin-bottom: 0cm"><br /> </p> <p style="margin-bottom: 0cm">Nous sommes de ceux ici qui pensent qu'entre la France et l'Allemagne, sans oublier la petite et turbulente Belgique, il faudrait aller plus loin qu'&eacute;tablir une grande coalition. Il faudra mettre en place une r&eacute;forme constitutionnelle rapprochant de plus en plus les Etats concern&eacute;s. Le ministre vert allemand Joschka Fischer l'avait propos&eacute;e en son temps, mais la France avait repouss&eacute; cette initiative. Peut-&ecirc;tre pourrait-elle &ecirc;tre reprise aujourd'hui. Certes les int&eacute;r&ecirc;ts &eacute;conomiques et les engagements ext&eacute;rieurs des deux pays sont g&eacute;n&eacute;ralement consid&eacute;r&eacute;s comme trop diff&eacute;rents pour le permettre. Mais on pourrait aussi montrer qu'ils pourraient se compl&eacute;ter dans une synergie commune, notamment si le concept d'euroRIC se substituait &agrave; celui d'euroatlantisme encore trop dominant pour l'encourager, que ce soit en Allemagne ou en France. </p> Tue, 15 May 2012 23:00:00 GMT Elio DI Rupo, un Premier ministre comme il en faudrait beaucoup en Europe http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=906 906 <br /><p style="margin-bottom: 0cm"><br /> </p> Elio Di Rupo s'&eacute;tait fait conna&icirc;tre en France il y a quelque jours par son soutien aux projets europ&eacute;ens du candidat Fran&ccedil;ois Hollande, alors que les autres chefs de gouvernement semblaient se pr&eacute;parer &agrave; faire barrage contre ce dernier. Les chroniqueurs avaient attribu&eacute; cela aux relations d'amiti&eacute; et aux id&eacute;es socialistes qui rapprochaient les deux hommes. Cependant les convictions de Elio Di Rupo &eacute;taient le produit d'une longue r&eacute;flexion sur les m&eacute;thodes qui permettraient &agrave; l'Europe de surmonter la crise. <p style="margin-bottom: 0cm">Nous extrayons d'un interview qu'il vient de consentir au Monde (15 mai 2012, p. 8) les passages suivants. Nous y retrouvons pour notre part avec satisfaction certaines des orientations que nous recommandons sur ce site depuis longtemps, et que, peut-on l'esp&eacute;rer, le pr&eacute;sident Hollande et son Premier ministre Jean-Marc Ayrault, d&eacute;sign&eacute; ce jour, pourront faire partager par les repr&eacute;sentants des autres Etats composant la zone euro. </p> <p style="margin-bottom: 0cm"><font color="#993300"><em><br /> </em></font> </p> <p><font color="#993300"><em><strong>Quel &eacute;quilibre faut-il entre rigueur et croissance ? </strong></em></font> </p> <p><font color="#993300"><em>La rigueur est n&eacute;cessaire - pas l'aust&eacute;rit&eacute; -, mais n'aura de sens que si elle favorise la croissance, l'emploi, la prosp&eacute;rit&eacute;. Je suis ravi d'entendre la Commission &eacute;voquer une taxe sur les transactions financi&egrave;res, la strat&eacute;gie 2020 avec un souci prioritaire pour l'emploi, une meilleure utilisation des fonds structurels, une augmentation du capital de la Banque europ&eacute;enne d'investissement, une mutualisation de la gestion de la dette, etc.</em></font></p> <p><font color="#993300"><em><strong>...</strong></em></font></p> <p><font color="#993300"><em><strong>Vous &ecirc;tes sensible au th&egrave;me de la r&eacute;forme du march&eacute; de l'emploi... </strong></em></font> </p> <p><font color="#993300"><em>Les conservateurs font un blocage id&eacute;ologique : le march&eacute; unique, sans contraintes, serait la solution &agrave; tout. En r&eacute;alit&eacute;, peu de gens s&eacute;rieux consid&egrave;rent encore que le march&eacute; pourrait s'autor&eacute;guler miraculeusement. C'est l'autorit&eacute; publique qui doit assurer l'&eacute;quilibre. Donc oui &agrave; la r&eacute;forme, mais pour quoi faire ? Enrichir les banques et les managers ? Ou favoriser l'activit&eacute; et l'emploi ? La S&eacute;curit&eacute; sociale n'est pas une charge : en Belgique, elle est tr&egrave;s solide, et le pays est l'un de ceux qui ont le mieux r&eacute;sist&eacute; &agrave; la crise.</em></font></p> <p><font color="#993300"><em><strong>Donc, que doit on r&eacute;former au niveau europ&eacute;en ? </strong></em></font> </p> <p><font color="#993300"><em>On r&eacute;forme les march&eacute;s publics, on d&eacute;veloppe le commerce &eacute;lectronique et le brevet europ&eacute;en, on cr&eacute;e des fonds d'entrepreneuriat dans l'&eacute;conomie sociale, on uniformise les directives comptables, etc. Et surtout, on avance dans la r&eacute;forme du syst&egrave;me financier, pour que les march&eacute;s redeviennent des instruments de l'&eacute;conomie r&eacute;elle. Il faut &eacute;tablir une distinction entre banques de d&eacute;p&ocirc;t et banques d'affaires.</em></font></p> <p><font color="#993300"><em><strong>Faut-il ren&eacute;gocier le trait&eacute; budg&eacute;taire? comme le r&eacute;clame Fran&ccedil;ois Hollande ? </strong></em></font> </p> <p><font color="#993300"><em>Il faut le compl&eacute;ter, pour lui ajouter un protocole dot&eacute; de m&eacute;canismes contraignants et assurer la mise en oeuvre de la Strat&eacute;gie UE 2020. Mais c'est le fond qui importe, pas la forme. Dans la Strat&eacute;gie 2020, on s'est focalis&eacute; sur le volet &eacute;conomique en n&eacute;gligeant notamment l'&eacute;ducation. Dans le domaine de l'emploi, on ne peut laisser une g&eacute;n&eacute;ration de jeunes se d&eacute;sesp&eacute;rer. C'est un inadmissible g&acirc;chis, peut-&ecirc;tre un crime. Il faut d&eacute;velopper la recherche &amp; d&eacute;veloppement, les r&eacute;seaux europ&eacute;ens dans le domaine de l'&eacute;nergie, des transports, des t&eacute;l&eacute;communications. Il faut renforcer le Fonds social europ&eacute;en pour r&eacute;cup&eacute;rer des gens peu qualifi&eacute;s.</em></font></p> <p><font color="#993300"><em><strong>O&ugrave; trouver l'argent ? </strong></em></font> </p> <p><font color="#993300"><em>Pour les &quot;pare-feu&quot; contre la contagion de la crise financi&egrave;re, on a trouv&eacute; 800 milliards d'euros. C'&eacute;tait n&eacute;cessaire. On peut avoir le m&ecirc;me raisonnement pour la relance et pour des investissements structurants favorables &agrave; l'emploi. Les transactions financi&egrave;res s'&eacute;l&egrave;vent &agrave; 3 100 milliards d'euros chaque jour dans le monde. En Europe, elles p&egrave;sent de 400 000 &agrave; 500 000 milliards d'euros par an : une taxe sur ces montants ne cr&eacute;erait pas de catastrophe...</em></font></p> <p><font color="#993300"><em><strong>...</strong></em></font></p> <p><font color="#993300"><em><strong>Vous &ecirc;tes favorable aux euro-obligations ou aux &quot;project bonds&quot; ? </strong></em></font> </p> <p><font color="#993300"><em>Oui, mais laissons la porte ouverte &agrave; toutes les modalit&eacute;s pratiques susceptibles d'assurer la relance.</em></font></p> <p><font color="#993300"><em><strong>L'Allemagne et d'autres invitent la Belgique &agrave; se r&eacute;former, et notamment &agrave; revoir l'indexation automatique des salaires... </strong></em></font> </p> <p><font color="#993300"><em>Il est fatiguant d'entendre des id&eacute;ologues ou des fonctionnaires exprimer leur d&eacute;sir de tout modifier ou de d&eacute;truire la S&eacute;curit&eacute; sociale. La Belgique tente de tenir le cap budg&eacute;taire, r&eacute;forme son syst&egrave;me de retraites et m&egrave;ne, en parall&egrave;le, une importante r&eacute;forme institutionnelle. Elle ne conna&icirc;t qu'un v&eacute;ritable probl&egrave;me : son stock de dettes, revenu &agrave; environ 100 % du PIB en raison de la crise bancaire et financi&egrave;re.</em></font></p> <p style="margin-bottom: 0cm"><br /> </p> <p style="margin-bottom: 0cm">Elio Di Rupo. Wikipedia http://fr.wikipedia.org/wiki/Elio_Di_Rupo</p> Mon, 14 May 2012 23:00:00 GMT "Indignados", que faire de votre indignation? http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=731 731 <br /><br /> Ce sont les seuls d'ailleurs de ce type que l'on puisse identifier dans le syst&egrave;me solaire et peut-&ecirc;tre aussi dans la galaxie, sinon dans l'univers. Il entend par l&agrave; que ces entit&eacute;s nouvelles, que nous qualifierions pour notre part, dans le vocabulaire que nous utilisons, de syst&egrave;mes anthropotechnologiques, seraient capables avec un peu de temps, en exploitant et approfondissant les lois de l'univers mises &agrave; jour par la connaissance, d'&eacute;tendre sans limites (&agrave; l'infini) et dans un premier temps sans doute sur d'autres plan&egrave;tes, les capacit&eacute;s transformatrices et constructrices de notre soci&eacute;t&eacute; scientifique.<br /> <br /> Le d&eacute;fi intellectuel qu'affronte David Deutsch est tr&egrave;s &eacute;lev&eacute;. Nous verrons qu'il y r&eacute;pond fort bien et de fa&ccedil;on extr&ecirc;mement convaincante, c'est-&agrave;-dire intellectuellement &laquo; contagieuse &raquo;. Si bien d'ailleurs que ceux convaincus par cette hypoth&egrave;se extraordinairement stimulante pensent imm&eacute;diatement &agrave; v&eacute;rifier sa pertinence. Les occasions n'en manquent pas.<br /> <br /> Ainsi, on ne peut qu'y penser lorsque l'on entend les pouvoirs conservateurs expliquer que les jeunes, dipl&ocirc;m&eacute;s ou non, qui commencent &agrave; manifester par dizaines de milliers dans le monde entier, ne sont pas utilisables et doivent se satisfaire du statut de ch&ocirc;meur &agrave; vie. Ces jeunes manifestants ne veulent pas d&eacute;truire les soci&eacute;t&eacute;s d&eacute;velopp&eacute;s pour en revenir au d&eacute;sert. Ils s' &laquo; indignent &raquo; seulement, consciemment ou non, du fait que dans ces soci&eacute;t&eacute;s, dot&eacute;es de toutes les ressources d'invention permises par la science, ils se voient interdire de jouer le r&ocirc;le dont ils se sentent parfaitement capables, celui de &laquo; constructeurs universels &raquo; (ou polyvalents).<br /> <br /> Il est clair que, transport&eacute;s dans un d&eacute;sert, les &laquo; indign&eacute;s &raquo; de la Puerta des Sol, d'autres lieux et bient&ocirc;t de la place de la Bastille &agrave; Paris, seraient capables, avec les innombrables connaissances dont ils disposent, de survivre et sans doute aussi de reconstruire une soci&eacute;t&eacute; plus efficace. Ceci ne voudrait pas dire s'abriter sous des tentes en s'agglom&eacute;rant autour d'hypoth&eacute;tiques barbecues. Cela voudrait dire r&eacute;inventer, m&ecirc;me sans ressources imm&eacute;diatement disponibles, l'&eacute;quivalent des solutions vitales dont les forces sociales actuellement au pouvoir se r&eacute;servent la jouissance.<br /> <br /> Que l'on ne nous demande pas ici que ce pourraient &ecirc;tre les solutions qu'ils inventeraient. Ce serait &agrave; ces &laquo; indign&eacute;s &raquo;, arm&eacute;s, r&eacute;p&eacute;tons-le, des innombrables connaissances qu'ils ont re&ccedil;u en h&eacute;ritage de la soci&eacute;t&eacute; technoscientifique, de les imaginer puis de les construire. Ils ne manqueraient pas d'aide pour cela de la part de tous les d&eacute;tenteurs de connaissance certes dot&eacute;s d'un minimum de statut mais qui se demandent si leur r&ocirc;le social doit se limiter &agrave; favoriser le marketing de produits et services ne profitant qu'aux riches et aux puissants, quand il ne s'agit pas purement et simplement de technologies de s&eacute;curit&eacute;-d&eacute;fense au service de ces derniers.<br /> <br /> 1) David Deutsch. The Beginning of Infinity, Allen Lane, 2011.&nbsp; Sat, 28 May 2011 23:00:00 GMT Des emplois pour les jeunes Tunisiens et Egyptiens http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=675 675 <br /><p style="margin-bottom: 0cm;"><br /> </p> Nous raisonnons ici sur le cas de la Tunisie et de l'Egypte, mais la m&ecirc;me question est potentiellement pos&eacute;e &agrave; l'ensemble du monde arabe comme &agrave; un certain nombre de pays africains. Dans tous ces pays, sous des formes diff&eacute;rentes, les anciennes formes de pouvoirs patrimoniales ou oligarchiques vont se trouver &eacute;branl&eacute;es. Des dizaines de millions de jeunes vont acc&eacute;der &agrave; la parole, sinon &agrave; la revendication politique. Au del&agrave; des droits civiques, ils demanderont in&eacute;vitablement du travail. Les r&eacute;ponses &agrave; apporter concernant la Tunisie et l'Egypte devraient donc &ecirc;tre g&eacute;n&eacute;ralisables &agrave; tous. Sans travail, ce sera l'anarchie et les tentations accrues d'une &eacute;migration destructrice des structures sociales. <p style="margin-bottom: 0cm;">La premi&egrave;re r&eacute;action des &laquo;&nbsp;experts&nbsp;&raquo; abordant cette question consiste &agrave; faire valoir que la lib&eacute;ralisation des &eacute;conomies tunisienne et &eacute;gyptienne r&eacute;sultant de la suppression de la main-mise des anciennes oligarchies va redonner confiance aux investisseurs internationaux. Mais il ne faut pas compter sur ceux-ci pour investir en profondeur afin de cr&eacute;er des emplois productifs durables. En l'absence de sources de ressources naturelles facilement exploitables, ils ne s'int&eacute;resseront qu'&agrave; des secteurs de service dont les pays ne retireront aucune valeur ajout&eacute;e. Ils favoriseront la mise en place de ce que l'on pourrait appeler une &laquo;&nbsp;&eacute;conomie de centres d'appel&nbsp;&raquo;, consistant &agrave; implanter des services de questions-r&eacute;ponses t&eacute;l&eacute;matiques destin&eacute;s aux clients et personnels des grandes entreprises internationales. Ces centres n'offrent que des emplois pr&eacute;caires, menac&eacute;s &agrave; terme par la robotisation progressive de ce type d'activit&eacute;s. Il en sera de m&ecirc;me dans d'autres domaines tels que la banque et le tourisme. </p> <p style="margin-bottom: 0cm;">Que seraient alors les investissements g&eacute;n&eacute;rateurs d'emplois durables qu'il conviendrait de favoriser? Il faudra pour r&eacute;pondre &agrave; cette question pr&eacute;ciser trois points: quels sont les besoins &agrave; satisfaire? Sur quelles solutions technologiques s'appuyer? Dans quelle type d'organisation politico-&eacute;conomique se placer? Pr&eacute;cisons d'embl&eacute;e que, dans un certain nombre de cas, l'exemple d'Isra&euml;l devra &ecirc;tre &eacute;tudi&eacute; voire suivi 1) Ce pays a dispos&eacute; d'une aide internationale consid&eacute;rable dont les pays arabes, au moins au d&eacute;but, ne b&eacute;n&eacute;ficieront pas. Mais il n'emp&ecirc;che que les Isra&eacute;liens ont r&eacute;alis&eacute; un certain nombre de perc&eacute;es non seulement technologiques mais conceptuelles que les Tunisiens et les Egyptiens devraient s'efforcer de r&eacute;cup&eacute;rer. </p> <br /> <font color="#000080"><strong>Les besoins</strong></font><br /> <br /> Il s'agit d'abord des besoins primaires: moderniser et &eacute;tendre l'agriculture afin de donner aux pays la suffisance alimentaire, lutter contre la d&eacute;sertification, r&eacute;nover l'habitat et les infrastructures. Dans tous ces cas, il faut beaucoup de travail humain et un certain nombre d'investissements technologiques. Il ne s'agit pas d'aborder la question comme on l'aurait fait du temps du Canal de Suez, &agrave; la pioche et &agrave; la pelle. L'exemple d'Isra&euml;l &agrave; cet &eacute;gard est tr&egrave;s &eacute;clairant. Ce pays a transform&eacute; l'ancien d&eacute;sert autour de lui. D'autres pays du monde s'efforcent aussi de revivifier leurs agricultures traditionnelles. L'Europe et la France en particulier peuvent assurer spontan&eacute;ment dans ces domaines bien maitris&eacute;s un certain nombre de transferts technologiques. Dans le vaste ensemble d'investissements ainsi envisag&eacute;, les ressources locales, humaines et intellectuelles sont potentiellement pr&eacute;sentes. Il ne s'agit pas de construire des centrales nucl&eacute;aires ou tous autres &eacute;quipements lourds obligeant &agrave; faire appel &agrave; des importations co&ucirc;teuses. <p style="margin-bottom: 0cm;">A l'oppos&eacute; des besoins primaires se trouvent des besoins relevant de l'&eacute;conomie de la connaissance (le capitalisme cognitif, pour reprendre le terme de Yann Mouli&eacute;-Boutang). L&agrave; encore, des possibilit&eacute;s consid&eacute;rables existent n'exigeant pas d'apports capitalistiques ext&eacute;rieurs importants. En dehors du secteur de l'enseignement, dont les besoins vont continuer &agrave; s'accroitre, se trouvent tous les domaines o&ugrave; des investissements intellectuels faisant appel &agrave; des technologies nouvelles relativement faciles &agrave; importer ou &agrave; rapatrier cr&eacute;eront rapidement des emplois rentables: sant&eacute;, &eacute;nergies renouvelables, biotechnologies, etc. Les &eacute;tudiants et universitaires tunisiens et &eacute;gyptiens ont largement montr&eacute; leurs comp&eacute;tences dans ces domaines. Malheureusement ils l'ont fait jusqu'ici principalement au service d'entreprises du Nord qui n'assuraient pas le retour vers les pays d'origine. </p> <p style="margin-bottom: 0cm;">L&agrave; encore, l'exemple d'Isra&euml;l, qui n'a pas tout re&ccedil;u de l'Am&eacute;rique et ou des pays du Nord, mais s'est appuy&eacute; pour l'essentiel sur le travail et l'imagination de ses citoyens, serait &agrave; &eacute;tudier. L'Europe, logiquement, devrait assurer, via notamment les programmes de recherches de l'Union europ&eacute;enne, les transferts de comp&eacute;tences permettant aux laboratoires, universit&eacute;s et start-up arabes de d&eacute;velopper des activit&eacute;s productives locales, g&eacute;n&eacute;ratrices de beaucoup d'emplois. Elle sera la premi&egrave;re &agrave; en b&eacute;n&eacute;ficier. </p> <p style="margin-bottom: 0cm;">Dans ces diff&eacute;rentes perspectives, il faudra &eacute;videmment faire valoir la contrainte de l'environnement et du changement climatique. Il ne s'agit pas d'esp&eacute;rer faire n'importe quoi, au m&eacute;pris de la durabilit&eacute; et d'une n&eacute;cessaire &eacute;conomie de la d&eacute;croissance qui s'imposera &agrave; tous, y compris aux pays riches. Les ressources de l'eau, de l'oc&eacute;an, de la biodiversit&eacute;, demeureront tr&egrave;s rares et devront &ecirc;tre m&eacute;nag&eacute;es. Les nouvelles technologies ne pourront pas faire face &agrave; tous les besoins. La &laquo;&nbsp;croissance&nbsp;&raquo; ne pourra &ecirc;tre acceptable que dans la mesure o&ugrave; ne seront pas mis en p&eacute;ril ce que les &eacute;conomistes appellent des &laquo;&nbsp;externalit&eacute;s&nbsp;&raquo; incontournables.</p> <br /> <div style="margin-bottom: 0cm;"><strong>L<font color="#000080">es solutions technologiques</font></strong></div> <p style="margin-bottom: 0cm;">Le terme de nouvelles technologies ne doit pas signifier qu'il faudrait faire exclusivement appel &agrave; des solutions sophistiqu&eacute;es, par exemple dans les domaines des biosciences et nanosciences, solutions que m&ecirc;me les pays europ&eacute;ens avanc&eacute;es ma&icirc;trisent &agrave; peine. Il faudra par contre utiliser tr&egrave;s largement les technologies de l'information et de la communication en r&eacute;seau, partout disponibles sous le r&eacute;gime des logiciels libres. </p> <p style="margin-bottom: 0cm;">Pour le reste, l'essentiel des investissements intellectuels &agrave; r&eacute;aliser consistera &agrave; introduire ou d&eacute;velopper si elles n'existent pas encore les nombreuses m&eacute;thodes d&eacute;j&agrave; utilis&eacute;es dans un grand nombre de pays pour r&eacute;habiliter et moderniser les agricultures traditionnelles, les modes d'habitat, les techniques de pr&eacute;servation des sols et des eaux, la lutte contre l'envahissement des d&eacute;chets et des pollutions. Les mouvements altermondialistes ont fait un grand effort ces derni&egrave;res ann&eacute;es pour montrer qu'en dehors des investissements capitalistiques lourds, de nombreuses solutions au moins aussi efficaces existent. Il faut seulement apprendre &agrave; les connaitre et &agrave; les adapter aux milieux humains et g&eacute;ographiques localement concern&eacute;s. </p> <p style="margin-bottom: 0cm;">Avec l'Internet, l'information concernant ces solutions peut facilement &ecirc;tre mobilis&eacute;e. Il faudra seulement un peu d'imagination et de pers&eacute;v&eacute;rance pour les mettre en oeuvre. Il faudra aussi du courage et ne pas rechigner devant le travail physique. Ce serait une erreur de croire que tout le travail &agrave; faire pourrait l'&ecirc;tre &agrave; partir d'un bureau climatis&eacute;, comme le font miroiter &agrave; leurs employ&eacute;s les grandes entreprises internationales. </p> <p style="margin-bottom: 0cm;"><font color="#000080"><strong>Le type d'organisation politico-&eacute;conomique</strong></font></p> <br /> A supposer que les perspectives &eacute;voqu&eacute;es rapidement ci-dessus retiennent l'attention, il faudra pr&eacute;ciser d&egrave;s le d&eacute;but dans quel cadre se placer. Faisons l'hypoth&egrave;se que les mouvements r&eacute;volutionnaires tunisiens et &eacute;gyptiens aient &eacute;t&eacute; capables de rejeter d&eacute;finitivement les restes de l'&eacute;conomie oligarchique de clan qui pr&eacute;valait jusqu'alors. Il faudra alors innover, aussi bien en ce qui concerne la mobilisation des &eacute;pargnes que la mise en place de structures de production et de consommation modernes. <p style="margin-bottom: 0cm;">Deux pi&egrave;ges seront &agrave; &eacute;viter. Le premier consisterait &agrave; en revenir &agrave; des solutions de type marxiste inspir&eacute;es des ann&eacute;es cinquante, avec une &eacute;conomie administr&eacute;e, un plan rigide, des entreprises certes nationales mais aux mains de nouvelles ploutocraties 2). Ces solutions tueraient l'esprit d'initiative et seraient g&eacute;n&eacute;ratrices, derri&egrave;re un discours sympathiquement collectiviste, de bureaucraties tourn&eacute;es vers leurs seuls int&eacute;r&ecirc;ts. </p> <p style="margin-bottom: 0cm;">Le second pi&egrave;ge consisterait &agrave; &eacute;couter le discours ultralib&eacute;ral des sir&egrave;nes du capitalisme financier ou de la coop&eacute;ration technique provenant de grands Etats pr&eacute;tendument d&eacute;sint&eacute;ress&eacute;s qui voudrait lib&eacute;raliser compl&egrave;tement les &eacute;conomies afin d'en faire des terrains de manoeuvre pour leurs propres profits sp&eacute;culatifs. </p> <p style="margin-bottom: 0cm;">Nous pensons d'abord aux fonds d'investissement gravitant dans l'orbite &eacute;conomique des banques am&eacute;ricaines ou europ&eacute;ennes, mais aussi et tout autant aux d&eacute;tenteurs de l'&eacute;pargne chinoise ou de l'&eacute;pargne p&eacute;troli&egrave;re aux mains des familles r&eacute;gnantes du Golfe Persique (dont nous avons indiqu&eacute; dans un pr&eacute;c&eacute;dent article que la nationalisation devrait &ecirc;tre une priorit&eacute; des nouveaux gouvernements d&eacute;mocratiques arabes). Il serait na&iuml;f d'esp&eacute;rer que les d&eacute;tenteurs de ces &eacute;pargnes puissent s'int&eacute;resser &agrave; des investissements peu rentables &agrave; court terme et profitant en priorit&eacute; aux &eacute;conomies locales. </p> <p style="margin-bottom: 0cm;">En pratique, laTunisie, l'Egypte et tous les autres pays arabes qui suivraient l'exemple de ces pr&eacute;curseurs devraient r&eacute;ussir le pari qui devrait &ecirc;tre aussi celui des membres de l'Union europ&eacute;enne: mettre en place un cadre r&eacute;galien protecteur et encourager &agrave; l'abri de ce dernier le plus grand nombre d'initiatives coop&eacute;ratives, mutualistes ou assur&eacute;es par un tissu de PME innovantes. Les grandes entreprises devraient &ecirc;tre limit&eacute;es aux secteurs requ&eacute;rant d'importants investissements, de pr&eacute;f&eacute;rence publics, transports, infrastructures, &eacute;nergie. Pour le reste, l'encouragement &agrave; la cr&eacute;ation d'une &eacute;conomie coop&eacute;rative et mutualiste, elle-m&ecirc;me en r&eacute;seau, permettra de r&eacute;cup&eacute;rer l'exp&eacute;rience des pays qui ailleurs dans le monde s'efforcent de d&eacute;velopper de telles solutions. Il offrira surtout aux jeunes gens d&eacute;sireux de s'investir dans des solutions nouvelles au service de leur pays des perspectives bien plus enrichissantes que celles de la participation &agrave; un march&eacute; mondial globalis&eacute; dont ils deviendraient vite des instruments passifs. </p> <strong><br /> <font color="#000080">Conclusion</font></strong> <p style="margin-bottom: 0cm;">On reprochera &agrave; ce texte, comme des lecteurs l'ont d&eacute;j&agrave; fait &agrave; propos de pr&eacute;c&eacute;dents articles publi&eacute;s sur notre site, un optimisme na&iuml;f. Mais nous pensons que quitte &agrave; &eacute;crire il vaut mieux insister sur le bon c&ocirc;t&eacute; des perspectives possibles que sur un enchainement, &eacute;galement pr&eacute;visible, de crises multiples. </p> <p style="margin-bottom: 0cm;"><br /> </p> <div style="margin-bottom: 0cm;"><strong>Notes</strong></div> <ol> <li> <p style="margin-bottom: 0cm;">Nous esp&eacute;rons que nos lecteurs sont suffisamment adultes pour ne pas brandir une kalachnikof virtuelle &agrave; la seule mention d'Isra&euml;l.</p> </li> <li> <p style="margin-bottom: 0cm;">Le risque est encore grand en Egypte. Selon certaines informations, les int&eacute;r&ecirc;ts li&eacute;s &agrave; l'arm&eacute;e d&eacute;tiendraient les 2/3 du secteur productif. </p> </li> </ol> Fri, 25 Feb 2011 23:00:00 GMT