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Le président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi

Le président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, le Raïs selon la terminologie usuelle, s'est placé en première ligne de la lutte contre le terrorisme. Après avoir frappé l'Etat islamique en Libye lundi, il a demandé une résolution du Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations unies pour la constitution d'une coalition militaire en Libye.
« Il n'y a pas d'autre choix », a-t-il affirmé, sinon ce pays va se transformer en « terreau » du terrorisme et menacer, outre son pays, « le bassin méditerranéen et l'Europe ».

Sans attendre, le 18 février, l'Egypte avait bombardé des positions de l'Etat islamique en Libye, en représailles de l'assassinat, dans des conditions répugnantes,  de vingt et un Egyptiens de confession chrétienne copte.

Le président Al-Sissi a justifié cette intervention dans les termes suivants:

« Nous ne voulions pas que l'Egypte intervienne militairement, nous ne voulions pas agir à l'intérieur de la frontière libyenne par respect pour la souveraineté et pour le peuple libyen, mais ce qu'il s'est passé est un crime monstrueux. »


Le Raïs, dont rien ne permet de mettre en doute la sincérité, se pose donc en allié des Européens, qui seront bientôt menacés par l'Etat islamique sur leurs propres territoires, comme l'est déjà l'Egypte, dans le Sinaï et bientôt la vallée du Nil. Il n'est plus judicieux de reprocher au Général l'élimination de diverses oppositions, islamique et même se disant libérale. Il est vrai d'ailleurs que sous couvert de cette étiquette opéraient et opèrent encore différentes organisations soutenues par les Etats-Unis et ne désespérant pas de provoquer un changement de régime en Egypte, d'autant plus que le rapprochement de l'Egypte avec la Russie, qui correspond à une véritable logique des intérêts des deux pays, semble se préciser.


Nous avions déjà fait de Abdel Fattah Al-Sissi notre « invité du mois » (voir http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=1156&r_id= ). Si nous récidivons ici, c'est parce que l'on
ne prête qu'aux riches.

17/02/2015

Europe Solidaire