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Lutte contre le terrorisme islamique : l'Occident a tout faux !

En l'espace d'une douzaine d'années, cornaqués d'une poigne ferme par les Etats-Unis, les pays occidentaux auront réussi, sous couvert de lutte contre le terrorisme suite aux attentats du 11 septembre 2001, à déstabiliser le Proche et le Moyen-Orient, plus une partie de l'Afrique noire, en renversant des dictateurs qui avaient le mérite de maintenir l'ordre dans leur pays, pour les remplacer par l'anarchie et la loi des massacres tribaux et religieux ;ils auront ainsi abouti à renforcer le terrorisme islamique et à accroître exagérément ses moyens militaires et financiers, ainsi que son emprise territoriale, qui couvre à présent une bonne partie de l'Afrique du Nord et de l'Afrique de l'Ouest.

Pire encore, en exacerbant les affrontements armés entre « croisés chrétiens » et « fous d'Allah », les pays occidentaux et spécialement européens, France en tête, ont vu surgir en leur sein des centaines, voire des milliers de fanatiques musulmans tout à fait prêts à servir d'exécutants dévoués pour des attentats conçus à distance par des commanditaires irakiens ou égyptiens; comment gérer à présent cette situation critique ?

Sûrement pas en envoyant nos « Rafale » bombarder des bases "djihadistes" en Irak ou en Syrie ; mais plutôt, pour ce qui concerne notre sécurité intérieure, en dégageant au niveau des Services de renseignement de grosses sommes en liquide pour encourager tout un chacun, moyennant 100 ou 200 000 € payés cash et en toute discrétion, à dénoncer les préparatifs d'attentats meurtriers ; après tout, les terroristes en herbe ont certainement des connaissances qui ne
leur veulent pas que du bien, et qui en tout cas ne sont pas insensibles aux espèces sonnantes et trébuchantes...

Politique intérieure : la France s'enfonce...


Nous n'insisterons pas à nouveau sur la faiblesse de notre dirigeant suprême, dont la seule décision intelligente et noble serait de donner illico sa démission, tant il s'est désormais révélé définitivement incapable de remettre le pays sur les rails, totalement décrédibilisé qu'il est. Nous n'insisterons pas non plus sur la tentative de retour en fanfare de son prédécesseur qui, en dépit d'une énergie débordante, aura prouvé durant ses cinq ans de mandat qu'il n'avait aucun véritable projet pour le pays.

A vrai dire, l'ambiance globale en France ne fait que se dégrader ; les dirigeants politiques, actuels comme précédents, font figure, pour l'opinion publique, au mieux d'incapables, et au pire des profiteurs ou de corrompus. Il est clair qu'aujourd'hui le pays a besoin d'une direction de rupture ; il n'est pas évident que le Front National puisse l'incarner dans la durée, mais il est par contre évident qu'il est actuellement le seul à être crédible pour une proportion grandissante de français exaspérés par la nullité de leurs élites dirigeantes.

Relance de l'économie : tirons donc parti des facteurs de production inutilisés ! Pour faire fonctionner une entreprise, deux ingrédients de base, deux facteurs de production sont nécessaires: le capital et le travail. Le capital c'est l'argent investi par les actionnaires, prêté par les banques et régénéré par les
bénéfices engrangés. Le travail, c'est celui des salariés et de leurs dirigeants pour faire fonctionner l'entreprise,
assurer la production des biens et services et les commercialiser. Aujourd'hui, avec cette crise qui n'en finit pas de durer, l'entreprise ne fonctionne pas au plein de ses possibilités ; comment donc la réactiver, la doper, lui redonner du dynamisme ? En fait, tout simplement en lui injectant
gratuitement un surplus de capital et de travail, une double piqûre de vitamines ; il existe en effet « dans la
nature » une grande quantité de ces ingrédients inutilisés, gaspillés, laissés en jachère.

D'une part pour ce qui est du capital, de l'argent, il en existe à satiété, à la fois dans les réserves de la BCE et dans celles des banques commerciales ; il suffirait d'extraire juste une petite partie de gigantesques ressources disponibles, sous forme de subventions de la BCE et de prêts  « packagés » des banques directement dirigés vers les PME, pour redonner un gros coup de fouet aux entreprises en assouplissant leurs conditions financières.

D'autre part, en ce qui concerne le travail, l'armée chaque jour plus nombreuse de chômeurs payés à ne rien faire pourrait utilement être affectée, temporairement et systématiquement, au sein des PME, selon des modalités à mettre au point intelligemment, pour renforcer les équipes en place et pour leur permettre d'accroître ou de diversifier leur champ d'activité, tout cela sans coût pour l'entreprise.

Ces deux facteurs de production, gratuits ou quasi-gratuits, pourraient vraiment, s'ils étaient massivement mis en service, transformer une économie en régression et en déflation en économie régénérée et dynamique. Et ce n'est pas là un rêve, c'est tout simplement possible  à condition d'avoir le courage et la volonté de le décider et de le faire....

Ndlr: L'auteur est économiste. Il est éditeur de  La Gazette des Changes  http://www.joseph-leddet.com/tag/gazette-des-changes/
27/09/2014

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