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Coronavirus et accidents de la route

Il n'est pas question de minimiser les conséquences humaines et économiques de l'actuelle pandémie de coronavirus. Elle semble devoir s'étendre dans les semaines qui viennent à toute la planète.

Chaque jour les chaînes de télévision diffusent des images effrayantes de malades en réanimation, d'hôpitaux débordés et de soignants à bout de force.

Il reste que les accidents de la route, le nombre des morts et blessés graves en résultant, ont en conséquence dans le même temps considérablement diminués. Ce ne sont pas seulement les automobilistes qui étaient  tués, mais les piétons. Parmi eux de nombreux enfants et vieillards. L'Observatoire national interministériel de la sécurité routière édite et publie chaque année un document d'information permettant de suivre l'évolution des accidents de la route en France. Sa lecture est édifiante.

Mais nul ne s'en préoccupe. Ces morts et blessés sont considérées comme des conséquences inévitables de l'usage de l'automobile. Aucune mesure simple, telle qu'une limitation considérable des vitesses ou l'interdiction de circuler imposées aux véhicules âgés ou déjà accidentés, ne sera décidée.

Il est difficile de comparer statistiquement le nombre des victimes de la route et celles de l'actuelle épidémie, mais il apparaît bien à ce jour que les tuées et blessés sur la route sont bien plus nombreux que les victimes du coronavirus. Un Etat soucieux de protéger ses citoyens devrait en premier lieu limiter l'usage de l'automobile. Mais le lobby automobile, sous ses diverses formes, s'y est toujours opposé et le fera toujours. Une fois l'épidémie passée, les circulations routières rependront et leurs victimes reviendront encombrer les hôpitaux, mais nul média n'en parlera.

Note

Paul B. membre du comité de rédaction, écrit;
Je ne partage pas le pessimisme de la fin de l'article. Un nouveau type de société pourra peut-être apparaitre à la fin de la crise épidémique. L'humanité a toujours montré à travers les âges ses capacités à survivre sous des formes mieux adaptées et plus constructives aux pires fléaux. 

27/03/2020

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