Europe Solidaire
CultureEconomieEducationEnvironnementInstitutionsInternationalSciencesSécurité/DéfenseSocialTechnologiesValeurs
Aggrandir Réduire Reinitialiser

Norbert Hofer, échec aujourd'hui, succès demain

Malgré l'échec de Norbert Hofer, à quelques milliers de voix près, dans l'élection du 22 mai à la présidence de la républicaine autrichienne, celui ci, comme son mouvement, le FPÖ, se réjouissent ce soir. Ce n'est que partie remise, disent-ils. Ils sont presque certains de l'emporter lors de prochaines élections.

Le FPÖ, Parti de la Liberté d'Autriche, est présenté presque partout en Europe, non seulement comme un parti d'extrême droite populiste, mais quasiment comme un parti néo-nazi. Or quand on regarde un peu attentivement son programme, on ne voit rien de tel justifiant une telle réputation ignominieuse. Certes il s'oppose fermement à toute augmentation de l'immigration moyen-orientale et africaine. Mais quand on considère que celle-ci a déjà atteint 800.000 individus, pour 8 millions d'Autrichiens, on ne peut que comprendre cette position. Elle est d'ailleurs devenue commune à presque tous les pays européens. Le FPÖ a tout à fait raison de dire que ces migrants de culture musulmane et ne partageant aucune des valeurs de l'Autriche ne pourront que détruire les bases mêmes de la société autrichienne, dont les racines chrétiennes sont indiscutables.

Le FPÖ reproche également à la grande coalition SPÖ et ÖVP, sociaux démocrates et conservateurs chrétiens, de n'avoir rien fait pendant des années pour défendre l'économie et la société autrichiennes devant ce qui est considéré comme des diktats permanent de « Bruxelles ». D'autant plus que derrière Bruxelles, nul n'ignore l'influence grandissante des Etats-Unis, voulant s'assurer que l'Autriche, au contraire de la Hongrie de Victor Orban, n'échappera pas à leur influence.

Certes le FPÖ ne récuse pas le qualificatif de souverainiste et n'exclut pas de pouvoir demander un jour une sortie de l'Union européenne, mais il ne se distingue en rien de tous les partis européens qui, notamment en Grande Bretagne, envisagent désormais  ce choix politique. Par contre, l'examen  de son programme ne permet pas d'y voir de revendications militaro-nationalistes et ouvertement antisémites semblables à celles qui caractérisaient les mouvements nazis dans l'Europe d'avant 1945.

On peut donc s'étonner, ce soir, de voir la quasi unanimité des médias européens « officiels », plus particulièrement en France, se réjouir de l'échec du FPÖ, tout en craignant que cet échec ne soit que passager. Manifestement ces médias et les forces politiques qui les inspirent défendent des politiques et des intérêts qui sont directement opposés à ceux non seulement de l'Autriche mais à ceux (Allemagne exceptée? ) d'une grande majorité des peuples européens. Inutile de dire que pour notre part nous ne partageons pas ces points de vue. Le temps est désormais passé où nous nous affichions non sans naïveté comme des défenseurs à tous crins de l'appartenance à l'Union européenne.


23/05/2016

A LIRE AUSSI
Les articles du même type
Europe Solidaire