Non seulement ces sommes ont permis des enrichissements personnels mais elles ont financé, via notamment l'Arabie Saoudite et les si vertueux banquiers islamistes, d'innombrables opérations visant à soutenir le terrorisme et répandre, notamment en Europe, l'Islam le plus radical. Un article (pas trop méchant) de Nils Pratley dans le Guardian, donne quelques éclairages à ce sujet (http://www.guardian.co.uk/business/nils-pratley-on-finance/2012/jul/17/hsbc-money-laundering-barclays?intcmp=239).
Ceux qui sont au courant du dessous des cartes vous diront que HSBC ne doit pas à son tour servir à dissimuler une réalité bien plus profonde. C'est l'ensemble des banques anglo-saxonnes qui pratiquent de telles opérations, où l'appât du gain se mêle à de la haute politique internationale, sous son aspect le plus repoussant. Les banques européennes, à commencer par les banques suisses, ne sont pas en reste. Tant et si bien que le prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz reprend ces jours-ci une idée qui suscite de plus en plus d'intérêt: il faut mettre les banquiers (les banksters) en prison, non pas virtuellement, mais sur la paille humide de vrais cachots.
L'idée est noble, mais elle n'effraie pas beaucoup la profession, qui s'abrite derrière nos modestes dépôts en compte-courant comme une garantie à tout faire contre des inquisitions trop insistantes ou d'éventuelles sanctions. Et quel homme politique, quel gouvernement la mettra en oeuvre? Tous complices du Système, dira justement l'opinion publique, autrement dit tous pourris.
« Mon ennemi c'est la finance » avait dit François Hollande. Il avait raison de le proclamer. Les banquiers, ceux de Londres et de Wall Street, ceux du continent, ceux des pays arabes, sont les principaux responsables, nous dirions même les seuls responsables, de la crise sociétale où s'enfonce l'Europe. La banque corrompt l'Europe dans son ensemble, institutions et économies. Bruxelles et les gouvernements européens, en prêchant la rigueur, s'en font les complices au delà du supportable.
Il est donc curieux que ces jours-ci, on n'entende toujours pas les fortes paroles que devrait inspirer au gouvernement français l'enchainement des scandales dans le monde financier..