Les pays du nord de l'Europe, dont l'Allemagne, n'acceptaient pas d'être tenus à l'écart et se disaient attachés à l'actuel partenariat euroméditerranéen, appelé aussi "processus de Barcelone", qui organise depuis 1995 la coopération entre l'Union européenne (UE) et les Etats du Sud de la Méditerranée. Nicolas Sarkozy considérait que ce processus, créé en 1995, était enlisé et qu'il fallait créer un "vrai partenariat" autour de projets "concrets" avec les pays du Sud. Les problèmes de l'accès à l'eau devraient être prioritaires.
Soit, mais on ne voit toujours pas clairement comment les rivalités déjà grandes, tant entre pays euroméditerranéens qu'entre pays du Sud, vont s'apaiser et permettre des coopérations. Par ailleurs, d'où viendra l'argent? Plus inquiétant, les risques de durcissement des politiques d'immigration européennes, qui ne vont pas faciliter l'esprit de coopération. On constate déjà tout le ramdam (pour parler arabe) que provoque l'expulsion de deux Gabonais dans ce que l'on croyait la plus solide des institutions de la Françafrique, la Francogabonie.
Ajoutons, pour revenir sur la question de l'amitié compromise entre la France et l'Allemagne, qu'il avait été irresponsable, de la part du président français d'aventurer sur des foucades ce qui demeure le principal pilier de la construction européenne.