Europe Solidaire
CultureEconomieEducationEnvironnementInstitutionsInternationalSciencesSécurité/DéfenseSocialTechnologiesValeurs
Aggrandir Réduire Reinitialiser

Vendre la France (et l'Europe) au Qatar

L'inconscience manifestée par l'Occident ( y compris par la France) concernant le rôle destructeur pour nous de nos prétendus alliés Arabie Saoudite et Qatar est sidérante.

On s'est appuyé sur eux pour détruire Khadafi avec le résultat d'une islamisation terroriste de toute la région. On cherche à faire de même en Syrie. On aura le même résultat. Ces deux pays se sont transformés en de redoutables interventionnistes, poussés autant par l'activisme religieux que par une fuite en avant destinée à cacher (en ce qui concerne principalement l'Arabie), leurs propres désordres intérieurs.

Pourquoi ces abandons de souveraineté? Est-ce pour protéger nos sources d'approvisionnement en pétrole et gaz , ou pour d'autres raisons plus obscures (y compris sans doute le fait que ces royaumes achètent avec force pétrodollars les gens d'influence chez nous). Le premier résultat est de conforter des "impérialismes" religieux qui détruisent non seulement les équilibres précaires dans le Grand Moyen Orient mais nos propres sociétés, via les banlieues où les émissions, soit en arabe soit dans les langues européennes de la chaine Al Djazeera, sont très suivies.

Concernant le Qatar, l'irresponsabilité des forces économiques et du pouvoir politique en France est grande.  Avec son fonds souverain de près de 1.000 milliards d'euros (payés par nous en tant que consommateurs assoiffés de pétrole), les ambitions industrielles de l'Emir sont sans limites. Alors que l'on évoque partout le patriotisme industriel, nous sommes prêts à lui vendre les bijoux de famille. On apprend ce jour 19 mars que l'émirat du Qatar a augmenté sa participation dans Lagardère dont il détient désormais 12,83% des parts et 10,05% des droits de vote, selon l'Autorité des marchés financiers. De plus, des actionnaires de nationalité qatarie détiendraient au total 26,07% du capital du groupe diversifié dans les médias, l'aéronautique et le sport), selon le site Investir.

Pas besoin de faire un dessin. Vu la dispersion des actionnaires et le manque de contrôle de l'Etat, cela donne aux intérêts qataris un levier considérable pour orienter – et corrompre – des secteurs politiquement et économiquement stratégiques. Notamment en ce qui concerne EADS, ceci malgré le peu d'enthousiasme de l'Allemagne bien plus soucieuse que la France de la défense de ses intérêts vitaux.

L'Iran en comparaison parait bien moins dangereuse, que ce soit aujourd'hui ou demain. Et la politique suivie à l'égard de celle-ci (comme à l'égard de la Syrie) par la Russie et de la Chine probablement plus sage. Peut-on espérer que François Hollande, s'il est élu, renversera l'irresponsable de NS consistant à suivre aveuglément Washington dans sa cour aux monarchies pétrolières. Ira-t-il au contraire à son tour baiser sur la bouche l'émir du Qatar, en signe d'allégeance.

20/03/2012
Vos réactions
Dernières réactions
Actuellement, pas de réaction sur cet article!
Votre réaction
Vérification anti-spam
Nom/pseudo*


Email*


Titre*


Commentaire*


* champs obligatoires
Europe Solidaire