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Créer de la croissance

Pour investir afin de créer de la croissance, pas besoin de faire appel à l'impôt ni même aux « marchés » internationaux.

Depuis la présentation du programme de François Hollande, de nombreux commentateurs, soit ignorants soit malveillants, s'acharnent à répéter que le futur président Hollande ne pourra pas relancer comme il l'espère la croissance, faute de ressources budgétaires. Cf l'émission de France Culture de ce jour La rumeur du monde http://www.franceculture.fr/emission-la-rumeur-du-monde-la-bataille-des-programmes-2012-01-28 .

Faut-il répéter que des investissements rentables sur 5 ans environ peuvent être financés soit par des emprunts (ou mieux des rentes perpétuelles) souscrits par des citoyens français et européens à partir des épargnes patrimoniales considérables dont ils disposent. Tous ne sont pas à droite. Ils seraient prêts à participer à des opérations à la fois d'intérêt public et rentables. A défaut, ils peuvent l'être par des avances remboursables  de la Banque centrale. Il faut seulement monter les mécanismes public-privé adaptés, et que l'opération se fasse dans le cadre d'une politique générale inspirant non seulement confiance mais volonté de soutien des citoyens. Voir à ce sujet notre article Pour un Fonds stratégique d'investissement http://www.automatesintelligents.com/echanges/2010/fev/fie.html

Prenez comme exemple d'un tel besoin la mise en place en Europe (voire en France seule) de systèmes de transports combinés (ferroviaires-maritimes-routiers) destinés à remplacer l'abominable transport tout routier dont souffre l'Europe (voir l'article  de Sauvons l'Europe:  http://www.sauvonsleurope.eu/le-transport-des-marchandises-en-europe-une-nouvelle-approche/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=le-transport-des-marchandises-en-europe-une-nouvelle-approche)

Ce sont de tels projets que la gauche, et d'ores et déjà  l'équipe de campagne de François Hollande, devrait désormais faire l'effort de  définir.

Ajoutons que les initiatives correspondantes pourraient tout-à-fait être entreprises par des coopératives "ouvrières" de production. Comme le rappelle Claude Perdriel dans un article du Nouvel Observateur (26 janvier, p. 72), la France dispose de suffisamment de réserves de matière grise inemployée pour que de telles coopératives, faisant appel aussi bien aux cadres et techniciens qu'à la main-d'oeuvre qualifiée, puissent très bien réussir. Mais il faudrait alors que la gauche renonce aux facilités syndicales qui ont coulé le projet de coopérative destiné à reprendre le trans-Manche SeaFrance.

On doit se convaincre par ailleurs, face aux critiques de la droite, que la France comme l'Europe disposent de suffisamment de ressources productives inemployées  pour que les investissements mentionnés dans cet article puissent être entrepris sans générer d'inflation. Il ne s'agit pas encore de financer comme durant les deux guerres mondiales de véritables efforts de guerre. Mais peut-être, si rien n'est fait aujourd'hui, faudra-t-il y venir.
28/01/2012
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