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Primaires socialistes françaises: bonne nouvelle pour la construction européenne

On ne peut pas dire que les trois candidats aux élections présidentielles françaises arrivés en tête lors de la primaire organisée par le parti socialiste le 9 octobre aient mis en priorité de leurs futurs programmes le renforcement de la construction européenne. C'est dommage. Cependant, tous trois ont défendu à ce sujet des thèses européanistes qui sont les nôtres:

  • Accélérer la marche vers des Etats-Unis d'Europe. Autrement dit l'option fédéraliste, déjà bien ancrée dans certains partis de gauche européens, notamment en Europe, sera reprise à son compte par le futur gouvernement français, si celui-ci échoit aux socialistes.

  • Mettre en place dans les meilleurs délais un gouvernement économique et financier des pays de la zone euro, voire de l'ensemble des pays européens. Ceci devrait se traduire par une harmonisation des réglementations fiscales, sociales et économiques, ainsi que par un protectionnisme sélectif aux frontières, s'exerçant à l'encontre des pays tels que la Chine ne jouant pas le jeu de la réciprocité.

  • Concernant les dettes publiques, ils ont semblé s'accorder sur la nécessité de mutualiser la gestion de celle-ci au niveau de la Banque centrale européenne. Par ailleurs ils semblent d'accord sur la nécessité de mieux réguler le fonctionnement du secteur bancaire.

  • Développer des investissements en faveur de la recherche scientifique et de l'enseignement supérieur, notamment dans les secteurs stratégiques.

  • Mettre en place des politiques industrielles dans les secteurs innovants, notamment l'énergie verte.


La percée inattendue du candidat Arnaud Montebourg est également un bon signe. Il saura faire en sorte que le futur gouvernement français ne s'endorme pas dans un consensus mou à l'égard du système néo-capitaliste actuellement dominant en Europe.

On peut donc penser que ces divers thèmes fourniront matière à coopération avec les autres Etats européens et les institutions européennes, si les unes et les autres adoptent des politiques voisines. Mais ceux qui comme nous voudraient que l'Europe fasse beaucoup plus, en vue de s'autonomiser et prendre du poids diplomatique, ne devront pas cesser d'exercer des pressions en ce sens.

Un an encore séparent la France et l'Allemagne d'élections décisives. Des options importantes, au plan économique, financier, militaire, seront certainement à prendre d'ici là. Il faudra les poursuivre et les amplifier les années suivantes. Nous devrons, comme citoyens disposant d'un minimum de moyens d'expression sur les réseaux sociaux, faire en sorte que les gouvernements actuellement en place et leurs successeurs tiennent de plus en plus compte, y compris dans le cadre de la politique intérieure, des intérêts supérieurs de l'Europe. Il reste beaucoup à faire en ce sens.

10/10/2011
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