Obama snoberait l'Europe, disent-ils. Tant mieux
Les atlantistes européens sont effarés comme des poules découvrant un renard dans la basse-cour. Obama, prenant prétexte du nombre de mains à serrer (Rompuy, Barroso, Zapatero, la baronne, plus sans doute Merkel et Sarkozy), aucune de ces mains ne pouvant parler au nom de l'Europe, préfère bouder le sommet Union européenne -USA prévu à Madrid les 24 et 25 mai.
Pour ce qui nous concerne, nous nous réjouissons de cette nouvelle. D'une part Obama s'il était venu n'aurait fait que tenter une nouvelle fois d'engluer les Européens dans ses propres marécages (Afghanistan, Russie, Wall-Street, climat, F 35, etc..). Mieux vaut alors qu'il se tienne à distance et que nous apprenions à vivre sans lui.
D'autre part, Obama médecin sans le savoir, ne fait que rendre éclatante aux yeux de tous les citoyens européens, l'absence totale de tête caractérisant l'Europe. Des poules décapitées errant au hasard dans le poulailler n'ont rien de bon à attendre du renard, fut-il en bien mauvaise santé lui-même. Les Européens auraient pu s'en apercevoir plus tôt, mais puisque Obama l'a dit, ils ne pourront plus échapper à cette constatation humiliante.
Ceci dit, Obama aurait tort de trop snober les Européens. Il se tournera peut-être un jour vers eux pour rechercher leur appui diplomatique lorsque l'autre énorme marécage dans lequel il est en train de s'empêtrer, ses relations avec la Chine, prendra l'allure d'un glissement de terrain. Fallait-il par exemple céder au lobby militaire (MIC) en acceptant de livrer des armes (en l'espèce totalement inutiles, quand on connait leur performances effectives) à Taïwan? Mais pourquoi alors l'Europe le moment venu ne snoberait-elle pas Obama à son tour. Elle est assez grande pour définir ses relations avec la Chine en fonction de ses propres intérêts et non en fonction de ceux de l'Amérique.
04/02/2010