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Emmanuel Macron veut-il en revenir à l'Etat-providence ?

Emmanuel Macron devra choisir entre le soutien à l'Etat-providence et la privatisation des systèmes de santé.

Lors de son allocution du 12 mars concernant l'épidémie de covid-19, Emmanuel Macron a surpris beaucoup d'auditeurs. Sur un ton véhément, il a fait l'éloge des services publics hospitaliers et des personnels de santé qui consacrent, en dehors de toute considération de temps et de rémunération, des efforts considérables pour diagnostiquer, accueillir et soigner les patients de plus en plus nombreux qui font appel à eux.

Il a paru en revenir à l'Etat-providence,«atout indispensable quand le destin frappe». Il a dit des services publics de santé qu'ils « doivent être placés en dehors des lois du marché».

Mais beaucoup d'auditeurs ont sans doute remarqué que ce discours était complètement différent de celui adopté par lui pour « réformer les services publics et leurs systèmes de retraite », autrement dit pour permettre leur privatisation au bénéfice des sociétés privées d'assurance et de retraite qui visent à s'approprier la clientèle de la minorité des plus favorisés.

Ce faisant, ces sociétés abandonnent à leur sort, avec le soutien politique des pouvoirs publics actuels, la grande majorité des citoyens n'ayant d'autres ressources que faire appel à une protection sociale publique de plus en plus délabrée par des exigences de rentabilité incompatibles avec le service public.

Par ailleurs,Emmanuel Macron a demandé une accélération des recherches concernant l'obtention d'un vaccin contre le covid-19. Mais il ne pouvait pas ignorer que les grandes entreprises internationales du secteur pharmaceutique (Big pharma) n'investiront pas les moyens nécessaires à la production d'un vaccin. Les spécialistes savent qu'elles ne se précipiteront pas pour engager à court terme les ressources nécessaires, supposant, à tort ou à raison, que le covid-19 perdra vite de sa virulence et que la demande du marché pour obtenir un vaccin tombera aussi vite.

Seuls des laboratoires publics sans souci de rentabilité pourraient assurer rapidement la recherche d'un vaccin. Mais Emmanuel Macron n'ignore pas que ces laboratoires sont privés des crédits budgétaires nécessaires du fait de la politique de « réforme » des services publics.

13/03/2020
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