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Exosymbiose de la cellule cancéreuse, une vision en biologie évolutive

Bien que ce texte soit long pour notre format éditorial, nous le publions ici car il nous semble pouvoir intéresser certains lecteurs de notre rubrique Science. L'auteur en est Frédéric Paulus, CEVOI, (Centre d'Etudes du Vivant de l'Océan Indien)

Depuis les années 2000, la cancérologie vit sa révolution « copernicienne » avec les nouvelles données de la génétique et de l'épigénétique. En 2019, Frédéric THOMAS, Directeur au CNRS de Montpellier, France, dans un récent ouvrage de 21 chapitres, soulève la question du cancer qui dissimulerait un « abominable secret », (1). Ce titre d'ouvrage, particulièrement « enactif » dirait peut-être Francisco VARELA, (2), engendrerait de nouvelles connectivités cérébrales et représentatives qui devraient « révolutionner » les pratiques de recherche sur l'énigme cancer et par la suite se répercuter au niveau des pratiques soignantes. Frédéric Thomas soulève l'éventualité, pour la (les) recherche(s) et donc les pratiques thérapeutiques, de fausse route en pensant « livrer bataille » ou entrer « en guerre » contre le cancer quand il dit : « Le problème majeur dans le traitement du cancer est lié, en grande partie, au fait que l'on attaque le cancer par un seul bout les cellules cancéreuses », p. 230, (chapitre 19 « Le cancer nous manipule... »). Dès lors, il semblerait plus satisfaisant d'en rechercher la logique, ce que nous avions suggéré humblement et en tant que psychothérapeute, donc supposé néophyte sur ce sujet, (3). Avec son regard de biologiste moléculaire mais surtout évolutionniste - et ce serait là la grande nouveauté chez Frédéric THOMAS - cette logique pourrait s'éclairer avec la biologie évolutive. Ainsi, perpétuer la vie se réalise avant le déclenchement de cette pathologie ; avec l'allongement de la vie et le vieillissement, cette maladie, qui existerait depuis plus d'un milliard et demi d'années, se rencontre plus souvent. Nous serions tous porteur de cellules cancéreuses. On en arriverait à penser que cette « dissidence » serait presque banale, il faudrait s'habituer à vivre avec. C'est ce qui pourrait se déduire de cet ouvrage qui dresse un panorama exhaustif sur la question.

Nous mentionnerons que cette synthèse (de THOMAS en 2019) fait suite, notamment, à l'ouvrage de Jean-Pascal CAPP qui, lui, dresse un « Nouveau regard sur le cancer », publié en 2012, (4). Il « remet en cause une vision purement génétique de l'origine du cancer en vigueur depuis des décennies » en préconisant d'orienter l'attention autrement que par le prisme du postulat des « mutations génétiques » ; sur, justement, « l'environnement des cellules ». Jean-Pascal CAPP rappelle aussi qu'un auteur anonyme s'interrogeait, en 1983, dans la revue Nature : « Est-ce qu'un phénomène biologique aussi complexe que le cancer peut être expliqué aussi simplement ? N'est-il pas outrageusement réductionniste de proposer une simple explication moléculaire à une aberration biologique connue pour impliquer de nombreux type d'interactions cellulaires ainsi que des influences environnementales ? », p. 89, (4) C'est sur cette critique du « réductionnisme », sans doute trop abrupte du fait de notre synthèse, que l'œuvre de CAPP fut conçue de « reconsidérer la question de la genèse plus de vingt ans après », p. 50, ref : Coll, « Oncogènes, réductionnisme and all that », Nature, pp. 301-369, 1983.

Ces deux ouvrages, celui de CAPP et celui de THOMAS, parfaitement complémentaires (dont nous pouvons nous enorgueillir, nous français !) entraînent la conviction (dérangeante) que la recherche, tant fondamentale qu'appliquée, se serait fourvoyée intellectuellement (et financièrement) depuis des décennies... Avec Frédéric THOMAS et son titre surprenant d'un « abominable secret », nous sommes presque sidérés devant le nombre très élevé de cerveaux qui se retrouveraient dans « une impasse », ignorants la réalité de l'environnement cellulaire d'où pourrait émerger la cellule cancéreuse. Ce ne fut pas le cas d'Henri Laborit qui ne pouvait envisager que le génome fut enfermé dans une boite (le noyau) « hermétique », donc sourd aux influences extérieures. Ceci est prouvé maintenant - voir à ce sujet les travaux d'Isabelle Mansuy confirmés par Jean-Pascal Capp - et c'est ce qui nous motiva pour entreprendre un élargissement de « « Nouveaux regards sur le cancer » Paulus (3).

Une interrogation nouvelle n'entraine-t-elle pas déjà une orientation de la pensée ? En fait, nous avons été encouragé par la publication de l'ouvrage de Jean-Pascal CAPP. Envisager de « nouveaux regards » en tenant compte de nos constatations cliniques auprès de patients humains est ce qui semble manquer aux chercheurs fondamentalistes expérimentant sur des modèles animaux. Après un échange de courriers électroniques, Jean-Pascal Capp préconisera que nous portions une attention particulière à l'entourage du noyau, « le microenvironnement cellulaire », en sortant de l'hypothèse du « tout génétique » - dont la démarche dominante fut de tenter de contrecarrer le cancer sans évaluer parallèlement la vulnérabilité (et variabilité) épigénétique du génome et de ses mutations. C'est ce sujet qui favorisa notre approche des travaux de la neuroépigénéticienne et Professeur à l'université de médecine de Zurich, Isabelle Mansuy, (5 et 6).

Jean-Pascal Capp nous aura adressé des références qui confirmeront nos intuitions selon lesquelles le cancer serait perçu "sous l'angle d'une « régression » au stade près-symbiotique pré-eucaryote" ; que nous assimilerons, plus tard, intuitivement, à un instinct primitif de vie illustrant un certain « vitalisme ». Les cellules dans un environnement entropique se désolidariseraient de l'organisme qui ne lui fournit plus les conditions de sa vie eucaryote liée à la solidarité intercellulaire. C'est l'articulation des travaux d'Otto Warburg (1883-1970), du malheureux psychiatre Wilhelm Reich (1897-1957) et du Professeur Henri Laborit (7) qui nous conduit à cette éventualité. La cellule cancéreuse se désolidariserait de l'organisme pour assurer sa survie, devenant exosymbionte et immortelle, alimentée en laboratoire. Quand le paquebot sombre, n'est-ce pas chacun pour soi ? métaphore que nous partageons avec Frédéric Thomas (échange privé).

Quand l'évolution culturelle supplante l'évolution biologique

Peut-être la pensée darwinienne nous aura-t-elle fait croire implicitement que l'évolution nous mettait à l'abri des catastrophes pouvant toucher le vivant ? Dans cet exposé, nous voulons attirer l'attention comme lanceur d'alerte afin de promouvoir une nouvelle conscience qui nous ferait percevoir la dimension sensible du vivant sous de nouveaux regards. Pour commencer, deux chercheurs et auteurs nous y aident.

 

1) Quand Henri Laborit (1914-1995) affirmait que « la seule raison d'être d'un être c'est d'être, c'est de maintenir sa structure, sans quoi il n'y aurait pas d'être », (7) on aurait pu penser que nous étions à l'abri des catastrophes touchant notre présence sur terre.

La question qui se pose de nos jours serait celle-ci : la survivance du plus apte à se maintenir en vie n'est-elle pas au contraire la survivance du plus névrosé au point de voir (ou de ne pas voir !) autour de lui une multitude de contradictions, voire de menaces ? En termes de morbidité, citons : alcoolisme, conduite suicidaire, viol, fanatisme, violence faite à autrui, dépression, maladies (obésité, diabète, crise cardiaque, a.v.c., cancer, maladies dégénératives, auto-immunes, etc.) qui échappent à la science ; sans oublier les pandémies (annoncées par René Dubos dans les années 1980) touchant les pays du tiers monde. Dans notre appréciation à évaluer qualitativement notre présence sur terre, ne sommes-nous pas confrontés à des interprétations concernant cette supposée qualité ? Or que constatons-nous ? Des millions d'exilés fuient leur pays où règnent trop souvent famine, corruption, forte natalité, etc., alors que les pays développés, qui font figure de privilégiés, subissent une dénatalité ou une forme de mal à être dissimulées derrière des maladies non encore interprétées comme telles.

Notre équipe aura suivi des scientifiques « militants » érigés en donneurs d'alerte, en quelque sorte. Nous citerons le Professeur Henri Laborit (1914-1995) et notre ami psychiatre Federico Navarro (1924-2002) se réclamant de l'antipsychiatrie. Ce dernier disait en introduction de ses conférences pour une médecine préventive : « Docteur, soigne-toi toi-même avant de vouloir soigner les autres » en faisant remarquer qu'il fumait lui-même trop souvent.

 

2) De son côté, en Espagne, le biochimiste Faustino Cordon (1909-1999), méconnu jusqu'en 1990 en France (et à notre connaissance également par Laborit), en arrivait progressivement à la déduction (difficilement contestable scientifiquement) que la cellule doit avoir « notion qualitativement de son environnement ». En d'autres termes, celle des plantes, des animaux et donc de l'homme doit avoir intégré le principe d'une conscience cellulaire et donc de facto de toute l'organisation organique qui se sera greffée pour accompagner cette conscience à maintenir sa structure ou à la faire évoluer en la transformant. C'est ce que les biologistes admettent avec l'idée d'homéostasie classiquement évoquée. Il faudrait rajouter la notion de conscience organique dès l'enseignement du corpus des SVT en collège et lycée avec l'assentiment des gestionnaires des programmes scolaires.

Cette alternative de reconnaissance de cette conscience primitive (qui s'opèrerait à notre insu) pourrait révolutionner les sciences du vivant. Elle nous permettrait, peut-être, de mieux appréhender la dissidence des cellules cancéreuses fuyant l'organisme hôte ; d'appréhender la sensorialité discriminative du nouveau-né, voire, logiquement, dès sa vie embryonnaire, sous un nouveau regard où les cinq sens seraient dotés initialement d'une sensibilité cellulaire. Elle nous rendrait enfin conscients de l'enjeu sanitaire qui devrait nous occuper face au mal être qui semble nous envahir. Cette conscience cellulaire se serait spécifiée et différentiée tout en contribuant à complexifier le vivant au lieu de le voir disparaître. Aurions-nous atteint un effet « iatrogène » de cette évolution limitant nos capacités perceptives, soumises à validation technologique à des fins d'objectivation au point de faire subir à notre organisme des contraintes que l'on considèrerait comme « adaptatives » ?

Ne pouvant s'individuer en exprimant l'authenticité de ses potentialités, la cellule cancéreuse deviendrait dissidente

Ne pouvant s'individuer en exprimant l'authenticité de leurs potentialités - en fait leur raison d'être de se maintenir en vie dans un organisme « structuré par niveaux d'organisation » dépendants les uns des autres - les cellules agressées dans leur environnement s'adapteraient épigénétiquement aux contraintes extérieures en se métamorphosant, qualifiées de « cancéreuses », exosymbiontes pour survivre. Informé de cette hypothèse, Jean-Pascal Capp nous aura proposé de nous documenter à propos « des hypothèses dites “ataviques” du cancer, qui suggèrent que les cellules cancéreuses reprennent en effet des caractéristiques de cellules “ancestrales” et tendent à se soustraire à l'organisation tissulaire », réf (8). « Il me semble, que vous vous en approcheriez », nous dira-t-il lors d'une correspondance privée en 2018.

Ces nouveaux regards alimentés pas Frédéric THOMAS et Jean-Pascal CAPP n'auront fait qu'actualiser l'influence d'un ami psychiatre, Federico NAVARRO, (9) qui avait projeté dans les années 1970, en Italie, de se lancer dans un programme de recherche sur le cancer. Celui-ci mettait à l'épreuve l'articulation systémique d'hypothèses bio-culturelles et ontogénétiques en interaction avec les enseignements cliniques et empiriques dans la filiation du psychiatre Wilhelm REICH (1887-1957), auteur d'un essai « Biopathie du cancer » écrit en 1948, au USA et traduit en français, en 1975, chez Payot, Paris, France, (10), dont nous évoquons la pertinence dans « Nouveaux regards sur le cancer », 2018, (3).

Enquête sur une possible logique existentielle évolutionniste de la cellule cancéreuse préalable à sa « dissidence »

Avant d'être dissidentes, les cellules furent sélectionnées suivant un principe symbiotique et nous interrogeons maintenant Christian de Duve (prix Nobel de médecine en 1974) sur ce sujet avant d'aborder la notion d'une éventuelle « dissidence ». Le grand biologiste avoue ne pas avoir la preuve de ce qui amena les cellules eucaryotes (nos fondations biologiques) à se regrouper. Il déclare que « des cellules commencèrent à s'assembler à la suite de mutations fortuites favorables à leur regroupement et restèrent ainsi du fait qu'elles se reproduisaient mieux en groupe que seules », in p. 289, Poussières de vie, 1995, (11).

Le comportement des cellules cancéreuses pourrait s'interpréter comme une désolidarisation de l'organisme où elles trouvèrent, selon une logique évolutionniste, leur raison d'être, en termes biologiques, des conditions homéostatiques favorables. A contrario, vivant dans un environnement non favorable, délétère chimiquement, elles quittent « le navire » en perdition (l'organisme) selon un « mécanisme » qui leur était initialement familier, endosymbiotique. Elles se conduisent dès lors comme des cellules « égoïstes » - telles les bactéries entièrement consacrées à la production d'une descendance aussi nombreuse que possible. Nous rejoignons Frédéric Thomas sur ce point.

Christian de Duve confirme que des cellules dotées d'attributs eucaryotiques, y compris des endosymbiontes, existent depuis plus d'un milliard d'années (nous verrons plus bas ses apports). C'est le botaniste russe Konstantin Mereschkowski (1855-1921) qui formula l'hypothèse de l'endosymbiose. La preuve fut avancée en 1967 par Lynn Margulis, USA, (1938-2011).

Le cancer, perçu sous l'angle d'une « régression » au stade près-symbiotique pré-eucaryote assimilable à un instinct primitif de vie, se désolidariserait de l'organisme qui ne lui fournit pas les conditions de sa vie eucaryote liée à la solidarité intercellulaire. La cellule cancéreuse se désolidarise de l'organisme pour assurer sa survie (en boite de pétri !), abandonnant ses caractéristiques « endosymbionte ». Quand le paquebot sombre, n'est-ce pas chacun pour soi ? Elle devient exosymbionte.

Vers une vision holistique du cancer

Deux auteurs, Éric Solary, Inserm U1170, et Lucie Laplane, CNRS U8590, université Paris I Panthéon-Sorbonne, Paris, France, (12), viennent de combler une chronologie d'exposés de recherches et de prise de conscience permettant d'envisager que les causes du (ou des) cancer(s) seraient à chercher au-delà des cellules incluses dans un organisme lui-même impliqué dans une histoire et un environnement. Ces deux auteurs relèvent qu'en 2000, deux chercheurs, Robert Weinberg (institut de technologie du Massachusetts) et Douglas Hanahan (université de Californie) énoncent une série de règles sensées gouverner la transformation de cellules normales en cellules malignes (toujours selon une vision déterministe génétiquement) (13). Selon cette vision, la genèse tumorale est présentée comme la conséquence de l'accumulation stochastique dans une cellule, du fait de l'âge et d'autres facteurs, de 4 à 7 événements moléculaires qui engendreraient des états pré-malins puis malins, sans bien sur être scientifiquement prouvés. Ces chercheurs croient que les mutations transformeraient progressivement la cellule en lui conférant de nouvelles propriétés : indépendance vis-à-vis des facteurs de croissance, insensibilité aux signaux inhibiteurs, résistance à la mort cellulaire programmée, réplication illimitée, effet pro-angiogénique et capacité d'invasion et de métastase », telles peuvent être résumées les observations de ces deux auteurs Robert Weinberg et Hanaban Douglas, (13).

Un site de vulgarisation très attractif s'est emparé de la question et présente de façon très pédagogique et... démocratique l'exposé préalable à ces changements cellulaires, remettant au moins implicitement en cause les perceptions des chercheurs sur la métamorphose de la cellule en cellule dite « cancéreuse », voir  https://associationaida.org/2019/09/26/etre-ou-ne-pas-etre-une-cellule-cancereuse/

Voici les apports de ce média inscrit dans les réseaux sociaux. Il est nécessaire de revenir sur la vie d'une cellule normale : « Celle-ci est définie par le cycle cellulaire, composé de plusieurs phases au cours desquelles la cellule grandit jusqu'à pouvoir se diviser en deux cellules filles. Ces différentes phases sont coordonnées par des signaux à la fois internes et externes à la cellule qui lui ordonnent par exemple de se diviser lorsque l'organisme en a besoin (croissance ou réparation cellulaire notamment). Contrairement aux cellules saines, une cellule tumorale devient capable de se diviser même en l'absence de ces signaux. Elle met en place des programmes particuliers lui permettant de se multiplier indéfiniment, Hanahan et Weinberg parlent d'autosuffisance en signaux de croissance. De plus, elle se met même à résister aux signaux lui donnant l'ordre d'arrêter de se multiplier et y devient donc insensible.

En temps normal, le corps est bien fait et met tout en œuvre pour préserver son intégrité. C'est dans cette optique que, lorsqu'une cellule présente des anomalies, qu'elle est mal localisée ou qu'elle est en excès, elle déclenche des signaux qui aboutissent à sa propre mort. On parle alors de mort programmée ou d'apoptose. Toutefois, la cellule tumorale est sournoise et inactive ces signaux. Ainsi, elle persiste malgré le fait qu'elle présente des mutations. C'est comme ça que le cancer s'installe. 

De plus, les scientifiques Douglas Hanahan et Robert Weinberg soulignent que la cellule tumorale produit des signaux qui attirent les vaisseaux sanguins : ces vaisseaux vont pénétrer la tumeur par angiogenèse (formation de nouveaux vaisseaux sanguins), et lui fournir l'oxygène et les nutriments dont elle a besoin pour fonctionner. Cela va permettre à la cellule de gagner du terrain : contrairement aux cellules normales qui se contentent de rester dans un territoire bien défini de l'organisme, les cellules tumorales sont capables de migrer hors de leur site d'origine pour donner des cancers secondaires. C'est ce qu'on appelle les métastases.

D'autres caractéristiques des cellules tumorales ont été identifiées plus tard et sont venues enrichir ce modèle. Par exemple, les cellules tumorales sont capables d'échapper au système immunitaire, normalement chargé d'éliminer toute cellule anormale potentiellement dangereuse pour l'organisme. En fait, les cellules cancéreuses présentent des antigènes tumoraux qui les distinguent des cellules saines et permettent d'induire une réponse immunitaire. Cependant, au cours de la progression de la maladie, les cellules cancéreuses cessent d'exprimer certains antigènes tumoraux ce qui leur permet donc de ne plus être repérées par le système immunitaire. 

Les cellules cancéreuses sont également capables de produire de l'énergie beaucoup plus efficacement que les autres cellules. Les cellules normales produisent de l'énergie essentiellement grâce à l'oxygène, par ce qu'on appelle l'oxydation de substrats. Cependant, les cellules cancéreuses ont besoin de plus d'énergie pour pouvoir se multiplier continuellement. Elles vont donc reprogrammer leur système de production d'énergie. Selon un modèle décrit sous le nom d'effet Warburg, les cellules cancéreuses utilisent principalement la glycolyse, c'est-à-dire le glucose, pour produire de l'énergie. Ce processus apporte normalement moins d'énergie que l'oxydation, cependant une mutation permet d'apporter plus de glucose aux cellules cancéreuses et donc de produire plus d'énergie par glycolyse. En utilisant à la fois la glycolyse et le système d'oxydation, ces cellules augmentent donc leurs capacités à produire de l'énergie.

Enfin, les cellules cancéreuses sont très instables et peuvent donc continuer de se modifier sans cesse, acquérant encore de nouveaux avantages, ce qui complique le travail des chercheurs et des cliniciens.

Ainsi, une série de mécanismes intervient dans la transformation tumorale et permet de passer de n'importe quelle cellule saine à des cellules cancéreuses particulièrement bien armées pour envahir le corps humain. Heureusement, la plupart des mutations génétiques à l'origine des cancers sont réparées à temps par notre organisme, évitant la formation d'un grand nombre de tumeurs. De plus, grâce à la recherche, nous comprenons de plus en plus de mécanismes impliqués dans l'apparition des cancers, ce qui permet petit à petit de mieux prévenir et de mieux traiter ces pathologies. » Sources : https://associationaida.org/2019/09/26/etre-ou-ne-pas-etre-une-cellule-cancereuse/

Ce détour aura été indispensable pour évaluer et tenter d'apprécier la validité scientifique des thèses de Faustiono Cordon sur la « sensibilité cellulaire » à l'origine, selon nos hypothèses et en interactions au niveau membranaire, de la « dissidence » générant la carcinogénèse, voir plus bas l'exemple de la sensibilité des plants du tabac sauvage, parmi d'autres...

Les travaux du grand bio-chimiste et évolutionniste Faustino Cordon vont-ils contribuer à lever l'énigme du phénomène cancer ?

Notre réponse se risque à être affirmative ! La recherche fondamentale sur le cancer rejoint les apports qualifiés de « révolutionnaires » de la dimension neuroépigénétique dans les maladies (voir Isabelle Mansuy, 2019, (14), notamment le cancer pouvant interférer dans cette manifestation considérée comme une émergence de cellules « anarchiques ». Nous suggérerons de porter un nouveau regard et d'envisager cette manifestation paradoxalement comme une manifestation de vie d'une cellule - vite rejointe par d'autres cellules - pour proliférer aux caractéristiques immortelles en boite de culture. Elles tentent de fuir un environnement qui ne leur est pas vitalement favorable, guidées par la sensibilité cellulaire intrinsèquePour corroborer cette notion de sensibilité cellulaire il a été démontré expérimentalement que des plants de tabac sauvage (Nicotiana atténuata) peuvent réagir au passage d'un herbivore dans le voisinage, même si ces plants n'ont pas eux-mêmes été touchés par l'herbivore (Karban et Maron 2002). En effet les plantes peuvent percevoir des molécules libérées dans l'air au niveau des blessures provoquées par les herbivores sur les végétaux du voisinage. Ainsi même des organismes sans système nerveux peuvent utiliser des indices subtiles comme source d'information « sociale » sur l'environnement, p. (468), in Biologie évolutive, sous la dir de Frédéric Thomas, Thierry Lefèvre et Michel Raymond, Editions de Boeck, Belgique, 2016. Notre interprétation serait que ces cellules, toujours dotées de cette sensibilité intrinsèque chez l'humain (la biologie étant conservatrice), pour se maintenir en vie lorsque l'environnement n'est pas vitalement satisfaisant se réapproprieraient leur codification génétique ancestrale, inscrite dans leur génome les désolidarisant des organes dans lesquels elles sont incluses par symbiose « mutualiste ». Dans cette nouvelle perspective le chercheur Frédéric Thomas, biologiste moléculaire et évolutionniste, suggérerait une perception radicalement novatrice en affirmant que « nous sommes tous au minimum des cancéreux asymptomatiques », Revue « Pour la science », n° 505, pp. 34 à 39. La Revue rend hommage aux travaux de Frédéric Thomas, (15). Dès lors nous envisageons le cancer sous l'angle de la phénoménologie car pour des personnes considérées « à risque » cette « affection » touchera certains, en épargnant d'autres. Ceci devrait entraîner un changement d'attitude dans l'agencement des soins consistant à mener une investigation clinique fine pour comprendre la logique existentielle singulière qui lie ce « syndrome » à la personne touchée, à son histoire. Nous pensons à un accompagnement psychothérapeutique parallèlement à celui d'ordre médical.

D'autre part, du fait des travaux de Jean-Pascal Capp, 2012, (3) - qui conduisent à pouvoir, semble-t-il, exclure la dimension génétique comme facteur direct et explicatif du cancer - cet obstacle épistémologique levé, l'attention se tourne désormais vers la dimension environnementale des cellules. Cela libère ainsi l'imaginaire des chercheurs, l'incitant à explorer d'autres voies, notamment, la plasticité cellulaire.

Nous évoquons donc un début de possible d'explication avec les travaux du grand biologiste Faustino Cordon (1909-1999), chercheur à l'Institut d'Études de Biologie Évolutionniste à Madrid. Il fait de « l'alimentation » « la base de la biologie évolutionniste », (1977). Il fut mis à contribution par Patrick Tort, directeur du « Dictionnaire du darwinisme et de l'évolution » dans la rédaction de la rubrique consacrée à la « cytologie ». Patrick Tort aura grandement contribué à faire connaître ce grand chercheur hors des milieux hispaniques. Dans cette rubrique Cordon critique la vision communément véhiculée par les biologistes se référant conventionnellement à Rudolf Virchow, Berlin, (1858) et influençant les cancérologues. « D'une manière quasi exclusive et toujours d'une manière préférentielle, l'investigation cytologique se concentre sur le noyau et la primauté des acides nucléiques, sur la participation de celui-ci à la division cellulaire », p. 754, ..., « mais avec l'effet de perdre de vue le problème de l'unité animale », p. 755 ; et non sur les interactions cellulaires avec l'environnement in vivo, (16). Dans nos sociétés où la famine a quasiment disparu, la recherche alimentaire n'est plus vécue comme fondatrice du vivant, toute associée à l'action dans sa recherche. Cette « biologie évolutionniste » de Cordon s'accorde avec la biologie des comportements de base tels qu'Henri Laborit les présente : boire, manger, copuler, agir et rechercher du plaisir, fuir et lutter en cas d'agression. Leur inhibition, lorsqu'elle s'installe durablement, conduit à une avalanche de perturbations entraînant bon nombre de physiopathologies ou biopathies comme le cancer. Dans un précédant courrier nous avons émis l'hypothèse que : - l'alimentation régulière où se retrouvent des adjuvants toxiques, - l'affaiblissement éducatif et psychologique de l'élan vital dès la conception du bébé d'homme, - ou et encore diverses agressions regroupées sous la rubrique « stress », pouvaient générer des tissus rétractés, englués de produits toxiques (telle la nicotine), sous vascularisés ; dans lesquels stases énergétiques, miasmes, infections, affaiblissement immunologique, produiraient un environnement cellulaire plus ou moins morbide susceptible de constituer un « terreau » cancérigène.

Les travaux de Cordon en cytologie évolutive à partir des tissus de l'estomac nous font comprendre la genèse des premiers neurones et cellules gliales, d'une part. D'autre part, l'on comprend ainsi l'insatisfaction de Laborit à intervenir chirurgicalement sur le symptôme pour en extraire des ulcères. L'estomac (qui semble avoir été précurseur dans l'émergence neuronale et gliale) est aux premières loges des organes catalysant les conséquences de l'anxiété et de la pénurie de nourriture. On imagine aisément la majoration de stress lorsque la personne se retrouve dans une situation d'angoisse dont Laborit disait qu'elle résulte d'une incapacité à maîtriser une situation.

La question préalable à cette hypothèse que nous posons est : La cellule ressent-elle les variations physico-chimiques de son environnement ? Selon un raisonnement sensé être logique, la réponse est oui. La cellule devrait ressentir ce qui est favorable à sa vie ou lui porte atteinte, ce qui lui est néfaste. Ceci se vérifie suite ainsi aux expériences d'agression d'une amibe qui fuit la source de l'agression selon une direction opposée au stimulus. La cellule devrait ressentir les changements métaboliques dans son « être », ce qu'affirme Faustino Cordon. C'est là que son apport est déterminant ; et cela dès sa recherche de nourriture selon sa formule consacrée explicitée par sa fille Teresa Cordon (17). Ainsi, concernant l'instant très bref d'une cellule ou d'un groupement de cellules, à l'instant de leur existence : l'attention sera portée sur « la qualité de se constituer en être vivant, c'est-à-dire de devenir un foyer d'action et d'expérience ». Son père qualifie l'expérience de « caractère essentiel des êtres vivants ». Et Teresa Cordon poursuit : « L'affirmation suivant laquelle un champ magnétique éphémère établi par des cellules déterminées et dans des conditions déterminées (à partir de l'interférence instantanée de deux autres champs, celui du stimulus afférent et celui du stimulus efférent) acquiert, dans l'instant très bref de son existence, la qualité de se constituer en être vivant, c'est-à-dire de devenir un foyer d'action et d'expérience, est pour le moment indémontrable ; nous disposons seulement de la donnée empirique générale qui est que tout animal, naissant de son ontogenèse, se constitue en un nouveau foyer d'action et d'expérience, qui disparaît lorsqu'il meurt, et le fait expérimenté de ce que nous nous sentons être comme les animaux que nous sommes. La validité de ce postulat lui sera donnée par la cohérence qu'il apportera ou non à l'interprétation des données empiriques et expérimentales », ouvrage « Pour Darwin », p. 494, (17).

Un autre regard sur la vie et la « conscience » cellulaire

Lors de l'émission animée par Mathieu Vidart « La tête au carré » du 14 avril 2019, France, Alexis Gaudreau, directeur de recherche au CNRS (19), reconnaît que la cellule mammaire par exemple, voire n'importe quelle cellule, devrait ressentir les variations physico-chimiques de son environnement proche ; « que ces variations soient purement chimiques, mécaniques ou hormonales ». La visualisation in vivo de cellules à l'aide de technologies microscopiques de très haute performance conduit les chercheurs à cette reconnaissance que l'on aurait qualifiée de « perception subjective » voici peu. La cytologie, intimement liée à la microscopie, n'est plus figée, elle s'anime in vivo sous les yeux du chercheur. Une équipe internationale, dont Alexis Gaudreau fait partie, dans une très récente publication, en convient. « Toutes les cellules possèdent un squelette leur permettant de se déplacer et de conserver leur forme. Mais des chercheurs viennent de montrer qu'une partie de ce cytosquelette, appelée « fibres branchées », est également essentielle à la prolifération des cellules : « Ces fibres informent les cellules sur la place disponible autour d'elles et sur les messagers chimiques dans l'environnement et donc sur l'opportunité de proliférer. » Si les conditions requises ne sont pas réunies, ces fibres ne sont pas synthétisées et la cellule ne se divise pas. « Sauf dans le cas des cellules cancéreuses, (assurent-ils), qui arrivent à s'affranchir de ce mécanisme de contrôle et qui prolifèrent où et quand elles ne devraient pas. » Ces chercheurs pensent que ce « mécanisme » (alors que Cordon évoquerait un « processus ») pourrait offrir une cible thérapeutique pour lutter contre certains cancers. « Bloquer la formation des fibres branchées, dans cette hypothèse, permettrait de stopper la croissance de cellules de mélanome pour lesquelles aucun autre traitement spécifique n'existait à ce jour. » Ces travaux menés par une équipe internationale comptant des chercheurs du laboratoire « Bases moléculaires et régulation de la biosynthèse protéique » du CNRS/École polytechnique sont publiés dans Cell Research du 10 avril 2019, (19).

Sollicitons de nouveau Teresa Cordon (17). Elle nomme « expérience animale » et, dans un sens plus strict, « conscience animale », enfin « cette prise de notion de l'état du milieu » implicitement évoquées par cette équipe CNRS/École polytechnique. « Par la prise de notion de l'état de l'environnement, dit-elle, la cellule ou un groupement de cellules, ou l'animal comme champ magnétique unitaire, doit posséder un quantum d'autocorrection réagissant à sa disparition dans le champ magnétique général de la Terre, essayant de coordonner ses vecteurs à travers d'éphémères tentatives d'auto-stabilisation. Nous nommons capacité de liberté de l'animal le quantum d'effort qu'il consacre à corriger son action sur le milieu, en relation avec le caractère (désormais) favorable ou défavorable de l'effet causé par elle. Ainsi, selon nous, l'animal, en tant qu'être vivant, en tant qu'unité d'intégration, a la capacité de percevoir l'effet favorable ou défavorable de son action sur son environnement, et de tenter de la corriger de la manière qui convient. Cette correction est prise comme guide par ses cellules somatiques qui se voient ainsi garantir un milieu cellulaire stable. L'animal (champ physique commun à de nombreuses cellules, mais très ténu) guide ses cellules somatiques sans avoir conscience de leur existence, et les cellules de son « soma » (l'association de cellules) prennent pour guide de leur activité l'animal, sans le percevoir », « Pour Darwin », p. 495, (17). C'est cet aspect de guide (inconscient) que nous voulions mettre en valeur. Nous partageons le même point de vue que Teresa Cordon, semble-t-il. Au lieu de parler de « prise de notion de l'état de l'environnement » nous utilisons l'expression « sensorialité discriminative » qui guide l'organisme. Quelques précieuses précisions sont apportées par Patrick Tort (20), pour qui « l'histoire naturelle de la conscience et de l'autonomie est une histoire animale, et elle exige d'être précédée phylogénétiquement par une histoire cellulaire (d'où l'existence nécessaire d'une conscience cellulaire), qui ne peut elle-même se passer d'un primordium au sein d'un niveau antérieur, etc. Le comportement d'un phagocyte par exemple, qui capte son nutriment dans son milieu trophique, puis règle son deuxième captage en fonction de l'écart ressenti entre ce qui était attendu du premier mouvement et ce qu'il en a effectivement reçu, est l'illustration simple de l'existence d'une conscience cellulaire, à la seule condition que l'on redéfinisse, comme je l'ai fait et comme le rappelle Chomin Cunchillos dans le corps de ce livre, la conscience... ». Il s'agit de l'ouvrage (24). De fait, les travaux « cordonien » et ces allusions à la conscience organique cellulaire (résumées ici) révèlent les limites du réductionnisme et du déterminisme en biologie. Voir :

https://www.temoignages.re/chroniques/di-sak-na-pou-di/la-conscience-de-soi-du-bebe-humain-est-elle-uniquement-tributaire-de-la-vue,94970

Pour conclure (provisoirement), Faustino Cordon avance comme une sorte de paradigme qui souhaite rendre compte du surgissement de l'animal à partir d'une association ancestrale de cellules. Il est selon lui « sans alternative et doit expliquer trois phénomènes, essentiellement identiques, mais que nous percevons comme distincts. Il doit ainsi rendre compte : a) du surgissement, à chaque instant, de l'unité animale à partir de l'activité de ses cellules somatiques ; b) du développement de la structure et de la conduite spécifique d'un animal au fil de son ontogenèse ; c) de l'apparition, par le jeu d'avantages sélectifs concrets, de chaque type d'animal dans la phylogénie », « Pour Darwin », p. 496, (7). Avec l'émergence du cancer, ce serait cette "prise de notion de l'état de l'environnement" cellulaire qui ne serait pas favorable à la vie cellulaire que celle-ci perçoit avant que la conscience cérébrale et cognitive secondaire l'appréhende.

Cet environnement cellulaire dont nous avons évoqué la pathogénie générerait, de proche en proche, selon les niveaux d'unité d'intégration et d'organisation de l'organisme, des difficultés à éliminer les assauts agressifs évoqués précédemment, inciterait la cellule à « sauver sa structure » pourrions-nous dire, en se désolidarisant - le terme biologique approprié serait en adoptant - une « désymbiotisation » de l'organisme hôte par une métamorphose en cellule cancéreuse. Celle-ci renouerait génétiquement avec ses gènes ancestraux, vestiges d'une époque où elle émergeait du cytoplasme bactérien (voir Lynn Margulis et Dorian Saban 8), et des cellules procaryotes conservant leurs gènes. Sont-ce ces derniers qui furent qualifiés de « poubelle » ? Notre interprétation semble soulever une vision paradoxale : le cancer serait une réaction de vie de cellules aux caractéristiques expansives fuyant un environnement pathogène, entraînant l'organisme hôte vers la mort.

Au moment de conclure, il nous est apparu devoir faire preuve de prudence en cherchant d'autres références qui mettraient en question le chemin parcouru, tout en désirant aussi trouver confirmation de nos analyses, montrant ainsi que nous sommes, même provisoirement, sur la bonne voie. Il nous resterait à questionner les cancérologues de l'île de La Réunion pour sonder leur entendement, sans manquer de solliciter Frédéric Thomas, sur le cancer (1) ; avec qui nous sommes en relation ; et encore Chomin Cunchillos, (24) qui poursuit l'œuvre de Faustino Cordon, pour critiquer, confirmer ou invalider notre hypothèse déductive.

Nouvelles perspectives et « pistes thérapeutiques » (titre du denier chapitre 21 de l'ouvrage de Frédéric Thomas)

Au-delà de la présentation des informations rassemblées ci-dessus, résumons trois buts : 1) Interpeller des chercheurs qui auront méconnu les travaux de Faustino Cordon afin d'examiner les fondements scientifiques de l'ébauche du processus de sensibilité cellulaire, imaginés et argumentés ci-dessus. Nous dressons les contours d'une nouvelle voie de recherche autour de cette maladie. 2) Informer le grand public, avec le concours des médecins généralistes, pour sortir cette maladie de l'impasse génétique afin d'examiner avec les personnes touchées par le cancer une dimension émotionnelle qui aura été sous-évaluée tout en étant liée à l'histoire de la personne. 3) Attirer l'attention sur les guérisons « miraculeuses », expression d'un professeur de cancérologie de l'Institut Gustave Roussy à Villejuif. Ce dernier sujet ne sera qu'évoqué et renvoie aux travaux en cours du chercheur Arnaud Delorme, directeur de recherche au CNRS - CERCO, Toulouse, France.

Si nous ne sommes pas spécialisés en oncologie, notre initiative est cependant alimentée de lectures inter et transdisciplinaires sur ce sujet. Nous sollicitons en plus d'expertises locales, parallèlement à notre action réunionnaise, des expertises hors de l'île en espérant un débat contradictoire et fructueux.

Nous rappelons que Jean-Pascal Capp, docteur en cancérologie et chercheur à l'Institut national des sciences appliquées (Insa) de Toulouse, France, très documenté et semble-t-il apprécié dans les milieux de cancérologie, évoque l'impasse où se trouverait la recherche sur le cancer. « Comment sortir de la spirale de l'échec dans la lutte contre le cancer ? » demande-t-il.

22/12/2019
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