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Tentative d'incendie au domicile de Richard Ferrand

Alors que les Gilets jaunes sont redescendus ce samedi dans les rues pour le 13e volet de leur mobilisation, le ministre français de l'Intérieur, Christophe Castaner, a déclaré qu'il était temps «d'arrêter la violence» et a critiqué ceux «qui cherchent à attaquer, comme ils l'ont fait, le domicile privé» du président de l'Assemblée nationale.

Il visait une tentative d'incendie «volontaire» à la résidence secondaire du président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand.

«Peut-être serait-il temps d'arrêter la violence», a-t-il déclaré dans le Val-de-Marne, au cours d'une visite à l'Office central de lutte contre la délinquance itinérante à Arcueil. Tout le monde a compris qu'il imputait au mouvement des Gilets Jaunes dans son ensemble ce qui était à ce jour un acte criminel isolé, dont personne n'a revendiqué la responsabilité. Richard Ferrant, très légitimement, a déposé plainte pour dénoncer un acte grave.

Le procureur de Brest, Jean-Philippe Recappé, pour qui «il s'agit d'un incendie criminel» a confirmé l'ouverture d'une enquête. Cependant, a-t-il dit à l'AFP, «il n'y a pas de tag qui permettrait de mettre en lien avec les Gilets jaunes, pas de revendications, pas de pénétration hostile dans la maison».

Il paraît évident que cet événement ne peut pas dans l'immédiat être imputé aux Gilets Jaunes pour déconsidérer le mouvement. Tout laisse à penser au contraire que l'auteur de la tentative d'incendie avait été encouragé à le faire par ceux qui, au niveau du pouvoir, cherche à compromettre l'opposition provenant des Gilets. Depuis le début des manifestations et des déprédations commises à cette occasion par des groupes anonymes ultra violents, les manifestants pacifiques en avaient imputé la responsabilité à des agents provocateurs  financés par des sources anonymes dépendant du pouvoir.

Attendons pour juger définitivement ce à quoi conclura l'enquête du procureur, dont on ne peut suspecter le sérieux professionnel. C'est ce qu'aurait du faire le ministre de l'Intérieur, s'il avait voulu respecter la séparation des pouvoirs.


 


 

09/02/2019
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