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Le bourbier afghan

C'est le terme qu'emploient désormais les chancelleries européennes et beaucoup de journalistes y compris américains pour désigner la guerre « ingagnable » en Afghanistan. On parle également de nouveau Viêt-Nam.

Trois blessés nouveaux dans la force française en cette fin juillet, dont un grave, plus de soixante morts au total pour le mois chez les Occidentaux, 60% du territoire désormais contrôlé par les Talibans, les combattants islamistes irakiens libérés par le retrait  américain d'Irak venant en nombre et avec un armement lourd renforcer les combattants afghans,  le Pakistan de plus en plus déstabilisé, voici les résultats d'une guerre qu'il ne fallait pas faire.

Mais rien n'y fera. On continuera de la faire. Et pourquoi ? Parce que Barack Obama en a décidé ainsi et ne veux plus revenir sur sa décision. Quels intérêts derrière lui le poussent à s'entêter ? On ne le sait même pas, car le lobby militaire ne tire guère profit de cette guerre. Simplement peut-être Obama le fait il pour ne pas se déjuger, parce qu'il s'était engagé au début de sa magistrature sur cet objectif irréfléchi, afin de faire passer le retrait d'Irak, qui coûtait alors bien plus cher. Apparemment ni lui ni ses conseillers n'avaient mesuré dans quoi ils mettaient les pieds, ce qui est étrange de la part d'un système où les services de renseignement abondent. Mais ce  qui au fond ne devrait pas étonner. Tout se passe comme si l'Amérique toute entière sentant ses vieilles certitudes s'effondrer se rattachait à cette illusion d'un reste de grandeur.

Les Européens n'ont pas cette excuse. Nous sommes persuadés qu'aucun gouvernement engagé en Afghanistan, même aujourd'hui le britannique, ne souhaiterait continuer s'il en avait le choix, c'est-à-dire s'il acceptait de se désolidariser d'Obama et de l'alliance atlantique 1). Mais les petits enfants européens ont peur de se retrouver sans leur prétendu protecteur américain. Ils mettent donc tous leur bon sens au placard et continuent à suivre. Jusqu'à quand ?

1) Sauf peut-être l'hyper-président hyper atlantiste Nicolas Sarkozy.
29/07/2009
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