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Pays Baltes. Plus Otan que moi, tu meurs

Si les Français connaissent en général l'existence des Pays Baltes, peu d'entre eux sont capables de les identifier individuellement. Ce n'est pas le cas des services stratégiques de l'Otan, et plus précisément des conseillers militaires de l'US Army, qui constituent l'essentiel des effectifs de ces services.

Pour eux, les Pays Baltes (PB) situés aux frontières de la Russie, sont les avants-postes d'un dispositif permettant de résister à une éventuelle offensive russe, et de plus en plus permettant de préparer une offensive de l'Otan en Russie.

Voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Pays_baltes

Les Baltes le savent et ils en sont fiers, même s'ils n'ignorent pas qu'ils seront détruits les premiers en cas de conflit. Les PB ont été annexés par l'URSS après la seconde guerre mondiale et sont restés des républiques socialistes soviétiques jusqu'en 1990. En 1991, sous les pressions de la population, l'URSS en voie de dislocation a été obligée de reconnaître leur indépendance. Il leur en est resté une véritable haine phobique de la Russie et de tout ce qui est russe. Les minorités russes ou russophones qui y demeurent sont considérées de facto comme des citoyens de seconde zone. En 2003, les trois pays baltes ont été admis comme membres d l'Union Européenne puis peu après de l'Otan.

Les 8 et 9 juillet 2016, le 25e sommet de l'Otan s'est tenu en Pologne, à Varsovie. L'enjeu majeur de cette rencontre a été de définir le « renforcement de la sécurité » en Europe de l'est,autrement dit un renforcement de la présence américaine. A l'issue de sommet, l'Otan a validé l'idée d'une présence militaire renforcée en Estonie, en Lettonie, en Lituanie et en Pologne.

Ces quatre pays avaient, depuis le précédent sommet de l'Otan, en 2014, tout fait pour valoriser le rôle que le Pentagone avait décidé de leur donner lors la crise ukrainienne, leur but commun étant d'obtenir un maximum d'engagements irrévocables de la part de l'Otan. Certes les Russes procèdent habituellement  à des  manoeuvres militaires le long de leur frontière, mais celles-ci n'ont pas l'ampleur des manoeuvres terrestres et navales auxquelles ont toujours procédé les Etats-Unis.

Malgré ces garanties, les EB ont pris la décision peu croyable d'ériger une barrière constituée d'un simple grillage métallique à leurs frontières avec la Russie. Celle-ci, ils le savaient, n'aurait aucun rôle militaire. Mais, malgré le coût budgétaire très important que représentera cette nouvelle frontière, les gouvernements baltes estiment qu'elle leur est devenue indispensable pour marquer symboliquement leur appartenance à l'Otan. Les premières images lituaniennes disponibles montrent des kilomètres de grillage du type cage-à-poules s'étendant sur la ligne de frontière présumée.

Pour les États-Unis, cette décision, même si elle a été accueillie avec réserve par d'autres membres de l'Otan, marque bien la volonté européenne de refuser toute coopération, fut-elle économique, avec la Russie. Ceci au moment où l'ensemble dit euro-asiatique en cours de constitution, qui sera voisin de l'Europe, pourra offrir de nombreux domaines de développement profitables à tous.

28/09/2018
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