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Qui financera les futurs centres d'hébergements pour migrants? 

La France envisage actuellement la création de centres d'hébergements, un peu partout en France, destinés à accueillir les migrants clandestins en instance de régularisation qui occupent illégalement les quartiers de certaines villes. C'est le cas à Paris.

Il n'est pas encore précisé sur quels budgets, provenant des collectivités locales ou de l'Etat, seront financés la mise en place et le fonctionnement de tels centres. Il est évident que ces centres seront analogues à des camps fermés d'où les migrants ne pourront pas sortir avant que leur situation ne soit régularisée. Certains seront considérés comme des réfugiés bénéficiant du droit d'asile, les autres devraient être reconduits aux frontières. En attendant, ils devront, outre un hébergement décent, être nourris et traités sur le plan sanitaire, sans mentionner l'accueil des nouveaux nés, beaucoup de femmes migrantes arrivant enceintes.

Pour le moment, la question n'est envisagée, du moins en France qui restreint sévèrement l'accès aux frontières, que pour quelques milliers de cas. Les Pouvoirs Publics semblent considérer qu'il s'agira de dépenses très modestes, au regard de ce que pourrait faire théoriquement un pays dit riche tel que la France. Il reste que les budgets de fonctionnement actuels, déjà très limités, ne pourront pas facilement supporter de nouvelles dépenses.

Mais bien plus gravement se pose la question, déjà posée, de savoir quelles administrations fourniront les personnels en charge de l'accueil et de l'alimentation, du tri et de la surveillance des migrants en instance d'affectation : douanes, police, administration pénitentiaire, éventuellement armée ? Les bénévoles sur lesquels certains responsables semblent compter, seront incapables d'aucun rôle sérieux dans ces domaines.

Expulsions impossibles

Par ailleurs, la solution régulièrement envisagée de l'expulsion des migrants non autorisés à rester en France, posera des problèmes encore plus insolubles. Aucun pays européen, déjà confronté à ces mêmes difficultés, n'acceptera de les recevoir. De plus, expulser un individu qui refuse de l'être et fait tout pour empêcher l'opération, devient vite une charge insurmontable pour les forces de police qui en seraient chargées. Inutile de dire que les associations dites humanitaires qui vivent de la bonne volonté de certains citoyen, feront tout pour mettre en évidence les « atteintes aux droits de l'homme » résultant inévitablement de la mise en œuvre des mesures nécessaires.

Certains envisagent la mise en place de tels centres dans des pays non européens voisins, tels la Libye ou la Tunisie, qui se porteraient volontaires – contre des rémunérations substantielles – pour l'implantation sur leur territoire de tels centres d'accueil. Comme d'ailleurs l'accueil se prolongera nécessairement longtemps, il faudra parler, même si le mot évoque de mauvais souvenirs, de camps de concentration permanents. Inutile de dire que la garde et l'entretien de ces camps, d'où les migrants n'auront qu'un souci, sortir pour tenter de revenir de nouveau en Europe, ne seront pas pris en charge par les pays d'accueil. On voit mal cependant que ces pays se voulant souverains puissent accepter l'arrivée sur leur territoires de fonctionnaires européens en charge de ces responsabilités.

Inutile de dire que ces problèmes, difficiles à résoudre dans le cas de quelques centaines ou milliers de migrants, le deviendront impossibles si comme il est inéluctable, le nombre des migrants venus du Moyen Orient et surtout d'Afrique, augmente considérablement.

Beaucoup d'hommes politiques, conscients de l'impossibilité de résoudre les problèmes posés par des migrations massives, font rêver à un « co-développement » permettant à l'Afrique de s'attaquer aux problèmes auxquels veulent échapper les migrants. C'est le cas de Jean-Louis Borloo. Mais une telle perspective, à supposer qu'elle soit réaliste, demandera des années avant de faire sentir ses effets. De plus, la population africaine, actuellement de quelques 1.500 milliards de personnes, devrait au moins doubler d'ici la fin du siècle, vu une inflation démographique incontrôlable. Aucun co-développement ne pourra assurer leur survie. Tous ces facteurs contribueront à entretenir des flots de migrants que l'Europe ne pourra pas accueillir, à moins de devenir un appendice de l'Afrique.

On ne voit pas comment une droite dite dure en Hongrie, Pologne, Autriche, Italie et bientôt en Allemagne, qui semble refuser de nouvelles entrées de migrants, se propose de résoudre les difficultés que nous venons d'évoquer. Pour notre part, nous n'avons aucune solution à proposer.

NB. Les européens se suicident en acceptant ces migrations

C'est en tous cas le point de vue de Dmitry Orlov, qui sait de quoi il parle. Voyez 
http://lesakerfrancophone.fr/les-barbares-envahissent-le-cimetiere-europeen

 

05/07/2018
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