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Election au Mexique d'un président dit de gauche

Le candidat dit et se disant lui-même de gauche, Andrés Manuel Lopez Obrador, a remporté dimanche 1er juillet l'élection présidentielle au Mexique. L'ancien maire de Mexico a recueilli environ 53% des suffrages. Il s'agit d'une victoire au niveau national, régional et local

Après deux échecs successifs, Andrés Manuel Lopez Obrador,  64 ans, a obtenu un succès historique au niveau national, mais également régional et local. Son Mouvement de régénération nationale a obtenu six postes de gouverneurs sur les neuf en jeu. A Mexico même, pour la première fois, une femme, Claudia Sheinbaum, scientifique de 56 ans et fidèle d'Obrador, a été élue à la tête d'une ville de plus de 20 millions d'habitants. 

Vu la forte présence de la droite et de l'extrême droite au Mexique, soutenues avec force dollars, l'élection d'Obrador est apparue comme une sorte de révolution.

Le principal opposant d'Obrador, le Parti Révolutionnaire Institutionnel, régulièrement au pouvoir et ce jusqu'en 2018, dont le nom, tout un programme, est synonyme du conservatisme le plus affirmé, soutenu par Washington, a été renvoyé dans l'opposition. Obrador a présenté un programme quasiment socialiste, prévoyant notamment des nationalisations et des aides sociales aux plus défavorisés.

Restera à savoir s'il pourra appliquer au moins une partie de ce programme, à supposer qu'il en ait vraiment l'intention.

On voit mal comment Donald Trump accepterait ceci. Soutenu par les Républicains comme par les Démocrates, il comptait sur un nouveau gouvernement mexicain pour, entre autres. financer le mur de plusieurs centaines de kilomètres prévu à la frontière américano-mexicaine. L'ancien gouvernement avait par ailleurs promis de renfoncer les mesures policières et militaires visant à réprimer l'immigration continue des « latinos » meso et sud américains visant à envahir les Etats-Unis en comptant sur le laxisme du Mexique.

Plus généralement il a toujours existé une interpénétration des intérêts américains et mexicains, les affaires des uns convenant parfaitement à celles des autres. Un long article du World Socialist Web Site en fait l'énumération http://www.wsws.org/en/articles/2018/06/30/pers-j30.html Bien que partisan, cet article n'évoque rien que les bons connaisseurs de la colonisation américaine au Mexique et dans toutes la région pourraient sérieusement contester .

Le proche avenir dira ce qu'il en sera des intentions réformatrices, sinon socialistes, de Andrés Manuel Lopez Obrador et de son Mouvement de régénération nationale. On peut penser que dans un pays dominé par la guerre entre narcotrafiquants, où se sont multipliés les assassinats d'hommes politiques faisant simplement montre de l'intention de lutter contre les cartels, ni Obrador ni ses futurs collaborateurs courront le risque d'être eux-mêmes assassinés. Ceci d'autant plus que ces assassinats seront encouragés par tous ceux qui aux Etats-Unis veulent maintenir le Mexique dans la dépendance 1).

1) Voir une analyse en espagnol que vient de publier FranceTV info
http://www.france24.com/es/20180628-elecciones-mexico-violencia-asesinato-candidatos

 

02/07/2018
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