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Bombe démographique africaine. Pourquoi ce silence ?

Bernard Lugan, né en 1946 à Meknès, est un historien africaniste français. De 1972 à 1983, il enseigne à l'Université nationale du Rwanda, pays dans lequel il mène également des fouilles archéologiques. Pour plus de détails, voir wikipedia

Bernard Lugan est souvent présenté comme « controversé » Qu'il le soit est un signe de bonne santé intellectuelle. Il suffit de lire ses travaux pour constater qu'ils déplaisent  à tous ceux pour qui la « colonisation française » a toujours été la cause de tous les maux dont souffre actuellement l'Afrique. Ceci comme si les Africains eux-mêmes n'en portaient pas aujourd'hui une grande partie de la responsabilité.

Au delà de ces polémiques, il faut étudier les travaux démographiques de Bernard Lugan. Ils s'appuient sur des faits indiscutables. Mais là encore ceux-ci sont rejetés par ceux qui refusent d'admettre que l'Afrique, par sa natalité galopante, fait peser sur l'avenir du monde dans les prochaines décennies un danger considérable. Seules les sociétés africaines, pour des raisons complexes qu'analyse fort bien Bernard Lugan, se refusent à contrôler leur explosion démographique. L'Afrique s'oppose en cela à de grands pays très peuplés, comme la Chine et l'Inde, qui ont fait l'effort de ramener leur natalité au niveau leur permettant de survivre avec seulement un faible taux de croissance.  

Bernard Lugan n'annonce malheureusement pas de bonnes nouvelles concernant la possibilité d'équilibrer les consommations globales de la planète au regard des ressources de celle-ci. Nous extrayons de l'article référencé ci-dessus des faits incontestables, sauf par ceux qui se refusent à mettre en cause la responsabilité de la population africaine et plus précisément celle des dirigeants africains dans les catastrophes environnementales et politiques qui s'annoncent

Citons

- Avec un taux de croissance de 4% la population africaine double tous les 18-20 ans.
- Au Niger, pays désertique où le taux de fécondité est de 7 enfants par femme, la population était de 3 millions d'habitants en 1960 et elle sera de 40 millions en 2040, puis de 60 millions en 2050.

- En Somalie, le taux de reproduction est de 6,4 enfants par femme et en RDC, il est de 6,1.

- En Algérie le programme de planification familiale avait permis de faire baisser l'indice synthétique de fécondité de 4,5 enfants par femme en 1990, à 2,8 en 2008. Or, avec la réislamisation du pays, depuis 2014, il a rebondi à 3,03.

Résultat :

- D'ici à 2030, l'Afrique va voir sa population passer de 1,2 milliard à 1,7milliard, avec plus de 50 millions de naissances par an.

- En 2100, avec plus de 3 milliards d'habitants, le continent africain abritera 1/3 de la population mondiale, dont les trois quarts au sud du Sahara.

Les actuelles arrivées de migrants africains en Europe constituent les prémices d'un phénomène massif qui va connaître une amplification considérable dans les prochaines décennies.


Inutile de préciser que pour l'Europe qui restera inexorablement le déversoir des surplus démographiques africains, l'afflux massifs des migrants sub-sahariens, déjà considéré comme  mettant à terme en danger les civilisations et populations européennes autochtones, prendra les proportions d'un véritable tsunami. Bernard Lugan évite de parler du fait que ces migrants se revendiqueront de plus en plus comme islamistes, ce qui en fera des bombes à retardement contre les sociétés européennes se revendiquant de la chrétienté ou de l'athéisme.

Une seconde partie de l'article s'attache à démontrer que malgré les illusions de ceux qui, en Europe et même en Afrique, espèrent un « développement africain » salvateur, celui-ci sera toujours incapable de faire face, au moins dans le courant de ce siècle, aux exigences  de la surpopulation africaine. Nous renvoyons à l'article sur ces points. Là encore, il parait impossible que l'Afrique puisse se développer  suffisamment pour s'équilibrer, notamment dans un monde où les investissements dans la science et la technologie sont devenus les armes absolues dont se servent pour s'affirmer les pays asiatiques, sans mentionner les Etats-Unis et la Russie.

Ce ne sera donc pas, sauf cas particuliers, notamment en Afrique anglophone, que l'Europe montrera à l'Afrique la voie d'un développement salvateur. Ce sera l'Afrique qui l'entrainera dans le sous-développement.

Références

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Lugan
http://bernardlugan.blogspot.com/2018/06/reflexions-sur-la-migration-africaine.html

Complément au 29/06

Les responsables de la défense, en Europe, devraient poser le problème clairement. Il faudra verrouiller les frontières et faire appel à l'armée pour assurer ce verrouillage. Il y aura nécessairement des morts au début, d'autant plus que ces africains, passeurs ou non, feront appel eux-mêmes à la force pour forcer les frontières. Mais si la défense européenne reste solide, ils resteront chez eux. Sinon l'Europe deviendra noire et souvent musulmane sur le type de Boko Aram. L'EI ne restera pas inactif, évidemment

Je n'ai pas abordé dans cet article le rôle que jouera la Chine, déjà bien installée en Afrique. Utilisera-t-elle les migrations africaines pour s'emparer, elle aussi et sans risques, de l'Europe.

 

 

28/06/2018
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