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La Chine s'inquiète d'un éventuel accord Trump Kim sur la dénucléarisarion de la Corée du Nord (DPRK)

Il est presque certain que Donald Trump refusera tout accord avec Kim Jung-un si celui-ci n'accepte pas , lors de leur rencontre qualifiée d'historique du 12 juin à Singapour, de donner satisfaction à toutes les exigences de Trump, même les plus humiliantes ou mettant en cause la survie même de la DPRK.

Pour Trump, ces exigences se préoccupent peu de prévenir une improbable attaque nucléaire provenant de la DPRK, qui serait suicidaire pour la Corée du Nord. Celle-ci serait en effet immédiatement totalement nucléarisée en retour par les Etats-Unis. Ce qu'il veut, et sans doute avec lui l'ensemble du complexe militaire et industriel américain, est de s'installer en Corée du Nord pour en faire, comme l'est aujourd'hui la Corée du Sud , l'avant-poste d'une attaque massive contre la Chine.

Washington a déjà mis en place des forces militaires considérables en Corée du Sud et dans la Pacifique sud, pour prévenir selon-lui, une attaque de Pyong Yang. Celle-ci comporte, outre des effectifs terrestres considérables, des bombardiers pouvant transporter des bombes nucléaires, des porte-avions et des équipes de débarquement.

Dans cette perspective, la Corée du Nord une fois américanisée augmentera considérablement les moyens américains nécessaires à une attaque contre la Chine. D'une part, elle dispose d'une frontière commune avec cette dernière, permettant le déploiement facile de forces terrestres. Par ailleurs elle pourrait permettre dans l'intervalle à l'industrie américaine de s'emparer des considérables ressources minérales dont la Corée du Nord est riche. Elle pourrait aussi être utilisée comme terminal d'une route transasiatique reliant les deux Corées et contrôlée par les Etats-Unis. Ainsi seraient concurrencés les projets chinois de Nouvelle route de la Soie (OBOR).

La Chine s'inquiète de ces menaces américaines et en a informé Pyong Yang. Pour sa part, Kim Jung-un aurait déjà indiqué à Pékin qu'il ne cédera pas à l'ensemble des exigences américaines. Mais tiendra-t-il cette promesse à Singapour, enivré de la fierté d'être autorisé à rencontrer, sur un apparemment pied d'égalité, le représentant de la première puissance militaire mondiale. C'est très peu probable, mais sait on jamais?

11/06/2018
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