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L'Otan vole au secours de Washington

Nous avions précédemment indiqué que les apparents désaccords entre Donald Trump et l'Union européenne et le Canada concernant la guerre des tarifs déclenchée par les Etats-Unis contre leurs partenaires du G7 n'étaient que de façade. Tout rentrerait dans l'ordre si Washington manifestait sa mauvaise humeur. Le principal argument invoqué par ce dernier sera de rester unis contre la Russie, quel que soit le coût des sacrifices imposés à l'Alliance atlantique.

Ce diagnostic se confirme au vu des résultats de la réunion ministérielle de l'Otan destinée à préparer le sommet de celle-ci du 11 et 12 juillet. Décision a été prise à l'Otan de calmer le jeu, face aux prétendus risques existentiels que la Russie fait peser sur les membres de l'Otan, à nouveau dénoncés par le secrétaire général de l'Otan, le Norvégien Jens Stoltenberg.

Ceci ne sera pas sans coût pour l'Otan. Les ministres ont adopté le 7 juin l'initiative américaine "4x30", dont l'objectif est la capacité de déployer sous 30 jours 30 bataillons mécanisés (un bataillon compte entre 600 et 1.000 combattants selon les pays), 30 escadrilles et 30 navires de combat pour pouvoir faire face à une opération militaire de la Russie, identifiée comme un potentiel agresseur.

Ils ont également discuté des moyens de renforcer la capacité de déplacements des troupes alliées (autrement dit américaines)  en Europe. Un commandement basé à Norfolk, aux Etats-Unis, a été chargé des communications transatlantiques et un autre, installé à Ulm, en Allemagne, auront pour mission de coordonner les déplacements de troupes et de matériel en Europe. Cette mobilité fait l'objet d'une étroite coopération avec l'Union européenne qui a prévu de lui allouer 6,5 milliards d'euros dans le budget de la période 2020-2027.

Les Etats-Unis ont vivement incité les autres membres de l'Otan à accroître leur participations. Berlin, jusqu'ici le mauvais élève, a accepté d'augmenter significativement son budget militaire. Quant à Emmanuel Macron, sa représentante n'a fait  aucune objection

Rappelons que ces moyens militaires de l'Otan ne tiendraient pas deux jours face à une véritable agression russe. Mais cette hypothèse est jugée extrêmement improbable par les experts de défense américains. Ce qui compte pour eux est de renforcer leur emprise politique, militaire  et économique sur l'Union européenne et le Canada.

 

08/06/2018
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