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Le nouveau gouvernement italien: protestations vertueuses

Nous nous demandions ce que serait la politique du nouveau gouvernement italien. Celui-ci résulte de l'accord avec Cinq Etoiles et la Ligue du Nord. Le premier pourrait être présenté comme anti-capitaliste, le second émane au contraire des intérêts industriels et financiers très actifs du nord de l'Italie.

Précédemment, Cinq Etoiles recommandait une sorte de revenu minimum pour les plus pauvres et l'augmentation des impôts destinés à financer certains investissements publics. La Ligue au contraire réclamait une baisse généralisé des impôts et plus de liberté laissée aux entrepreneurs. Rien n'a encore filtré des solutions que pourrait présenter le gouvernement pour concilier ces exigences contradictoires.

Par contre, dans l'immédiat deux orientations claires sont apparues, qui pourraient recueillir le soutien d'un certain nombre de partis politiques, sinon de gouvernements, en Europe.

La première concerne l'expulsion des émigrés clandestins. Le nouveau ministre de l'intérieur Matteo Salvini vient de déclarer le 2 juin que « le bon temps était terminé pour les immigrés clandestins et qu'ils doivent se préparer à faire leurs valises ». Les trafiquants qui organisent l'arrivée en Italie de dizaines de milliers d'immigrants sans-papier, de même que les ONG qui sous prétexte de sauver des vies en mer, encouragent systématiquement l'entrée dans les ports italiens de centaines de  naufragés volontaires, doivent considérer que ces tolérances seront terminées.

Salvini n'a pas cependant précisé vers quels pays et comment il organiserait les déportations d'immigrés clandestins. Il n'a pas non plus indiqué comment il refuserait d 'accueillir de nouveaux naufragés. Comme les pays frontaliers, notamment la France et à juste titre, ont décidé de fermer leurs frontières aux immigrés illégaux, devra-t-il utiliser l'armée et la marine pour les arrêter et les renvoyer vers l'Afrique, notamment la Libye, dont ils proviennent. Aura-t-il le courage d'affronter les cris d'indignation de l'Union européenne et de l'ONU ?

La seconde orientation concerne les relations avec la Russie. Lors de la campagne électorale la Coalition avait exprimé la volonté de normaliser les relations avec ce pays. Il s'agit d'une demande forte, notamment, des industriels italiens. Nul ne sait encore dans quels domaines et comment l'Italie pourra échapper aux interdits de Washington et de l'Union en ce domaine, mais manifestement certaines mesures sont en préparation. Les protestations du financier George Soros, qui accuse Rome de se mettre désormais dans la main de Moscou en sont la preuve.

Selon le Corriere della Serra https://www.corriere.it/economia/18_giugno_03/soros-preoccupato-nuovo-governo-alla-russia-salvini-busta-paga-putin-f2cb0f42-673f-11e8-83d0-1e29d770f94c.shtml Soros s'est dit « sérieusement préoccupé de constater la proximité du nouveau gouvernement avec la Russie, pouvant se traduire par le refus des « sanctions » américaines. Il s'est même demandé si Vladimir Poutine ne finance pas la Ligue. Selon Soros, qui manifestement reflète les craintes américaines, l'opinion publique italienne a le droit de savoir « si Salvini reçoit des chèques de Poutine ».

Un membre éminent de la Ligue, Claudio Borghi , a répondu que le vent avait tourné pour Soros et tous ceux qui trouvent des revenus dans la mort de centaines de personnes.

 

 

04/06/2018
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