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La Corée du Nord peut-elle faire confiance à Donald Trump ?

Dans quelques semaines, le leader Nord Coréen Kim Jong-un devrait rencontrer Donald Trump pour examiner à quelles conditions il pourrait accepter de suspendre ses recherches en matière d'arme nucléaire, voir accepter un traité de dénucléarisation qui pourrait être de longue durée.

En échange de quoi, Donald Trump accepterait, non de retirer l'armée américaine très présente en Corée du Sud, mais de s'engager à respecter l'indépendance politique de Pyong Yang et sa capacité de négocier des accords avec Séoul.

La dénonciation du traité de dénucléarisation avec l'Iran que vient d'annoncer Donald Trump devrait donner à réfléchir aux Nord Coréens. Pourquoi Trump, cédant à l'Etat profond américain pour qui la destruction de la Corée du Nord est un objectif majeur, respecterait-il ses promesses ? Si la Chine, intéressée directement pour sa propre sécurité à cet accord, ne faisait pas savoir à Washington qu'elle prendrait comme une marque d'agression la dénonciation de l'accord, rien ne pourrait retenir Donald Trump.

C'est sans doute pour s'assurer de l'appui de Pékin que Kim Jong-un vient de se rendre en Chine, afin de réaffirmer ses liens avec Pékin.

Le président chinois Xi Jinping a accueilli Kim Jong-un pour une visite de deux jours les 7 et 8 mai à Dalian, ville portuaire du nord-est de la Chine. C'est la deuxième fois qu'il recevait son homologue, moins de deux mois après ce qui avait constitué le premier voyage de celui-ci à l'étranger.

Voir http://www.xinhuanet.com/english/2018-05/08/c_137164420.htm

«Après ma première rencontre avec le camarade président [Kim Jong-un], les relations entre la Chine et la République populaire démocratique de Corée ont connu des avancées positives, tout comme la situation dans la péninsule coréenne. J'en suis heureux», a déclaré Xi Jinping. De son côté, Kim Jong-un a salué la contribution de la Chine sur la question de la dénucléarisation de la péninsule coréenne et son travail pour la sauvegarde de la paix et de la stabilité dans la région. Il a en outre fait part de son espoir de voir Pyongyang et Washington construire une relation de «confiance mutuelle», précisant qu'il souhaitait que «des phases et des mesures synchrones» soient prises afin de parvenir à la dénucléarisation.

Kim Jong-un aurait ainsi fait passer un message fort à Donald Trump quant à ses intentions. «Tant que les parties concernées mettent fin à leurs politiques hostiles et à leurs menaces sur la sécurité de la Corée du Nord, la Corée du Nord ne voit pas le besoin de posséder des armes nucléaires», a-t-il dit dans des propos rapportés par Xinhua. Il a conclu avec des mots encore inimaginables il y a quelques mois : «Et la dénucléarisation est réalisable.».

Apparemment, ni Kim Jong-un ni Xi Jinping n'avaient lors de cette rencontre appris la dénonciation unilatérale par Trump de l'accord avec l'Iran. On doute qu'aujourd'hui, à supposer que Kim Jong-un finisse par rencontrer Trump, qu'il puisse abandonner son armement nucléaire et balistique. Il s'agira de la seule garantie dont il disposera pour ne pas être détruit par Washington comme l'a été entre autres Mouamar Khadafi, président de la Libye.


 


 

09/05/2018
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