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Au 14/04/2028, 09h GMT, une question: Moscou va-t-il répondre à l'attaque américaine ?

Dans le flot de commentaires et questions suscité par l'attaque américano-européenne contre la Syrie, nous voudrions pour notre part à cette heure poser une question essentielle, mais jusqu'à ce jour sans réponse claire : Comment Moscou, et plus particulièrement Vladimir Poutine, vont-ils réagir ?

Comme l'annonce de l'attaque a été faite cette nuit par le président Donald Trump lui-même, il nous parait difficile qu'elle ne reçoive pas dans les prochaines heures une réponse appropriée de son homologue russe Vladimir Poutine.

Pour le moment, autant que l'on sache, la réponse russe a été d'une grande prudence, certain dirons empreinte de pusinallimité : aucun site russe en Syrie n'a été touché, aucun mort n'est à déplorer, la plupart des missiles ont été abattus par les anti-missiles syriens procurés par la Russie. Par ailleurs, Moscou semble avoir oublié que jusqu'à présent, il avait toujours nié la réalité d'une attaque chimique de Bashar al Assad contre La Goutta. Au contraire, de nombreuses preuves notamment photographiques avaient été fournies pour montrer que cette attaque était une « fake new » selon le terme désormais employé.

Où sont donc alors les frappes en retour évoquées précédemment  par l'état-major russe contre les sites de lancement ? Il est vrai que ces sites ayant été américains ou européens, il fallait envoyer contre eux des missiles russes ou des missiles syriens sous contrôle russe. Ceci aurait représenté évidemment une montée majeure dans l'escalade.

Il parait vrai cependant que ne rien faire, sauf saisir le Conseil de Sécurité, et laisser par conséquent les Etats-Unis maîtres par missiles interposés du ciel syrien, sera ressenti comme une reculade russe quelque peu infamante.  Il en sera ainsi chez les alliés russes Syrie, Iran notamment, mais à Moscou même, dans les cercles militaires qui déjà reprochent à Poutine son excès de prudence diplomatique.

Nous n'avons évidemment pour notre part à cette heure aucune idée de ce que pourrait être cette réponse russe. Il ne reste qu'à attendre et aussi souhaiter cependant que la reculade russe ne se confirme pas. Si cela était le cas, elle annoncerait le retour à un monde unipolaire dominé par les Etats-Unis .

Mis à jour au 14/04, 16h GMT

A cette heure, de nombreuses informations parviennent selon lesquelles la population, en Syrie, Iran et Russie "danse dans les rues" pour saluer l'inefficacité des frappes américaines, la plupart des missiles ayant été interceptés. Ce n'est évidemment pas ce qu'a proclamé le Pentagone et précédemment Donald Trump lui-même.

Afin de s'éviter pour le moment une riposte, Vladimir Poutine et l'état-major russe se contentent de cette constatation, tout en dénonçant l'attaque américaine. Nous pensons pour notre part qu'ils ne pourront pas longtemps s'en tenir là, car aux yeux de monde entier, celle-ci est une gifle infligée à la Russie et nécessite une riposte.

Mais laquelle? C'est la question que nous posons dans cet article. Dans les prochains jours, sinon quelques heures, nous pourrions avoir une réponse. Ce sera l'objet d'un prochain article.

* Ajoutons qu'il n'est pas exclu que les militaires américains (général Mattis notamment) et russes communiquent en permanence pour éviter que le conflit ne s'exaspère jusqu'à la guerre américano-russe. En ce cas, Mattis serait plus digne d'être Président que Trump.

Réactions

A 12h GMT, on nous a écrit notamment ceci (le plus ancien au début)

Du General CR ***

Je suis d'accord avec ton analyse, mais en nuançant ta conclusion. Autant j'estime que la Russie ne peut pas ne pas réagir, autant faut-il souhaiter que sa réaction ne soit pas militaire car nous  dépasserions alors  un seuil jamais franchi même pendant la guerre froide, celui d'un bras de fer militaire impliquant directement les russes d'un coté et les USA-UK-Fr de l'autre. Je mise pour ma part sur l'intelligence des russes et sur leur diplomatie à la fois musclée et fine pour ne pas céder aux pressions des généraux russes.

Mais je ne peux que déplorer “ l'abyssale bêtise “ des européens qui, depuis 20 ans,suivent comme des caniches fidèles et impuissants la diplomatie ravageuse des USA vis-à-vis d'une Russie avec laquelle,  à l'évidence, l'UE aurait  intérêt  à  coopérer, même si Poutine fait des misères aux journalistes.... Hélas, le mal est fait, nous sommes revenus à la tension des années 80, voire  62 lors de la crise de Cuba. Triste résultat et incroyable irresponsabilité des occidentaux!

Notre réponse: Certes, souhaitons le. Il reste que la frappe américaine était militaire

De Luc  *

Le lecteur de littérature russe (en traduction) que je suis pense que Poutine ne peut pas ne pas répondre en usant de la force. Il ne le peut pas, il peut différer cette réponse mais ne peut pas ne pas l'avoir.
De plus c'est Poutine : un homme qui publie des vidéos de lui en train de combattre un ours, de suivre des stages de survie, d'exploser ses adversaires au judo...
De plus les russes ont une grande humiliation à laver.

Du Général (CR) * *

Moscou affirme que sa défense antiaérienne n'a pas été utilisée.
Dans une affaire pareille, on ne peut que conclure que Moscou a été prévenu
à l'avance qu'aucun de ses sites ne serait touché.
Dans cette affaire, Moscou me parait être, en première analyse à chaud, le
grand gagnant.
Pourquoi ?
1 - Plus de 70% des missiles tirés ont été abattus par la défense
aérienne syrienne.
Pour l'analyste, celà signifie que, si la défense aérienne russe avait
été activée, aucun missile ne serait arrivé à destination. En d'autres
termes, en dépit des rodomontades médiatiques, le résultats militaire de
ces frappes est catastrophique pour les occidentaux.
2 - Pas de pertes humaines, celà conforte l'idée d'une faible efficacité
militaire et réduit considérablement la portée de la leçon que la
coalition occidentale voulait donner à Bachar el Assad.
3 - En ne frappant pas la Russie, pourtant désignée clairement comme
coresponsable de la frappe chimique, les occidentaux ont montré qu'ils la
craignaient et qu'ils préféraient s'attaquer au plus faible. Celà ne
grandit pas l'image des occidentaux. Il n'est pas exclu qu'il y ait eu un deal
US-Russie pour permettre occidentaux d'arrêter les frais en sauvant la face,
quitte à tirer dans le désert. 
4 - La Syrie ayant été agressée à grand fracas médiatique, elle peut,
dans le cadre de la légitime défense que l'ONU ne peut lui contester,
attaquer les bases "étrangères" présentes sur le sol syrien. La Russie
pourrait aider à ces attaques syrienne en interdisant le ciel syrien aux
avions de la coalition. Sans couverture aérienne, les bases US ou d'autres
pays ne tiendraient pas longtemps en Syrie.
La Russie ne serait pas alors offensive, mais défensive et dans le strict
cadre de la légitimité internationale en interdisant le ciel syrien.

En conclusion, je crois qu'il faut laisser du temps au temps avant de tirer
des conclusions hâtives sur ces frappes et sur leurs conséquences.

14/04/2018
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