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Escalade vers une guerre américano-russe en Syrie

Faut-il revenir sur l'évidente fausseté de l'accusation portée contre le gouvernement de Bashar al Assad, selon laquelle des attaques au gaz auraient fait des dizaines de victimes dans une zone de la Goutha encore détenue par les rebelles.

En quelques heures des images de prétendues victimes dont il est impossible de vérifier l'exactitude ont inondé les médias et les gouvernements occidentaux. Elles provenaient toutes exclusivement de l'Agence dite des White Helmets ou Casques Blancs dont personne ne devrait ignorer qu'elle opère sous la responsabilité exclusive des organisations terroristes s'opposant à la Syrie et à ses alliés russes et iraniens. Aucun reporter indépendant extérieur ne pourrait en effet pénétrer dans cette zone sans être immédiatement tué.

Ce mensonge d'une attaque au gaz commise par Damas était attendu depuis quelques jours. La recette avait déjà été utilisée. Elle permet de mobiliser contre Bashar el Assad et la Russie tous les intérêts occidentaux qui voient de plus en plus mal la reconquête de la Syrie par Bashar al Assad et le recul en résultant des milices terroristes soutenues directement par la CIA. Nous avions nous-mêmes prévenu qu'un attentat au gaz était imminent, dont la responsabilité serai imputée à la Syrie – comme si les milices islamistes ne disposaient pas d'assez de sarin et autres toxiques pour commettre elles-mêmes ce crime contre les populations. Cela n'a pas manqué.

Les gouvernements occidentaux, dont la France, suivant aveuglément Washington, ont cependant saisi cette affaire pour proclamer que la Syrie et les Russes avaient franchi une nouvelle « ligne rouge » et devaient faire l'objet de mesures militaires en riposte. Ils ont refusé de s'interroger sur l'intérêt qu'aurait eu Damas à lancer une telle attaque alors que la Ghouta est sur le point d'être entièrement reconquise.

La riposte occidentale n'a pas tardé. Une attaque de missiles lancés par deux appareils situés hors de l'espace aérien syrien, ont provoqué des morts et des destructions importantes sur la base aérienne syrienne Tiyas ou T-4 située dans la province de Homs et utilisée par les aviations syrienne, russe et iranienne.

Washington a démenti avoir eu la moindre responsabilité dans cette attaque. Israël a été désignée comme responsable par Damas et la Russie. L'Etat hébreu avait précédemment ciblé cette même base. Le 09/04, Israël n'a ni démenti, ni confirmé. On doute cependant qu'il ait pu mener une telle opération sans l'accord de Donald Trump lui-même. D'ailleurs celui-ci ce même jour a renouvelé ses menaces militaires contre Damas et indirectement contre les Russes. Il ne peut pas ignorer que s'il passait à l'acte, une guerre mondiale pourrait en découler.

Aujourd'hui 10 avril, les chancelleries s'attendent à bien pire. Trump, avec le soutien militaire possible de la France, préparerait une attaque massive imminente contre les forces syriennes, dont inévitablement des militaires russes seraient les victimes. Moscou a prévenu qu'il ne laisserait pas cela se faire sans réagir. Il n'a pas précisé comment, mais on ne voit pas comment une telle réaction pourrait ne pas prendre une forme militaire.

On devine la suite. D'un jour à l'autre, le monde se réveillerait avec la guerre.

 

 

09/04/2018
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