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La guerre de l'information menée pour empêcher la reprise de la Ghoutta-est par Bashar al Assad

Le 08/03, le gouvernement syrien annonce avoir repris le contrôle de 50% de la Goutha orientale. Celle-ci est un ensemble urbain en faubourg de Damas, à partir de laquelle les djihadistes mènent quotidiennement des bombardements meurtriers contre la capitale.

Aujourd'hui, ils se retranchent dans la partie non libérée de la Goutha, où ils mènent une guerre désespérée contre l'avance de l'armée syrienne appuyée par l'aviation russe.

Les adversaires américains et européens de Bashar al Assad et des Russes conduisent une nouvelle campagne d'opinion destinée aux médias et aux gouvernements, selon laquelle l'offensive syrienne provoquerait des centaines de morts civiles et qu'il fallait l'arrêter au plus vite. Des campagnes identiques avaient été menées à l'occasion de la reprise d'Aleppe, de Madaya et de Homs. Les militants armés islamistes présents dans ces villes étaient présentés comme des « rebelles modérés » ou des combattants pour la liberté. Il convenait donc de les ménager. Un silence presque absolu avait par contre couvert les morts résultant des bombardements américains de Mossoul et de Raqqa.

La même campagne de désinformation est menée actuellement en Occident à propos de la Ghouta. On y donne l'impression que le gouvernent syrien y mène sans pitié une guerre contre des civils désarmés, dont le seul tort serait de ne pas reconnaître sa légitimité.

Ce n'est évidemment pas le cas. Les rebelles dits modérés présents dans la Ghouta sont constitués de groupes djihadistes visant à reconstituer un Etat Islamique (ISIS ou Daesh) en déroute ailleurs. On y observe notamment un groupe salafiste soutenu par l'Arabie saoudite, dit Jaysh al-Islam. Il multiplie les exécutions publiques en série et se sert de civils encagés comme boucliers humains.

Un deuxième groupe important est nommé Fayaq al'Rhaman, rejoint par des combattants de Hayet Tahrir al-Sham, le dernier encore à se revendiquer d Al Quaida. Ils ont été abondamment armés précédemment par les Américains, et ils n'hésitent pas à diffuser des vidéos d'eux-mêmes les montrant décapitant des enfants.

Ce sont eux aujourd'hui les mêmes qui tirent sur les civils s'efforçant d'échapper de la Ghoutta par les couloirs humanitaires prévus par les Russes et les Syriens, couloirs que les reportages occidentaux s'étonnent de trouver vides.

Ces groupes terroristes sont les derniers représentants de campagnes d'opinions ayant couté des dizaines de millions de dollars, visant à présenter le gouvernement de Damas comme responsable de violences sans fins, notamment d'attaques au gaz justifiant une intervention armée des gouvernements occidentaux.

Nous citerons notamment les White Helmets, ou Casques Blancs, organisation fondée et financée par les Américains et les Britannique, visant à dénoncer les agressions menées par Damas contre des civils innocents. Nous avions nous-mêmes indiqué ici qu'ils travaillaient en étroite liaison avec les djihadistes, en produisant le plus souvent des vidéos mensongères montées à cette intention (Fakes News). On observera que les accusations d'attaques au gaz provenant du gouvernement syrien sont encore continuellement renouvelées, sans autres preuves que la production de photos qui pourraient parfaitement être des faux.

Une autre source constamment cité par les gouvernements et les médias occidentaux est l' Observatoire Syrien des Droits de l'Homme, qui livre quotidiennement des décomptes de victimes à l'unité près. Personne ne se demande comment ils ont pu être obtenus, dans une ville que l'Observatoire présente comme constamment bombardées par les Syriens et leurs alliés russes. Depuis plusieurs semaines cependant, ceux soucieux d'y voir plus clair avait constaté que l'Observatoire se limitait à un seul individu, basé à Londres, et retransmettant au monde entier des données imaginées par les agences de renseignement occidentales, notamment la CIA.

Certes, ces considérations ne doivent pas viser à exempter de toute violence les forces armées de Damas. Mais celles-ci, que le gouvernement se refuse d'ailleurs à excuser, sont sans communes mesures avec celles commises par ceux que l'on appelle partout en Syrie les Commandos de la Mort d'Al Qaida (Al Qaida Death Squad).

Il serait pourtant urgent que les grands journaux de référence (dont Le Monde en France), comme les chaines de télévision,  cessent de répercuter en les amplifiant de fausses nouvelles produites par des professionnels de la désinformation. Mais peut-on l'espérer?

08/03/2018
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