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PicSat, un nanosatellite français

Vendredi 12 janvier 2018 à 4 h 58 du matin, le nanosatellite français de 3,5 kg a décollé, avec trente autres satellites, à bord du lanceur de satellites polaires PSLV opéré par l'Agence Spatiale Indienne. Vers 9 h 30 alors qu'il passait au-dessus de la station du Lesia à Meudon, on a pu constater qu'il émettait comme attendu.

Le satellite a été placé sur une orbite polaire à l'altitude de 505 km. Il ne sera visible de Meudon que 30 minutes par jour, quand il passera au dessus de la région parisienne.

Son objectif est d'étudier l'étoile Becta Pictoris, sa planète et un disque de débris l'entourant, qui a toujours suscité la curiosité des astronomes. Il comportera pour cela un petit télescope de 5 cm de diamètre.

Le satellite a été dessiné et construit en France en 3 ans, ce qui est considéré comme une vitesse record, compte tenu de la nécessité d'assembler en un si petit volume un grand nombre de composants de très petite taille.

Malgré sa petite taille le PicSat pourra contribuer à l'étude de l'étoile très brillante Beta Pictoris, qui se trouve dans l'hémisphère sud à 63,4 années lumières de la Terre. Elle n'est âgée que de 23 millions d'années, ce qui en fait une étoile jeune à l'échelle astronomique. Le disque massif de poussière et de débris l'entourant, découvert en 1980, fait son principal intérêt car le phénomène est rare. Son étude peut aider à la compréhension des mécanismes de formation des planètes.

En 2009, une équipe d'astronomes français dirigée par Anne Marie Lagrange avait découvert une planète gazeuse géante, sept fois plus massive que Jupiter, qui orbitait autour de l'étoile à une distance de 1,5 milliards de km. Cette planète a été baptisée Beta Pictoris b.

On peut l'observer lorsqu'elle passe devant son étoile, environ tous les 18 ans. Ceci devrait permettre d'étudier l'épaisseur de son atmosphère et sa composition chimique. Le transit, cependant, ne dure que quelques heures. Il ne peut être sérieusement étudié de la Terre, vu le court temps disponible et la couverture nuageuse. Au contraire, l'observation depuis l'espace permet de suivre en permanence le transit. Le satellite PicSat a été réalisé à cette fin. Il n'a pas les moyens d'observer utilement Beta Pictoris, mais il pourra prévenir les astronomes terrestres de la venue de la planète.

Pour communiquer avec la Terre, PicSat utilisera une bande radio-amateurs mise en place à cette fin par le Réseau des Emetteurs Français

Au moment utile, l'European Southern Observatory à La Sille, Chili, pourra observer le phénomène avec un puissant instrument dénommé HARPS. Les radioastronomes amateurs ont été invités à collaborer en utilisant un réseau internet mondial les mettant en relation avec une base de données PicSat.

La mission de PicSat est prévue pour une durée d'un an.

Pour en savoir plus, voir
 
http://lesia.obspm.fr/PICSAT.html

12/01/2018
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