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Planetary Vision par Williams Hawes Livre électronique 2017

Williams Hawes est un écrivain américain s'étant spécialisé dans la discussion des politiques visant la lutte contre le changement climatique et la protection de l'environnement.

Voir son Site web www.williamhawes.wordpress.com

Il vient de publier sur la revue non alignée Counterpunch un long article résumant ses propositions pour faire sortir ces questions de l'obscurité et des mensonges où les maintiennent les différents pouvoirs, principalement américains, visant à ce que « rien ne change » autrement dit « business as usual ».

Elles reprennent en les simplifiant les questions abordées dans son livre « Planetary Vision ».

Nous discutons ici rapidement certaines des problématiques abordées dans le livre et dans l'article.

Lire https://www.counterpunch.org/2017/12/22/the-great-unraveling-using-science-and-philosophy-to-decode-modernity/

Nombreux sont les essais, rapports, discours et articles avertissant les décideurs comme les citoyens du risque majeur menaçant l'humanité d'ici la fin du présent siècle si nulle part ne sont prises les politiques préventives visant la préservation de l'environnement, la conservation des espèces, le contrôle de la croissance démographique et la lutte contre les pollutions. Ces travaux sont généralement reçus avec scepticisme, sinon avec indifférence. Leurs auteurs sont accusés de parti-pris non-scientifiques visant à satisfaire des intérêts économiques particuliers - tels que ceux des producteurs d'énergie verte - soit des points de vue politiques visant à la mise en cause de l'ultra-libéralisme mondialisé, soit la poursuite d'enjeux personnels de carrière ou de succès médiatique.

William Hawes n'innove pas dans la recension des menaces de toutes natures qui pèsent sur les sociétés dites développées, et qui à l'extrême pourraient compromettre la vie sur Terre. Nous n'en ferons pas ici la liste, que nous avons plusieurs fois présentée et discutée sur ce site.

Plus intéressant est le jugement qu'il porte, étant lui-même américain, sur les Etats-Unis. Il en fait le facteur majeur, sinon presque exclusif, du processus de destruction en cours. L'Amérique est très fertile en chercheurs de haut niveau dont les découvertes ont transformé radicalement la possibilité qu'avaient les humains d'influer sur le monde. Ces découvertes et les applications en ayant suivi n'ont malheureusement pas servi à mieux comprendre la nature et le rôle positif que pouvait y jouer l'humanité ainsi enrichie de connaissances extraordinaires.

L'Amérique concentre une grande majorité des quelques millions, sinon quelques milliers, de super-puissants et de super-riches qui ont les moyens de dominer la Terre. Or, conduits uniquement par la recherche de bénéfices à court terme servant leurs intérêts, ces « élites » américaines compromettent la survie même de milliards d'humains. L'Armée américaine (US. Army) et le Département de la Défense (Pentagone) sont les outils les plus efficaces qu'utilisent ces super-puissants pour s'imposer au reste du monde et finalement conduire l'humanité tout entière à sa fin.

En effet, la poursuite de leurs intérêts à court terme rend les puissants aveugles. Ils se refusent de porter un regard critique sur les effets destructeurs qu'auront inévitablement les sciences et technologies développées pour leur intérêt. Les avertissement des scientifiques conscients des risques sont volontairement rendus inaudibles par les milieux politiques et les médias au service du pouvoir américain. Il s'agit en quelque sorte d'une marche au suicide collectif que personne ne veut admettre, y compris dans les cercles les plus influents de ce pouvoir.

Rêver d'une redistribution ?

Pour notre part, nous accepterons volontiers ce diagnostic ultra-pessimiste. Tout au plus peut-on se demander si, en Russie et en Chine notamment, des minorités d'ultra-puissants ne suivent pas le même chemin d'auto-destruction. Ayant ici observer les projets de développement au sein du BRIC, nous pensons que ceux-ci ne sont pas uniquement mis au service des minorités au pouvoir. Plus exactement, ces minorités affirment considérer comme essentiel à leur avenir d'y associer les progressivement tous ceux qui pour le moment encore, dans leurs sociétés respectives, Chine en particulier, se trouvent exclus de la participation aux investissements qu'ils préparent et qui seront de ce fait exclus du partage des bénéfices en résultant.

Les solutions proposées par Hawes pour changer le cours de l'avenir catastrophique qu'il envisage relèvent de ce que l'on pourrait appeler le discours politiquement correct de ceux qui refusent un monde dominé par des élites aveugles. Il faudrait, dit-il, redistribuer au service de ceux qui en sont exclus les fruits du progrès scientifique et technologique. Il propose ainsi la mise en place d'un Plan Marshall global dont bénéficieraient les milliards d'humains ne participant à ce « progrès ».

Mais ceci nous paraît relever de l'utopie bien pensante. Qui dans un monde dominé par les super-puissants, prendra l'initiative d'une telle redistribution, laquelle se fera nécessairement au détriment des dominants. D'ores et déjà, les bonnes volontés telles que celles de Hawes sont volontairement rendues silencieuses, afin qu'elles ne puissent avoir aucune audience auprès de l'ensemble des populations.

Par ailleurs, il faut mal connaître la répartition des pouvoirs au sein des sociétés sous- développées pour imaginer que l'aide éventuellement apportée par ce Plan Marshall global ne sera pas confisquée à leur seul profit par les « élites » locales. Ce faisant, celles-ci participeraient immédiatement au processus de destruction en cours.

Dans la même ligne d'observations pessimistes, demandons-nous si les quelques bonnes volontés rassemblées par des appels à la redistribution tels que ceux de Hawes et de ses homologues pourraient un jour contrebalancer la puissance de l'US Army, qui détient à elle seule et pour son seul profit l'essentiel des budgets de recherche et de développement.

Alors, dira-t-on, rien ne serait;il jamais possible pour arrêter la course à la destruction? En ce qui nous concerne en tous cas, c'est bien notre avis. Si comme le pensent certains cosmologistes, les planètes observables ne manifesteront jamais de signes de vie, ce serait parce qu'en quelques siècles, les civilisations technologiques qui auraient pu y apparaître se seraient inexorablement détruites, et avec elles toutes formes de vie.

Note
Voir sur ce sujet une initiative sans doute elle-aussi parfaitement utopique
https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/241217/manifeste-pour-une-mondialite-apaisee

26/12/2017
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