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Cosmologie. Thomas Buchert, la matière noire et l'énergie noire.

Le cosmologiste français Thomas Buchert a été distingué en 2017 par un financement ERC Advanced Grant du Conseil Européen de la Recherche pour son projet nommé « arthUs ». Le prix Advanced Grant soutien et récompense les projets des chercheurs qui ont obtenu des résultats significatifs durant les 10 années précédentes.

Rappelons que pour Thomas Buchert les énigmatiques effets imputés à la matière noire et à l'énergie noire peuvent beaucoup plus simplement résulter de phénomènes généralement ignorés voire niés aujourd'hui que seraient les inhomogénéités de l'univers.

Dans un article de juin 2016 http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2016/170/buchert.htm , nous indiquions que, dans un univers où les masses paraissent de moins en moins uniformément réparties, comme le montrent les observations du fond diffus cosmologique ou fond diffus micro-ondes, les dernières en date venant d'être produites par le satellite Planck, on peut imaginer que des gravités différentes, résultant de masses et de courbures d'espace différentes, se seraient progressivement installées et ceci peu de temps seulement après la naissance de l'univers.

Dans de tels « sous-espaces », les forces de gravité seraient de plus en plus fortes selon la concentration des masses. Il ne serait pas nécessaire alors d'imaginer une matière noire assurant la cohésion des galaxies et amas de galaxies. La gravité augmentée y régnant du fait de leur masse globale serait suffisante.

De même, les vides de masse s'étant en parallèle formés progressivement ne permettraient plus en leur sein une convergence suffisante des rayons lumineux. Dans ce cas, des courbures négatives pourraient être observées, à l'opposé des courbures positives ou nulles attribuées à un univers où les rayons convergeraient ou resteraient parallèles. A l'observation, au moins dans les vides, l'univers pourrait paraître plus grand qu'il ne l'est, ou sembler se dilate à plus grande vitesse que prévu initialement parle modèle général.. Point ne serait besoin dans ce cas d'imaginer une énergie noire responsable de cette expansion.

Or, il est étonnant qu'aujourd'hui encore, de telles hypothèses ne soient pas prises en compte ni même en général mentionnées par la communauté des cosmologues. Il est vrai qu'un si grand nombre de supputations et de travaux de recherche ont été financés par les organismes de recherche pour faire la chasse aux supposées matière noire et énergie noire que leurs auteurs préfèrent continuer à chercher dans ces directions, même s'ils n'obtiennent encore aucuns résultats significatifs. Voir notre article http://www.europesolidaire.eu/article.php?article_id=2800&r_id=&t=Science.%20%20Energie%20noire%20et%20expansion%20de%20l%27univers.%20Nouvelles%20hypoth%E8ses

Le projet arthUs

Avec le projet « arthUs » : pour "Avancées dans la recherche théorique de l'Univers sombre", Thomas Buchert veut passer du stade de la spéculation théorique concernant le concept d'inhomogénéités de l'univers à une meilleure identification puis si possible à l'observation expérimentale de ses effets.

Rappelons pour préciser ce que nous avons indiqué ci-dessus que Thomas Buchert propose pour la première fois en cosmologie, de redécouvrir l'Univers avec une toute nouvelle approche. Il est parti de la réflexion que le modèle standard établit il y a 100 ans ne correspond plus à ce que l'on peut observer aujourd'hui. Les évolutions astrophysiques telles que les catalogues de galaxies, l'ont amené à repenser la structure de l'Univers selon une géométrie inhomogène. Sa théorie consiste à comprendre les effets liés à la courbure inhomogène de l'Univers, mais sans faire appel aux concepts de matière noire et d'énergie noire, aux conséquences elles-mêmes toujours inobservables.

Il indique que l'objectif de son travail est de présenter de nouvelles perspectives sans pour autant remettre en cause dans sa globalité la théorie d'Einstein. « Nous avons développé dans mon laboratoire des modèles sans énergie sombre qui décrivent la courbure émergente à la suite de la formation des structures. Ils sont compatibles avec les propriétés moyennes des équations d'Einstein et les principales pierres d'observation. Nous pouvons construire des observables et des prédictions à partir de ces modèles et les comparer avec les observations actuelles et celles à venir. »

Il conviendra de suivre attentivement les publications qui résulteront de la mise en oeuvre du projet arthUs. Inutile de dire que leurs conséquences, non seulement scientifiques mais philosophiques pourraient, si le projet aboutit, être considérables.

NB. L'image ci-dessus n'a pas la prétention d'illustrer le propos de l'article

21/12/2017
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