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Donald Trump est-il dément?

Dans un livre qui vient d'être publié aux États-Unis The dangerous case of Donald Trump, deux douzaines de psychiatres et de psychologues s'interrogent sur l'état mental, au sens médical du terme, de Donald Trump.

Pour être plus précis, ils ne s'interrogent pas mais ils affirment. Donald Trump selon eux présente un nombre suffisant de symptômes pour être qualifié de dément. Seule sa position éminente à la présidence des Etats-Unis le protège de ce qui devrait être dans la vie professionnelle un licenciement immédiat pour cause d'incapacité mentale.

Les auteurs déclarent pouvoir s'affranchir de la règle d'or imposée par l'American Psychiatric Association: ne pas porter de diagnostic concernant des personnalités publiques sans les avoir personnellement examinées. Ils estiment en effet qu'il est de leur devoir moral et civique de s'affranchir de cette réserve.

Après avoir étudié une série de décisions et de comportements récents de Trump, ils n'hésitent pas à voir en lui les symptômes d'un hédonisme débridé, d'un narcissisme pathologique, de paranoïa, de sociopathie (incapacité d'avoir des rapports sociaux normaux) et autres défauts majeurs qui le rendent incapable d'exercer la Présidence. Non seulement ces troubles l'affectent lui-même, mais ils déteignent sur un grand nombre de ses électeurs qui sont contaminés par des formes dangereuses de folie collective.

En termes plus directs, le lecteur de l'ouvrage conclut que Trump est maladivement hédoniste, narcissique, menteur, misogyne, raciste, obsédé par son image, dépourvu d'empathie, incapable de faire confiance, manipulateur, ouvertement sadique et quasiment sénile.

Les auteurs admettent que de tels traits aient pu se rencontrer chez un certain nombre de Présidents précédents. Mais ils ne se manifestaient qu' épisodiquement et pouvaient trouver un certain nombre d'antidotes. Dans le cas de Trump, ils ne font au contraire que s'aggraver, faute d'opposition au sein de ses collaborateurs à la Maison Blanche, et aussi du fait que les Démocrates et Républicains qui combattent Trump le font eux-mêmes en termes si excessifs qu'ils n'ont pas encore réussi à se faire suivre par une majorité de l'électorat.

Le livre ne conclut pas ouvertement à la nécessité de salut public que serait la destitution de Trump (impeachment) mais les milieux politiques qui recommanderont de plus en plus cette mesure sortiront renforcés de sa lecture.

Pour notre part, nous pensons que tant que des adversaires politiques crédibles de Donald Trump ne se seront pas fait connaître, le destituer entrainerait une dérive encore plus démente de la politique américaine. Voudrait-on qu'une Hillary Clinton accède à la Maison Blanche? Avec elle, la perspective d'une 3e guerre mondiale se rapprocherait dangereusement

* Pour un commentaire plus détaillé, voir https://www.counterpunch.org/2017/12/19/the-even-more-dangerous-case-of-donald-trump/

 

19/12/2017
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