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Science Des tartigrades pourraient-ils provenir de l'espace ?

Les raisons et les modalités de l'apparition de la vie sur Terre, il y a environ 4,5 millions d'années, soit peu après la formation de la planète, restent encore mystérieuses.

Plus précisément, s'agit-il d'une synthèse entre éléments chimiques déjà présents, dont la cause resterait à élucider, vu que le phénomène n'est plus observable aujourd'hui? S'agit-il au contraire du transport d'éléments biologiques déjà existant sur d'autres planètes et apportées dans l'atmosphère terrestre par une catastrophe survenue précédemment dans le système solaire, ou plus simplement par les flux de poussières spatiales que la planète traverse régulièrement ?

Cette dernière hypothèse vient d'être ré-étudiée comme le rapporte un article publié par la revue Astrobiology. L'étude a été dirigée par le Pr Arjun Berera de l'University of Edinburgh School of Physics and Astronomy . Voir référence ci-dessous.

Il pourrait s'agir de particules biologiques se trouvant dans les nuages de particules spatiales qui entrent tous les jours dans l'atmosphère, dont la masse cumulée peut atteindre 10 tonnes par jour. Dans le sens inverse, de la Terre vers l'espace, une autre hypothèse suggère que des bactéries terrestres se trouvant en haute atmosphère soit au dessus de 150 km d'altitude, pourraient entrer en collision avec des particules de poussière cosmique. La collision dégagerait assez d'énergie pour les propulser dans l'espace, d'où elles pourraient apporter des formes de vie terrestre sur d'autres planètes.

Ce ne sont pas seulement des bactéries qui pourraient être propulsées vers d'autres planètes, mais des graines de plantes et même de petits animaux microscopiques dits « tartigrades » . Les tartigrades ou tartigradas ont montré qu'ils pouvaient survivre à de très basses températures, en dessous de – 460 ° F, proches du zéro absolu. A l'inverse, ils peuvent supporter plusieurs minutes des températures de 300° F. Ils peuvent également supporter des pressions très basses proches de celle du vide, ainsi que des doses élevées de radiation.

Plus curieusement, ils peuvent se passer d'eau et de nourriture pendant plus de 30 ans, en se desséchant presque totalement. Plongés à nouveau dans l'eau, ils se réhydratent. Voir Wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/Tardigrada 

Dans ces conditions les chercheurs ont montré qu'ils pouvaient voyager à des distances considérables, proches des dimensions de la galaxie. Ils auraient donc eu les plus grandes chances d'y rencontrer des planètes habitables, où ils pourraient reprendre vie et ensemencer celles-ci. Au bout de quelques milliards d'année, selon les lois de l'évolution terrestre, ils pourraient y donner naissance à des animaux supérieurs, voire à de quasi-humains. Evidemment, en sens inverse, le même phénomène aurait pu apporter sur Terre l'équivalent de bactéries et tartigrades extraterrestres.

Questions

Nous pourrions faire remarquer qu'aujourd'hui encore, l'on devrait constater la présence dans l'atmosphère terrestre ou sur Terre de tels organismes biologiques extraterrestres. Mais ce n'est pas le cas. Peut-être est-ce du seulement à l'extrême difficulté de les observer, vu l'abondance et la diversité de la vie sur la planète.

Même si l'hypothèse était fondée, il resterait à expliquer comment, aux origines de la galaxie, de tels organismes biologiques auraient pu se former à partir d'une matière non biologique. On retrouverait à une échelle cosmologique la question que l'on se pose déjà, sans trouver de réponses, concernant l'apparition de la vie sur Terre, à supposer que celle-ci ne soit pas d'origine extraterrestre.


Abtract of Space Dust Collisions as a Planetary Escape Mechanism

It is observed that hypervelocity space dust, which is continuously bombarding Earth, creates immense momentum flows in the atmosphere. Some of this fast space dust inevitably will interact with the atmospheric system, transferring energy and moving particles around, with various possible consequences. This paper examines, with supporting estimates, the possibility that by way of collisions the Earth-grazing component of space dust can facilitate planetary escape of atmospheric particles, whether they are atoms and molecules that form the atmosphere or larger-sized particles. An interesting outcome of this collision scenario is that a variety of particles that contain telltale signs of Earth's organic story, including microbial life and life-essential molecules, may be “afloat” in Earth's atmosphere. The present study assesses the capability of this space dust collision mechanism to propel some of these biological constituents into space.

Références:

27/11/2017
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