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L'Europe s 'enfonce dans l'inexistence

Il n'est pas agréable pour les Européens, y compris pour les ex-orgueilleux français, de constater que l'Europe, tant au niveau de l'Union que de chacun des grands Etats européens, est en train de perdre ce qui lui restait d'influence dans le monde. Autrement dit, pour celui-ci, elle n'existera plus.

C'était déjà le cas puisque depuis des années, elle s'était soumise sans résistance à l'influence américaine qui en a toujours fait une plate forme politique anti-russe et un libre marché ouvert à ses produits,. Ceci inclut aujourd'hui tous les produits numériques dont l'Amérique s'est donné un quasi monopole grâce au poids politique des GAFAS faisant cause commune avec Wall Street et le Pentagone.

L'inexistence de l'Europe s'était déjà marquée par ailleurs avec son refus, toujours sous l'influence américaine, de considérer la Russie comme ce qu'elle est devenue, une arbitre indiscutée dans tous les conflits au Moyen-Orient. Plus généralement, alors que l'association Chine-Russie, notamment à travers le Brics, est devenue un acteur incontournable en Asie, dans le Pacifique et bientôt en Afrique, sans mentionner aujourd'hui le cercle polaire nord, l'Europe, ayant choisi de suivre aveuglément toutes les consignes américaines, se comporte en véritable colonie de l'Amérique et subit le contre-coup de tous ses échecs. Elle a définitivement renoncé à faire entendre sa voix alors qu'avec ce qui lui reste de puissance économique et de spécificité culturelle, elle pourrait devenir la troisième dans le duo Moscou-Pékin.

Merkel Macron

Certains Européens optimistes avaient pensé qu'une Europe allemande, sous l'égide d'une Allemagne restée compétitive et avec le poids international acquis par la Chancelière Merkel, pourrait prendre du poids politique. Mais les vicissitudes actuelles, tant d'Angela Merkel que des coalitions sur lesquelles elle s'appuyaient, contribueront vraisemblablement à refaire de l'Allemagne le nain politique qu'elle était devenue à la fin de la dernière guerre.

Quant à la France, malgré les efforts actuels faits par Emmanuel Macron pour prendre le premier rôle dans l'Union européenne, l'on peut douter qu'il y réussisse. D'une part, son « programme européen », derrière les mots, se révèle inexistant ou sans aucun réalisme. D'autre part, il ne faudrait jamais oublier que la France, à part sa cuisine et ses lieux touristiques, reste détestée de l'Europe, ceci par les gouvernements mais aussi par les citoyens des autres pays européens, Ils y voient toujours, sans parfois s'en rendre compte, le pays qui avait donné naissance à un dictateur dangereux, ,Napoléon Premier, ou à un capitulard lâche, comme Philippe Pétain.

Autrementt dit, ce n'est ni en Europe ni dans le monde, que Vladimir Poutine, pour le moment, perdra son aura de « Master of Ceremonies », selon le terme employé par l'excellent ex-diplomate M K Bhadrakumar dans un de ses articles récents.

http://blogs.rediff.com/mkbhadrakumar/2017/11/24/theres-light-at-the-end-of-syrian-tunnel/

 

 

 

 

 

26/11/2017
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