
La secrétaire d'Etat Hillary Clinton s'est alarmée de "la menace pour l'existence de l'Etat du Pakistan que représente la progression continue des talibans", et redouté qu'ils ne soient un jour à même de prendre le contrôle de la seule puissance militaire nucléaire du monde musulman. Le risque, pour une fois, ne parait pas exagéré. Quant on sait les adhérences de l'armée et des services secrets (ISI), peut-être pas avec Al-Quaïda, mais au moins avec les talibans pakistanais et afghans, on ne peut que s'inquiéter. Si les islamistes prenaient le pouvoir à Islamabad, où s'arrêteraient-ils ? Non seulement les Etats-Unis, mais l'Inde (et aussi l'Europe) seraient confrontés à une situation délicate, sinon dangereuse.
Dans l'immédiat cependant, le porte-parole des talibans de Swat, Muslim Khan, avait assuré que ses hommes respectaient l'accord de cessez-le-feu mais qu'il veillerait à Buner à ce que les tribunaux islamiques soient rapidement installés. Muslim Khan a aussi annoncé que les talibans voulaient étendre leur conception la plus stricte de la charia, la loi islamique, à la totalité du pays. (AFP)