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Le BRICS plus dynamique que jamais

Le BRICS constitue désormais dans un monde multipolaire un contre-poids indispensable à la puissance américaine. Bien que celle-ci soit depuis quelques mois en difficulté, elle continue toujours, notamment à travers les institutions du FMI, de la Banque Mondiale et de la zone dollar, de vouloir tenir en tutelle une partie du monde, en Europe, en Amérique Latine et dans le Pacifique.
On avait pu craindre qu'à la suite notamment des fortes dissensions entre l'Inde et la Chine, toutes deux avec la Russie co-fondatrices du BRICS, cette structure se trouve en difficulté pour l'avenir. Le retour partiel du Brésil sous l'influence américaine avait également pu inquiéter.

Ce ne semble pas être le cas. Cinq nouveaux pays ont été invités par les autorités chinoises au prochain sommet du BRICS qui se tiendra du 3 au 5 septembre 2017 dans la ville chinoise de Xiamen. L'annonce vient d'en être faite, non par le gouvernement chinois mais par l'ambassadeur russe à Pékin Andreï Denissov. Ceci montre bien la solide alliance qui unit la Russie et la Chine, notamment sur les plans internationaux dont le BRICS est le symbole. Ces cinq Etats sont la Guinée, le Mexique, la Thaïlande, le Tadjikistan et l'Egypte. La présence de l'Egypte sera particulièrement significative car elle avait paru récemment abandonner ses ambitions d'indépendance à l'égard des Etats-Unis.

A l'ordre du jour de la prochaine réunion figure la relance d'un plan d'action dans le domaine de la coopération industrielle, visant notamment à favoriser la croissance des petites et moyens industries au sein du BRICS, ceci malgré les frontières. Par ailleurs Moscou et Pékin ont annoncé vouloir poursuivre leurs plans visant à s'émanciper du dollar.

On notera que l'Inde et la Chine semblent désormais désireuses de rechercher un compromis dans le conflit dit du Doklam (Voir http://theduran.com/breaking-india-withdraws-doklamdonglang/


Note concernant le rôle possible du BRICS
JPB,  29/08/2017

On lit dans un article de Marc Rousset publié par Bd Voltaire le 28/09/2019
http://www.bvoltaire.fr/va-tres-bien-dette-explose-de-toute-part-monde/?mc_cid=072114424b&mc_eid=f080e5b85a

Le point d'origine de tous les maux économiques occidentaux a été la décision de Nixon en 1971 de supprimer la convertibilité du dollar en or et d'obliger malgré tout le monde à considérer le dollar comme une monnaie de réserve aussi fiable que l'or.

C'est vrai concernant l'emprise américaine, mais ne pose pas les bons problèmes, selon nous. La question de l'étalon or est dépassée et sans véritable intérêt.

Je pense, comme nous l'avons souvent écrit ici que :

1. Emprunter, même à LT, pour investir est très sain et même indispensable. Mais la finance s'y refuse car l'investissement à LT ne peut être que public. D'autre part l'investissement même privé est autant d'épargne immobilisée qui ne peut aller à la spéculation.

2. La domination américaine constitue le vrai problème, comme l'article ne le dit pas suffisamment Ayant jusqu'ici imposé le dollar, elle a réussi à faire payer les deficits américains, notamment en défense, par l'épargne des autres pays ayant investi, notamment la Chine. Mais ceci ne va peut-être plus durer. D'une part la Chine a besoin d"épargnes considérables dans ses grands projets, Nouvellee route de la soie, Défense, Spatial. Donc l'"Occident" devra, soit prendre à son compte ses propres dettes dans ses futurs budgets, ce qui l'étranglera, soit provoquer une grande crise générale annulant toutes les dettes, au détriment évidemment de ses propres épargnants.

L'Occident s'enfoncera dans la crise, sinon dans la révolution sociale, tandis que le Brics, comme indiqué dans mon dernier article, pourra s'engager dans des investissements certes limités, mais sains. Le Brics ne veut pas cependant revenir à l'étalon or, ce qui l'étranglerait, mais à un mix reminbi-rouble.

Pour la France, elle devrait selon moi rejoindre le Brics, où elle apporterait beaucoup, mais c'est inimaginable vu la domination de Wall street et du Pentagone acceptée par les gouvernements successifs, Macron étant pire que les autres vu qu'il a été élu grâce à l'aide financière de la Banque franco-américaine. D'autre part, rejoindre le Brics signifierait, au moins en partie, sortir de l'UE, comme le recommande avec d'excellents arguments Jacques Sapir. Là aussi le véto américain l'interdit.

Je ne vois pas l'opposition en France dire clairement cela. Cela pourrait pourtant lui rallier de nombreux suffrages, à condition de bien préciser les investissements productifs qu'elle voudrait faire et les profits qui en résulteraient, au moins sur le moyen-long terme . Les propos très généraux de France insoumise et du FN ne suffisent pas.



28/08/2017
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