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Jusqu'à quand nous laisserons détruire par l'Etat Islamiste ?

A chaque nouvel attentat de l'Etat Islamiste (EI), les populations visées ne répondent que par des cierges, des prières, des marches silencieuses, des affirmations du type: « La vie continue. Nous ne céderons pas ». Ceci doit faire beaucoup rire les représentants de l'EI ayant provoqué ces attentats. Tout montre au contraire que la vie « comme avant » ne continuera pas, et que de plus en plus, les autorités de police et de justice en charge de leur prévention reculerons sur tous les terrains.
L'EI espère bien que la répétition d'attentats de plus en plus fréquents provoquera, s'ils ne font rien, l'effondrement des Etats Européens. Or ils ne feront rien car ils ne veulent pas admettre qu'ils sont en guerre totale avec une organisation internationale islamiste disposant d'un nombre toujours accru de ressources au sein de ces Etats et surtout, d'individus fanatisés (ou radicalisés) prêts au suicides. A chaque attentat, l'auteur s'il n'est pas tué, fait l'objet de coûteux examens médicaux pour savoir s'il ne relève pas des soins réservés aux porteurs de troubles mentaux.

Aujourd'hui, comme chacun le constate, les candidats terroristes qui se veulent combattants de l'Islam n'ont plus besoin de s'entrainer et s'armer au Moyen-Orient. Ils ont compris qu'il leur suffisait d'utiliser leur propre voiture, ou un couteau de cuisine, pour semer morts et blessés. Les réseaux dits « sociaux », qu'ils utilisent avec une grande expertise, leur permet de se faire connaître et de recruter de nouveaux activistes. Or le réservoir de ceux-ci, dans nos sociétés de consommation et de profit capitaliste, est infini. Non seulement au sein des millions de musulmans nationaux, mais parmi des non-musulmans brutalement convertis. Ils se recrutent notamment parmi les « jeunes », filles et garçons mal adaptés, mais aussi parmi les esprits faibles qui trouvent là un débouché à leurs fantasmes d'affirmation de soi.

Mener la guerre totale

Or, face à cet ennemi de plus en plus efficace, qui revendique les attentats au nom de l'EI, les Etats européens ne veulent pas admettre qu'ils ont en face d'eux une organisation puissante voulant leur perte. Il faudrait la combattre avec des moyens relevant de la guerre totale. Ceux-ci modifieraient le cours « normal » de la vie, et coûteraient de plus en plus cher, aux dépends des dépenses de consommation. Mais comme nous l'avons souvent rappelé ici, « à la guerre comme à la guerre », selon une expression datant du 17e siècle. En temps de guerre, les ressources et moyens sont limités et il faut utiliser le peu de moyens disponibles, non seulement pour poursuivre un minimum de tâches de la vie courante. mais surtout pour mener la guerre.

Les hommes politiques et les médias se font un plaisir de recenser tout ce qui, dans l'Union européenne ou dans les Etats, empêcherait de mener cette guerre totale. On fait aussi valoir, ce qui est fondé mais non réaliste dans l'immédiat, qu'il conviendrait de s'en prendre à l'Arabie Saoudite et au Qatar, entre autres, sources inépuisables de terroristes wahhabites. Il faudrait aussi neutraliser les opérations de la CIA américaine qui finance directement le terrorisme pour détruire les Etats européens refusant une américanisation totale. Tout ceci est exact, mais dans l'immédiat ne se fera pas. Il faut faire plus simple.

Nul ne dit assez qu'il faudrait sans attendre recruter les dizaines de milliers de policiers et militaires supplémentaires pour mener des opérations ciblées plus efficaces que l'actuelle "Opération Sentinelle"  qui n'impressionnent aucun terroriste. Nul ne dit assez qu'il faudrait renforcer considérablement les moyens utilisés pour ce que l'on nomme le renseignement humain, dont l'efficacité est toujours longue à se faire sentir. Nul ne dit suffisamment fort que les citoyens des collectivités locales continuant à collaborer pour des intérêts divers, imposent à leurs élus de cesser ce jeu mortifère. 2)

Nous ne développerons pas ici ce thème de la guerre totale à l'EI ou aux organisations qui prendront la suite. Le sujet est trop vaste et trop changeant pour espérer seulement le circonvenir. Restons-en seulement à la question posée dans notre titre « Jusqu'à quand nous laisserons détruire par l'Etat Islamiste ? » .

Références

1) Il faut lire « Révélations sur les services secrets de l'Etat islamique » Matthieu Suc Premier volet 18 août 2017
https://www.mediapart.fr/journal/international/180817/revelations-sur-les-services-secrets-de-l-etat-islamique

« L'État islamique a structuré en son sein des services secrets à l'image de ceux des pays qu'il attaque. Une enquête en plusieurs volets de Mediapart montre les méthodes de contre-espionnage utilisées par les djihadistes. Elles n'ont rien à envier aux pratiques de la guerre froide et expliquent aussi comment les attentats qui ensanglantent l'Europe ont été rendus possibles ».

Chacun se doit, sans exclure d'autres sources d'information de ce type, lire ces articles et tout autant les nombreux commentaires qu'ils suscitent de la part des lecteurs. La plupart de ceux-ci, à juste titre remercient Médiapart de cet effort d'information et y ajoutent des commentaires précis montrant que le danger est encore plus grand que décrit l'article. Certains esprits mal avisés contestent leur authenticité ou même y voit une manipulation de l'EI pour se rendre plus inquiétant qu'il ne devrait l'être réellement.

Or Quos vult perdere Jupiter dementat . Lors de la montée de l'Etat nazi, la presse officielle de Weimar refusait avec les mêmes arguments de prendre au sérieux les extraits de publications national-socialistes

2) Comme l'écrit dans les commentaires au premier de ces articles Mohamed Louizi, excellent spécialiste de la question:

« Attentats de Barcelone : à la gloire de l'idiotie utile !

Prochainement, je présenterai le portrait d'un islamiste, l'un des dirigeants en France et en Europe du parti frériste marocain PJD (Parti Justice et Développement) et qui, tout en s'affichant publiquement, ostentatoirement, en tant que tel, à côté d'islamistes infréquentables au Maroc, en Tunisie et en France, occupe toujours le poste d'adjoint au Maire à la municipalité d'Athis-Mons (91200) dans l'Essonne. La mairesse Christine Cordier (LR) confie à cet islamiste le portefeuille sensible de l'action sociale, de la vie des quartiers et du CCAS (Centre communal de l'action sociale) : le terrain préféré des islamistes, en Orient comme en Occident, pour s'enraciner et se développer aux frais de la République. »

https://www.mediapart.fr/journal/international/180817/revelations-sur-les-services-secrets-de-l-etat-islamique/commentaires

Note au 28/08

A ceux qui reprochent de l'islamphobie à cet article, conseillons de lire l'excellent :

Principal de collège ou Imam de la République? de Bernard Ravet avec Emmanuel Davidenkoff. Éditions Kero. Parution le 23 août 2017.

19/08/2017
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