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Une présidence de l'Europe de plus en plus dangereuse

Le Premier ministre tchèque Mirek Topolanek a affirmé mercredi 25 mars que la chute de son gouvernement n'affectera pas la présidence européenne, assurée actuellement par la République tchèque. Il affirme continuer à penser que la présidence tchèque sera effective. Nous en doutons fortement.

Le Premier ministre s'exprimait devant les parlementaires européens au lendemain de la chute de son gouvernement, renversé mardi par une motion de censure. (AFP). Les autres Européens, dont nous sommes,  continuent à penser le contraire.

D'une part, la présidence Tchèque est devenue au fil des semaines de plus en plus évanescente. Il est pratiquement impossible de citer un sujet sur lequel elle aurait affirmé une position quelconque. Face au G20 où les Européens se trouveront en face de positions très tranchées, d'une part  des Etats-Unis et d'autre part des grands pays émergents, l'absence d'une position européenne commune sera désastreuse. Nicolas Sarkozy aura beau s'agiter – à supposer qu'il le fasse -  les autres membres lui reprocheront un nouveau retour à l'égo, sans vouloir aborder le fond des problèmes. 

D'autre part, à la suite de la motion de censure, les euro-sceptiques, voire euro-négationnistes, représentés avec beaucoup d'emphase par le président Vaclav Klaus, redonnent fortement de la voix. Le projet européen est attaqué par eux tous azimuts. Ils en sont à espérer que le pays ne ratifiera pas l'adhésion de la Tchéquie, lors de  la décision du Sénat attendue en avril sur le projet simplifié. Cela n'aurait rien d'impossible en effet. La présidence tchèque, d'évanescente, se transforme donc actuellement en présidence dangereuse.

Vu l'aggravation de la crise mondiale, il convient de se demander jusqu'à quand les grands pays de l'Union accepteront de se laisser mener en bateau. Les choses en sont au point qu'une sorte de coup d'état institutionnel de leur part s'imposerait.
26/03/2009
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