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Principales données concernant l'économie russe

Ce petit dossier est destiné à l'information de ceux qui ne se représentent pas encore clairement les atouts et les faiblesses de l'économie russe. Il est évident que dans la perspective d'un rapprochement stratégique entre l'Union européenne et la Russie, ce rapprochement devrait viser à minimiser les faiblesses de chacune des deux parties et dynamiser leurs atouts (sources Wikipedia adaptées par nous).

Statistiques  (2006, estimations)


* Rang mondial en PIB : 9e
* Montant du PIB: 1.723 milliard de $
* Taux de croissance:  6,8%
* PIB par habitant:   12.1000 $
* PIB par secteur:  Agriculture 5,3%, industrie 36,6%, services 58%
* Inflation: 9%
* Population en dessous du seuil de pauvreté: 73 millions. Ce chiffre est important mais il faut tenir compte du fait qu'une partie de cette population est rurale et dispose des ressources de l'économie agraire traditionnelle. Les inégalités s'accroissent continuellement, par suite de la disparition de ce qui restait des protections sociales.
* Classe moyenne : en hausse rapide dans les grandes villes. Sa consommation en produits industriels, importés d'abord puis de plus en plus fabriqués sur place, s'est beaucoup développée. Elle accède également aux services de télécommunications et de multimédia (Internet) ceci malgré une censure gouvernementale qui est en train de se renforcer.  
* Population active par secteur : agriculture 10%, industrie 22%, services 60%. La population identifiée dans les services comporte un fort pourcentage de personnes à faible productivité – sans mentionner l'économie informelle.
* Taux de chômage: 7%. Il est en fait bien supérieur.
* Principales industries : mines, machines outils, complexe militaro industriel, chantiers navals, matériel agricole, biens d'équipememnt, biens de consommation (textile, agroalimentaire, artisanat). Toutes ces industries sont anciennes et peu productives, y compris dans le secteur militaire.
* Couverture énergétique: 160%
* Exportations: 316 milliards de $, vers Pays-Bas 10,3%, Allemagne 8,3%, Italie 7,9%, République populaire de Chine 5,5%, Ukraine 5,2%, Turquie 4,5%, Suisse 4,4%
* Importations: 119 milliards de $ , de Allemagne 13,6%, Ukraine 8%, République populaire de Chine 7,4%, Japon 6%, Biélorussie 4,7%, É.-U. 4,7%, Italie 4,6%, Corée du Sud 4,1%
* Dette publique: 8% du PIB
* Dette extérieure : 87 milliards de $
* Recettes publiques : 222 milliards de $
* Dépenses publiques : 153 milliards de $

 Evolution économique récente


Entre 1999 et 2005, la Russie a connu une croissance économique moyenne supérieure à 6%. Grâce aux prix de plus en plus élevés de l'énergie qui assure une rente en devise, la demande intérieure se développe rapidement et une croissance du PIB de l'ordre de 6 à 8% par an se maintient jusqu'en 2008.
Le FMI pense que la croissance se poursuivra dans les années à venir. Mais la crise économique mondiale née aux Etats-Unis, en 2008, annonce une baisse de la consommation mondiale d'hydrocarbures. Ceci entraîne inéluctablement une baisse des cours des matières premières stratégiques, et sans doute un coup d'arrêt pour la longue période de la croissance russe. La guerre rapide menée par la Russie contre son  voisin géorgien du Caucase a également renforcé la méfiance des puissances occidentales vis-à-vis d'un pays jugé encore trop imprévisible.
Premières conséquences de la crise:
•  Un krach brutal de la place financière de Moscou, en particulier des valeurs phares.
•  Une baisse des ressources budgétaires de l'Etat, donc de ses capacités d'investissement.
•  Une baisse rapide du rouble face au dollar, suivie d'afflux du public  aux bureaux de change, désireux de convertir les économies en dollars ou euros pour les sécuriser ;
•  Une baisse lente des énormes réserves de la banque centrale qui soutient la monnaie, le système bancaires et les entreprises stratégiques.
•  Une baisse des importations de produits finis provenant d'Asie et d'Europe.
•  Une augmentation du contrôle des médias par le Kremlin, donc une restriction des libertés, créant un climat moins propice aux affaires.
La réaffirmation de l'autorité internationale de la Russie, suite à la crise diplomatique dans le Caucase, ne semble pas avoir contribué à une relance de la confiance.

Il existe de fortes différences de taille et de richesse entre les régions russes. Celles-ci ne semblent pas en voie d'atténuation. Moscou et sa périphérie (oblast de Moscou) représentent à elles seules un quart du produit national brut, selon les statistiques officielles. Les régions pétrolières et gazières (oblast de Tioumen) figurent également parmi les plus riches, tandis que le Caucase enregistre les plus faibles niveaux de richesse par habitant.

Structure économique


L'économie russe a été largement privatisée dans les années 1990. L'Etat russe se veut libéral privilégiant la capacité de fondation de groupes puissants par des oligarques, anciens officiers soviétiques ou jeunes entrepreneurs rapidement enrichis. En fait, l'Etat russe a développé à partir de la Présidence Poutine une capacité d'intervention dans les groupes jugés stratégiques, mais cela s'assimile plus à la volonté nationaliste de rendre sa puissance au pays qu'à un retour au socialisme. Ni libéralisme, ni socialisme, le système russe est original, semi-démocratique et semi-autoritaire.

La crise actuelle, même si elle s'aggravait, ne provoquerait sans doute pas de retour généralisé au socialisme, mais des interventions  de plus en plus musclée de l'Etat et des collectivités publiques, sans souci pointilleux  de respect des grands équilibres. En 2008, le ministre du Budget Alexandre Koudrine reste un libéral orthodoxe tandis que l'économiste Alexandre Zakharov, du groupe financier Metropol, parle du soutien russe aux entreprises lors du Krach boursier non comme d'une renationalisation de velours, mais d'un soutien au marché. Le Kremlin a donc décidé d'investir plusieurs  milliards de dollars pour soutenir les sociétés très endettées des oligarques.

Les entreprises publiques présentent un cocktail très particulier d'oligarchie intéressée par le profit le plus brutal, d'interventionnisme d'Etat tourné vers l'affirmation de la puissance sur le plan international et d'une dose élevée de gabegie voire de corruption. Des gains considérables d'efficacité pourraient être apportés par une gestion plus rigoureuse, sur le modèle européen.

Les potentiels de développement économique se heurtent à des handicaps structuraux qui seront longs à résoudre sans aide extérieure : insuffisance des infrastructures de transport, taux de pollution et de dégradation de l'environnement élevé sinon parfois devenu insupportable, manque fréquent de personnels techniques qualifiés. Ces potentiels sont cependant considérables, sous réserve d'une solution rapide à ces difficultés

Les grands secteurs


* Agriculture
(200 millions d'hectares de terres cultivables). Les ressources actuelles et potentielles sont importantes. La demande mondiale en hausse justifiera l'extension des zones agricoles cultivées et une exploitation plus rationnelle des ressources forestières.
La Russie dispose d'un quart des réserves de bois du monde. Elle est le premier pays exportateur et le secteur représente 4,3 % du PIB russe. De vastes forêts étant localisées à proximité du fleuve Amour, et donc de la Mandchourie chinoise, la Chine est un client essentiel et presque naturel pour la filière bois de la Sibérie. Les ressources sont, comme dans tous les pays pauvres, en grande partie pillées par des exploitants sans scrupules alimentant une corruption considérable.

* Mines
  Des réserves considérables existent, notamment en Sibérie et dans le grand Nord. Le groupe Rusal, géant du secteur de l'aluminium possède depuis avril 2008 le quart du capital du géant Norilsk Nickel. Celui-ci (NN) est spécialisé dans l'exploitation et la transformation du nickel et du palladium dans la région de Norilsk. Il produit également de l'or, du platine, du cuivre (3%) et du cobalt (10%). Norilsk Nickel est de loin le premier producteur mondial du nickel (20%) et du palladium (75%), et le principal producteur d'or de la Russie. Il est classé parmi les quatre principaux producteurs mondiaux de platine et un des dix premiers producteurs de cuivre au monde. C'est un groupe monopolistique puisqu'il produit 96% du nickel, 55% du cuivre et 95% du cobalt de la Russie. Depuis 2007, il contrôle 90 % du capital de LionOre, un producteur de nickel canadien.

* Combustibles fossiles : pétrole, gaz et charbon
.
Les réserves sont considérables. La Russie est le deuxième producteur mondial de pétrole et le premier de gaz naturel. Ces ressources sont parfois difficilement accessibles, car situées en particulier au nord de l'Oural et en Sibérie. Les régions gazières sont parmi les plus riches du monde, avec en particulier 1/3 des réserves mondiales de gaz naturel. Les gisements de la région de Yamal (District des Yamalo-Nenets) atteindrait 10 000 milliards de mètres cube, ce qui est énorme, mais il s'agit du Grand Nord et les conditions d'exploitation sont coûteuses et difficiles.
Lors de la crise boursière actuelle, le cours des actions Gazprom, comme ceux de groupes russes exploitant les hydrocarbures, se sont effondrés rapidement, montrant la fragilité inquiétante des conglomérats. Les investissements s'en trouvent durablement compromis, en particulier la recherche de nouveaux gisements pétroliers destinés à augmenter la production. Ces investissements sont de toute façon restés trop faibles, évaluables à moins de 1% des revenus de l'or noire à l'époque des cours élevés. La technologie n'est pas des plus moderne. En fait, l'édifice s'est construit sur un pari dangereux: la persistance structurelle de cours très élevés. Il est vrai que la baisse, pour beaucoup d'économiste, ne durera que le temps de la crise et donc de la baisse de la consommation mondiale.
Quoiqu'il en soit,  le vecteur de puissance représenté par le pétrole et le gaz ne pourra que diminuer dans les prochaines décennies. Il faudrait dès maintenant investir dans les économies d'énergies et les énergies renouvelables, nucléaire compris,  comme le reste du monde.

* Services financiers
:
Le système bancaire russe est intégré au réseau des grandes entreprises contrôlées par les oligarques proches du pouvoir. Souvent très récentes, ces banques souffrent considérablement depuis la grande crise boursière de 2008. Les banques sont nombreuses: OuralSib, TrustBank, VTB, Sberbank, Rosselkozbank, .... Le système bancaire est donc complexe et fragile; des fusions et des prises de participations croissantes de l'Etat sont prévisibles à moyen terme. La VEB est la banque publique de développement. Le groupe Gazprom contrôle une des principales banques russes, sa filiale Gazprombank. Les banques d'investissement sont dynamiques, par exemple Troïka Dialog.

La Bourse de Moscou a connu un dynamisme impressionnant, du fait que Moscou est de plus en plus une capitale mondiale. L'indice de référence RTS rassemble les 50 plus grandes valeurs russes, pour une base 100 au 1er septembre 1995. En mai 2008, l'indice RTS atteignait 2500 points.
La crise financière a durement touché le marché financier russe, ainsi que le déficit d'image de la Russie à la suite du conflit géorgien de l'été 2008. Le développement de la crise a pris la  forme d'une baisse  spectaculaire de l'indice et donc de la capitalisation boursière, aggravées par la baisse des cours des matières premières due à la baisse de la consommation mondiale en temps de crise et la tentation du peuple russe, échaudé par des décennies de difficultés matérielles, de vendre des actions jugées volatiles pour privilégier des achats sécuritaires de dollars et de métaux précieux. Les efforts du Président Medvedev pour rassurer le marché se sont avérés peu efficaces. Au début septembre 2008, l'indice RTS était tombé à moins de 1300 points ;
* Distribution : En pleine croissance depuis quelques années, le secteur de la grande distribution permet aux nouveaux riches et à la classe moyenne de montrer un niveau de vie comparable aux standards occidentaux. Le géant du secteur est le groupe Magnit, dont le siège social se trouve à Krasnodar. En octobre 2008, il détenait 2405 supermarchés en Russie dans plus de 700 localités, avec 55000 employés en 2008.

* Services sociaux :
Logiquement, l'état sanitaire très mauvais de la population, l'archaïsme des réseaux d'assurance sociale et de la pharmacie justifieraient une augmentation considérable des services de santé et d'aide à la personne, mais ceux-ci ne semblent pas être considérés comme prioritaires par le gouvernement.

* Education
Sauf exceptions dans les zones favorisées des grandes villes, le tissu éducatif, du primaire au supérieur, reste très largement en dessous des normes européennes et des besoins. 

* Autres services publics (défense, police, sécurité civile, douanes, justice, administrations diverses)

Le diagnostic est le même. S'y ajoute une corruption faisant souvent de ces administrations de véritables parasites très mal ressentis par la population. D'une façon générale, la Russie ne deviendra véritablement un Etat moderne que si elle consent un considérable effort de mise aux normes européennes de la bonne gestion administrative.
Les forces armées, malgré les apparences, sont handicapées par de multiples facteurs: personnels incompétents et souvent démotivés, matériels anciens (les matériels modernes étant réservés à l'exportation), télécommunications militaires dans l'enfance. Néanmoins la possibilité de projeter rapidement des moyens lourds reste un atout important, qui impressionnent inévitablement les pays voisins. La campagne de Géorgie a montré également que l'habitude séculaire de faire accompagner l'armée par des bandes de partisans sans scrupules demeure. Elle augmente l'effet d'effroi.
 
* Industries
 La Russie a hérité de l'Union soviétique un socle industriel très important, mais vieilli, avec une très faible proportion de petites entreprises et quelques secteurs de pointe, notamment dans le complexe militaro-industriel et dans le spatial. La transition a toutefois fait naître un grand nombre d'entreprises dynamiques, gérées de façon moderne, par exemple dans l'industrie agro-alimentaire ou les télécommunications, en particulier grâce au concours d'investisseurs étrangers. L'Alfa Group Consortium est un des principaux groupes industriels et financiers de la Russie. Propriété de l'oligarque Mikhail Fridman, il investit régulièrement dans la recherche d'hydrocarbures; ses domaines sont le management, l'assurance, le commerce international, les télécommunications, les médias et la haute technologie.

Le  secteur de la production de véhicules est de plus en plus dynamique. Il bénéficie de la capacité d'investissement de la classe moyenne. De plus en plus d'usines étrangères ouvrent en Russie; les marques locales se modernisent; les capacités d'importations restent fortes (En particulier, de véhicules asiatiques par le port de Vladivostok). En 2006, 75% des véhicules étaient importés; en 2007, le chiffre était de 62%. Les constructeurs locaux sont des entreprises héritées de l'époque soviétiques, qui bénéficient de transferts technologiques occidentaux. Le premier constructeur russe est le groupe AvtoVAZ, dont la marque Lada, avec 70% de la production nationale. Le siège de l'entreprise se trouve à Togliatti, le Détroit de la Russie, à une centaine de kilomètres de Samara. En 2006, le groupe AvtoVAZ représentait 120000 salariés. Les autres constructeurs sont les groupes Gaz et Moskovitch.

Les armements  produits par l'industrie militaire, comme par exemple, le Su-27, commercialisé par l'agence Rosoboronexport, ont un grand succès à l'exportation. La technologie russe, à la fois solide et fiable, dispose d'une bonne réputation dans des domaines aussi variés que l'aviation, les blindés, les frégates, ou d'excellents systèmes de DCA. L'Etat russe garde un contrôle permanent  sur le puissant complexe militaro-industriel, secteur stratégique s'il en est. Il bénéficie de la volonté affirmée de refonder une armée au meilleur niveau technologique et de poursuivre et développer des capacités d'exportation qui  font des grands groupes russes des leaders redoutables dans les domaines de l'aviation, des missiles, etc. Le groupe Rostekhnologuii possède ainsi plus de 400 filiales dans les domaines de l'armement et des matières premières stratégiques.

* Commerce extérieur
L'Union européenne est le premier partenaire commercial de la Russie et représente plus de 50% de son commerce extérieur. Au sein de l'Union européenne, l'Allemagne est le premier partenaire commercial, loin devant l'Italie et la France. La Russie est notamment le principal fournisseur d'énergie de l'Europe.
Les pays de l'ex-URSS représentent désormais moins du quart du commerce extérieur russe.
La balance commerciale russe est très excédentaire, du fait des exportations d'hydrocarbures et d'armement, même si la tendance s'infléchit depuis  la crise financière de 2008.

Exportations : Les exportations russes ont progressé à un rythme rapide ces dernières années du fait de la hausse des cours du pétrole. La Russie exporte avant tout des matières premières, et notamment du pétrole, du gaz et des métaux pour près de 80%. Les produits provenant de la pêche en Russie fournissent le quart des marchés mondiaux. La Russie exporte par ailleurs des produits manufacturés sur les marchés proches ainsi que des armements (notamment en Chine et en Inde), la Russie étant le premier exportateur mondial. Selon l'OMC, la Russie figure au 14e rang mondial des exportateurs en 2004, au 13e rang en 2006, à la 8e place si les échanges intérieurs de l'Union Européenne ne sont pas pris en compte. D'une façon générale, l'économie est exagérément dominée par les exportations de matières premières.

Importations : Malgré une ouverture importante dans les années 1990, la Russie est un marché avec des barrières commerciales plus importantes que dans les autres pays industrialisés.Les importations de biens de consommation et de produits agro-alimentaires dominent dans les achats de la Russie. La Russie a importé de l'Union européenne en 2004 205 000 tonnes de volaille, 227 300 tonnes de porc et 331 800 tonnes de bœuf. L'administration russe exige depuis le 1er juin un certificat unifié au niveau de l'UE.

* Accords économiques
12 États issus de l'URSS, dont la Russie, ont institué à partir de 1991 la Communauté des États indépendants ou CEI. Il s'agissait pour la Russie de créer une sorte de Commonwealth qui lui permette de conserver une sphère d'influence. Pour d'autres, comme l'Ukraine, il s'agissait surtout d'une organisation destinée à gérer le démantèlement de l'URSS. En pratique, la CEI constitue une structure assez lâche de coopération économique (multiples accords commerciaux bilatéraux) et politique. Des sous-ensembles se sont par ailleurs constitués, comme l'Union entre la Russie et la Biélorussie, qui comporte une union douanière, ou la Communauté économique eurasienne.
La Russie et l'Union européenne ont signé un accord de partenariat et de coopération en 1997. Les relations entre la Russie et l'UE sont dominées par la problématique énergétique, l'Union européenne étant le premier client de la Russie, et la Russie le premier fournisseur de l'Union : les tensions entre l'Ukraine et la Russie en janvier 2006 ont mis en relief cette interdépendance, et les préoccupations de sécurité énergétique qui en résultent pour plusieurs pays européens.
La Russie négocie actuellement son adhésion à l'OMC : c'est en effet le dernier grand pays qui n'en est pas membre. Son adhésion, envisagée dès 2006 n'a pas abouti jusqu'au déclenchement du conflit russo-géorgien qui a repoussé davantage la possibilité pour la Russie d'une entrée rapide dans l'OMC.

* Monnaie

Depuis sa forte dévaluation en 1998-1999, la monnaie nationale, le rouble, est relativement stable par rapport au dollar et à l'euro, la Banque centrale cherchant à limiter les mouvements dans un sens ou dans l'autre.
Les excédents de la balance commerciale ont provoqué une progression spectaculaire des réserves de la Banque centrale et entretiennent dans ce contexte une inflation, qui demeure supérieure à 10% en 2005 mais tend à diminuer avec environ 8% en 2006 selon les prévisions. La lutte contre l'inflation est qualifiée par Vladimir . Poutine d'une des tâches principales du ministère des Finances, l'objectif étant d'arriver à un taux de 4 à 6% en 2008.

* Dette russe et soviétique

La Russie a hérité de la dette et des avoirs de l'Union soviétique suite à l'éclatement de la dernière. Elle a poursuivi son endettement dans les années 1990, jusqu'à se retrouver dans une crise de paiements majeure en 1998. Cette dette ayant été restructurée et les cours élevés du pétrole aidant, la Russie commença à rembourser sa dette par anticipation dès le début des années 2000.
Le 21 août 2006 la Russie annonça avoir remboursé par anticipation l'intégralité de sa dette envers le Club de Paris après le versement d'une dernière tranche de 23,7 milliards de dollars.
13/11/2008
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